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Chapitre deuxième : LE SECTEUR DES PME DANS LA VILLE DE GOMA

Dans ce chapitre  nous allons nous appesantir sur deux sections, à savoir : la présentation de la ville de GOMA   et la deuxième sur l’environnement micro économique des PME/Goma

SECTION I : PRESENTATION DE LA VILLE DE GOMA

I.1 CREATION ET EVOLUTION DE LA VILLE DE GOMA[1]

Vers 1900, Goma a eu des contacts avec les colonisateurs Allemands.

En 1906, fut créé le poste de Goma en face du poste Allemand de Gisenyi – devant jouer le rôle militaire et plus tard, un office de l’Etat civil. Selon la légende, Goma serait la déformation du mot « NGOMA » qui signifie « Tambour ». Ce nom aurait été donné en référence au bruit similaire au son de tambour ; ce bruit était provoqué par l’éruption volcanique. C’est ainsi que le premier village qui était implanté fut surnommé « NGOMA », ceci en mémoire de ce grand bruit.

D’après cette légende, l’on a tendance à affirmer qu’après l’éruption volcanique primitive, ce village a disparu et ses habitants se sont dispersés et ont construit trois villages, à savoir :

  • MUNGOMA : l’actuel GOMA
  • MATCHA : l’actuel SAKE
  • MUNTI : l’actuel MUNIGI

Vers les années 1912, Goma fut une cité qui correspondait au camp de travailleurs de la société de chemin de Fer de l’Est « SCF » en sigle.

En 1945, Goma fonctionnait comme un poste de territoire de Rutshuru dont il fut détaché juridiquement pour devenir autochtone.

En 1948, Goma sera déjà identifié comme poste actif capable d’abriter les services d’un parquet de Grande instance ; c’est au cours de cette année même que les usines de productions agricoles du Nord Kivu « OPAK » se sont installées. Sur le plan éducationnel : deux écoles officielles pour les blancs fonctionnaient déjà à Goma, celle qu’on connait « Ecole Royale, l’actuel Institut de Goma ‘’INSTIGO’’ et l’école primaire d’Application de l’Institut de Goma « EPAIGO ». Pour les noirs, une école leur était réservée, il s’agit de Saint André, l’actuel Ecole Primaire KESHERO.

En 1951, cette entité sera élevée et jouera le rôle de chef-lieu du district du Nord-Kivu. Le fait de reconnaitre le Nord-Kivu comme district, trouvant sa raison d’être dans le rôle économique de Goma.

C’est le décret du 08/09/1954, date importante pour l’évolution de Goma, qui lui donnera le statut de centre Extra coutumier avec une population estimée à 8.600 individus, avec le premier chef de cité FERUZI.

Le 14 Août, 1962, lors des provinciales, le premier gouverneur fut MULEY BENEZETH BUHENDO, en vertu de la loi fondamentale du 19 Mars 1960 relative aux structures fédéralistes du Congo. Celle-ci seront maintenues comme telles par la constitution de Luluabourg du 1erAoût 1964 jusqu’au 27 avril 1967.

Suite à l’ordonnance loi N°88-031 du 20 juillet 1988, le Nord-Kivu est promis au statut d’une région administrative à part entière. Goma qui était un district devient chef-lieu du Nord Kivu, une entité politico-administrative décentralisée créée par l’ordonnance loi N°88/170 du 15 novembre 1988.[2]

Actuellement, le Nord Kivu est géré par le Gouverneur Julien PALUKU KAHONGYA et le Mairie de la ville de Goma est l’honorable NASSON KUBUYA NDOOLE.

Depuis sa création, la ville de Goma a été dirigée par différentes personnalités qui se sont succédé de la manière suivante :

  1. KANGA GUIZANGAMANA : de 1989 à 1991
  2. MGALE MWENE MALIBU : pendant seulement quelques mois en 1991
  3. Athanase KAHANYA KIMUHA TASSI : de 1991 à 1993
  4. MASHAKO MAMBA SEBI : De 1993 à 1996
  5. KISUBA SHEBAENI : De 1996 à 1998
  6. François –Xavier NZABARA MASETSA : De 1998 à 2005
  7. Polydor WUNDI KWAVIRWA : à partir du 18/07/2005 pour le décret présidentiel N°05/59 du 09 juillet 2005 jusqu’à 2008
  8. Roger RACHIDY TUMBULA : De 2008 à 2011
  9. Jean BUSANGA MALIYASEME : De 2011 à Juillet 2012
  10. Nasson KUBUYA NDOOLE Kundos : Actuel Maire de la ville de Goma ; de 2012 à nos jours

I.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE

I.2.1. Localisation

La ville de Goma est située dans la Province du Nord Kivu à l’Est de la RDC. Elle est située au Sud de l’Equateur entre 19 degré 41’36’’ de l’altitude Sud et 29°13’41’’ de longitude Est à une altitude de 1500m dont le point de référence est situé au Rond-Point SIGNERS avec une superficie de 75,72km2. Elle est composée de deux communes dont la commune de Goma avec 33,45km2, la commune de Karisimbi avec 42, 27km2

Cette ville est couverte de roches, au relief onduleux, au pied des volcans NYIRAGONGO et NYAMULAGIRA. Ils se trouvent au Nord de Goma, mais parmi les deux volcans, seul NYIRAGONGO menace la ville de Goma par ses éruptions. Il se situe environ à 15km de la ville de Goma, composée d’un cratère de 1.200 de diamètre et d’un lac de laves quasi permanent s’y trouve depuis 1928 et récemment entré en éruption le 17 janvier 2002[3]

I.2.2. Délimitation

La ville de Goma est limitée :

  • Au Nord par le territoire de Nyiragongo
  • Au Sud par la province du Sud Kivu séparé par le lac Kivu
  • A l’Est par, la République Rwandaise
  • A l’Ouest par le territoire de Masisi

II.2.3. Aspect politico – Administratif

Goma est une entité politico – administrative décentralisée, subdivisée en deux communes citées dans les lignes précédentes. Ces deux communes sont subdivisées en 18 quartiers. La commune de Goma compte 7 quartiers dont : MIKENO, MAPENDO, LES VOLCANS, KATINDO, KESHERO, HIMBI et LAC VERT. La commune de Karisimbi compte 11 quartiers : KASIKA, NDOSHO,KAHEMBE, Quartier Virunga, Quartier Mabanga Sud, Quartier Murara, Quartier Bujovu, Quartier MAJENGO, KATOYI, MUGUNGA, et Mabanga Nord

II.2.4. Aspects physique et géographique

II.2.4.1. Relief

La ville de Goma est située à une altitude de 1,461m au bord du lac Kivu. Au Sud et 2000m au Nord vers l’actuel NYIRAGONGO. Elle est entièrement couverte du Sol volcanique formé des couches de laves à la succession des éruptions antérieures et récemment celle du 17 janvier 2002 fixée dans la mémoire de la population de Goma ; dont près de 40% de la ville de Goma a été détruite par les coulées des laves touchant particulièrement l’axe commercial de la ville et l’aéroport international de Goma et ravageant 80% de l’économie.

II.2.4.2. Le climat[4]

La ville de Goma connait un climat adouci par l’altitude et la brise de vent qui souffle régulièrement du lac Kivu vers la ville et vice versa. La température moyenne tourne autour de 19,6°C, le total pluviométrique annuel est de 12,7mm. Les données thermiques et pluviométriques montrent que la ville de Goma jouit d’un climat tropical d’altitude à saison sèche alterné de la manière suivante :

  • Du 1er janvier au 15 février : petite saison sèche
  • Du 15 février au 15 mai : petite saison de pluie
  • Du 15 mai au 15 septembre : Grande saison sèche
  • Du 15 septembre au 15 décembre : Grande saison de pluie

Ces différentes saisons connaissent souvent des perturbations.

II.2.4.3. Hydrographie

La ville de Goma est bâtie au-dessus d’une roche provoquée par des coulées volcaniques et ne possède aucune source d’eau sur son étendue de terre. C’est pourquoi l’eau en constitue une denrée rare. La ville est alimentée en eau potable par la REGIDESO à partir du Lac Kivu, unique réservoir d’eau disponible.

II.2.4.4. Le sol et sous-sol

 Le sol volcanique que possède la ville de Goma la placerait à meilleure position quant à ce qui concerne la production agricole. Malheureusement, la grande partie du sol est couverte de roches volcaniques.

II.2.4.5. Végétation

La ville de Goma a une végétation caractérisée par une savane herbeuse et arbustive sur les étendues rocheuses d’origine volcanique et quelques essences ligneuses naturelles et artérielles. Par ailleurs, on doit signaler que la ville de Goma est caractérisée par de jardins des cultures vivrières, de quelques arbres fruitiers et non fruitiers.

II.2.5. Aspect démographique

La situation géographique, le climat, les laves et le parc national de Virunga confèrent à Goma le caractère touristique et sa population ne fait que croître. La ville de Goma est cosmopolite, elle est un carrefour où viennent habiter plusieurs tribus, à savoir : Nande, Hutu, Tutsi, Havu, Shi, Nyanga, Hunde, Rega, Kusu, Tembo, … mais il faut signaler qu’il y a d’autres communautés à l’intérieur de la ville. Voici le tableau synthétique général de récemment de la population par commune et quartier de la ville de Goma pour l’année 2014[5].

Tableau 1 : Tableau synoptique général des populations congolaises et refugiées par sexe et par quartier du IVème trimètre 2014 de la commune de Karisimbi

QUARTIER

POPULATION CONGOLAISE

POPULATION CONGOLAISE NON REFUGEE

POPULATION ETRANGERE

H

F

G

F

TOT

H

F

G

F

TOT

H

F

G

F

TOT

TOT.GEN.

Q.MURARA

7071

7880

10409

11809

37169

21

1

0

0

22

0

0

0

0

0

37191

Q.KAHEMBE

5267

7046

6826

8735

27874

5

13

1

0

19

0

0

0

0

0

27893

Q.BUJOVU

6299

7504

13298

13725

40826

3

12

38

33

86

0

0

0

0

0

40912

Q. MAJENGO

14650

16686

19735

22463

73534

1

1

2

2

6

0

0

0

0

0

73540

Q.VIRUNGA

5398

5091

4918

5441

20848

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

20848

Q.MABANGA Nord

7513

9235

10279

13778

40805

2

0

0

0

2

9

5

1

0

15

40822

Q.MABANGA Sud

11718

15265

17136

18542

62661

9

5

1

2

17

0

0

0

0

0

62678

Q.KASIKA

10829

11952

16646

15439

54866

1

5

4

4

14

0

0

0

0

0

54880

Q. KATOYI

21313

22771

27651

32003

103738

2

3

6

2

13

0

0

0

0

0

103751

Q. NDOSHO

12901

16528

20528

25440

75397

0

0

0

0

0

4

1

0

0

5

75402

Q. MUGUNGA

3305

3660

6187

7131

20283

0

0

0

0

0

0

0

0

0

20283

Total

106264

123618

153613

174506

558001

44

40

52

43

179

13

6

1

0

20

558200

Source : Statistiques de la commune de Karisimbi

Tableau 2: Tableau synoptique général des populations congolaises et refugiées par sexe et par quartier du IVème trimètre 2014 de la commune de Goma

QUARTIER

POPULATION CONGOLAISE

POPULATION CONGOLAISE NON REFUGEE

POPULATION ETRANGERE

H

F

G

F

TOT

H

F

G

F

TOT

H

F

G

F

TOT

TOT.GEN.

Q.LES VOLCANS

4523

4051

13967

3269

15810

401

224

222

167

1014

0

0

0

0

0

16824

Q.MIKENO

8326 

8908

8950

9319 

 35503

2 

 0

0 

 0

 2

 0

 0

 0

 0

 0

 35505

Q.MAPENDO

 6136

 6296

11257

 11726

 35415

 34

37 

55 

 52

 178

 0

 0

 0

 0

 0

 35593

Q.KATINDO

 7269

 6263

 8151

 9073

 30856

 17

 19

 11

 17

 64

 4

 4

 8

 7

 23

 30920

Q.HIMBI

 13172

 13577

 13899

 14261

 54909

 15

 17

 2

 1

 35

0

0

 0

 0

 0

 54944

Q.KYESHERO

 16100

 17177

 29668

 31431

 9437

 57

 17

 10

 18

 102

0

0

 0

0

 0

 94478

Q.LAC VERT

 6809

10074

 12088

 13323

 42294

 16

 1

 0

 0

 17

0

0

 0

0

 0

 42311

Total

 62335

66346 

 88080

 96402

 309163

 542

 315

 300

205

 1412

4

4 

8

7

23

 310.598

Source : Statistique de la commune de Goma.

Commentaire : A la lumière de ces deux tableaux, la population totale de la ville de Goma était de 868.798 habitants en 2014. Cette population est majoritairement jeune car les garçons et les filles (512.910) représentent 59,3% alors que celle de vieille adulte (355.888) est de 40,96%

La superficie de la ville de Goma étant de 75,72km2, elle a donc une densité de 11.473,8hab./km2. La commune de Karisimbi est la plus peuplée avec une population de 558.200 personnes, soit 64,24% de la population totale alors que la commune de Goma n’a que 310.598 soit 35,75% de la population totale.

Cette inégalité de répartition des populations s’explique par le fait que les gens qui viennent des milieux ruraux s’installent d’abord chez leurs proches qui vivent pour la plupart dans la commune de Karisimbi. Une autre raison est que le prix des parcelles et celui de bail sont moins coûteux que dans la commune de Goma. En outre, Katoyi est le quartier le plus peuplé de la ville de Goma avec une population de 103.751 habitants soit 11,94% de la population totale, alors que le quartier le moins peuplé se trouve dans la commune de Goma, c’est le Quartier les Volcans avec 16.824 habitants, soit 1,93% de la population totale de la ville de Goma.

I.2.6. Aspect économique

Selon Larousse illustré (2007), l’économie est l’ensemble des activités d’une collectivité humaine relative à la population, la distribution, à la consommation des richesses[6]. L’insécurité qui persiste dans les périphéries de la ville de Goma amène la population à fuir la campagne et beaucoup de personnes ont perdu leurs biens et sont venues s’installer en ville où ils restent sans occupation.

I.2.6.1. L’agriculture

Dans la ville de Goma, on cultive les haricots sur les terrains inoccupés avec un rendement insuffisant. Les produits vivriers en viennent que des territoires de Rutshuru, Masisi, Walikale et dans la province du Sud Kivu. Dans le territoire KALEHE précisément à Minova, mais aussi dans le territoire d’Idjwi à travers la voie lacustre dans le marché de Kituku.

I.2.6.2. La pêche

Les poissons consommés par la population viennent de Vitshumbi, Nyakakoma, dans le territoire de Rutshuru, Gisenyi dans la République du Rwanda et en Ouganda. La pêche pratiquée sur le lac Kivu semble être moins importante et demeure artisanale. L’introduction des alevins du lac Tanganyika a été effectuée dans le lac Kivu en 1959. Le lac Kivu est peu poissonneux. Les espèces recensées : Limnothrissamoidon ou SAMBAZA (90%) et autres espèces (10%)[7].

I.2.6.3. L’élevage

 L’élevage est quasi inexistant dans la ville de Goma du fait que c’est seulement de celui de petit bétail de race locale, il s’agit des porcins et des volailles qui sont considérés.

II.2.6.4. Le commerce

Le commerce est une activité économique principalement pratiquée dans la ville de Goma. Il s’effectue dans les deux secteurs :

  • Formel
  • Et informel

Cette activité est favorisée par l’emplacement de l’aéroport international de Goma qui facilite les trafics et d’autres villes du pays et même de l’étranger. A part les commerçants faisant des trafics très importants, l’implantation stratégique de la ville de Goma favorise régulièrement l’arrivée des touristes, qui à leur tour, achètent les œuvres d’art sculptural produit par les personnes de la ville et ses environs.

II.2.6.4.5. Le transport et communication

   A Goma trois types de voies sont opérationnelles :

  • La voie terrestre ou routière : La ville de Goma n’a qu’une seule route principale qui la met en contact avec la province du Sud Kivu et le Grand Kivu. Les activités s’exercent sur d’autres axes routiers suivants :
  • Axe Goma – Rutshuru – Butembo – Beni – Bunia – Kisangani
  • Axe Goma – Gisenyi(Rwanda)
  • AXE Goma – Minova – Bukavu (Sud Kivu)
  • La voie lacustre

Le lac Kivu constitue un bon moyen de transport. Les bateaux et pirogues assurent l’exploitation de cette voie. Cette voie relie la ville de Goma avec celle de Bukavu. La ville de Goma entre en contact avec d’autres milieux par les moyens de télécommunication comme : Vodacom, Supercell, Orange (cct), Airtel, Tigo, …

En dehors de ces sociétés de communication, la ville de Goma dispose des radios, à savoir :

  • Radio publique
  • Radio communautaire
  • Radio privée
  • Radio évangélique et autres
  • Radio humanitaires

Tableau 3: Radios se trouvant dans la ville de Goma

N°

RADIO

CATEGORIE

1

RTNC (Radio Télévision Nationale Congolaise)

Publique

2

OKAPI

Humanitaire

3

RTCT (Radio Télévision Communautaire Taina)

Communautaire

4

RTC (Radio Télévision la Colombe)

Communautaire

5

KIVU ONE

Communautaire

6

MISHAPI VOICE TV

Communautaire

7

POOL FM

Humanitaire

8

RSI (Radio SautiyaInjili)

Evangélique

9

RAO/FM (Radio Alpha Omega)

Evangélique

10

Emmanuel tv

Evangélique

11

RSM (Radio SautiyaMatumaini)

Evangélique

12

VBR (Virunga Business Radio)

Radio de marketing privée

Source: Nos enquêtes sur terrain.

Ce tableau nous montre que la ville de Goma a un réseau de communication mais aussi les radios communautaires et évangéliques sont plus nombreux en ville de Goma.

 

II.2.7. Aspects socio – sanitaire et culturel

I.2.7.1. La santé

La ville de Goma comprend deux grandes zones de santés dont : la zone de santé urbaine de Goma et la zone de santé urbaine de Karisimbi.

Quelques infrastructures sanitaires de la ville de Goma :

  • HGR/Goma (L’Etat)
  • HG/CBCA VIRUNGA (Protestant)
  • HG/CHARITE MATERNELLE (catholique)
  • CS CAMP KATINDO (Militaire)
  • CS KESHERO (Protestante)
  • CS MON CARMEL (Catholique)
  • CS KANYARUTCHINYA (L’Etat)
  • HOPITAL DOCS/HEAL AFRICA (PRIVE)
  • CS MUUNGANO LA RESURRECTION (Catholique)
  • CS NDOSHO (L’Etat), …

Outre ces infrastructures, la ville compte des institutions chargées de la formation et de la recherche, il s’agit de : l’institut Technique médicale KIZITO (ITM KIZITO, l’institut d’Enseignement Médical (IEM) sans oublier la faculté de médecine de l’UNIGOM qui forme les médecins.

II.2.7.2. Le sport et loisir

Dans la ville de Goma, trois disciplines sportives sont plus préférées sur toute l’étendue de la ville, à savoir :

  • Le Football
  • Le basketball
  • Et le Nzango moderne pour les femmes

Aujourd’hui aussi d’autres disciplines comme le karaté, les arts martiaux, la boxe, le volleyball, l’acrobatie et jeu de billard. Dans le cadre de sport et loisir, on peut signaler que certaines églises de la place ont aménagé des terrains pour la promotion sportive ; c’est le cas de la Paroisse Mont Carmel, notre Dame et CEPAC.

A ceci s’ajoute les stades suivants : Le cercle sportif, le Stade de l’unité, le stade CAJEP, Les stades Afia, des Volcans et le stade SOTRAKI, le stade Kabasha, ...

II.2.7.3. Dance et Musique

Toutes les communautés ethniques manifestent leurs danses folkloriques lors des manifestations solennelles des autorités sous le pilotage du « Baraza la wazee » pour leur épanouissement intercommunautaire.

Les orchestres musicaux Gomatraciens existent mais nécessitent un sponsoring pour leur épanouissement.

II.2.7.4. L’éducation

  La ville de Goma organise la formation éducative à trois niveaux, à savoir :

  • L’école maternelle pour les enfants de 3 à 5 ans
  • L’école primaire pour les enfants de 6 à 12 ans
  • L’école secondaire pour les enfants de 12 à 18 ans

 Mais aussi la ville de Goma comprend plusieurs institutions supérieures et universitaires à l’instar de : UNIGOM, ISTA, ISP MACHUMBI, ISTM, ISM, IST, ISTOUT, ISIG, ISG, EFOBANC, UNIC/ISEGA, ULPGL, UAGO, ISDR/GL, UPD, UNIKIVU, ISTCE, UPROGL, etc.

II.2.7.5. Religion

 Actuellement nous assistons à la prolifération des églises dans la ville de Goma, mis à part des sectes qui ne cessent de pousser comme des champignons, on y rencontre principalement les confessions suivantes : la religion catholique, la religion musulmane, la religion protestante, les églises de réveil, adventistes, kimbanguistes, …

II.2.7.6. Les ONGs et association de développement[8]

La ville de Goma héberge plusieurs ONGS et associations de développement réparties en plates-formes, en agences onusiennes et en ONG internationales. 

SECTION II : L’ENVIRONNEMENT MICRO-ECONOMIQUE DESPME/GOMA

II.1 LOCALISATION ET PRESENTATION

            Le bureau de la direction du Nord Kivu se situe dans la commune de Goma, ville de Goma au quartier le volcan, sur l’avenue de la concorde n° 27.La COOPAC est située sur la route allant vers la Banque de Développement de Grand Lac (BDGL) en face de la tribune de Goma ; elle se situe dans la même clôture que Office Nationale du Café (ONC) 

Ce bureau est régional et coordonne donc les opérations de la COOPAC dans la partie Est de la RD Congo. Son Chef directeur est  en même temps le point focal des opérations Est de la RD Congo. En plus de Goma dont nous parlons, elle a des succursales à Rushuru, Minova et Butembo.

II.1.1 APERCU  SUR COOPAC

COOPAC étant une Compagnie pour la Promotion des Activités  Café a été crée en 2001. Elle dispose d’une usine de déparchage installée en 2004  afin de réaliser toutes les étapes du traitement du café jusqu’à l’exportation et d’une station de lavage au bord du lac.

COOPAC est composé de 2200 membres de 6 zones de la région et de 6 petites associations soutenues par l’ASAID. La COOPAC a été certifiée «fair Trade» qui signifie commerce extérieur et vend actuellement le café dans les supermarchés et d’autres points de vente aux Rwanda, aux Etats-Unis, et en Europe. En 2001 COOPAC traitait avec seulement 110 agriculteurs cultivant le café et avait la capacité d’exporter seulement 35 containers pour chaque année et n’avait que 110 membres. Le premier objectif poursuivi était de prendre l’avantage des ressources naturelles de la province du Nord-Kivu  et  produire la meilleure qualité de café  admissible pour l’exportation. C’est ainsi qu’elle construira sa première station de lavement de café à Nyamwenda en 2003. En 2004 les membres augmentèrent jusqu’à 1500  et exporta 120 containers de FairTrad

La renaissance de la coopérative COOPAC  redonne aux producteurs le gout de s’intéresser aux divers moyens d’améliorer la qualité du café et les quantités produites car ils savent que le prix retiré est juste. La plus part de café du Kivu est produit par des petits producteurs qui sont sous équipés et qui n’ont pas accès au marché parce qu’ils partagent une détermination unique dans la zone de guerre civile intense. Aujourd’hui COOPAC possède 50 stations de lavement du café  et a  bénéficié d’un certificat appelé   FLO.

Les partenaires officiels internationaux de COOPAC sont :

  1. USAID
  2. ECO VERT
  3. FAIR TRADE
  4. WORD AGROFORESTY CENTRE

II.1.2 ORGANIGRAMME DE COOPAC GOMA

 

 

 

ORGANIGRAMME Des Ets COOPAC RDC (Siege à GOMA)

Comptabilité 

Marketing 

Magasinier 

Administrateur Directeur Général Adjoint

Administrateur Directeur Général

Production et certification 

Triage et qualité

GESTIONNAIRE MAHAGI

Agronome –Superviseur/MAHAGI

DIRECTEUR

Directeur Adjoint

Superviseur-triage

Manœuvrier

Source :Bureau de la direction de la COOPAC / Goma

II.1.3. FONCTIONNEMENT DU BUREAU DE LA DIRECTION DE GOMA

  1. Direction

            Le directeur  définit  la politique, assure une gestion efficace et supervise les opérations de la COOPAC  à travers la partie Est de la RDC. Il désigne les priorités institutionnelles et opérationnelles en consultation avec les gérants des succursales.

            Il est responsable des fonctions clés suivantes pour l’organisation:

  • Élaboration de la doctrine et de la politique générale dans la région qu’il couvre :
  • Formulation des orientations stratégiques
  • Suivi de la Collecte de fonds et de la mobilisation des ressources
  • Communication et relations extérieures
  • Relations inter-organisations et partenariats stratégiques
  • Gestion centrale de la préparation et de la réponse aux situations d’urgence
  1. Direction adjoint

La Section des services de la production et de la commercialisation est géré par le directeur adjoint. D’autres activités prioritaires relèvent de sa compétence notamment:

  • Conseiller sur des questions des politiques des contacts extérieurs et l’approvisionnement à l’interne dans les différents sites;
  • Guider l’approche d’intégration des critères de sélection des agents ;
  • Diriger et soutenir le groupe sectoriel global chargé de la gestion de personnel et coordonner les activités des sites ;
  1. Section de la Logistique et de la comptabilité

            Coordonne les opérations en matière des besoins de la maison  en étroite collaboration avec les différentes sections techniques, sous la supervision du chef de la logistique. Cette section présente des rapports périodiques sur la gestion des entrepôts, des biens de la COOPAC ainsi que sur la distribution des avantages sociaux aux personnels.

            Il comporte en son sein une sous-section appelé Charroi automobile qui est supervisé par deux chauffeurs principaux. Leur rôle est de veiller au contrôle des mouvements des véhicules selon les besoins des différentes sections. Ils vérifient les carnets de bords sur les kilométrages et la consommation du carburant et quelques lubrifiants pour prévenir les prochains entretiens et vidages et doivent disposer d’un rapport global sur l’état des tous les véhicules.

 

  1. Section sécurité

            Cette section est en charge des questions liées à la sécurité des staffs. Elle élabore le plan de sécurité et donne « la température » de la situation sécuritaire dans la ville. Des rapports de situations sur les incidents sont produits journalièrement et transmis à qui de droit afin d’orienter les décisions managériales dans les opérations en ayant en vue la sécurité même des staffs.

  1. Section de la gestion financière et administrative

            La Section de la gestion financière et administrative veille à ce que la maison utilise de manière optimale les ressources financières et matérielles dont elle dispose ;elle est chargée d’assurer et améliorer les contrôles financiers et de gestion de l’organisation.

  1. Section de la gestion des ressources humaines

            La Section de la gestion des ressources humaines est responsable d’un grand nombre de points, de la politique des ressources humaines au recrutement et à l’affectation, en passant par la planification de carrière, la gestion du perfectionnement et de la production du personnel, l’égalité des sexes et la diversité, l’enquête générale sur le personnel, l’administration du personnel, le bien-être du personnel et les services médicaux. Plus important, elle est la gardienne du Statut et du règlement du personnel..

  1. Section de services de l’information et des télécommunications

            La Section des services de l’information et des télécommunications est chargée de la maintenance, de l’évolution et du support des TIC, essentielles pour la COOPAC. Elle est continuellement impliquée dans le développement des exportations visant à satisfaire l’utilisation accrue ou nouvelle de technologies.

II.1.4  ENVIRONNEMENT MACRO-ECONOMIQUE DE COOPAC

La  COOPAC  est une coopérative qui achète le café des producteurs  et  fait son exportation  parmi tant d’autres, c’est-à-dire elle n’est pas une coopérative  mono polaire  mais plutôt concurrentiel. Elle opère dans des marchés souvent extérieurs qui achètent le café avec d’autres Entreprises ou coopératives notamment SOPACDI, AMKA, COGEPED, VIRUNGA Coffee,  COPLACPA, MUUNGANO qui sont plus connues dans notre province. 

II.2.AUTRES  ENTREPRISES OEUVRANT DANS LA PROVINCE DU NORD-KIVU / GOMA A PART COOPAC

Comme dit dans les lignes précédentes, COOPAC n’est pas la seule coopérative œuvrant dans la province du Nord-Kivu et particulièrement à Goma ; il y a tant d’autres coopératives que nous essayerons de détailler dans les lignes qui suivent. Les producteurs du café sont regroupés en coopératives.  Concernant les ventes, les ventes sont faites suivant les commandes des clients ce qui nous fait montrer que les ventes ne sont pas souvent régulières  mais périodiques suivant les commandes.  Les lieux de vente dépendront du lieu où se trouve le client.

  • La SOPACDI

SOPACDI signifie Solidarité Paysanne pour la Promotion des Actions Café et Développement Intégral. Créée en 2008 par quelques producteurs, la SOPACDI a réussi à convaincre plus de 3800 caféiculteurs par la force de son projet .Les femmes y jouent un rôle très important.

La SOPACDI est située au Kivu, une région à l’Est de la RDC. La crise économique, les déplacements de la population  suite au génocide du Rwanda, et la guerre civile en RDC  de ces 20 dernières années ont conduit à une quasi disparition de la filière café.

Les producteurs de la SOPACDI font revivre le fameux café du bord du lac Kivu ; un cru pour les amateurs de grands terroirs. Depuis 2008  SOPACDI bénéficie de l’Appui de Twin Trading,  importateur et distributeur de commerce équitable anglais. Sa localisation se situe à Minova et vers l’aéroport de Goma. A ce même endroit nous trouvons aussi quelques coopératives de production et exportation du café vert comme : MUUNGANO, COOFFELAC et AMKA  

SOPACDI diffère de la COOPAC en ce sens que : COOPAC achète les café déjà trié par certains agriculteurs et ne fait que les exportations, tandis que la SOPACDI produit elle-même le café avec ses agriculteurs, fait le triage, et exporte.

  • VIRUNGA COFFEE

VIRUNGA COFFEE est une coopérative comme tant d’autres qui produit et exporte le café vert car c’est le seul café admis pour être exporté. Elle se situe à Goma précisément dans la province du Nord-Kivu  vers trois paillotes.  La plus part des cas  ses petits entrepreneurs ou agriculteurs n’ont pas ou ont très peu accès au crédit. Ils ont besoin de capital pour pouvoir investir et croitre mais ils n’y arrivent pas faute des moyens qui restent insuffisants.

VIRUNGA COFFEE est déjà coopérateur avec Alter Fin qui est une société coopérative créée en 1994 et issue d’une collaboration entre les ONG et les banques. VIRUNGA COFFEE a été établie avec l’objectif d’atteindre 6000 fermiers de café  de petit cultivateur. 

  • MUUNGANO

La spéciale qualité du café arriva au Congo pour la première fois grâce à la coopérative MUUNGANO. Elle a été aussi certifiée dans FairTraide qui signifie commerce équitable. Sa production annuelle est de plus au moins six containers pour une année,  Elle a 4355 membres. Elle produit et traite le café cultivé au bord du lac Kivu. Elle a essayé d’installer deux stations pour laver le café et a pour mission de produire un café de qualité au Congo ; elle produit  un café clair, de meilleure couleur chaque année.

Les autres coopératives œuvrant dans la province du Nord-Kivu sont :

- COPLACPA se trouvant à Kibirizi

-IPAPEL  se trouve à Rutsuru       

-CPNCK se situe à Idjui et à Masisi

-KAWA KANZURURU se situe à Beni

-KAWA KABUYA se situe à Butembo

-COGEPEC à Rutsuru

-DOMAINE DE KATALE à Rutsuru et derrière Bralima

-SASA COFFEE

-MUYEYE

-SOPEKAF

-SACOF

-CHALGAR

-K. HAWAH

Toutes ces coopératives ou Entreprises de production et d’exportation du café devront passer par l’ONC avant toute exportation du café pour s’assurer de la qualité du café qu’ils vont devoir exporter.

II.2.3PLACE DE COOPAC PARMI D’AUTRES COOPERATIVES DE PRODUCTION ET D’EXPORTATION DE CAFE DE GOMA

La COOPAC occupe une place importante parmi tant d’autres coopératives de production et d’exportation du café connues  dans la province du Nord-Kivu. Tant des coopératives parmi elles VIRUNGA COFFEE, SOPACDI, MUUNGANO produisent elles mêmes le café, font elles mêmes le triage et font des exportations ; mais nous remarquerons que COOPAC achète les fèves de café vert déjà produit et triés  et ne font que des exportations. COOPAC possède plus de 8000 producteurs de café au près des quels elle achète les fèves de café et a la capacité d’exporter plus de 150 containers par an   alors que  pour MUUNGANO nous constatons qu’elle peut exporter au plus 6 containers pour chaque année.

NB : Toutes ces coopératives ont pour activité «le café» mais certaines ne font que les exportations des cafés  verts et d’autres achètent des fèves au près des certains producteurs du café et après font l’exportation.

[1]CIKURU KAHENGA Delphin, op.cit. P.15

[2] CIKURU KAHENGA Delphin, op.cit. P.16

[3] Samy BAHATI, la misère, facteur majeur de la délinquance dans la ville de Goma, Travail de fin de cycle à l’UPROGL/Goma, 2012.P.14

[4] CIKURU KAHENGA Delphin, Op.cit. P.17

[5] CIKURU KAHENGA Delphin, Op.cit. P.18

[6] Larousse illustré 2007

[7] Monographie de la province du Nord Kivu (Draft 4), Kinshasa, Mars 2005

[8] Gilbert MATATA BAROKI, Problématique de la Gestion des déchets en milieu urbain, cas de la ville de Goma, TFC, O.U/N-K, 2007-2008, P.24

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