Table de matières
L’analyse dénotative et connotative du Mémorial nous a permis de déceler les différentes significations implicites qu’il implique. Cet examen a révélé les différentes idéologies de l’Etat congolais.
Outre cette analyse, nous remarquons que le Mémorial répond aux critères du texte. Autrement dit, le Mémorial fonctionne et peut être lu comme un texte du fait qu’il inclut des signes qui sont porteurs d’un message.
La narrativité est l’agencement du récit. Elle est, selon le Groupe d’Entrevernes :
« Le phénomène de succession d’états et de transformations, inscrit dans le discours et qui est responsable de la production du sens. L’analyse narrative est le repérage des états et des transformations et la représentation rigoureuse des écarts, des différences qu’ils font apparaître sous le mode de la succession. Tout texte présente une composante narrative et peut faire l’objet d’une analyse narrative » (1985 :14)
De ce point de vue, la narrativité est le principe de l’organisation de tout discours. Toute histoire ou tout récit a un début et une fin. C’est pourquoi Greimas a proposé de considérer qu’il y a narrativité lorsqu’un texte décrit le passage d’un état de possession ou de manque, d’un état valorisé à un état inverse. Ainsi, le Mémorial constitue un texte véhiculant un message. Ce message étant une description d’actions enchaînées, nous pouvons déduire que le Mémorial est un récit.
Voici les différents récits pour nos mémoriaux.
Le 30 Juin 1960, journée connue officiellementcomme de l’accession du pays à l’indépendance. Ainsi, le 30 Juin de chaque année, les Congolais commémorent cette indépendance pour laquelle les autorités ont jugé de réaliser un mémorial en son souvenir et en signe de gratitude envers les héros de l’indépendance. Ensuite, le mémorial nous présente une étape que l’Etat congolais a traversée avant et après l’acquisition de cette indépendance, celle de la guerre qui a entrainé une sorte d’obscurité et de dépendance au pays, et la manière dont le pays a procédé pour surmonter cette étape, la force de l’armée et la prière des femmes qui lui ont permis de retrouver encore cette indépendance, cette paix.
Conscient de tous ces troubles, l’Etat promet à son peuple un changement au pays, le pays entre dans un état de lumière, d’une bonne indépendance. Il se comprend donc que le monument a été érigé pour aussi effacer toute mauvaise image du pays dans les têtes des gens.
La République Démocratique du Congo, après avoir traversé un moment de trouble, de guerres, fournit ses efforts pour rechercher la paix, qu’elle retrouve ainsi grâce à la participation de tous les continents du monde. Dans ce sens, le mémorial de la Paix transmet un message de paix et de gratitude au peuple congolais, à toutes les autres Nations qui l’ont soutenu ou aidé. C’est un mémorial quinous est utile.
Après la guerre de 1945 dans le pays, les autorités du pays décident d’ériger un monument pour tous les combattants congolais qui étaient morts lors de ladite guerre,en vue de leur rendre hommage et informer lesgénérations futures de cette histoire. L’Etat les considère comme les « lumières » qui ont éclairé le peuple congolais.
Pour transmettre au peuple congolais l’existence du Major mort sur le champ de bataille et qui a combattu pour le bien dudit peuple en 1967, l’Etatérige un mémorial en son souvenir, mais aussi pour une gratitude de sa part. Car, grâce à son sang, le peuple a retrouvé la paix, la libération et même la protection des richesses.
En 1964, les rebelles Simba occupent la ville de Bukavu, celle-ci sera libérée grâce au général Mulamba qui les chassa de la ville et meurt après. A cet effet, l’Etat congolais érige un monument en son souvenir en l’immortalisant dans les têtes des congolais. Le mémorial est une expression de gratitude envers lui.
C’est l’enchaînement hiérarchisé des états et des transformations. C’est aussi le socle, la clé de voûte de tous les programmes narratifs d’un texte. Le Mémorial a pour destinateur l’Etat congolais qui veut faire conjoindre son peuple qui est le destinataire à un objet de valeur qui est la paix dont il est disjoint. Ce programme narratif (P.N) de base peut être schématisé de la façon suivante :
F (S2) (S1 U O) (S1 O)
Cet énoncé narratif se lit comme suit ; Un sujet opérateur l’Etat (S2) par son faire (F) fait de tel sorte qu’un sujet d’état (S1) le peuple disjoint ( ) d’un objet de valeur (O), en situation initiale, en soit conjoint ( ) en situation finale.
La réalisation de toute performance présuppose la compétence d’un sujet opérateur. Pour le Groupe d’Entrevernes :
« On appellera compétence les conditions nécessaires à la réalisation de la performance […] On peut ramener la compétence du sujet opérateur à quatre éléments : le devoir faire, le vouloir-faire, le pouvoir-faire et le savoir-faire ». (Op.cit. :24)
Ces quatre éléments qui incluent des verbes modaux comme devoir, vouloir, pouvoir, savoir sont appelés des modalités. Ainsi, les deux premiers sont appelés modalités virtualisantes (le devoir -faire et le vouloir - faire) et les deux derniers, les modalités actualisantes (le pouvoir - faire et le savoir -faire). Ce sont donc ces quatre modalités qui sont quasi-présentes dans le processus de réalisation du Mémorial. Elles seront analysées distinctement comme suit :
La compétence de l’Etat se manifeste par une volonté délibérée de reconnaître les actes élogieux, louables et constructeurs posés par les héros et martyrs nationaux. Il cherche à hisser leurs actions vers le sommet de l’excellence. Nous retenons que l’Etat est animé d’un vouloir faire entrant ainsi dans sa ligne de conduite politique. Cette compétence est illustrée par certains éléments des mémoriaux à savoir :
La présence des statues de Lumumba et Kabila illustre bien cela
Nous trouvons cette union de tous les continents, représentée par les mains
Le nom du mémorial qui reste plaqué dans la mémoire collective
La forme même de ce monument et le nom traduisent cet acte de remerciement.
Le nom du monument est un signe de rendre hommage à Mulamba.
Cette compétence peut être schématisée comme suit :
P.N. 1 = F [S2=Etat ( S1=Etat O= devoir-faire)]
Etat Etat conjoint àl’objet=vouloir faire
A travers le récit du Mémorial, l’Etat est non seulement animé d’un vouloir -faire mais aussi d’un devoir - faire.
L’Etat, dans l’accomplissement de ses missions, doit penser le drame de son peuple, pénétrer au cœur de ses préoccupations. En effet, il doit répondre aux aspirations de son peuple, autrement dit se faire l’écho de la grande masse. Ainsi, l’Etat devait répondre urgemment suite aux différentes tensions qui rendaient l’atmosphère congolaisetendre. Il s’agit des troubles de guerres qui ont endeuillé le peuple congolais. Et comme en Afrique, l’idéal veut qu’une faute commise soitréparée, l’Etat avait donc le devoir d’apaiser les cœurs meurtris. Il choisit volontiers d’ériger un Mémorial. Cet édifice inclut les éléments nécessaires d’effacer toute mauvaise image du pays. Cetteaction relève de la compétence de l’Etat. Cette compétence est illustrée par certains éléments des mémoriaux à savoir :
Cette compétence est ici illustrée par le flambeau, la combe et l’eau
La colombe est ici comme signe illustrant cette idée
Le flambeau et la couleur bleu-ciel qui sont des symbole de la lumière et de paix mis à ce mémorial pour apaiser le peuple
La couleur bleu-ciel qui est un signe de paix
L’eau pour apaiser les cœurs et la couleur bleu-ciel signe de paix illustrent bien ce savoir de l’Etat.
Le schéma suivant illustre bien cela :
P.N. 2 = F [S2=Etat( S1=Etat O= devoir-faire)]
Etat Etat conjoint àl’objet=devoir faire
A l’issue de ces modalités virtualisantes, qu’en est-il de celles actualisantes ?
Dans la quête de son idéal l’Etat a su bien faire. Nous lisons pour preuve les différents éléments qu’incorporent les Mémoriaux en leur sein. En effet, toute personne imbue des valeurs culturelles et soucieuse de la promotion desdites valeurs ne peut rester indifférente, en marge du principe, de l’idéal que cherche à atteindre l’Etat. Cette compétence cognitive est illustrée par certains éléments du Mémorial à savoir principalement :
Pour le mémorial de l’indépendance :le flaque d’eau.
En effet, l’eau dans la calebasse est nécessaire pour la paix, pour calmer ou apaiser les ardeurs, les tensions entre un ou plusieurs groupes etc.
Au regard de tout ce qui précède nous pouvons dire que l’Etat est conjoint d’un savoir-faire et cetterelation peut être écrite de la façon suivante :
P.N. 3 = F [ S2=Etat ( S1=Etat O=savoir-faire)]
Etat Etatconjointà l’ objet=savoir faire
La compétence du savoir-faire étant la première modalité actualisante, portons un regard maintenant sur la dernière, c’est-à-dire la compétence du pouvoir-faire.
Elle est une épreuve qualifiante. En effet, elle qualifie ici la capacité matérielle de l’Etat dans la quête de son idéal. N-a-t-on pas coutume de dire que vouloir c’est pouvoir. Cet adage a toute son importance et sa pertinence dans le processus d’édification du Mémorial. L’Etat, animé d’un vouloir faire dispose tout naturellement d’un pouvoir - faire.Au demeurant, la volonté, la détermination de l’Etat à atteindre son objectif témoigne de son pouvoir faire. Cette compétence se manifeste aussi à travers certaines icônes des monuments comme suit :
Le soldat avec arme, la femme à genouxavec la colombe à la main ;
La présence de toutes les mains qui symbolisent tous les continents ;
La couleur rouge qui symbolise le sang du Major Vangu qui a été versé ;
C’est aussi cette couleur rouge, la couleur traduisant le sang du colonel Mulamba ;
Le sang des martyrs qui est symbolisé par la couleur rouge. Tous ces signes traduisent la performance de l’Etat.En somme, l’Etat disposant de tout le nécessaire pouvant conclure le Mémorial jouit d’aventure d’une performance conjonctive qui se présente comme suit :
P.N. 4 = F [ S2=Etat ( S1=Etat O=pouvoir-faire)]
Etat Etat conjoint à l’objet=pouvoir faire
A la lumière des différentes compétences sus - analysées, nous postulons les types de transformations qu’elles incluent.
L’énoncé de faire ou encore transformation est le passage d’un état à un autre état. Dans la grammaire narrative, il n’existe seulement que deux forme d’énoncés de faire :
- Un énoncé de faire conjonctif. Il est le passage d’un état initial de disjonction à un état final de conjonction. Il s’écrit:
(SU O) (S O) cette formule se lit, un sujet est disjoint à l’objet à l’état initial, finit par être conjoint à l’état final.
- Un énoncé de faire disjonctif. Il est le passage d’un état initial de conjonction à un état final de disjonction. Nous allons à l’écriture suivante :
(S O) (S O) cette formule se lit, un sujet est conjoint à l’objet à l’état initial, finit par être disjoint à l’état final
Aussi, il faut retenir que le sujet de l’énoncé de faire s’appelle sujet opérateur ou sujet du faire qui fait l’action. Il se manifeste de la manière suivante :
F (S2=sujet opérateur) (S1=sujet d’état =disjoint O=objet) (S1=sujet d’état O=objet )]
Cependant, comment ces différentes transformations se manifestent-elles dansnos mémoriaux ?
La gratitude peut être définie comme le sentiment que l’on ressent pour quelqu’un, qui est digne. Au plus bas mot, c’est un signe de reconnaissance. L’Etat cherche ainsi à faire reconnaître à son peuple la bravoure, le sacrifice,…des martyrs et héros nationaux, et de toute catégorie de personne. L’Etat fait donc sien ce dicton :« Même si l’on aime pas le lièvre reconnaissons qu’il court très vite ». A cet effet, l’Etat congolais invite son peuple à faire abstraction des mauvais actes pour reconnaître les meilleurs posés par les héros et martyrs dans leurs parcours politiques. En somme, nous retenons que l’Etat cherche à clamer les actes louables, magnifiques perpétrés par les suscités et qui méritent une reconnaissance sans complaisance. La visée de l’Etat qui est ici la gratitude est matérialisée par :les statues de nos héros nationaux (pour le Mémorial de l’indépendance), les noms même que portent les mémoriaux (Mulamba, Major Vangu et de la Flamme) et la présence des continents du monde (pour le mémorial de la Paix). Cettepremière transformation peut être schématisée ainsi :
P.N.U1 = F (S2= Etat) [(S1=peuple U O=gratitude)(S1=peuple O = gratitude)] A la lumière de ce schéma, l’Etat Congolais constate à l’état initial que le peuple est disjoint à l’objet qui est la « Gratitude », il finit par le joindre à l’état final.
A cette quête de la gratitude se greffe celle de l’union.
Il est une sorte d’invitation en une fusion, en un mariage. Cela sous-entend que le peuple congolais était disjoint d’une quelconque union et que l’Etat dans le respect de son idéologie tente de combler. L’orientation centrale de l’Etat se résume en une quête d’unité, de cohésion sociale et de cohabitation harmonieuse sans lesquelles on ne peut ou pouvait parler de progrès ou de paix.
Cet énoncé de faire s’effectue de la sorte :
P.N.U2 = F (S2=Etat) [(S1=peuple U O=union) (S1=peuple O=union)]
L’Etat congolais constate que le peuple est disjoint à l’objet qui est « l’union », ilfinit par le joindre à l’état final.
Cette quête d’union engendra le fuit qui est la victoire en toute chose.
Le mot victoire signifie issue favorable d’une bataille, d’une guerre. Ou encore un succès remporté dans unelutte, une compétition.(Larousse 199 :1063)
Ainsi,l’Etat congolais proclame à son peuple la victoire après un moment de guerres où le sang des martyrs a été versé et qu’on a utilisé toutes les forces possibles pour enfin sortir vainqueur. Cette idée de victoire se manifeste dans les Mémoriaux par la couleur rouge qui est signe de ce sang victorieux de nos martyrs, aussi pour les mémoriaux Major Vangu par la forme du mémorial érigé sous forme d’une coupe et de l’indépendance la présence de soldat qui lève l’arme en haut.
Toute cette idée développée peut se résumer ainsi :
P.N.U3 =F (S2=Etat) [(S1=peuple U O= victoire) (S1=peuple O victoire
L’Etat congolais constate que le peuple est disjoint à l’objet de quête qui est « victoire », il finit par le joindre à l’état final.
L’accès à la victoire fait suite à un changement.
La signification prosaïque du vocable changement révèle qu’elle est une modification, une transformation. En d’autres termes, sortir d’un point A pour un point B. Ce changement se symbolise par la couleur bleu-ciel qui traduit la paix en RDC qui se trouve sur tous les mémoriaux et spécialement sur les monuments de l’Indépendance, de la Flamme par le flambeau qui, à son tour symbolise la lumière. Aussi, cette idée de changement se manifeste sur le monument de la Paix par la colombe, signe de paix qui entre au Congo. Cela laisse comprendre que le peuple congolais étaitimmergé dans des ténèbres,maintenant il quitte ce point A (ténèbres, obscurité) vers un point B (lumière, changement). L’Etat congolais, à travers ces signes suscrits, veut que chaque congolaisinscrive ses actions dans la lumière. En somme,il cherche à revivifier les cœurs refroidis. En fait, passer d’un état de mort à un état de vie ; d’où, l’idée de changement. Cet énoncé de changement s’écrit :
P.N.U4 =F (S2=Etat) (S1=peuple U O=changement) (S1 O changement)
L’Etat congolais constate que le peuple est disjoint à l’objet de quête qui est « le changement », il finit par le joindre à l’état final
Ceci se lit comme suit : l’Etat trouve que le peuple au départ était disjoint à l’objet qui le changement, enfin il le conjoint à ce changement.
L’idée de changement se comprend mieux comme celle de la renaissance.
Si l’on comprend renaissance comme naître de nouveau, cela va sans dire que les autorités politiques sont animées d’une volonté manifeste, d’un besoin de repartir sur de nouvelles bases. En effet, l’Etat nous invite à tourner ensemble définitivement la page douloureuse de l’histoire de notre pays.
Ce qui sera synonyme d’un nouveau départ. Cette quête de renaissance se matérialise par les espaces verts. L’Etat veut que le peuple congolais soit à l’image des espaces verts qui repoussent après la tondaison. Cette cinquième et dernière transformation peut être schématisée de la manière suivante :
P.N.U5 =F (S2=) [(S1=peuple U O=renaissance) (S1=peuple O=renaissance)]
L’Etat congolais constate que le peuple est disjoint à l’objet de quête qui est « la renaissance », il finit par le joindre à l’état final
Tous ces énoncés de faire ci-dessus, dans les récits sont appelés des actants. L’actant est l’une des notions essentielles de la narrativité. Examinons-les pour en savoir plus.
Elaboré par A. J. Greimas à partir des réflexions de Vladimir Propp, le schéma actantiel a pour rôle de déterminer les relations entre les actants. Le système actantiel de Greimas est plus général que celui de Propp, car prenant en compte d’autres champs que celui des contes. Par ce schéma, Greimas essaie de décrire la structure profonde des textes narratifs. Les actants sont des êtres ou des choses qui sont considérés du point de vue de leurs rôles narratifs, leurs fonctions et de relations qu’ils entretiennent entre eux. Le concept d’actant va alors au-delà du personnage dans le récit. Donc, il renferme des phénomènes abstraits. L’actant est reconnaissable dans le récit par ses prises de position, ses actions. Le concept est plus large et renvoie aux rôles que jouent les personnages dans un récit. Les jeux d’interaction entre les actants sont au nombre de six et se résument en trois axes fondamentaux :
- L’axe du désir, qui regroupe le sujet et l’objet. En effet, tout récit raconte la quête d’un objet par un sujet.
- L’axe de la communication, qui regroupe le destinateur et le destinataire.
A ce niveau, l’objet est communiqué par le destinateur au destinataire.
- L’axe du pouvoir, qui regroupe l’adjuvant et l’opposant. L’adjuvant aide le sujet à atteindre son objet. C’est celui qui agit de sorte à favoriser le sujet de quête.
Pour Greimas, l’adjuvant consiste : « à apporter l’aide en agissant dans le sens du désir ou en facilitant la communication »
Si l’adjuvant aide, l’opposant lui, constitue une entrave, un obstacle. C’est l’être qui rend difficile voire impossible la réalisation du désir du sujet de quête. Son rôle consiste « à créer des obstacles, en s’opposant soit à la réalisation du désir, soit à la communication de l’objet »
Cette notion théorique applicable à notre sujet peut être schématisé de la manière suivante :
D1 O D2
Etat Indépendance Peuple congolais
paix
Adj. S Opp.
Etat Etat certains partis
Flambeau politiques
Soldat avec arme
La femme
Les statues des héros
A la lumière de ce tableau, nous rappelons que l’Etat est le sujet destinateur. Son objet de quête est la paix. Le destinataire de cet objet de valeur est le peuple. Dans ce tableau, l’Etat joue plusieurs rôles : il est à la fois sujet, destinateur et adjuvant. Aussi, dans la quête, est-il aidé par la femme à genoux, le soldat avec arme, les deux statues de Kabila et de Lumumba, l’espace vert, le flambeau, et lui -même. Néanmoins, les opposants ne manquent guère, ils sont : certaines familles des victimes, certains partis politiques, etc.
D1 O D2
Etat congolais paix peuple congolais
Adj. S. Opp.
Etat et toutes les Etat congolais Groupes armés
Races
Ce schéma nous relate toute l’histoire, où l’Etat congolais cherche la paix que les différents groupes armées bloquaient, il la retrouve, et toutes les races du monde et le peuple s’en réjouissent.
D1 O D2
Etat gratitude, victoire,paix peuple
Adj. S Opp.
Etat, Vangu Etat les rebelles
D1 O D2
Etat libération de la ville de Bukavu peuple
Adj. S Opp.
Etat, Mulamba Etat les rebelles Simba
A la lumière de ce schéma, nous constatons que l’Etat congolais (sujet et destinateur) était à la quête de la libération de la ville (objet) des mains des rebelles Simba (opposants), vient le général Mulamba (adjuvant) et aide l’Etat à libérer la ville, et le peuple en est bénéficiaire.
D1 O D2
Etat lumière, paix peuple congolais
Adj. S Opp.
Combattants Etat Muleles
Etat
En clair, l’Etat congolais est le sujet, l’objet qu’il cherche est paix dans le pays, les opposants sont les Muleles, mais les combattants aident l’Etat à retrouver son objet et le peuple en bénéficie.
Dans cette section qui portait sur l’analyse sémiotique des mémoriaux, nous avons menél’analyse du mémorial comme texte. Son analyse a prouvé que ledit texte qu’est le mémorial, est un ensemble des signes narrant une histoire.D’où, la méthode greimassienne d’analyse des textes nous y a aidée. Grâce à elle, nous avons trouvé les relations de jonction et disjonction pour enfin terminer par le schéma actanciel. Il se constate donc que le mémorial peut être analysé comme un texte, c’est un récit.