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CHAPITRE V. INTERPRETATION DES RESULTATS

V.1. PARAMETRES VEGETATIFS

V.1.1. TAUX DE REPRISE

Le taux de reprise est représenté par la figure ci-après selon les techniques culturales :

Figure 1: Taux de reprise

Le tableau  1. L’analyse de variance  du taux de reprise des cordes

Source de variation

Degré de liberté

Sommes carrés

Carrés moyens

F

Probabilité 

Bloc

2

1147.15

573.574

Technique 

2

227.55

113.777

1.89

0.2643 NS

Erreur bloc*technique               

4

240.80

60.200

Variété

4

458.96

114.740

2.04

0.1204 NS

Technique*variété                     

8

1327.94

165.992

2.95

0.0189 **

Erreur bloc*technique*variété  

24

1348.68

56.195

Total

44

4751.08

La moyenne générale : 46, 316

Il ressort de ce tableau que le taux de reprise n’a pas été  influencé par les techniques culturales (P=0,2643), ni par  les variétés (P=0,1204), cependant, l’interaction technique culturale  et variété a montré un effet hautement significatif (P=0,0189).

La séparation de taux de reprise des moyennes en fonction de l’interaction  variétés et techniques culturales.

Tableau 2: Séparation des moyennes de taux de reprise

variétés

Moyennes et groupes homogènes

Vanderwall

49.567A

Témoin

48.244A

Elengi

47.567AB

Mugande

45.789AB

Japan

40.411B

Le tableau de séparation de moyenne en fonction de l’interaction  entre  variétés et techniques culturales a montré que les variétés Vanderwwall et le Témoin occupent le premier groupe suivi des variétés Elengi, Mugande et Japan qui sont dans le second groupe.

Au cours de cette étude, les taux de reprise n’ont  pas été différents  pour ces différentes  techniques culturales employées mais plutôt ce sont les variétés qui ont montré des taux de reprise différents entre elles après plantation.

En moyenne 46 %  des cordes ont repris pour tous les plants, ceux-ci seraient dus aux facteurs environnementaux notamment la rareté de  pluie entrainant un retard de reprise de cordes étant donné que la patate douce est une plante exigeante en eau surtout au début de sa croissance au bout d’une semaine environ ; on peut considérer que la bouture a repris et  possède déjà quelques racines sur les nœuds enterrés et les yeux des nœuds à l’air libre commencent à se développer mais aussi la dégénérescence progressive que présente les variétés avec le temps  serait à l’origine de ce faible taux de reprise.

Ce résultat obtenu a été assez faible dans toutes les techniques culturales mises en usage par rapport à la moyenne enregistrée dans le groupement de Bugorhe  par Diollo(2009), soit 80 % de taux de reprise, qui pour lui, avait utilisé le modelage de terre (plantation à plat et sur Billon) mais aussi ce taux élevé par rapport à celui trouvé dans notre étude et dû à la différence des périodes d’installation de l’essai et les matériels utilisés. Par contre, Cadeau(2009) trouve un taux de reprise de plus de 90 %  à Kashusha ; ce qui est loin supérieur de notre taux de reprise.

V.1.2. RAMIFICATION DES CORDES

La figure ci-dessous résume la ramification des cordes en fonction des techniques culturales correspondantes :

Figure 2:Ramification des cordes

Tableau 3. Analyse de la variance de ramification des cordes 

Source de variation

Degré  de liberté

Sommes des carrés

Carrés moyens

F

Probabilité

Bloc

2

1.1111

0.55556

Technique

2

1.2444

0.62222

0.38

0.7086 NS

Erreur bloc*technique                     

4

6.6222

1.65556

Variété

4

13.6444

3.41111

4.83

0.0053 *

Technique*variété                                    

8

7.4222

0.92778

1.31

0.2832 NS

Erreur bloc*technique*variété       

24

16.9333

0.70556

Total

44

46.9778

Il est  ressorti de ce  tableau de  l’analyse de variance que  la ramification des cordes n’a pas été influencée par les techniques (P=0,7086), mais plutôt les variétés  avaient un effet significatif sur la ramification (P=0,0053) et l’interaction techniques culturales et les variétés n’avaient pas d’effet sur la ramification (P=0,2832).

Tableau 4 : séparations des moyennes de ramification des cordes en fonction des variétés

Variétés

Moyennes et groupes homogènes

Japan

4.6667A

Témoin

3.44444B

Mugande

3.33333B

Elengi

3.22222B

Vnderwall

3.22222B

De ce tableau de séparation des moyennes de ramification  en fonction des variétés, il ressort que la variété Japan occupe le niveau le plus élevé (groupe A) par rapport aux quatre autres variétés  (groupe B).

Pour la ramification (nombre de feuille par plant), les résultats obtenus par l’ANOVA ont démontré  que le nombre de feuilles n’était pas fonction des techniques culturales utilisées. Ce cas pareil serait probablement dû aux phénomènes physiologiques propres à chaque plante et qui  pour se manifester,  il dépend d’un grand nombre des facteurs tant externes qu’internes à la plante. Par contre, la variation des ramifications observée a été due à l’influence des variétés  contrairement à ce qu’ont trouvé Cadeau(2009) et  Neema (2007) sur les sites de Panzi et Kashusha, et qui pour eux,  il  n’y a pas eu des différences significatives sur les nombres de feuilles par plant.

V1.3.  LA BIOMASSE DE PLANTS

La figure suivante montre la biomasse des variétés dans les différentes techniques culturales mis en usage :

Tableau 5. Analyse de la variance de la biomasse

Source de variation

Degré  de liberté

Sommes des carrés

Carrés moyens

F

Probabilité

Bloc

2

125.911      

62.9556

Technique

2

62.811        

31.4056        

1.61     

0.3062   NS

Erreur bloc*technique                     

4

77.822        

19.4556

Variété

4

198.944      

49.7361        

14.31     

0.0000   *

Tech*variété                                    

8

33.022        

4.1278         

1.19      

0.3470   NS

Erreur bloc*technique*variété       

24

83.433        

3.4764

Total

44

581.944

Les résultats de l’Analyse de la variance démontrent que les techniques culturales n’avaient  pas d’effets significatifs sur la biomasse des plants (P=0,3062), mais ce sont les effets variétaux qui avaient plus  influencé la biomasse (P=0,0000), et l’interaction techniques et culturales variétés n’avait aucun effet sur la biomasse (P=3470).

La séparation des moyennes et groupes homogènes est reprise dans le tableau suivant

Tableau 6: séparations des moyennes de biomasse en fonction des variétés

Variétés

Moyennes et groupes homogènes

Mugande

9.1111A

Témoin

8.5556A

Elengi

5.5000B

Vanderwall

5.1667BC

Japan

3.6111C

De ce tableau il ressort  que les  variétés  Mugande et le Témoin ont présenté la biomasse la plus élevée (groupe 1) suivie de la variété Elengi (groupe 2), la variété Vanderwall( groupe3) et la variété Japan (groupe 4).

D’après l’analyse de la variance, les techniques culturales n’ont aucune influence sur la biomasse des variétés, ceci serait dû au faible taux de reprise observé au débout de la  croissance  étant donné  que le développement de la plante est fonction de l’équilibre d’un grand nombre des facteurs environnementaux (eau, lumière, température, lèvent, la disponibilité  des éléments nutritifs dans le sol) et lorsque l’un de ces éléments est en dessous de la moyenne, la croissance de la plante est ralentie Nachigera(2012), la biomasse d’une plante reste un caractère génétique et est dépendant des facteurs abiotiques que biotiques pour qu’elle se manifeste. Plus une plante est d’une grande taille avec un grand nombre de feuille (source des assimilas), plus elle possède la capacité à intercepter la lumière et ainsi drainer l’amidon vers les parties de réserves pour être utiliser  lors de la formation des tubercules raison qui justifierait les différences observé entre variétés.

  1. 2. RESULTATS EN RAPPORT AVEC LE RENDEMENT

Plusieurs paramètres sont inclus dans le rendement de la patate douce,  notamment le nombre de tubercules par plant, le poids moyen de tubercules frais, diamètres de tubercules, la longueur de tubercules, la biomasse et le rendement à l’hectare.

  1. 2.1. NOMBRE DE TUBERCULES PAR PLANT

La figure ci-en bas  représente le nombre de tubercules par plant :

Figure 4:Nombre de tubercules par plant

Tableau  7.  Analyse de la variance de nombre de tubercules par plants 

Source de variation

Degré  de liberté

Sommes des carrés

Carrés moyens

F

Probabilité

Bloc

2

3.3778

1.68889

Technique

2

2.1778

1.08889

1.18

0.3954NS

Erreur bloc*technique                     

4

3.6889        

0.92222

Variété

4

21.6444      

5.41111              

12.65     

0.0000 *

Tech*variété                                    

8

4.4889        

0.56111               

1.31       

0.2847 NS

Erreur bloc*technique*variété       

24

10.2667       

0.42778

Total

44

45.6444

Moyenne générale : 2,911, CV (bloc*techniques= 32,99, CV (bloc*techniques *variétés= 22,47)

Les  résultats de l’analyse de la variance montrent que le nombre de tubercules n’a pas été fonction des techniques culturales (P=0,3954), mais plutôt est un caractère variétal (P=0,0000) et les effets d’interaction entre techniques culturales et variétés, n’ont pas eu d’influence non plus (P=0,2847).

Tableau 8 : séparations de moyennes de nombre de tubercules par plant en fonction de variétés :

Variétés

Moyennes et groupes homogènes

Elengi

3.6667A

Mugande

3.4444 AB

Vanderwall

2.88889 B

Japan

2.8889 B

Témoin

1.6667 C

 D’après ce tableau, la séparation des moyennes en fonction des variétés a montré que c’est la variété Elengi qui a enregistré la moyenne la plus  élevée de nombre de tubercules par plant suivi de la variété  Mugande (groupe 2), les variétés, Vanderwall et Japan occupent le groupe 3 et en suite la variété témoin ( groupe 4).

Ces résultats obtenus  paraissent conformes à ceux obtenus par Diollo (2009), qui a mené une étude de modelage de terre sur le rendement de la patate douce mais à deux niveaux (labour à plat et le billon) à Bugorhe. En général, sa moyenne enregistrée était de 3 tubercules par plant dans chaque modelage de terre. Toutefois, dans les conditions de Kashusha qui sont proches à celles du site de diffusion de nos 4 variétés (INERA /MULUNGU), tout près à notre milieu d’étude, Cadeau (2009) a trouvé en moyenne 3 tubercules par plant compte tenu de différences liées aux périodes des plantations, ainsi qu’aux conditions  du milieu.

Selon Jansess (2001), la plantation sur buttes favorise la formation de tubercules, car les racines adventives, normalement horizontales, s’incurvent vers les bas en approchant la surface de butte et l’on sait que, c’est à l’endroit de la courbure que se développe plus aisément les tubercules, il semble que la culture sur butte soit préférable que celle sur billon. Ceci  a été un cas contraire pour notre étude du fait que le nombre de tubercules est le même dans toutes les techniques culturales utilisées.

 Le faible résultat de nombre de tubercules dans toutes les techniques culturales était dû au faible taux de reprise enregistré dès le début de la croissance de la plante ; mais aussi le développement des tubercules dépend de l’offre en assimilas qui dépend de l’efficience photosynthétique et la surface foliaire effective du plant ainsi, l’initiation des tubercules requiert un niveau minimum des assimilas, la phase de tubérisation, ne  commence que lorsque la plante a acquis un certain développement de son appareil végétatif Lucie (1996).

Toute gestion de la culture ou facteur environnemental : un stress hydrique, une faible fertilité de sol, une mauvaise aération du sol,  une température élevée du sol, la photopériode (par exemple au-delà de 14 heures, la tubérisation est inhibée et est favorisée par les journées courtes de 11 heures et des nuits fraîches) qui affecte l’offre en assimilas, affecte aussi le  nombre de tubercules Nachigera(2014).

V.2.2. POIDS DE 10 TUBERCULES

La figure ci- après  présente  la comparaison des poids des 10 tubercules dans les diverses techniques culturales utilisées :

Figure 5:Poids de 10 tubercules

Tableau 9. Analyse de la variance de poids de 10 tubercules

Source de variation

Degré  de liberté

Sommes des carrés

Carrés moyens

F

Probabilité

Bloc

2

9.1871        

4.59356

Technique

2

0.7071         

0.35356            

3.31       

0.1420   NS

Erreur bloc*technique                     

4

0.4276         

0.10689

Variété

4

5.1787          

1.29467              

3.97     

0.0130    *

Tech*variété                                    

8

1.4840         

0.18550              

0.57      

0.7927   NS

Erreur bloc*technique*variété       

24

7.8253          

0.32606

Total

44

24.8098

Moyenne générale: 2, 4422

Cette Analyse de la variance de poids des 10 tubercules démontre clairement que  les techniques culturales n’ont pas montré un effet significatif sur le poids de 10 tubercules (P= 0,1420), par contre les effets variétaux  ont  influencé significativement  les poids des 10 tubercules (P= 0,0130), mais l’interaction techniques culturales et variétés  n’a pas influencé  les poids de 10 tubercules (P=0,7927).

La séparation des moyennes des 10 tubercules en fonction des variétés

Tableau 10 : séparation des moyennes des 10 tubercules en  des variétés

Variétés

Moyennes et groupes homogènes

Mugande

2.8889A

Elengi

2.2222 B

Japan

2.2222 B

Vanderwall

2.1111 B

Témoin

1.1111 B

L’analyse de la variance a montré d’après ce tableau de séparation des moyennes en fonction des variétés que c’est la variété Mugande qui a enregistré la moyenne la plus élevée alors que les restes des ces variétés (Elengi, Japan, Vanderwall, Temoin) ont enregistré les mêmes moyennes.

Selon l’Analyse de la variance, les résultats obtenus ont montré que les poids de 10 tubercules n’ont pas varié en fonction des ces techniques (plantation à plat, sur billon et sur butte) mais plutôt ce poids variait en fonction des variétés. Ce même  résultat a été trouvé par Diollo (2009) lors de l’étude sur le modelage de terre sur le rendement de patate douce. Il a été observé que  ce modelage  de terre  n’a aucun effet significatif sur le poids de tubercule mais plutôt ce sont les variétés mises en études qui ont des effets significatifs dans chaque technique culturale. Ce même résultat a été observé dans les conditions de marais à Nyagezi par Shaba (2007), que le poids des tubercules varie en fonction des variétés. Cette uniformité des résultats serait due à l’écophysiologie de la patate douce, qui demande des expositions très ensoleillées pour que la photosynthèse se fasse dans des meilleures conditions ce qui permettrait à l'amidon de se former en grande quantité et d'obtenir, par la suite des gros tubercules,  par conséquent tous les plants ont été exposés aux rayons solaires, physiologiquement par  là,  la conversion de CO2 en hydrate de carbone était bien  établie.

V.2.3. DIAMETRE DE TUBERCULES

La figure suivante montre l’évolution de diamètre de tubercule (en mm) en fonction de techniques culturales :  

Figure 6: Diamètre de tubercules

Tableau 11. Analyse de la variance des diamètres de tubercules

Source de variation

Degré  de liberté

Sommes des carrés

Carrés moyens

F

Probabilité

Bloc

2

539.34       

269.672

Technique

2

146.03       

73.016     

1.63

0.3038 NS

Erreur bloc*technique                     

4

179.31        

44.827

Variété

4

1320.48     

330.120      

13.63       

0.0000 *

Tech*variété                                    

8

393.21.       

49.151       

2.03          

0.0862 NS

Erreur bloc*technique*variété       

24

581.30       

24.221

Total

44

3159.67

Moyenne générale: 45,913

Les résultats de cette analyse de la variance démontrent que le diamètre de tubercules n’a pas  été influencé par les techniques culturales (P=0,3038), mais plus il a été varié en fonction des variétés (P=0,0000) ; les effets d’interaction techniques culturales et variétés n’ont induit aucun effet sur le poids de 10 tubercules (P=0,0862).

La séparation des moyennes en fonction variétés est représentée dans le tableau ci-après

Tableau 12 : séparation  des moyennes des  diamètres en fonction des variétés

Variétés

Moyennes et groupes homogènes

Japan

55.778A

Mugande

45.889 B

Témoin

42.444B

Vanderwall

42.222 B

Elengi

40.889 B

Il  ressort de ce tableau que les moyennes des diamètres de tubercules sont regroupées en deux catégories ; la variété Japan  a enregistré la moyenne la plus élevée (groupe A) suivi de  des variétés Mugande, Témoin, Vanderwall et la variété Elengi( groupe B) qui ont enregistré les mêmes moyennes.

Pour le diamètre de tubercules, les résultats obtenus par l’ANOVA  ont démontré que la           plantation sur butte, sur billon et à  plat n’avait aucune influence sur le diamètre de tubercules. Les résultats obtenus de l’étude de Diollo (2009) sont semblables à ceux qui ont été observés dans notre étude malgré les techniques utilisées différences liées aux milieux de travail et les matériels utilisés. Les résultats issus de l’étude de performance des variétés de patate douce  qu’a mené  Byamungu dans les conditions pédoclimatiques à Nyangezi (2008), trouve que le diamètre de tubercules varie en fonction de variété, ce qui conduit à aboutir à un même résultat avec le notre quelles que soit les techniques culturales utilisées. La non variance de ce diamètre de tubercules en fonction de ces techniques laisse à croire qu’avec l’alternative  matière organique et engrais minéral on peut arriver l’augmenter. En même temps l’on observe que la grosseur d’un tubercule dépend de la  photosynthèse foliaire qui est le transport  des produits de l’assimilation vers les tubercules via les pétioles, la tige et la queue du tubercule (Wilson, 1967 ; cité par Byamungu, 2008).

V.2.5.  LONGUEUR DE TUBERCULES 

La figure suivante illustre la longueur de tubercules en fonction de techniques culturales :

Figure 7: Longueur de tubercules

Tableau 13. Analyse de la variance de longueur de tubercules                                  

Source de variation

Degré  de liberté

Sommes des carrés

Carrés moyens

F

Probabilité

Bloc

2

19.269        

9.6347

Technique

2

15.825       

7.9124         

0.47      

0.6555 NS

Erreur bloc*technique                     

4

7.315      

16.8287

Variété

4

259.109      

64.7772    

13.65    

0.0000 *

Tech*variété                                    

8

23.555        

2.9443         

0.62     

0.7523 NS

Erreur bloc*technique*variété       

24

113.901      

4.7459

Total

44

498.973

Les effets  techniques culturaux  n’ont induits aucun  impact sur la longueur de tubercule (P=0,6555), seuls ceux des variétés avaient induit  un effet significatif sur la longueur de tubercules (P=0,0000), l’interaction techniques culturales et variétés n’avait pas influencé la longueur de  tubercules (P=0,7523).

La séparation des moyennes des longueurs de tubercules en fonction de variétés

Tableau14 : séparation de moyennes de longueurs de tubercules

Variétés

Moyennes et groupes homogènes

Elengi

19.778A

Mugande

17.444B

Vanderwall

16.000B

Témoin

15.667B

Japan

12.444C

Il ressort statistiquement de ce tableau que c’est la variété Elengi  qui a enregistré la moyenne des longueurs de tubercules la plus élevée (groupe A) suivi des variétés Mugande, Vanderwall et Témoin (groupe B) et en suite vient la variété Japan (groupe C).  

Pour la longueur de tubercule, l’Analyse de la variance n’a démontré aucune différence significative pour ces techniques culturales (plantation à plat, sur billons et sur buttes) utilisées. La tubérisation étant un phénomène physiologique propre à chaque plante et résultant d’un grand nombre de facteurs chimiques, physiques et biologiques, la longueur de tubercule dépend de réserve dans les tissus de la plante et au niveau le sol. Selon Katherine, (2005), la patate douce est habituellement plantée sur billons et buttes préformés, maintenus à la  bonne hauteur et bien formés avant le début de la saison de pluie, ce qui conduit à dire que cette uniformité de longueur des nos tubercules est due au temps d’installation de l’essai, les  techniques utilisées. Ces résultats par contre, démontrent que la longueur de tubercule est un caractère variétal.

V.2.6. RENDEMENT

La figure ci- après montre le rendement des  variétés en fonction des techniques culturales mises en place :

Figure 8: Rendement

Tableau 14.  Analyse de la variance du rendement                                              

Source de variation

Degré  de liberté

Sommes des carrés

Carrés moyens

F

Probabilité

Bloc

2

596.07          

298.035

Technique

2

123.43          

61.715            

2.24    

0.2224  NS

Erreur bloc*technique                     

4

110.18           

27.545

Variété

4

1367.93        

341.984         

10.87     

0.0000 *

Tech*variété                                    

8

189.53           

23.691           

0.75     

0.6456  NS

Erreur bloc*technique*variété       

24

754.92        

31.455

Total

44

3142.07

Les résultats de cette analyse de la variance démontrent que les effets des techniques culturales n’ont pas induits aucun effet significatif sur le rendement (P=0,2224), mais plutôt ce sont les variétés qui avaient manifesté un effet significatif sur rendement (P=0,0000),  par contre, l’interaction techniques culturales et variétés n’avait induit aucun effet significatif sur le rendement (P=0,6456).

Tableau 15 : séparation des moyennes des rendements en fonction des variétés

Variétés

Moyennes et groupes homogènes

Mugande

28.056A

Elengi

24.289AB

Japan

20.800B

Vanderwall

14.556C

Témoin

13.767C

Il ressort statistiquement de ce tableau que c’est la variété Mugande  qui a enregistré  la moyenne de rendement la plus élevée (groupe 1) suivi de la variété Elengi (groupe 2) et en suite la variété Japan(groupe 3) alors que  les variétés Vanderwall et le Témoin ont enregistré les mêmes moyennes  de rendement(groupe 4).

Par rapport au rendement, il a été ressorti après analyse de la variance que toutes les composantes du rendement (le nombre de tubercules par plant, le diamètre de tubercules, le poids de 10 tubercules, la longueur de tubercules, la biomasse et le rendement n’étaient pas fonction des techniques culturales utilisées mais plutôt, elles variaient en fonction des variétés.

Ce résultat uniforme obtenu dans toutes ces techniques culturales (plantation à  plat, sur billon et sur butte) serait attribué au fait qu’au cours de notre expérimentation, il a été observé une rareté  de pluie pourtant les déficits en eau aux divers stades de croissance chez une plante de patate douce surtout les deux premiers mois (phase de reprise et celle d’initiation de tubercules) exercent des effets négatifs sur la croissance et ainsi que  pour la production.

Les  résultats  obtenus de notre étude sont semblables à ceux obtenus par Diallo (2009), qui pour lui le rendement  de patate ne  varie  pas en fonction de  techniques culturales emploies mais plutôt des variétés qui leur sont fonctions des hauteurs de plants, du nombre de feuilles par plant, de l’indice de la surface foliaire(LAI) ainsi que la longueur de tubercules.

 D’après Daniel (2008), le labour d’un sol c’est une opération  de retournement du sol et mélange des ces horizons, les objectifs poursuivis lorsqu’on laboure un sol sont multiples et permettent ainsi de maintenir une meilleure répartition des débris végétaux (matière organique) sur toute  l’épaisseur de la couche arable, de favoriser une bonne  fragmentation du sol, de contrôler les adventices et les repousses, d’enfouir les résidus de récolte, d’assurer un ameublissement des couches de surfaces et d’améliorer le ressuyage des terres  humides ou drainées ce qui probablement justifierait cette uniformité de rendement. Les techniques mises en œuvre dans la gestion de l’eau du  sol améliorent les propriétés physico-chimiques ainsi que biologiques du sol.

 Ce résultat serait probablement dû à l’assèchement du milieu qu’ on occasionne la forme de  ces techniques une fois la précipitation est moins abondantes,  l’épaisseur de la couche arable si profonde avant même la création de buttes et billons permettant ainsi aux plants d’exploiter le maximum possible des matières nutritives, mais aussi le fait de n’est pas incorporer les matières tourbeuses (la matière organique) dans les buttes et billons, la non fertilisation, l’intervalle réduit entre les périodes de confection de ces techniques et la plantation de cordes.

Selon Cirad (2002), les rendements varient fortement en fonction des cultivars, des conditions climatiques locales et des techniques culturales utilisées ce qui conduit dans une même logique que notre rendement a varié en fonction des variétés utilisées et non pas pour les techniques culturales.

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