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CHAPITRE II : EVALUATION DE LA PRATIQUE DE LA RECHERCHE ÉLECTRONIQUE

Ce chapitre sera consacré à l’état des lieux de la pratique de la recherche électronique dans l’environnement universitaire de Beni et Butembo.

"

Pour ce faire, nous allons nous appuyer sur la pré-enquête et les différentes observations effectuées sur les pratiques de la recherche électronique des enseignants chercheurs lorsqu’ils utilisent l’internet. Les résultats sont présentés sous forme de tableaux. 

Les méthodes utilisées sont :

  • l’observation directe des usagers, de leurs comportements pendant la navigation et de leur niveau de maitrise d’utilisation de la technologie disponible ;
  • l’entretien direct avec les utilisateurs.

Les résultats du pré - enquête vont toutefois permettre d’apprécier nos constats et impressions qui avaient été précédemment effectuées et qui ont motivé l’engagement de cette étude.

2.1. Mesure de l’usage du document électronique

Une franche d’enseignants chercheurs, soit 18 % lisent le document consulté sur écran tandis que 25 % préfèrent enregistrer le document pour une lecture ultérieure. Une partie importante, soit 57 % préfèrent imprimer le document pour une consultation sur papier (Tableau 5).

Lecture document consulté

Fréquence

Pourcentage

A l’instant

18

18

Enregistrer pour une lecture à domicile

25

25

Imprimer pour une lecture ultérieure

57

57

TOTAL

100

100

(Tableau 5 : Lecture des documents consultés)

Le comportement qui consiste à imprimer un document électronique pour une lecture ultérieure est dû au fait que 60 % des enquêtés considèrent que la recherche électronique fatigue les yeux parce que sur écran ; 25 % développent une réticence à la recherche électronique parce que fatigante et ennuyante au

même moment ; et 15 % trouvent normale la recherche électronique bien que fatigante.

 Pour la plupart des enquêtés qui considèrent normale la recherche électronique, celle – ci se limite très souvent à la lecture des extraits du document pour en sortir l’idée essentielle et non une lecture intégrale. Ce manque d’afflue est pour la plupart des chercheurs, dû à l’absence et/ou très souvent à une faible connaissance technique permettant une meilleur utilisation de l’outil informatique pour une meilleure exploitation des ressources électroniques disponibles, et au manque de repères cognitifs et conceptuels des chercheurs qui se familiarisent avec les supports numériques. Il s’agit des notions d’indexation qui nécessite la maitrise de vedettes matières pour un accès facile et rapide aux documents électroniques en ligne. Leurs repères étant principalement issus de leurs pratiques des documents imprimés (Tableau 6). 

Lecture sur écran

Fréquence

Pourcentage

Fatigante

60

60

Ennuyante

25

25

Normale

15

15

TOTAL

100

100

(Tableau 6 : Lecture sur écran de l’ordinateur)

Ainsi, la majorité de chercheurs ne pratique que des recherches électroniques « en diagonal » et « superficielles » favorisées par les fonctionnalités de défilement des pages sur écrans qui accélèrent le rythme d’une lecture de tout type de document.

2.2. Typologie des documents concernés par la recherche

Parmi les documents électroniques les plus consultés, les articles de revues scientifiques occupent une place prépondérante avec 72 %. Ils sont suivis par les livres documentaires ou scientifiques avec 17 % ; les cours avec 3 % et les dictionnaires avec 3 % ; les documents de presse (journal et magazine) avec 2

#

% ; les thèses et mémoires scientifiques, les rapports, et autres documents (les cartes, les manuscrits, les plans,…) viennent en dernier lieu avec 1% chacun. 

Les romans et livres de fiction sont complètement ignorés ou n’intéressent presque pas les enseignants chercheurs concernés. Nos analyses démontrent de façon claire que toutes les trois disciplines (Sciences Humaines et Sociales, Sciences Appliquées, Sciences exactes) consultent les articles de revues scientifiques en première position. 

Une caractéristique un peu plus particulière aux Sciences Humaines et Sociales est que les chercheurs appartenant à cette discipline développent un intérêt à la consultation des livres documentaires et scientifiques qu’aux articles des revues scientifiques comme cela est présenté dans le tableau 7.

Discipline

.

Document

Sciences

Humaines ou Sociales

Sciences Appliquées

Sciences Exactes

TOTAL

Fré.

%

Fré.

%

Fré.

%

Fré.

%

Articles des revues scientifiques

10

10

39

39

23

23

72

72

Livres

11

11

4

4

2

2

17

17

Thèses et Mémoires

0

0

0

0

1

1

1

1

Rapport

0

0

0

0

1

1

1

1

Cours

0

0

2

2

1

1

3

3

Dictionnaires

1

1

1

1

1

1

3

3

Fiction

0

0

0

0

0

0

0

0

Presse

1

1

0

0

1

1

2

2

Autres

0

0

1

1

0

0

1

1

&

TOTAL

23

100

47

100

30

100

100

100

(Tableau 7 : Document selon la discipline)

La tendance plus dominante des articles scientifiques est sans doute due pour une part importante à des facteurs qui sont majoritairement subjectifs mais aussi aux éléments purement contextuels. Etant donné que la lecture sur écran est fatigante pour l’ensemble des enquêtés et ennuyante pour une majorité, consulter un document dans l’intégralité est moins conviviale. 

Deuxièmement, les revues scientifiques en libre accès ou avec abonnement sont de plus en plus disponibles en ligne, ce qui a certainement favorisé l’accès aux articles scientifiques par les enseignants chercheurs dans un contexte de non disponibilité des livres électroniques sur le marché. 

Aussi, le contexte socio-économique dans lequel évoluent les enseignants chercheurs congolais en général, et ceux de Beni-Butembo, en particulier, ne permet pas un accès facile aux ouvrages de leurs disciplines respectives et actualisés mais aussi rend parfois très difficile l’accès aux outils de la nouvelle technologie vu le cout que tout cela exige du point de vue financier.

2.3. Recherche électronique et production scientifique

En ce qui concerne la production scientifique, 53 % se considèrent neutre face à la perception qu’ils ont de la productivité scientifique de leurs universités sur base de la recherche électronique ; 25 % les perçoivent plus productives et 22 % les perçoivent moins productives, selon le tableau 8. 

Les enseignants qui considèrent que les universités de Beni et Butembo sont plus productives appartiennent en majorité aux Sciences humaines et sociales mais aussi ceux des Sciences appliquées. Les enseignants des Sciences exactes sont plutôt sans opinion. La proportion des sans opinion nous laisse supposé un manque de familiarité pour cette catégorie d’avec le document électronique.

Production scientifique/sexe

Fréquence Homme

%

Homme

Fréquence Femme

%

Femme

TOTAL

Fré.

%

Plus productif

23

23

2

2

25

25

Moins productif

19

19

3

3

22

22

Neutre

44

44

9

9

53

53

TOTAL

86

86

14

14

100

100

(Tableau 8 : Production scientifique par sexe)

2.4. Interaction entre chercheurs

La majorité des répondants, soit 52 % qui consultent un document électronique difficile à comprendre ou susceptible d’intéresser d’autres chercheurs ne le leur communique jamais, et 48 % le leur communique souvent et très souvent, ou quelque fois sous diverses formes (numérique ou imprimé) (Tableau 9).

Echange des documents

Fréquence

Pourcentage

Souvent et très souvent

28

28

Quelquefois

20

20

Jamais

52

52

TOTAL

100

100

(Tableau 9 : Echange des documents)

Aussi, les enseignants chercheurs de la catégorie A et C (Professeurs et Assistants), ceux qui s’apparentent aux sciences humaines et sociales en particulier sont ceux qui ont l’habitude de s’échanger le document, soit 22 % (Tableau 10).

Les commentaires des répondants lors de l’observation et de pré - enquête effectuée au sein des universités de Beni et Butembo nous ont permis non seulement d’évaluer le niveau et la place des documents électroniques dans les recherches réalisées par les enseignants chercheurs. Ces commentaires ont aussi stimulé en nous un besoin d’approfondir la réflexion, laquelle a abouti à l’élaboration de la problématique de cette étude qui porte sur l’analyse de l’impact et la valeur ajoutée de la recherche électronique dans les productions scientifiques des universités de l’est de la République démocratique du Congo. 

CHAPITRE III : RÉSULTATS DES ENQUÊTES

Ce chapitre présente les résultats de nos enquêtes. Dans un premier temps, nous procédons par la présentation du questionnaire, des différents modes d’administration des questionnaires, les résultats des entretiens et des questionnaires.

3.1. Enquête par questionnaire

Pour identifier les grades académiques de enseignants chercheurs et leurs spécialités, recueillir leur opinion sur la pratique de la recherche électronique dans leurs universités, notre principal outil méthodologique a été l’administration d’un questionnaire. L’enquêté a porté sur un échantillon de cent (100) personnes dont :

C  Des responsables des facultés (6)

C Des enseignants et chercheurs de l’université de Beni et de l’université de

Butembo (94)

3.1.1. Contenu du questionnaire

Le questionnaire comprend deux parties : 

C La première est composée de cinq (5) questions qui permettent d’identifier le répondant ;

C La seconde porte sur la pratiques de la recherche électronique par le répondant : temps consacré, considération de la recherche électronique par rapport au la recherche manuelle, appréciation des liens hypertextes, évaluation de la recherche électronique, impact sur la productivité scientifique, degré de contribution aux publications, avantage tiré, valeur ajoutée, difficultés de la recherche électronique, les opportunités,  l’avenir de la recherche scientifique basée sur les TIC et le document électronique, appréciation du sujet de recherche.

3.2. Administration du questionnaire

Nous avons choisi deux modes d’administration :

La première méthode a consisté à déposer les questionnaires aux bureaux des vices - doyens chargés de la recherche qui les distribuaient chacun aux enseignants chercheurs de sa faculté. Vu la mobilité de certains enseignants qui sont appelés à couvrir des charges dans plusieurs universités de la région, cette méthode s’est avérée peu efficace dans la mesure où les questionnaires ne sont pas retournés. Elle nous a permis de recueillir vingt - deux (22) réponses sur les nonante quatre (94) questionnaires déposés, soit un taux de 23.4 %. 

Cette méthode ayant prouvé ses limites, nous avons utilisé une seconde qui consiste à administrer directement c’est- à – dire à interroger questions en main certains chercheurs retrouvés sur place (dans la bibliothèque, dans la salle d’internet). Les enseignants étaient retrouvés dans la salle de préparation pendant les heures de pause ou dans les locaux réservés aux programmes de

doctorat. Cette seconde méthode s’est avérée plus efficace que la première parce qu’elle a permis aux répondants d’être plus détaillés en donnant des conseils et avis pratiques qui ont été enregistrés en plus des réponses aux questionnaires. 

Grace à cette technique, nous avons recueilli cinquante-quatre (54) réponses, soit 57.4 % de nonante quatre (94) questionnaires, ce qui porte le total a septante six (76) réponses pour une population d’étude de cent (100) enquêtés, soit un taux de 76 %.

3.3. Entretiens

Pour compléter les données du questionnaire et s’imprégner des réalités au sein des universités en ce qui concerne la recherche scientifique menée sur support électronique, nous avions prévus six (6) entretiens avec les responsables en charge de la recherche et Secrétaires académiques.

Il sied de signaler que les différents entretiens avec les responsables, notamment les vices – doyens chargés de la recherche et les secrétaires académiques ont révélé le niveau de l’usage de la recherche électronique et de productivité des enseignants chercheurs au sein des universités de Beni et de Butembo. 

Les réponses recueillies montrent que la plupart des chercheurs, soit 65 % ont déjà ou sont entrain de réalisé chacun, au moins un projet de publication scientifique. Ils affirment trouver de plus en plus que les enseignants et chercheurs font recours à des références électroniques dans leurs études voire dans les matières qu’ils enseignent en classe. 

A la question de savoir l’appréhension qu’ils ont de la recherche électronique, ils soutiennent que l’arrivée des TIC constitue un secours important pour les chercheurs des universités de l’est de la RDC, dans le sens qu’elle couvre la carence en document essentiels dans leurs bibliothèques pour permettre la promotion de la recherche scientifique.

3.4. Présentation des résultats

Les résultats de l’enquête sont présentés sous forme de tableaux suivant la numérotation des questions. L’analyse de résultats que contiennent les tableaux

ci-après portera sur les 76 réponses reçues des 94 questionnaires remis aux enquêtés.

Cependant, les questions comportant un caractère secondaire (de type justifiez, citez-les, si non, lesquelles …) sont interprétées après la principale réponse puisque leur exploitation dans le tableau serait à notre sens moins pertinente au vu de leur nature qui fait appel à des sensibilités diverses. Les catégories socioprofessionnelles concernées par cette étude sont des enseignants et chercheurs des universités.

Selon le tableau 11, sur une population de 76 enquêtés, les enseignants et chercheurs qui appartiennent à la tranche d’âge de 30 – 34 ans  sont au nombre de 25, soit 33 % ; ceux qui se trouvent dans la tranche de 25 – 29 ans sont à 16, soit 21 % ; les tranches de 35 – 39 ans et de 45 – 49 ans ont chacune 10 individus, soit 13.1 %  pour chaque tranche; et les tranches de 40 – 44 ans et 50 – 54 ans ont chacune 4 individus, soit 5.3 % pour chaque tranche d’âge.

Tranche d’âge

Fréquence

Pourcentage

25 - 29 ans

16

21

30 – 34 ans

25

33

35 – 39 ans

10

13.1

40 – 44 ans

4

5.3

45 – 49 ans

10

13.1

50 – 54 ans

4

5.3

55 – 59 ans

7

9.2

Total

76

100

(Tableau 11 : Age des enquêtés)

Les hommes constituent la majorité des enquêtés avec 71 individus, soit

93.4 % et les femmes ne sont que 5 individus, soit 6.6 % (Tableau 12).

Genre

Fréquence

Pourcentage

Féminin

5

6.6

Masculin

71

93.4

Total

76

100

(Tableau 12 : Genre)

Les chercheurs qui ont le grade d’Assistant sont au nombre de 47, soit 62 % ; les chefs de travaux sont 18, soit 23.6 % et les professeurs sont 11, soit 14.4 % (Tableau 13).

Grade académique

Fréquence

Pourcentage

Professeur

11

14.4

Chef de travaux

18

23.6

Assistant

47

62

Total

76

100

(Tableau 13 : Grade académique)

La discipline dite des Sciences molles ou humaines et sociales à 55 individus, soit 72.4 %. Les autres disciplines comme les Sciences dures ou exactes avec 10 individus, soit 13.1 % et les Sciences appliquées viennent avec11 individus, soit 14.5 % (Tableau 14).

Discipline

Fréquence

Pourcentage

Sciences dures / exactes

10

13.1

Sciences molles / humaines et sociales

55

72.4

Sciences appliquées

11

14.5

Total

64

100

(Tableau 14 : Discipline)

"

Les enquêtés sont spécialisés dans différents domaines dont 9 individus, soit 11.8 % en gestion financière ; 6 individus, soit 7.8 % en gestion marketing ; 5 individus, soit 6.5 % en droit ; 6 individus, soit 7.8 5 en management ; 6 individus, soit 7.8 % en économie de développement ; 4 individus, soit 5.2 % en statistique – mathématique ; 4 individus, soit 5.2 % en communication des organisations ; 4 individus, soit 5.2 % en électronique ; 4 individus, soit 5.2 % en électricité industrielle ; 4 individus, soit 5.2 % en langue et littérature anglaise ; 4individus, soit 5.2 % en langue et littérature française ; 4 individus, soit 5.2 % en théologie; 3 individus, soit 3.9 % en phyto – écologie ; 2 individus, soit 2.6 % en sciences du sol ; 2 individus, soit 2.6 % en science politique; 2 individus, soit 2.6 % en génie – informatique ; 2 individus, soit 2.6 % en gestion des entreprises de communication ; 2 individus, soit 2.6 % en journalisme. La psychologie du travail, la philosophie sociale, la télécommunication et la physique viennent avec 1 individu chacune, soit 1.3 % par spécialité (Tableau 15).

Spécialité

Fréquence

Pourcentage

Statistique – mathématique

4

5.2

Phyto – écologie

3

3.9

Sciences du sol

2

2.6

Physique 

1

1.3

Génie – informatique

2

2.6

Electronique 

4

5.2

Télécommunication 

1

1.3

Electricité industrielle 

4

5.2

Gestion financière

9

11.8

Gestion marketing

6

7.8

Parmi les enquêtés, 24 chercheurs, soit 31.6 % consacrent plus ou moins 5 heures par jour à la recherche électronique ; 15 chercheurs, soit 19.7 % consacrent plus de 5 heures par jour ; 11 chercheurs, soit 14.5 % y consacrent plus ou moins 10 heures ; 4 chercheurs, soit 5.3 % consacrent plus de 10 heures à la recherche électronique tandis que 22 chercheurs, soit 28.9 % consacrent rarement leur temps à la recherche électronique comme cela est démontré dans le tableau 16.

#

Temps consacré/semaine

Fréquence

Pourcentage

Plus ou moins 5 heures

24

31.6

Plus de 5 heures

15

19.7

Plus ou moins 10 heures

11

14.5

Plus de 10 heures

4

5.3

Rarement

22

28.9

Total

76

100

(Tableau 16 : Temps consacré par semaine, à la recherche électronique)

Par rapport à la recherche faite sur support imprimé, 34 enquêtés, soit 44.7 % considèrent que la recherche électronique est différente ; 28 enquêtés, soit 36.8 % considèrent que la recherche électronique n’est pas très différente et 14 enquêtés, soit 18.5 % qui trouvent qu’elle très différente,  ce qui donne un total de 48 enquêtés, soit 58.7 % qui trouvent qu’il existe une différence réelle entre la recherche sur support imprimé et la recherche électronique (Tableau 17).

Recherche électronique par rapport à la recherche sur imprimé

Fréquence

Pourcentage

Différente

34

44.7

Très différente

14

18.5

Pas très différente

28

36.8

Total

76

100

(Tableau 17 : Considération de la recherche électronique par rapport à l’imprimé)

&

Pour 39 enquêtés, soit 52.7 %, les liens hypertextes établissent une bonne interaction avec le document et 26 enquêtés, soit 35.1 % trouvent que les liens hypertextes facilitent la compréhension du contenu des documents électroniques.

Pour les 9 autres enquêtés, soit 12.2 %, les liens hypertextes perturbent la compréhension logique du document, selon le tableau 18.

Appréciation des liens hypertextes

Fréquence

Pourcentage

Facilite la compréhension

26

35.1

Etablissent une bonne interaction avec le document

39

52.7

Perturbent la compréhension logique du document

9

12.2

Total

74

100

Tableau 18 : Appréciation des liens hypertextes contenus dans les documents électroniques

Quant à l’évaluation de la recherche électronique par les usagers, 57 enquêtés, soit 75 % trouvent que la recherche électronique est intéressant, rapide et riche tandis que 7 enquêtés, soit 9.2 % trouvent cette recherche intéressante, rapide mais couteux. Les autres enquêtés (12), soit 15.8 % trouvent que le processus est lent, fatiguant et couteux (Tableau 19).

Evaluation

Fréquence

Pourcentage

Intéressant, rapide, riche

57

75

Lent, fatiguant, couteux

12

15.8

Intéressant, rapide, couteux

7

9.2

Total

76

100

(Tableau 19 : Evaluation de la recherche électronique)

  Les résultats du tableau 20 concernent l’impact de la recherche électronique.  Pour 59 enquêtés, soit 77.6 %, cette forme de recherche les rend plus productifs tandis que pour 3 enquêtés, soit 4 %, elle les rend moins productifs. Les 14 autres enquêtés, soit 18.4 % sont restés neutres sur la question.

Impact sur la productivité scientifique

Fréquence

Pourcentage

Me rend plus productif

59

77.6

Me rend moins productif

3

4

Neutre

14

18.4

Total

76

100

(Tableau 20 : Impact de la recherche électronique sur la productivité scientifique)

Par rapport à la publication avec références électroniques, 64 enquêtés, soit 84.2 % affirment avoir publié des travaux avec des références électroniques tandis que 12 enquêtés, soit 15.8 % reconnaissent n’avoir jamais publié avec des références électroniques (Tableau 21). 

Références électroniques

Fréquence

Pourcentage

Oui

64

84.2

Non

12

15.8

Total

76

100

(Tableau 21 : Publication des travaux avec références électroniques)

Parmi  les 64 enquêtés qui ont déjà publié avec des références électroniques, 22 enquêtés, soit 34.4 % reconnaissent que la recherche

électronique contribue à leurs publication à plus ou moins 50 % ; 15 enquêtés, soit 23.4 % reconnaissent qu’elle contribue à un degré de 60 – 70 % ; pour 10 enquêtés, soit 15.6 %, elle contribue à un degré de 30 – 40 % ; pour 8 enquêtés, soit 12.5 %, elle contribue à un degré de 80 – 100 % ; pour 5 enquêtés, soit 7.8 %, elle contribue à un degré de 10 – 20 % et pour 4 enquêtés, soit 6.3 %, elle contribue à moins de 10 % (Tableau 22).

Degré de contribution

Fréquence

Pourcentage

80% - 100%

8

12.5

60% - 70%

15

23.4

Plus ou moins 50%

22

34.4

30% - 40%

10

15.6

10% - 20%

5

7.8

Moins de 10%

4

6.3

Total

64

100

(Tableau 22 : Degré de contribution de la recherche électronique aux publications)

En ce qui concerne les avantages tirés de la recherche électronique, les enquêtés ont relevé divers avantages. 

Parmi ces avantages, la recherche facile, orientée avec précision a une fréquence de 45, soit 59.2 % ; l’accès aux informations les plus récentes prend une fréquence de 37, soit 48.7 % ; avoir des connaissances dans divers domaines prend une fréquence de 36, soit 47.4 % ; augmente le gout de la recherche (parce qu’elle facilite la compréhension grâce aux liens hypertextes) avec une fréquence de 17, soit 22.4 % ; couvre la carence en documents prend une fréquence de 5, soit 6.6 % et aucun avantage prend une fréquence de 2, soit 2.6 % (Tableau 23).

Avantages

Fréquence

Pourcentage

Recherche facile, orientée avec précision

45

59.2

Connaissances dans divers domaines

37

48.7

Accès aux informations les plus récentes

36

47.4

Augmente le gout de la recherche (facilite la compréhension grâce aux liens

hypertextes)

17

22.4

Couvre la carence en documents

5

6.6

Aucun avantage

2

2.6

Total

76

100

(Tableau 23 : Avantages tirés de la recherche électronique par expérience)

Trois valeurs supplémentaires sont apportées par la recherche électronique aux publications, selon le tableau 24 : elle rend les travaux plus constructifs et riches après confrontation avec les autres publications disponibles en ligne prend une fréquence de 47, soit 61.8 % ; les publications contiennent des informations actualisées prend une fréquence de 37, soit 48.7 % ; donne de la teneur scientifique aux travaux grâce à l’échange des documents et connaissances entre chercheurs des horizons différents prend une fréquence de 17, soit 22.4 %. 

La non reconnaissance d’une quelconque valeur supplémentaire intervient avec une fréquence de 1, soit 1.3 %.

Valeur apportée à la publication

Fréquence

Pourcentage

Publication avec des informations actualisées

37

48.7

Rend les travaux plus constructifs et riches après confrontation avec les autres publications

disponibles en ligne

47

61.8

Donne de la teneur scientifique aux travaux grâce à l’échange des documents et connaissances entre chercheurs des horizons

différents

17

22.4

Aucune valeur ajoutée

1

1.3

Total

76

100

(Tableau 24 : Valeurs supplémentaires apportées par la recherche électronique aux publications)

Par rapport aux difficultés liées a la recherche électronique, le tableau 25 présente 68 enquêtés, soit 89.5 % qui reconnaissent l’existence de quelques difficultés et 6 enquêtés, soit 7.9 % ne trouvent pas de difficulté importante dans la pratique de la recherche électronique. Ceux qui s’abstiennent de donner une réponse sont à 2, soit 2.6 %.

Existence des difficultés

Fréquence

Pourcentage

Oui

68

89.5

Non

6

7.9

Abstention

2

2.6

Total

76

100

(Tableau 25 : Existence des difficultés liées à la recherche électronique)

Parmi les difficultés rencontrées par les enquêtés dans leurs pratiques de la recherche électronique, le tableau 26 révèle que le manque d’outils électroniques ou la non maitrise de ces derniers est une difficulté pour 33 enquêtés, soit 48.5 % ; la difficulté à sélectionner les informations fiables est une difficulté pour 30 enquêtés, soit 44.1 % ; la connexion à faible débit l’est pour 15 enquêtés, soit 22 % ; rend paresseux et facilite le plagiat, selon 22 enquêtés, soit 32.3 %. 

Le processus difficile pour accéder à certains documents essentiels (identification et/ou achat) constitue une difficulté pour 10 enquêtés, soit 14.7 % ; le cout lié à l’accès à internet l’est pour 7 enquêtés, soit 10.3 % ; l’absence de l’électricité pour 9 enquêtés, soit 13.2 % ; le risque d’altérer la vue (yeux) pour 6 enquêtés, soit 8.8 % ; le contenu très synthétique, selon 6 enquêtés, soit 8.8 %. Pour 3 enquêtés, soit 4.4 %, certains contenus ne sont pas actualisés.

Difficultés de la recherche électronique

Fréquence

Pourcentage

Manque d’électricité

9

13.2

Manque d’outils électroniques ou de maitrise de l’outil

33

48.5

Connexion à faible débit

15

22

Difficulté à sélectionner les informations fiables du flux disponible sur internet

30

44.1

Rend paresseux et facilite le plagiat

22

32.3

Processus difficile pour accéder à certains documents essentiels (identification et/ou achat)

10

14.7

Cout de l’accès à internet

7

10.3

Risque d’altérer les yeux

6

8.8

Contenu très synthétique

6

8.8

Parfois certains documents ne sont pas actualisés

3

4.4

Total

68

100

(Tableau 26 : Sortes de difficultés rencontrées pendant la recherche électronique)

La recherche électronique offre plusieurs opportunités à ses usagers comme le démontre le tableau 27, notamment : pour 49 enquêtés, soit 64.5 %, elle offre un espace de savoir planétaire ; pour 33 enquêtés, soit 43.4 %. 

Elle augmente la performance dans la recherche (rapidité) ; pour 14 enquêtés, soit 18.4 %, elle facilite l’intégration à des réseaux de chercheurs ; pour 10 enquêtés, soit 13.1 %, elle facilite la compréhension des informations parce que placées sur divers formats de documents en interaction (audio, vidéos, photos, textes) ; et pour 7 enquêtés, soit 9.2 %, elle permet au chercheur de rendre ses publications accessibles à un public vaste (internautes).

Opportunités offertes

Fréquence

Pourcentage

Offre un espace de savoir planétaire

49

64.5

Performance dans la recherche (rapidité)

33

43.4

Facilite l’intégration à des réseaux de chercheurs

14

18.4

facilite la compréhension des informations parce que contenue sur divers formats de

documents en interaction (audio, vidéos,

photos, textes)

10

13.1

Permet au chercheur de rendre ses publications accessibles à un public vaste (internautes)

7

9.2

Total

76

100

(Tableau 27 : Les opportunités qu’offre la recherche électronique à ses usagers)

Ainsi, 67 enquêtés, soit 88.2 % considèrent que l’avenir de la recherche scientifique est positif avec l’arrivée des TIC et du document électronique dans les universités de l’est de la RDC tandis que 9 enquêtés, soit 11.8 % considèrent que l’avenir est plutôt négatif (Tableau 28).

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