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CONCLUSION GENERALE

Toute institution financière ne peut évoluer sans prendre au sérieux la question de la gestion du risque. Le régulateur impose d’utiliser des mesures acceptées au niveau international (méthode standard) ou de développer des méthodes propres de mesure et de gestion du risque afin de bien maîtriser ce dernier et de se voir octroyer le droit d’exercer le métier de banquier et de profiter des échanges bancaires.

Le souci qu’anime les dirigeants de la Rawbank est de constituer un portefeuille jugé de qualité avec une note supérieure ou égale à AA. Pour ce faire, la Rawbank utilise la notation interne pour évaluer ses contreparties et prendre des précautions nécessaires en vue de limiter tout risque. Le risque étant un phénomène aléatoire, sa gestion devient un impératif pour favoriser la performance et la pérennité de la banque. C’est dans le cadre que nous nous sommes intéressés à cette étude portant sur la gestion du risque de contrepartie dans la relation des banques commerciales avec les PME, le cas spécifique de la Rawbank.

L’objectif majeur de ce travail était de déterminer le degré de gestion du risque de contrepartie que les PME présentent, étant donné leur importance dans le portefeuille des clients de la banque et si les outils utilisés sont pertinents. Toute au long de ce travail, il a été question de répondre à la problématique suivante :

  • Quels sont les problèmes d’ordre informationnel rencontrés par la Rawbank lors de l’évaluation du risque de crédit des PME ? Et quels sont les mécanismes mobilisés pour réduire ce risque crédit dans le cadre de la relation banque-PME ?
  • Les outils de gestion du risque de contrepartie utilisés par la Rawbank sont-ils efficaces pour l’amélioration de la relation entre Banque et entreprise ? Conduisent –ils à la prise de décisions pertinentes de la part des dirigeants ?
  • A quel taux d’intérêt la banque pourrait charger le crédit pour faire face au risque et rémunérer les capitaux investis ?

A ces questions nous avons formulé des hypothèses qui, au préalable, étaient provisoires, néanmoins, elles avaient pour objet de guider le travail pour arriver à les confirmer, dans le cas échéant les infirmer ou bien les nuancer. Ainsi, la méthodologie adoptée a permis de tester les hypothèses émises auxquelles nous avons répondu de la manière suivante:

  • La Rawbank souffre d’un déficit en termes d’informations lors de l’évaluation du risque crédit des PME. Ce déficit informationnel qui croit la perception du banquier du risque élevé à l’égard des PME, d’où la représentation du risque est au cœur de la prise de décision. Pour réduire le risque de contrepartie, la Rawbank passe par l’analyse de la situation financière et économique de la PME, méthode qui reste incontournable mais qui demeure insuffisante. D’où, le banquier utilise diverses autres informations qui restent néanmoins insuffisantes et incertaines.
  • La mesure du risque de crédit sur les emprunteurs est un enjeu important, surtout lorsqu’il s’agit des besoins traditionnels tel que le crédit bancaire. La nécessité pour les banques de disposer d’outils fiables est encore plus forte dans la période actuelle de montée du risque de crédit et de doutes sur les comptes de la clientèle. Les outils de gestion du risque de contrepartie que la Rawbank utilise seraient moins pertinents et ne favoriseraient pas la relation banque-PME, ce qui entrainerait par ricochet une faible représentativité des PME dans le portefeuille de la banque.
  • Tout octroi de crédit doit être subordonné à un retour des capitaux plus les intérêts. Le taux d’intérêt à appliquer serait conforme au coût des capitaux.

Les hypothèses qui ont servi de base à nos investigations se formulent de la manière telle que les outils d’évaluation et de gestion du risque de contrepartie à la Rawbank devraient être la source de toute décision d’octroi de crédit et de contrôle de la performance afin de favoriser la pérennité de la banque en dépit des effets de la concurrence dans le milieu bancaire. Eu égard à ce qui précède, il apparaît que l’hypothèse première a été validée par nos analyses. L’hypothèse deuxième n’a pas été validée d’autant plus que, il s’est remarqué que la notation interne à la Rawbank est un outil pertinent. Son application facilite une sélection parfaite de la contrepartie et un suivi du crédit. Néanmoins, suite aux problèmes informationnels, beaucoup de PME voient leurs demandes de crédit être rejetés parce que l’octroi de crédit est conditionné par la note assortie de l’évaluation quantitative établie sur les données financières et qualitative de la contrepartie reposant l’environnement de l’entreprise, son management et ses perspectives, des informations que bon nombre de PME n’ont pas ou ne donnent pas à la banque. Dans cet angle d’idée, cet outil ne favorise pas la relation Banque-PME. La troisième hypothèse quant à lui n’a pas été validée. Il s’est remarqué que le taux d’intérêt et le coût des capitaux sont deux éléments distincts évalués chacun à part suivant les objectifs de la banque, mais qu’ils sont d’une manière ou d’une autre interdépendants. C’est ainsi que le taux d’intérêt qui couvre les pertes attendues et rémunère les capitaux doit être fonction des éléments du risque et des facteurs qui rentrent dans le calcul d’un niveau de return supérieur ou égal au coût des capitaux.

Le souci d’un acheminement meilleur vers l’atteinte des objectifs poursuivis nous a conduits à subdiviser ce travail en trois chapitres hormis l’introduction et la conclusion.

Le premier, nommé « la récession de la documentation », a porté sur la circonscription de notre objet d’étude dans son cadre théorique en définissant chacune de nos variables selon différentes tendances et cadres référentiels. Ces théories se sont orientées vers le risque de contrepartie, ses origines et ses répercussions sur l’entreprise. Nous avons ensuite présenté les méthodes de l’évaluation de ce risque et les manières de le gérer.

Le deuxième chapitre a analysé les problèmes informationnels que rencontre la Rawbank et comment l’analyse du risque de contrepartie s’effectue. Ce chapitre s’est beaucoup focalisé sur les problèmes que court l’institution pour l’évaluation du risque, les mesures que la banque utilise pour limiter le risque et la manière dont l’évaluation du risque est faite à la Rawbank. Une présentation de la notation interne était dès lors importante suivie d’une analyse appliquée aux établissements AMUR MUGOTE. Nous avons couronnés ce chapitre avec l’analyse du portefeuille à risque du Commercial Banking.

Le troisième, intitulé « la gestion du risque de contrepartie, application de la Value at Risk sur les engagements des PME à la Rawbank » s’est intéressé sur une gestion pratique d’un portefeuille composé de 5 contreparties. Cette partie a servi à l’appréhension des retombés d’une opération de crédit dans un univers risqué, à la prise de décision suivant le risque et le rendement de l’opération, à la détermination du capital économique nécessaire et le taux d’intérêt qui le rémunère et couvre les pertes.

L’application  de la value at Risk s’avère être importante depuis la crise financière de 2008. Le Comité de Bâle l’a proposé comme mesure du risque de crédit et d’allocation des capitaux propres parce que son estimation prend en considération tous les risques que court l’institution. La VaR repose sur un processus qui fait intervenir plusieurs cellules de la banque, notamment la cellule « Risk Management » et la cellule « Contrôle de gestion ».

Les résultats obtenus prouvent qu’à suffisance que l’application de la value at Risk corrélé au RAROC permet à la banque de bien gérer le risque de contrepartie. Il est impératif que la problématique de perte maximale qui fait référence à la perte au-delà de la moyenne soit prise en charge par la banque étant donné la qualité du marché auquel la Rawbank évolue et les différents risques auxquels elle est exposée.

Ainsi, avec les résultats obtenus, nous croyons avoir atteint nos objectifs.

Nous ne croyons pas avoir épuisé toutes les questions relatives à ce sujet. Ce dernier étant complexe et nécessitant à la fois une connaissance parfaite de la banque, nous croyons avoir plutôt ouvert une voie dans la recherche.

De même, toute œuvre humaine étant sujette à certaines imperfections, nous restons ouvert aux commentaires et remarques constructifs.

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