Arrow Table de matières
4663471

CHAPITRE III. PRESENTATION DES RESULTATS ET DISCUSSION

Pour bien aborder l’analyse et la discussion des résultats, il importe de procéder à une analyse de la performance financière des ISFD locales, laquelle pourrait d’avance prédire si ces ISFD sont performantes et ensuite dénicher l’incidence de la politique de crédit sur la performance financière.

III.1 ANALYSE DE LA PERFORMANCE FINANCIERE DES ISFD

Dans cette première section de ce chapitre, il est question de présenter l’analyse de la performance financière des ISFD locales par l’étude de l’évolution des ratios mesurant la performance financière et des différentes catégories d’autres ratios capable de prédire l’atteinte des objectifs de la performance financière.

La performance financière est mesurée essentiellement par l’autosuffisance financière et opérationnelle ainsi que par la réalisation d’une rentabilité maximisant l’efficacité et la productivité du personnel.

Nous avons choisi comme indicateur de la performance financière le rendement des actifs (ROA), qui est une mesure générale de la rentabilité et qui reflète aussi bien la marge de profit que l’efficacité de l’institution. Cependant, l’intérêt de ce ratio dans la prise de décisions financières est limité et les gestionnaires cherchent plutôt à savoir si leurs institutions disposent des ressources financières suffisantes pour continuer à servir la clientèle. L’autosuffisance opérationnelle, accompagnée du ROA permet de bien suivre et évaluer la situation et la progression de l’institution vers la viabilité et la rentabilité. C’est un meilleur indicateur de la capacité de la croissance de l’IMF sans recourir aux subventions[1].

 Ce qui n’est pas le cas des IMF et COOPEC de l’échantillon à cause de l’imprécision des rapports financier et de l’hétérogénéité dans la présentation   des états financiers faute de quoi nous n’allons pas calculer ce ratio dans ce travail.

III.1.1 Calcul du ratio de la rentabilité des actifs (ROA)

Il se calcule soit par le rapport entre le résultat net et le total des actifs ou en multipliant la marge nette par la rotation des actifs. Dans le cadre de notre étude, nous allons nous pencher au premier.

ROA =

Par résultat net, il faut comprendre  la différence entre les produits (tout ce qui augmente le profit) et les charges (tout ce que l’entreprise dépense) après paiement de l’impôt. En fait, il y a trois types  de résultats :

  • - Le résultat d’exploitation, qui correspond à l’activité «économique de l’entreprise
  • - Le résultat financier, égal à la différence entre les produits financiers (intérêts courus, trésorerie, etc) et les charges financières (intérêts d’emprunts, pertes de change, escompte, etc)
  • - Le résultat exceptionnel, représentatif des opérations de gestion (remboursement d’une dette, par exemple) ou des opérations en capital (par exemple, argent généré par la vente d’une partie de l’entreprise)

Les actifs nets regroupent l’ensemble des ressources d’une entreprise, une fois qu’on y a soustrait les dettes que celle-ci à rembourser.

Il permet de mesurer l’efficacité de l’entreprise à générer  des bénéfices en mobilisant ses moyens matériels et immatériels.

Tableau n° 15. Calcul du ROA POUR COOPEC PILOTE, COOCEC  KIVU et  COOPEC KAWA

            Institutions     

Eléments

COOPEC PILOTE

COOCEC KIVU

COOPEC KAWA

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

RNE

12775363

10998117

55463770

44816,62

236148,53

7469,71

23548215

-166549920

-52742362

Total actif

1452368751

1636243758

1607911419

1417357,89

1625570,92

1252326,06

62145824

51324040

93847885

ROA (%)

0,87

0,67

3,4

3,16

14,52

0,59

37,8

-324,50

-56

Source : nos conceptions sur base des états financiers (en annexe)

Nous constatons, que le ROA moyen pour ces IFSD est inférieur à 5% représentant une performance financière très faible pour les trois ans d’étude c’est-à-dire que leurs rendements étaient peu significatifs.  Cela veut dire que lorsqu’une COOPEC ou une IMF investit 1Fc ou 1%, ce dernier lui rapporte 5FC ou 5% de  ce montant.

Tableau n° 16. Calcul du ROA pour MECREBU, MUTEC et CAHI

      Institutions    

Eléments

MECREBU

MUTEC

CAHI

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

2015

RNE

61254753

60866226

-797323048

354852

325468

306140

616269057

706360000

758236238

Total Actif

725885142

7848085678

8327275922

485236428

499563216

505175269

5901776393

8244998666

9875462587

ROA (%)

8, 43

0,77

-905

0,07

0,06

0,6

10,44

8,56

7,67

Source : nos conceptions sur base des données relatives aux états financiers (en annexe

Nous constatons que pour les deux premières, la situation pour les années écoulées (ou années d’étude) était très chaotique soit un ROA moyen de -298,6% pour la  MECREBU et 0,06% pour la MUTEC mais en ce qui concerne  l’autre institution, la COOPEC CAHI, elle avait réalisé un rendement assez considérable soit 8,9%. C’est-à-dire que 1$ investi par  la MECREBU engendre une perte de 298,6$ et pour la MUTEC, pour un investissement de  1$, ce dernier ramène 0,06$.

III.1.2 Calcul du Portefeuille à risque

Portefeuille à risque =

Il est la mesure la plus acceptée dans les IMF. Il permet aux gestionnaires de mesurer la partie du portefeuille de crédit contaminée par les impayés et présentant un risque de ne pas être remboursé. Ce ratio va donc nous indiquer la situation présente et va nous informer des conséquences si rien n’est entrepris pour corriger la situation.

Dans le cadre de ce travail, nous allons nous intéresser seulement au  PAR à 30 jours qu’on calcule de la manière suivante :

PAR30 =  * 100     

Tableau n° 17. Calcul du PAR30 pour PAIDEK, SMICO et HEKIMA

                  Institutions

Eléments

PAIDEK

SMICO

HEKIMA

2013

2014

2015

2013

2014

2015

2013

2014

205

Capital restant dû des crédits ayant  un remboursement en retard de 30 jours

48265,10

125806,77

155655,98

75365152

86479404

95151869

7570

9186

11263

Montant brut du portefeuille des prêts

2426288,06

3418975,74

343582,62

1554569828

1734279934

2670447381

504690

612420

750902

PAR30 (%)

1,98

3,68

4,53

4,84

4,98

3,56

1,49

1,49

1,49

Source : nos conceptions sur base des états financiers (en annexe)

Nous constatons que la situation pour ces IMF, est très bonne du fait qu’elles respectent la norme préconisée par la Banque Centrale du Congo ainsi que la BCEAO qui veulent que le PAR des es IFSD  soit toujours inférieur à 5% c’est-à-dire que leur PAR est significatif mais de moindre envergure étant donné que le risque des impayés est maitrisable et mais  non insignifiant par ce que l’idéale serait de disposer un PAR30 inferieur à 2 en terme de moyenne.

Tableau n°19. Calcul du PAR30 pour la COOCEK KIVU et la COOPEC KAWA

                  Institutions

Eléments

COOCEC KIVU

COOPEC KAWA

2014

2015

2016

2013

2014

2015

Capital restant dû des crédits ayant au moins un remboursement en retard de 30 jours

88524,33

149316,48

162792,94

123259

87400

1371720

Montant brut du portefeuille des prêts

415315,68

651879,28

647517,72

56421581

9589160

27152880

PAR30 (%)

21

23

25

0,21

0,91

5,05

          Source : nos conceptions sur base des états financiers (en annexe)

Commentaire : nous constatons que la COOCEC KIVU, était dans une très mauvaise situation étant donné qu’elle ne respecte pas la norme de 5% alors que si celle-ci n’est pas respectée, d’autres indicateurs de performance financière sont affectés négativement mais pour la COOPEC KAWA, la situation était très bonne pour les trois années sur lesquelles notre investigation a porté.

          Tableau n°20. Calcul du PAR30 pour les COOPEC PILOTE et NYAWERA

                  Institutions

Eléments

COOPEC PILOTE

NYAWERA

2013

2014

2015

2013

2014

2015

Capital restant dû des crédits ayant au moins un remboursement en retard de 30 jours

186548325

221730804

221730804

356485235

785236975

956421358

Montant brut du portefeuille des prêts

5247865488

565902909

769857074

9785463258

9583687654

9186975846

PAR30 (%)

3,55

39,2

28,8

3,62

8,19

10,4

Source : nos conceptions sur base des données en main

Pour ces deux institutions, la situation financière pour les trois ans était très critique. Pour la COOCEC KIVU, la moyenne est supérieure à 15%, dans ce cas, la BCC devrait fermer les portes de cette institution et pour la COOPEC NYAWERA, il faut une vigilance très rigoureuse de la part de la BCC étant donné qu’elle se trouvait déjà dans une très mauvaise situation.

Tableau 21. Calcul du PAR30 pour MUTEC et MECREBU

                  Institutions

Eléments

MECREBU

MUTEC

2013

2014

2015

2013

2014

2015

Capital restant dû des crédits ayant au moins un remboursement en retard de 30 jours

78564852

635381478

518972743

602852465

635381478

62443800

Montant brut du portefeuille des prêts

4258866445

3719053093

3125667719

3081728551

3428536420

149497097

PAR30 (%)

1,84

17,8

16,6

19,56

18,53

41,7

           Source : nos conceptions sur base des états financiers

Nous constatons une très mauvaise situation du PAR>30 pour les deux institutions, la moyenne de leurs PAR est supérieur à 5% qui est en dehors de la norme préconisée par la BCEAO. Dans ce cas, le risque de non remboursement des emprunts est élevé et cela à un impact négatif sur l’image de ces institutions.

Tableau n° 22. Calcul du PAR30 pour CAHI et IMARA  

                  Institutions

Eléments

CAHI

IMARA

2013

2014

2015

2013

2014

2015

Capital restant dû des crédits ayant au moins un remboursement en retard de 30 jours

542554673

4587214

5421687

678945687

987564321

11235468791

Montant brut du portefeuille des prêts

1125364587

152468633

135642815

946785423

1245647858

13645644525

PAR30 (%)

48,2

3

3,99

71,7

79,3

82,3

Source : nos conceptions

Nous constatons qu’en 2013, la COOPEC CAHI avait un risque très élevé en 2013, mais qu’elle avait maitrisé dès l’année suivante, mais pour la COOPEC IMARA le risque était énorme et non maitrisable suite à la mauvaise gestion des responsables qui s’octroyaient des crédits à  entre eux

III.2. ANALYSE DESCRIPTIVE DE  LA POLITIQUE DE CREDIT  FACE A LA PERFORMANCE FINANCIERE  DES IFSD DE LA VILLE DE BUKAVU

Dans cette partie, nous allons faire une analyse des caractéristiques de notre étude en passant par l’analyse descriptive tout en se penchant directement  sur la variable dépendante et sur  toutes nos variables indépendantes ainsi que sur le niveau d’appréciation ou non de la politique de recouvrement, d’octroi de crédit et de la sélection  des clients lors de l’octroi de crédit. En plus, nous allons essayer de faire le croisement entre certaines variables exogènes avec la variable endogène via le test de Pearson pour détecter la corrélation.

Tableau n° 23.  Analyse Descriptive de la Variable ROA et PAR

N

Minimum

Maximum

Mean

Std. Deviation

Variance

Performance financière

33

-56

21

2,62

13,759

189,315

Portefeuille à risque

33

1

82

18,57

22,751

517,616

Valid N (listwise)

33

Source : Nos traitements sur base du  logiciel SPSS

Nous constatons qu’en ce qui concerne le ROA des IFSD de la ville de Bukavu, leur santé financière est très médiocre (leur rendement est très faible) étant donné que chaque IFSD couvre en moyenne 2,62%  dans le secteur (c’est-à-dire qu’en investissant 1FC chaque entreprise gagne en moyenne 2,62FC) avec un risque de 13,759% soit une variance de 189,3%. -56% pour celle à faible rendement et 21% pour celle qui a un rendement très élevé.

En ce qui concerne le Portefeuille à risque, nous constatons que dans ce secteur sous-étude, les IFSD de la ville de Bukavu ont une distance des réalisations de la variable par rapport à la moyenne égale à 18,57% donc une situation dévastatrice pour la quasi-totalité des ces institutions étant donné qu’il est au dessus de la norme préconisée par la Banque Centrale du Congo mais aussi ces IFSD ont un risque de 22,75%.

Tableau n°24 : Croisement de la Performance Financière avec le  portefeuille à risque à 30 jours

Performance financière

Portefeuille à risque

Performance financière

PearsonCorrelation

1

,111

Sig. (2-tailed)

,539

N

33

33

Portefeuille à risque

Pearson Correlation

,111

1

Sig. (2-tailed)

,539

N

33

33

Source: traitement des données avec le logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons  avec le test de Pearson, qu’entre la Performance Financière et le Portefeuille à risque il y a une corrélation positive. Lorsque la performance financière  varie d’1%, le portefeuille à risque diminue de 0,111%.

Tableau n° 25. Analyse descriptive du montant de Crédit des IFSD de la ville de Bukavu

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

montant de crédit compris entre 1001 et 2500$

6

18,2

18,2

18,2

Montant de crédit compris entre 2501 et 5000$

9

27,3

27,3

45,5

Montant de crédit compris entre

3

9,1

9,1

54,5

plus de 5000$

15

45,5

45,5

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS

Nous constatons que 18,2% des ISFD octroient un montant de crédit compris entre 1001$ et 2500$, 27,3% octroient le montant de crédit compris entre 2501$ et 5000$, 9,1% octroient le crédit compris entre 5001$ et 10000$ et 45,5% des IFSD octroient le crédit pour un montant supérieur à plus de 10000$ .

Tableau n° 26. Croisement entre Performance financière et Montant de Crédit

Performance financière

Montant de Crédit

Performance financière

Pearson Correlation

1

,222

Sig. (2-tailed)

,215

N

33

33

Montant de Crédit

Pearson Correlation

,222

1

Sig. (2-tailed)

,215

N

33

33

 Source : logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons qu’il y a une corrélation Positive entre la performance Financière et le montant de crédit. Lorsque la performance varie d’1%, le montant de crédit augmente de  0,222% c’est-à-dire que lorsque les valeurs de l’une augmentent, les valeurs de l’autre diminuent.

Tableau n°27. Analyse descriptive du taux d’intérêt

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

si taux d'intérêt est compris entre 1,6 et 2,5%

30

90,9

90,9

90,9

taux d'intérêt est supérieur à 2,6%

3

9,1

9,1

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que la majorité des IFSD de la ville de Bukavu, appliquent à 90,9 % un taux d’intérêt compris entre 1,6 et 2,5% ce qui est toujours souhaitable et pour le reste, soit 9,1%,  le taux est  d’intérêt est compris entre 2,6% et plus.

Tableau n°28.  Croisement entre la performance financière et le taux d’intérêt

Performance financière

Taux d'intérêt

Performance financière

Pearson Correlation

1

,222

Sig. (2-tailed)

,215

N

33

33

Taux d'intérêt

Pearson Correlation

,222

1

Sig. (2-tailed)

,215

N

33

33

Source: logiciel SPSS

Nous constatons qu’il y a une corrélation positive entre le taux d’intérêt et la performance financière. Lorsque le taux d’intérêt augmente de 0,222%, il y a une variation de 1% de la performance financière.

Tableau n° 29. Analyse descriptive de la variable Catégorie des membres

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

on octroi le crédit individuel et aux groupes solidaires

21

63,6

63,6

63,6

seulement crédit aux groupes solidaires

6

18,2

18,2

81,8

seulement crédit individuel

6

18,2

18,2

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS

Nous remarquons que 63,6% des IFSD octroient le crédit individuel et le crédit aux groupes solidaires et 18,2% uniquement pour le crédit individuel ou uniquement pour le crédit aux groupes solidaires. Les crédits aux membres d’un groupe solidaire sont meilleurs que ceux octroyés individuellement car les collusions possibles entre les membres peuvent rendre la surveillance mutuelle moins effective dans les groupes qui sont toujours construits sur base des liens sociaux.

Tableau n° 30. Analyse descriptive de la variable Sélection Client

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

Le client est sélectionné suivant une méthode empirique

15

45,5

45,5

45,5

Le client est sélectionné  par une méthode diagnostique

18

54,5

54,5

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que 45,5% des IFSD sélectionnent les clients ou membres pour avoir accès au crédit suivant une méthode empirique c’est-à-dire que ces institutions se rassurent d’avance si les clients ou membres, sollicitant le prêt, a une activité génératrice des revenus pour laquelle ils sollicitent ce crédit et 54,5% de ces IFSD recourent à la méthode diagnostique via des entretiens et investigations dans le but ultime de s’assurer s’ils ont une capacité de remboursement suffisante.

Tableau n° 31.  Analyse descriptive de la variable Garantie

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

hypothèque

6

18,2

18,2

18,2

Caution solidaire

6

18,2

18,2

36,4

Tous

21

63,6

63,6

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : Nos traitements sur base du logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que 63,6% des IFSD octroient le crédit sur base des garanties telles que : la cession sur salaire, la caution solidaire et l’hypothèque, 18,2% octroient le crédit uniquement pour la caution des groupes solidaires et 18,2% octroient le crédit en s’attelant uniquement sur l’hypothèque.

Tableau n° 32. Analyse descriptive de la variable échéance

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

l'institution octroi le crédit de 4 à 6 mois

9

27,3

27,3

27,3

l'institution octroi le crédit de 7 à 12 mois

12

36,4

36,4

63,6

l'institution octroi le crédit à plus de 12 mois

12

36,4

36,4

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que 36% des IFSD octroient le crédit pour une durée allant de 7 à 12 mois ainsi que pour une durée allant  de plus de 12 mois et 27,3% des IFSD octroient le crédit pour une période allant de 4 à 6 mois.

Tableau n° 33. Croisement de la Performance financière et de l’échéance

Correlations

Performance financière

Echéance

Performance financière

Pearson Correlation

1

-,112

Sig. (2-tailed)

,536

N

33

33

Echéance

Pearson Correlation

-,112

1

Sig. (2-tailed)

,536

N

33

33

Source : Nos traitements sur base du logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons qu’il y a une corrélation négative entre la performance financière et le délai de remboursement de crédit c’est-à-dire que lorsque le délai de remboursement de crédit n’est pas respecté à 0,112%, la performance financière varie négative d’1%.

Tableau n° 34. Analyse descriptive de la variable Politique de Recouvrement

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

Recouvrement à l'amiable

18

54,5

54,5

54,5

Recouvrement forcé

9

27,3

27,3

81,8

Les deux à la fois

6

18,2

18,2

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que 54,5% des IFSD de la ville de Bukavu effectuent le recouvrement à l’amiable, 27,3% effectuent le recouvrement de manière forcé et 18,2% des IFSD mettent en application les deux politiques.

Tableau n° 35. Croisement entre politique de recouvrement et Performance financière

Performance financière

Politique de recouvrement

Performance financière

Pearson Correlation

1

-,432*

Sig. (2-tailed)

,012

N

33

33

Politique de recouvrement

Pearson Correlation

-,432*

1

Sig. (2-tailed)

,012

N

33

33

Source : Nos traitements sur base du logiciel SPSS Version 16.0

Nous constatons qu’il y a une corrélation négative entre la performance financière et la politique de recouvrement. Etant donné que plus de 54,5% des IFSD recourent au recouvrement à l’amiable, certains crédits restent en souffrance et sont comptabilisés dans le comptes provisions pour dépréciation. Il y a défaut de paiement par les clients ou membres pour diverses raisons : soit le produit ne correspond pas  aux véritables besoins du client ou membre c’est-à-dire  les caractéristiques du produit ne correspondent pas aux utilisations envisagées par le client, soit la défaillance dans l’application de la méthodologie c’est-à-dire que le montant des prêts excèdent la capacité de remboursement, soit il y a manque d’analyse objective pour déterminer  les meilleures modalités de prêt (telles que le montant à octroyer, le montant de versement, le choix de la date de remboursement, etc...).

Tableau n° 36. Appréciation de la procédure d'octroi crédit

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

assez bonne

3

9,1

9,1

9,1

Bonne

9

27,3

27,3

36,4

très bonne

18

54,5

54,5

90,9

excellente

3

9,1

9,1

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que  54,5 % des IFSD de la ville de Bukavu, ont une appréciation très bonne de leur procédure d’octroi de crédit, 9,1% ont une appréciation assez bonne et excellente et 27,3% ont une appréciation bonne de leur procédure d’octroi de crédit.

Tableau n° 37. Appréciation de la procédure de recouvrement

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

assez bonne

12

36,4

36,4

36,4

Bonne

15

45,5

45,5

81,8

très bonne

6

18,2

18,2

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que 45,5% des IFSD locales ont une bonne appréciation de leur procédure de recouvrement, 36,4% ont une appréciation assez bonne et 18,2% ont une appréciation très bonne.

Tableau n° 38. Analyse des éléments à la base de non paiement de prêt

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

mauvaise sélection de membre ou clieent béneficiaire

6

18,2

18,2

18,2

absence d'orientation

9

27,3

27,3

45,5

faible étude sur le membre avant son accès au crédit

9

27,3

27,3

72,7

autres à préciser

9

27,3

27,3

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS

Nous constatons que 27,3% des IFSD locales octroient de crédit sans faire le suivi de son utilisation ainsi qu’une faible étude sur le membre avant son accès au crédit, 18,2% des prêts ne sont pas remboursés suite à la mauvaise sélection du membre ou client bénéficiaire et 27,3% pour d’autres raisons telles que difficultés dans le cycle d’exploitation, mauvaise foi du membre ou client, faiblesse d’agent recouvreur etc.

Tableau n° 39. Analyse du délai de remboursement prêt ordinaire

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

1 à 6 mois

9

27,3

27,3

27,3

7 à 12 mois

21

63,6

63,6

90,9

plus de 24 mois

3

9,1

9,1

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS

Nous constatons qu’en ce qui concerne le prêt ordinaire,  63,6% des IFSD la  durée de remboursement  de 7 à 12 mois représente 63,6%, pour celle d’un mois à 6 mois, elle couvre 27,3% et 9,1% donne la possibilité de remboursement de plus de 24 mois.

Tableau n° 40. Délai de remboursement prêt groupes solidaires

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

1 à 6 mois

18

54,5

54,5

54,5

7 à 12 mois

15

45,5

45,5

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : nos traitements sur base du logiciel SPSS version 16.0

Nous constatons que pour les prêts aux groupes solidaires, 45,5% des ISFD octroient le crédit allant de 1 à 6 mois et 54,5% de 7 à 12 mois.

Tableau n° 42. Délai de remboursement pour le prêt protocolaire

Frequency

Percent

Valid Percent

Cumulative Percent

Valid

moins de 1 mois

24

72,7

72,7

72,7

1 à 6 mois

9

27,3

27,3

100,0

Total

33

100,0

100,0

Source : logiciel SPSS version 16.0

En ce qui concerne le prêt protocolaire, la Majorité des ISFD de la ville de Bukavu, soit 72,7%, octroient de crédit protocolaire pour une période ne dépassant pas un mois et le reste est  de 1 à 6 mois.

[1] Philippe ADAIR et Imène BERGUIGA, les facteurs déterminants de la performance sociale et de la performance financière des institutions de microfinance dans la région MENA : une analyse en coupe instantanée, article, régio et développement, 2010, P98

Partager ce travail sur :