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CHAPITRE II. MILIEU, MATERIEL ET METHODE

II. 1.  Milieu

          L’étude  a été  réalisée dans la plaine de la Ruzizi, précisément à  Kiliba,  Kavimvira et Kawizi  situés au  Sud-Kivu, à  l’Est  de  la  République  Démocratique  du Congo.

II.1.1 Choix du milieu

Ce milieu a été choisi suite à sa production antérieure qui pouvait fournir le manioc à toute la ville de Bukavu et même dans quelques parties du Burundi, fort malheureusement la production a baissé à cause de la carence des variétés résistantes aux attaques des maladies.

II.1.2 Situation   géographique

La plaine de la Ruzizi est à cheval sur trois territoires : la R.D.C., le Rwanda et le Burundi. Sa configuration globale est celle d’une longue bande étroite orientée Nord –Ouest, Sud Est. Elle est compris entre 2°22’ longitude Est. Sa superficie est de l’ordre de 1750km², elle atteint au niveau de Gihungu sa plus grande largeur (trentaine de kilomètres). L’altitude est comprise entre 773 m dans le delta de la Ruzizi et l’isohypse de 1000 m qui marque un début de relief assez raide (Njangwe et al, 2000).  

La  plaine  de  la  Ruzizi  fait  partie  du  vaste  complexe  formé  par  le  Graben  d’effondrement  de  l’Est  Africain(TRACTBELL,1993). Elle  est  limitée  au  Nord-Est  par  la  plaine  d’Imbo (Burundi)  dont  elle  est  séparée  par  la  rivière  Ruzizi, au  Sud  par  le  lac  Tanganyika, à  l’Ouest  par  la  chaine  des  monts  Mitumba (MASHIKA,1994).

Située dans le fossé du lac Tanganyika, la plaine de la Ruzizi est une région naturelle. La partie congolaise de ce territoire est limitée à l’Est par la rivière Ruzizi, au Sud par le Tanganyika, à l’Ouest par les escarpements et au Nord par le Bugarama (Njangwe et al, 2000).

La plaine de la Ruzizi est administrativement gérée par trois pays, à savoir : le Rwanda pour la partie Nord, le Burundi gère la partie Est et la RD Congo s’occupe de toute la partie Ouest de la plaine du Nord au Sud.

II.1.3. Conditions  climatiques

 D’après  la  classification  de  Koppen, le  climat  de  la  plaine  de  la  Ruzizi  appartient  au  type(AW4)s, c’est-à-dire  à  un climat  de  4 mois  (juin  à  septembre)  au  cours  desquels  les  précipitations  n’atteignent  pas  500mm, l’indice  S  rappelant  que  la région  envisagée  se  situe  dans  l’hémisphère  Sud (Germain,1952).La  température  varie  entre  18°C (minimum)  et  29°C (maximum).La  saison  des  pluies  s’étend  d’octobre  à  mai  et  la  saison  sèche  de  juin  à  septembre. La  répartition  annuelle  des  précipitations  est  irrégulière. En  effet,  il  n’est  pas  rare  que  la  saison  sèche  se  prolonge  jusqu’en  novembre  et  lorsqu’il  arrive  de  pleuvoir,  l’agressivité  des  premières  précipitations  ainsi  que  les  ruissellements  ne  permettent  pas  au   sol  de  profiter  des  apports  en  eau  (Mango,1996).

         L’humidité  relative  moyenne  annuelle  est  d’environ  70 %.On  rencontre  une  saison  à  faible  humidité  relative (55-60%)  de  juin  à  octobre  et  une  saison  à  forte  humidité  relative  ( supérieure  à  70%)  d’octobre  à  mai. L’insolation  moyenne  annuelle  dans  la  plaine  de  la  Ruzizi  est   de  l’ordre  de  50%  de  l’insolation  astronomique  possible. La  période  d’insolation  maximale  (supérieure  à  50%)  coïncide  avec  la  saison  sèche. Elle  est  suivie  par  une  insolation  minimale  (41%)  en  novembre  et  décembre (Mashika ,cité par  Aamisi,2004).

L’insolation  moyenne  annuelle  dans  la  plaine  de  la  Ruzizi  est   de  l’ordre  de  50%  de  l’insolation  astronomique  possible. La  période  d’insolation  maximale  (supérieure  à  50%)  coïncide  avec  la  saison  sèche. Elle  est  suivie  par  une  insolation  minimale  (41%)  en  novembre  et  décembre (Mwema ,cité par  Aganze,2013).

II.1.4 Conditions  édaphiques

 Le  sol est de deux types : le  sol  argilo-sablonneux  couvre  toute  la  partie  de  Kiliba  à  Gatumba  jusqu’au  lac  Tanganyika ,le  sol  sablo-argileux   couvre  le  reste    de  la  plaine (Mulumuna,2005). La grande partie est couverte de sable mélangé à des matières alluvionnaires salines plus récentes (Ntakimazi et al, 2004). Ces  deux  types  de  sols  sont  d’origine  alluvionnaire. elles ont  été  apportées  dans  la  plaine  de  la Ruzizi  par les  cours  d’eaux  en  provenance  des  hautes  montagnes  de  la  crête  Congo  Nil  et  de  monts  Mitumba (Mbumburwanze,2012).

Le sol de la plaine de la Ruzizi a un pH moyennement acide de 5,11 ; le Carbonne organique de 0,96% ; l’azote totale de 0,12%, Phosphore de 17,36mg /kg, Potassium de 0,23cmol/kg et une capacité d’échange cationique a pH7 de 8,98cmol/kg. (IFDC). Comme l’azote est de 0.120%, ce qui est bon, car le niveau critique supérieur dans le sol se situe à 2% (Lunze, 1989)

II.2 MATERIELS

Les matériels ayant contribué à la réalisation du présent travail sont:

  • Les fiches d’enquêtes pour servir d’entretien aux paysans sur l’axe ;
  • Le GPS de marque Gramin Legend, pour la prise des points coordonnés géographiques de champs ;
  • Un appareil photo du smartphone Samsung Galaxy S4 différenciant les images pour chaque variété retrouvée dans le champ ;
  • Un bloc note et un stylo à bille pour la récolte de données prise lors des échanges.

 II.3. METHODE   

Pour assurer la crédibilité de cette étude, une double approche était combinée afin d’obtenir le plus de données possibles ; la première approche s’est appuyée sur les enquêtes et la seconde  sur les observations de l’évolution de la croissance des plantes.

Pour atteindre les objectifs fixés à ce travail, les ménages des paysans ainsi que leurs champs ont constitué notre cible.                                                                                                             La taille d’échantillonnage a été de 60 ménages à raison de 20 ménages par milieu.                         Le choix de ces enquêtés n’a pas été déterminé à l’avance, il s’est réalisé sur le terrain de manière itérative, au moyen de la méthode de proche en proche. Cette technique consistait à interviewer un paysan qui après, nous amenait chez un autre  jugé avoir des connaissances sur la culture du manioc en ce milieu dans le but de ne pas nous entretenir avec des gens n’ayant pas assez de connaissances approfondies.

 

II.3.1. RECOLTE DES DONNEES

Au vue des objectifs recherchés, l’entretien semi-dirigé s’appuyait sur  un questionnaire qui s’est avéré l’outil le mieux adapté pour la récolte des informations nécessaires.                               L’interview se faisait sous forme d’un échange orienté mais  basé sur un guide d’entretien, conduit sous le  mode de la conversation permettant d’aborder certains sujets non prévus initialement ; mais pouvant être la source de réflexions intéressantes ainsi que des observations immédiates.

II.3.2. TRAITEMENT DES DONNEES

Les données sur les entretiens semi-dirigés ont contribué pour la réalisation des analyses qualitatives ainsi que quantitatives. Les données collectées ont été enregistrées dans Microsoft Office Excel 2010 avant d’être analysées dans le logiciel SPSS.


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