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CHAP II CADRE METHODOLOGIQUE

Dans ce chapitre, il s’agit d’énoncer et de décrire la méthode et les techniques utilisées tant pour la collecte des informations que pour leur analyse. Ces techniques et méthode combinées et empruntées à la sociologie vont nous servir pour conduire à bien les différentes étapes dans la réalisation de notre étude surtout dans la deuxième et la troisième partie. Elles nous seront utiles dans deux phases, à savoir :

C La phase de récolte des données sur terrain.

C La phase d’analyse des données recueillies auprès des chercheurs

C La phase d’évaluation qui sert à mesurer le point de vue des utilisateurs de la recherche électronique en ce qui concerne son impact et sa valeur ajoutée dans leurs productions scientifiques.

2.1. La méthode d’analyse

Dans le cadre de cette étude, la « méthode fonctionnelle »11 nous sert d’outil d’analyse. La notion de fonction est issue des mathématiques. En effet, dans le langage mathématique, la fonction désigne une correspondance entre deux ensembles (un ensemble de départ et un ensemble d’arrivée) qui à un élément de l’ensemble de départ est associé un élément de l’ensemble d’arrivée. Dans cette méthode, il s’agit donc de fournir une explication des phénomènes en reliant les variables dépendantes aux variables indépendantes par une sorte de relation de causalité. 

Dans le cadre de cette étude, il s’agit par exemple de vérifier si les productions scientifiques au sein des universités de l’est de la R.D.Congo sont fonctions des

Remi Bachelet. Voler des idées : le plagiat. Ecole Centrale de Lille, Cours disponible en ligne, mis à jour le 7 Novembre 2011. URL: http://plagiat.ec-lille.fr). Robert K. Merton. Social Theory and Social Structure, 1949

formes d’accès aux informations pour ainsi arriver à fournir une explication aux phénomènes observés.

2.2. Techniques

Pour parvenir à la formulation des réponses à nos questions d’études, nous nous sommes servis des techniques d’enquête par questionnaire, des entretiens individuels, de la recherche documentaire, et de l’observation des pratiques et des comportements de lecture-écriture des chercheurs.

4 Technique documentaire

La technique documentaire nous aidera à définir précisément le but de l’étude et son objet. Il s’agira donc de rassembler la documentation existante et de consulter les études précédemment menées puis de choisir les éléments sur les modalités de l’étude dans la mesure où les informations seraient suffisantes. L’étude documentaire a été effectuée pour cerner le thème. En effet, si quelques études ont été effectuées sur l’impact des TIC dans l’enseignement et l’apprentissage au sein des universités, aucune étude sur l’impact et la valeur ajoutée de la recherche électronique n’avait été effectuée dans les universités de l’est de la R.D.Congo. 

La technique documentaire a consisté à collecter la documentation susceptible de fournir des informations pertinentes afin d’atteindre les objectifs visés, observer ce qui a été fait sur la question de la valeur ajoutée de la recherche électronique et s’inspirer des études et recherches analogues. 

Les recherches ont permis de consulter des ouvrages généraux, spécialisés, des mémoires, des articles, pour la plupart sur internet. Ces ouvrages ont permis d’appréhender le sujet, de définir la problématique et d’étayer les arguments. Les références bibliographiques le démontrent un peu plus clairement. 

Signalons que la grande difficulté était liée d’une part, au sous équipement des bibliothèques locales en documents spécialisés et actualisés (surtout dans le domaine des TIC et de la recherche électronique) ; et d’autre part, à la non accessibilité en ligne aux mémoires précédemment réalisés à l’EBAD. 

L’accès à la documentation nous a également permis d’affirmer et de justifier le choix du sujet portant sur l’impact et la valeur ajoutée de la recherche électronique sur les productions scientifiques qui n’a d’autre objectif que de déceler les valeurs et possibilités qu’offre la recherche électronique  pour une grande productivité scientifique au sein des universités de l’est de la R.D.Congo. 

54 Observation libre

Selon N’DA Paul, « une observation consiste à regarder se dérouler sur une période de temps donnée des comportements ou des évènements et à les enregistrer »12

Nous utiliserons cette technique pour recueillir d’une façon directe et visuelle, des informations à partir de situations, de comportements ou d’évènements observés entrain de se produire. Dans ce travail, notre observation va se réaliser à deux niveaux :

C Les observations que les chercheurs usagers émettent à travers la fiche d’identification ;

C Les observations recueillies auprès des responsables des Facultés qui sont chargées de la recherche et les Secrétaires académiques.

#4 Entretien individuel ou interview

Laurence Bardin définit l’entretien individuel comme : « une conversation initiée par l’interviewer dans le but spécifique d’obtenir des informations de recherche pertinentes, conversation qui est centrée par le chercheur sur des contenus déterminés par les objectifs de la recherche.»13

L’entretien nous permettra de recueillir des informations à un niveau plus approfondi et de manière plus personnalisée. Même s’il prend du temps et ne

N’DA Paul, Méthodologie de la recherche : de la problématique à la discussion des résultats, 2006, p .76

Bardin, Laurence (1977). L'analyse de contenu. Paris : Presses universitaires de France, coll. « Le Psychologue », 233p.

peut être réservé qu’à un nombre restreint de personnes, l’entretien va s’avérer utile pour recueillir des données qualitatives.

Par cette technique, nous poursuivons deux objectifs généraux :  

C Recueillir des informations factuelles ;

C Observer les attitudes des enquêtés14

Un certain nombre des chercheurs considèrent que les entretiens, avec leurs questions ouvertes ne sont pas objectifs car les enquêtés peuvent être déboussolés ou déroutés, ou encore peuvent être influencés d’une manière ou d’une autre par les enquêteurs qui vont tenter de leur expliquer des questions en cas d’incompréhension. 

Dans le cadre de cette étude, la technique d’entretien a été retenue car elle permet à l’enquêté qui est pris singulièrement de s’exprimer en toute liberté et avec sérénité,  de mieux se représenter la question grâce au face à face, tout en ayant le sentiment d’être pris au sérieux, mais aussi, d’interagir directement avec l’enquêteur pour une meilleur communication.

Nous réaliserons six (6) entretiens avec quatre (4) vice-doyens chargés de la recherche scientifique au sein des facultés et deux (2) secrétaires généraux académiques dont le Vice-doyen de la faculté des Sciences économiques et de gestion (UCG-Butembo), le Vice-doyen de la faculté des Sciences appliquées (UOR-Butembo), le Vice –doyen de la faculté des Sciences politiques (UOSBeni), le Vice-doyen de la faculté de théologie (UCBC- Beni), le Secrétaire général académique de l’UCBC – Beni et le Secrétaire général académique de l’UCG - Butembo.

Il s’agira donc de parler essentiellement de l’opportunité, des modalités d’accessibilité, d’applicabilités et du gain lié à l’utilisation de la recherche électronique dans la production scientifique de leurs institutions.

GRAWITZ, Madeleine, Méthodes des sciences sociales, 7ème éd, 1986, p 361

L’enquête par entretien a donc été choisie comme technique complémentaire de collecte des données pour préciser certaines données du questionnaire écrit.

4 Enquête par questionnaire

Selon N’DA Paul, « l’enquête par questionnaire est une méthode qui consiste à poser, par écrit, à des sujets, une série de questions relatives à une situation, à leur opinion, à leurs attentes, à leur niveau de connaissance ou de conscience d’un problème, ou de tout autre point qui intéresse le chercheur.»15 

C’est la démarche que nous avons choisie pour recueillir des informations des scientifiques-utilisateurs réels de la recherche électronique. Le questionnaire a été administré uniquement aux chercheurs et enseignants des universités concernées par l’étude. Le but était d’identifier les utilisateurs, la fréquence de leur connexion à Internet, les sources d’informations utilisées, leurs avis sur l’importance de la recherche électronique, l’apport de la recherche électronique dans leurs productions scientifiques, les problèmes d’usage des supports électroniques, les risques auxquels ils sont exposés, l’impact sur les activités de recherche au sein des universités, leur comportement, et enfin leur point de vue (importance, opportunité, etc.) sur le sujet d’étude.

Nous avons procédé à un travail d’enquête en vue d’établir la réalité et ensuite analyser les opportunités offertes par la pratique de la recherche électronique aux enseignants chercheurs et l’incidence sur leur comportement. Ce qui a permis de recueillir les données qui ont servies à identifier les facteurs et éléments qui ont favorisé l’établissement des résultats.

Pour la composition du questionnaire, nous avons opté pour une combinaison de trois types de questions :

C Les questions fermées pour généralement introduire des questions appelant des réponses plus détaillées ou d’autres questions dont la réponse se limite à un choix entre des solutions multiples.

N’DA Paul, Op.cit., p .83

C Les questions semi-fermées auxquelles on répond par « oui » ou « non », suivi d’une brève explication.

C Les questions ouvertes qui permettent aux enquêtés de s’exprimer librement tout en restant en rapport avec les objectifs du travail.

Dans le souci d’éliminer le bruit sémantique quant à la compréhension des questions, le projet de questionnaire a été soumis à six (6) chercheursutilisateurs avant sa distribution. Le nombre des questions sera inferieur à trente (30) comme le soutien Sutter lorsqu’il précise : « il ne faut pas dépasser 30 questions »16. Notre questionnaire d’enquête est composé de douze (12) questions que nous considérons suffisantes pour recueillir toutes les données nécessaires à la réalisation de l’étude.

Le questionnaire a été administré à 100 personnes dont 30 enseignants – chercheurs de l’université Beni et 70 enseignants-chercheurs de l’université de Butembo. 

Selon ANGERS, « la taille d’un échantillon, c’est le nombre d’éléments devant faire partie de l’échantillon. (…) Avec une population comptant de quelques centaines à quelques milliers d’éléments, il est préférable de prendre une centaine d’éléments pour chaque strate ou couche (Robert, 199) constituée et, plus globalement, d’avoir 10% de la population (…).»17

Notre échantillon est pris de manière aléatoire sur une population constituée particulièrement d’enseignants-chercheurs ayant déjà réalisé au moins une publication scientifique et appartenant (prestant dans) à l’une des institutions supérieurs et universitaires de ces deux villes. C’est sur la base du nombre limité des personnes remplissant ce critère que nous avons opté pour un échantillon aléatoire constitué presque de 100% de la population d’étude.

"Sutter Eric. Le marketing des services d’information. Pour un usage de l’information documentaire.1994. 207p

 ANGERS Maurice. - Initiation à la méthodologie des sciences humaines, 1992. - 365p.

"

L’analyse du questionnaire

Ces questionnaires sont traités de façon anonyme et automatique (informatique) à l’aide de tableaux ou logiciels spécialisés permettant de faire des tris croisés, des tris à plat ou encore de les intégrer à une base de données. Cette phase permet la décomposition des données recueillies en thèmes, sousthèmes, organisés de manière hiérarchisée. Pour analyser la population d’étude, nous procéderons à un découpage en segments ou catégories.  

« Construire la segmentation de son public consiste ainsi à identifier des associations cohérentes de critères, récurrentes chez un nombre significatif d’individus, permettant de dresser un portrait de l’utilisateur type dans ce profil »18.

La catégorisation peut se faire sur base des critères variables tels que les caractéristiques académiques, comportementales, types d’informations recherchées, etc. Ces caractéristiques doivent être suffisamment discriminantes pour constituer des groupes cohérents.

Pour traiter les données recueillies sur le terrain, nous avons utilisé le logiciel de gestion et de traitement des données statistiques SPSS19 (Statistical package for the social sciences) spécialisé pour l’analyse statistique en Sciences sociales. Il est utilisé par des chercheurs en économie, en Sciences de la santé, par des cabinets d’études, par le gouvernement dans les recensements des populations, des chercheurs de l’éducation nationale, etc.

En plus de l’analyse statistique, la gestion des données (sélection de cas, reformatage de fichier, création de données dérivées) et la documentation des données (un dictionnaire de métadonnées est sauvegardé avec les données) constituent deux autres caractéristiques de SPSS.

#MUET Florence, SALAÜN Jean-Michel. Stratégie marketing des services d’information. 2001, p.56

&http://fr.wikipédia.org/wiki/SPPSS

Le logiciel Microsoft Office Word20 nous sert d’outil non seulement pour la saisie et la mise en forme, mais aussi pour la réalisation des tableaux présentés sous-forme de synthèses des résultats traités avec SPSS.

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