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III.4. Modes des conservations des variétés

Le tableau 25 présente les différentes conservations des racines des variétés les plus importantes dans le sol.

Tableau 25 : Conservation des racines dans le sol des variétés les plus importantes

Variétés

Bonne

Dure longtemps

Pourriture après 2ans

Pourriture après un an

Total

Makomamanga

0

15

0

5

20

Kavuye

0

15

5

0

20

Maguluingware

15

0

0

0

15

Doroteya

10

5

0

0

15

Rave

20

0

5

0

25

Nakikwindi

0

15

5

0

20

V7

0

0

5

0

5

Nyongwe

5

0

0

5

10

Majaune

0

0

10

5

15

Naunde

0

5

10

5

10

Naubembe

5

0

0

10

15

Muzungu

10

5

0

5

20

Nakarasi

0

15

5

5

20

Sawasawa

0

5

10

5

20

Total

65

80

50

45

240

Il ressort des résultats de ce tableau 25, que plusieurs jugements ont été portés sur les différentes variétés quant à leur conservation des racines dans le sol dont 80/240 soit 33,33% des observations ont montré que pour les variétés suivantes les racines durent pendant un bon moment dans le sol : Makomamanga, Kavuye, Nakikwindi et Nakarasi.                                       Les variétés suivantes représentant 65/240 soit 27,08%, ont une bonne conservation des racines dans le sol. Il s’agit entre autres de Maguluingware, Rave, Doroteya et Muzungu.                                   Tandis que  Naubembe a des racines qui connaissent une pourriture très accentuée par rapport aux autres.                                                                                                                                     Par  ailleurs, les variétés Sawasawa, Naunde et Majaune connaissent une pourriture si elles dépassent deux ans dans le sol. 

Ce tableau 25,  montre également que les paysans dans leur choix des variétés à cultiver tiennent compte du sort de la partie la plus utile dont la  racine tubéreuse dans le sol. La durée des racines dans le sol porte aussi une grande importance dans le choix des variétés. Ceci fait que les variétés améliorées n’ont pas plus d’importance car selon les paysans ces variétés ont des racines qui ne peuvent pas atteindre une année dans le sol sans subir une grande pourriture.  Les autres enquêtés ont signalé que ces variétés résistent tout juste au début de leur premièr essai et que par la suite ils subissent  le même sort que le précédent.

Le tableau 26 présente les modes de conservation des boutures dans les trois milieux 

 Tableau 26 : Mode de conservation des boutures

Milieux

On laisse les boutures dans les champs

On couvre les boutures des pailles dans les champs

Total

Kavimvira

17

3

20

Kawizi

15

5

20

Kiliba

18

2

20

Total

50

10

60

Il ressort  de ce tableau 26 que les boutures sont conservées dans les champs après la saison culturale en les abandonnant dans le champ pour la saison prochaine une fois qu’on a soutiré quelques racines sur la tige de la plante. Pour eux, le séchage de boutures n’est pas fréquent. Pour d’autres qui représentent une faible portion, une fois enlever les boutures, on met juste de la paille au-dessus pour une bonne conservation.                                                                          

Le tableau 27 Présente les modes de conservation des anciennes variétés dans les trois milieux.

Tableau 27 : Mode de conservation des anciennes variétés

Milieux

Elles ne sont plus présentes dans les champs

Total

Kavimvira

20

20

Kawizi

20

20

Kiliba

20

20

Total

60

60

                                                                                                                                                                       Il ressort de ce tableau 27 que la totalité des enquêtés soit 100%  ne conserve plus les anciennes variétés à cause de la sensibilité aux maladies cryptogamiques et la politique de certaines ONG qui leur demandent d’abandonner les anciennes au profit des nouvelles variétés qui apparaissent résistantes malgré qu’elles présentent  des signes d’attaque pour les mêmes causes.

 Tableau 28 : Manière de mélanger les variétés de manioc

Milieux

En vrac

En ligne

Total

Kavimvira

19

1

20

Kawizi

15

5

20

Kiliba

17

3

20

Total

51

9

60

                                                                                                                                                               Il découle de ce tableau 28 que la majorité des producteurs paysans de ce trois milieux, mélangent les variétés sans tenir compte de la force et la faiblesse qui leur sont attribuées.              Ce mélange des variétés se fait plus en vrac qu’en ligne comme le montre le tableau 28.

Les rares paysans qui le pratiquent en ligne, le font essentiellement pour les variétés nouvellement introduites dites  des variétés améliorées en raison de leur exigence par rapport aux écartements et ou aux entretiens culturaux.

Le tableau 29 présente l’endroit où les champs de multiplication des anciennes variées

Tableau 29 : Endroit de multiplication des anciennes variétés

Milieux

Sur place dans le champ de plantation

Total

Kavimvira

20

20

Kawizi

20

20

Kiliba

20

20

Total

60

60

                                                                                                                                                       Ce tableau 29 explique que la totalité des cultivateurs de manioc soit 100% de la population enquêtée dans ce milieu multiplient les anciennes variétés dans le champ de plantation pour une saison prochaine d’autant plus que dans ces trois milieux d’étude, on ne retrouve pas de champs destinés à la production des boutures et ou la multiplication des boutures pour les prochaines saisons culturales. 

Le tableau 30 indique l’endroit de multiplication des nouvelles variétés

Tableau 30 : Endroit de multiplication des nouvelles variétés

Milieux

Dans le champ de culture

Total

Kavimvira

20

20

Kawizi

20

20

Kiliba

20

20

Total

20

60


                                                                                                                                                            Ce tableau 30, fait remarqué que la totalité des paysans à 100%  de ces trois milieux d’étude multiplient les nouvelles variétés ou clones de manioc  dans le champ de culture en place.             On essaie de localiser dans le champ des endroits bien précis où mettre les nouvelles variétés pour leur assurer un suivi plus ou moins particulier afin d’étudier leurs potentialités ainsi que leur comportement par rapport à leur cycle végétatif.

III.5. Gestion des variétés dans les trois milieux

Le tableau 31 reprend la manière de géré les différentes variétés de manioc par les paysans

Tableau 31 : Gestion des variétés de manioc

Milieux

Qui gère les boutures et les variétés

Total

Comment, Par les entretiens culturaux

Total

La femme

L’homme

La femme

L’homme

Kavimvira

17

3

20

14

6

20

Kawizi

15

5

20

18

2

20

Kiliba

11

9

20

16

4

20

Total

43

17

60

48

12

60

Il ressort de ce tableau 31 que les variétés de manioc sont gérées à 43/60 par les femmes soit 71,6%  en majeur partie  par rapport aux hommes qui représentent 17/60 soit 28,3%.                              Ceci s’explique par le fait que dans ces trois milieux, ce sont les femmes qui s’occupent plus des activités champêtres  par rapport aux hommes. Ces derniers retrouvent plus dans des constructions des maisons et d’autres dans des débits de boisson.                                              La plupart de variétés de manioc sont gérées d’une manière différente comme pour des soins culturaux,  par exemple le bouturage, le buttage, le sarclage, la récolte, etc...                                  

Le tableau 31 explique les différentes variétés disparues et leurs années de disparition dans les trois milieux.

 Tableau 32 : Les variétés disparues dans le milieu

Milieux

Variétés

Aucune

Doroteya

Kavuye

Nakikwindi

Rave

Total

Kavimvira

2

14

2

1

1

20

Kawizi

6

5

2

6

1

20

Kiliba

10

1

5

1

3

20

Total

18

20

9

8

5

60

De ce tableau 32, un coup d’œil suffit pour confirmer qu’à :

  • Kavimvira la variété Doroteya était déclarée disparue.
  • Kawizi les variétés suivantes ont été déclarées disparues par les enquêtés : Doroteya, Nakikwindi.
  • Kiliba la disparition Rave et Kavuye.

La sensibilité aux maladies joue également une part de responsabilité dans la disparition de certaines variétés dont certaines maladies sont fréquentes dans le milieu a l’occurrence la striure brune et la mosaïque africaine et qui se présente pour la plus part sur les jeunes feuilles de la plante.  

Tableau 33 : Sur les variétés présentes dans les champs et leurs avantages

Variétés

Avantages

Bonne production

Bonne farine

Douce

Précoce

 Total

Makomamanga

9

10

6

0

25

Kavuye

8

0

12

0

20

Maguluingware

10

0

0

0

10

Doroteya

6

10

0

0

16

Rave

14

6

0

0

20

Nakikwindi

10

0

0

0

10

V7

6

6

0

0

12

Muzungu

6

12

0

10

28

Nakarasi

8

15

6

0

29

Sawasawa

10

14

6

0

30

 Total

87

73

30

10

200

Il ressort des résultats de ce tableau 33, que la plus part des variétés retrouvées dans les champs des paysans à 87/200 soit 43,5%  donnent un bon rendement et une bonne qualité de farine avec73/200 soit 36,5%, et le reste de 40/200 soit 20%  est partagé entre les variétés dites douces et précoces. Cela conclue que les agriculteurs sont plus préoccupés par la qualité de foufou et la quantité concernant les racines tubéreuses  que  d’autres caractéristiques  secondaires.                                                                                                                                   On trouve que les variétés les plus cultivées sont entre autre Nakarasi, Muzungu, Makomamnga et Sawsawa mais ces dernières sont en train d’être abandonnées par les paysans.

Le tableau 34 donne les variétés présentes dans les champs des paysans ainsi que leurs inconvénients.

Tableau 34 : les variétés présentes dans les champs et leurs inconvénients

Variétés

         Inconvénients

Maturité tardive

Moins résistant

Moins productives

Pourriture rapide

amères

Total

Makomamanga

5

0

6

0

0

11

Kavuye

6

0

12

0

5

23

Maguluingware

10

6

0

0

6

22

Doroteya

6

10

0

0

0

16

Rave

10

0

0

12

0

22

Nakikwindi

8

0

0

5

0

13

V7

6

6

0

0

0

12

Muzungu

10

6

0

10

0

26

Nakarasi

12

5

0

10

0

27

Sawasawa

10

6

0

12

0

28

 Total

83

39

18

49

11

200

                                                                                                                                                             Il ressort des résultats de ce tableau 34 que la plupart des variétés trouvées au champ à 83/200 soit 41,5% sont de maturité tardive, dont la pourriture des racines à 49/200 soit 24,5%   occupe une place considérable suivie des variétés moins résistantes, etc.                                     

Le tableau 35 présente les différentes cultures associées au manioc dans les champs paysans dans les trois milieux.

Tableau 35: Nombre des champs par paysan et les cultures en place

Champ

Cultures en présence

Arachide, manioc, maïs

Manioc,  patate douce

Manioc

Manioc,

colocase

Manioc, maïs et haricot

Manioc, sorgho et patate douce

Manioc, mais et colocase

Total

Champ Kavimvira

3

4

3

2

1

3

4

20

Champ Kawizi

2

3

5

2

3

2

3

20

Champ Kiliba

2

2

4

5

2

3

2

20

Total

7

9

12

9

6

8

9

60

                                                                                                                                                     Les résultats de ce tableau 35 montrent que plusieurs associations sont pratiquées dans ce milieu et le manioc est toujours présent comme une culture mère étant donné qu’il met beaucoup de temps dans le sol avant la récolte.                                                                                                 

Il est également à constater qu’il occupe une place de choix dans l’agriculture paysanne du fait qu’il constitue un aliment de base de cette population.  Les paysans mettent un accent sur la qualité de la farine produite lors du choix des variétés cultivées ainsi que leur association pour subvenir en cas de nécessité ou pour accompagner le manioc dans l’alimentation du ménage.

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