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Nous sommes au terme de ce travail qui a porté sur l’« Etude sémiotique de quelques mémoriaux de la ville de Bukavu ». En effet, le signe est toujours la marque de communiquer un message, cette marque présente deux aspects : le signifiant qui est l’image acoustique ou l’image visuelle et le signifié qui est le contenu conceptuel, comme apparaît le mémorial, un ensemble des signes, un tout, véhiculant un message passé. Dans cette étude, notre souci étaitde chercher à mettre à nu le message que véhiculent les œuvres d’art qui apparaissent sur le mémorial et voir leur effet sur le peuple qui est le destinataire, car elles ne sont pas des simples motifs décoratifs. En plus, ce travail s’est chargé d’une jonction entre le Mémorial et la Sémiotique.
Ainsi, le mémorial étant une œuvre de la sculpture ou de l’architecture destinée à transmettre à la postériorité la mémoire des personnes illustres ou d’événements importants et qu’il est de même pour ceux de la ville de Bukavu, ce travail s’est proposé de répondre à la question suivante : Quel est le message que véhicule chacun de ces mémoriaux et quelle lecture, quelle conception, lui confère le public bukavien ? En d’autres termes, ces monuments sont des signes intentionnels, auxquels le public apporte un jugement ou une signification.
Cette question principale a suscité d’autres préoccupations secondaires suivantes :
Au départ, nous nous sommes assigné, pour ce travail, l’objectif de découvrir le message que véhiculent les œuvres d’art qui apparaissent sur le mémorial de la ville et voir leur effet sur le peuple qui en est le destinataire.
Pour atteindre cet objectif, nous nous sommes servides approches méthodologiques suivantes :
Le premier chapitre a été consacré au cadre théorique et méthodologique du travail. Ici, nous avons, en premier lieu, élucidé les éléments-clés du sujet, à savoir « sémiotique » et « mémorial », en vue de sa bonne compréhension, et présenté les notions théoriques relatives à cette étude. Ensuite, nous avons défini notre cadre méthodologique où nous avons circonscrit la sémiotique et la sociolinguistique comme outils d’analyse, nous avons considéré la sémiotique du mémorial en tant qu’une représentation générale des signes interprétables ; grâce à elle, nous avons découvert que le mémorial est un récit porteur de sens. Par les biais de la sociolinguistique, nous avons trouvé les effets sémantiques du mémorial de la ville de Bukavu. Aussi, nous avons présenté la méthode d’enquête par laquelle nous avons récolté les données auprès de nos enquêtés ; enfin, nous avons présenté le corpus du travail.
Dans le deuxième chapitre, la section qui portait sur l’analyse sémiotique des mémoriaux, nous avons mené l’analyse du mémorial comme texte. Ici il a été prouvé que ledit texte, qu’est le mémorial, est un ensemble des signes narrant une histoire. D’où, la méthode greimassienne d’analyse des textes nous a aidée. Grâce à elle, nous avons trouvé les relations de jonction et disjonction pour enfin terminer par le schéma actanciel. Il a été constaté aussi que le mémorial peut être analysé comme un texte, car, c’est un récit narrant une histoire.
Le troisième chapitre, enfin, a porté sur «l’interprétation sociolinguistique de nos mémoriaux d’étude, pour voir leur effet sur la population. En effet, nous avons présenté et interprété les résultats trouvés après notre enquête. Les résultats étaient présentés par mémorial selon l’ordre des questions sur le questionnaire. De ce fait, il s’agissait de voir ce que représentent nos mémoriaux d’étude dans les têtes du peuple, c’est-à-dire comment le peuple reçoit le message, ou quel est le sens qu’il apporte au mémorial.
Ainsi, nous avons constaté pendant les analyses que certains de nos enquêtés interprétaient le mémorial avec une subjectivité, alors que le mémorial est un signe qui explique les faits passés, présents et futurs. Ce qui les conduit jusqu’à ne pas trouver le rapport entre le nom du mémorial et les signes qui y sont inscrits. En plus, ils ne savent pas que le mémorial a été érigé en mémoire de faits, de ce qui s’est passé. Bref, dans l’interprétation, tout va dans le sens de la situation politique du pays, laquelle créerait des traumatismes chez les Congolais.
Ces résultats confirment sans doute nos hypothèses.En même temps que nous avons contribué à la connaissance des fonctions sociales des signes du Mémorial, nous avons aussi montré l’adaptabilité et l’efficience d’un instrument scientifique dans l’étude des pratiques non- verbales.
Ce travail est certes une œuvre humaine, qu’on ne peut prétendre parfaite. Toutefois, nous venons d’ouvrir une voie pour d’autres chercheurs désireux d’emboiter nos pas, par exemple pour celui qui peut fairel’analyse sémiotique des dédicaces du mémorial.