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0. INTRODUCTION

0.1 PROBLEMATIQUE

Les PME, constituant plus de 90% des entreprises dans toutes les économies du monde ; par exemple en France 98,8%, en Belgique 89%, en Allemagne 97%, au Cameroun 71%.[1]Divers aspects de recherches sont abordés en ce qui concerne les pme, il s’agit de thèmes allant de la structure financière aux aspects touchant leur management et croissance. S’agissant du dernier aspect, la croissance, plusieurs facteurs sont en présence, et la liste y consacrée est aussi longue que le nombre des travaux. Cependant, un certain nombre des caractéristiques semble dominer la littérature sur cette matière, il s’agit de l’innovation, les tics, le marché, l’internationalisation, secteur d’activités et le capital humain.[2]

La croissance des PME est un sujet de recherche qui a entraîné un grand nombre de travaux depuis plusieurs années étant donné, surtout, l’importance de ce phénomène sur la création d’emploi et le dynamisme économique. Or, malgré cet intérêt, il semble qu’on comprenne encore mal les déterminants de la croissance et les conditions dans lesquelles une augmentation de l’activité peut se réaliser efficacement, si l’on en juge par la diversité des résultats et l’incohérence parfois de certaines conclusions.

 Les PME sont très hétérogènes et leur croissance peut s’expliquer par des objectifs stratégiques forts différents .Dans son ouvrage intitule « contrôle de gestion social », Bernard MARTORG nous éclaire que l’intelligence et l’aptitude sont amplement et non étroitement reparties et que la réussite à long terme ne dépend pas uniquement de l’institution et des stratégies de l’encadrement supérieur mais également de l’obtention et du soutien constant de la créativité et la contribution de chacun qu’il soit responsable, chef de service, employés du bureau etc…Les PME sont reconnues pour être des entreprises « organiques » qui peuvent s’adapter rapidement à différentes situations, à condition que leurs ressources et leur mode d’organisation le permettent[3].

Parce que la croissance rapide oblige l’entreprise à se réorganiser constamment, celle-ci doit compter sur des ressources humaines qualifiées, compétentes, motivées et intéressées à participer à son développement.

La croissance de la petite et moyenne entreprise, tout comme l’innovation, est un phénomène collectif qui ne saurait se réaliser sans un environnement adéquat .Concernant la formation continue de l’ensemble du personnel, OCDE souligne qu’il s’agit d’une pratique capitale pour la réussite de l’entreprise.

Par ailleurs, les entreprises à forte croissance intéressent et motivent aussi leur personnel par la diffusion de l’information au plus grand nombre d’employés possible, de même que par la participation des employés à la prise de décisions .La croissance d’une entreprise est étroitement liée à sa capacité à innover. Les statistiques récentes affirment que les PME représentent plus des 90% des entreprises dans le monde et contribuent à la création de50% à 60% d’emplois .La force actuelle des économies des pays développés réside en grande partie dans le maillage de ces économies par un grand nombre de PME, qui assurent une part considérable de la production, de la commercialisation mais aussi de la recherche et développement.

En RDC, précisément à Goma, le nombre des grandes unités de production est limité, la seule voie pour gagner un revenu c’est à partir des PME et la fonction publique. Depuis la zaïrianisation, 85 % des emplois ont disparu sur toute l’étendue de la RDC ; et avec les pillages, le peu d’emploi qui restaient ont également été supprimés et la situation s’est accentuée avec les guerres dites de libération. Au Nord Kivu par exemple, sur 88 PME existaient avant le pillage, 35 seulement entre elles sont survivantes.[4] Cette situation d’un bon nombre d’entreprises disparues crée des désastres sur le marché de l’emploi au Nord- Kivu.

Eu égard de ce qui précède, il est impérieux de s’interroger sur le capital humain dans ces entreprises en croissance, dans la mesure de voir les facteurs qui sont à l’ origine de la croissance des PME dans la ville de Goma et leurs liens avec le capital humain, Cependant le problème général de cette étude peut s’exprimer clairement à travers les questions spécifiques suivantes :

  • Quel rôle joue le capital humain dans la croissance des PME à Goma ?
  • Qu’est-ce qui distingue les PME ayant développés leur capital humain par rapport aux autres ?

0.2 HYPOTHESE

Larousse élémentaire définit l’hypothèse comme étant la suggestion que l’on fait d’une chose possible ou non et dont on tire une conséquence.[5]

En nous référant à la problématique, nos hypothèses sont formulées de la manière suivante :

  • Partant du principe que l’entreprise peut être considérée comme un système finalisé, organisé, un système physique piloté par un système de gestion, les facteurs contribuant à la croissance d’une PME ne pourraient être liés qu’à ces composantes. Autrement dit, ils seraient liés à l’entrepreneur lui-même c’est-à-dire sa capacité à créer, animer, susciter, développer une intelligence collective, innover et mettre en place l’organisation mais aussi des employés c’est à dire un personnel qualifié, compètent, motive et intéressé à participer à son développement.
  • Le niveau de rentabilité, la productivité par agent seraient les éléments qui distingueraient les PME qui ont développés leur capital humain par rapport aux autres pour lesquelles la rentabilité est directement liée à son potentiel ou à son souci d’investir ou d’accroitre son capital humain.

0.4 INTERET ET CHOIX DU SUJET

L’intérêt de notre étude semble donc être double. D’une part elle permet aux dirigeants des PME ainsi qu’à toute personne s’intéressant à cette question de mieux comprendre les conditions de la survie et de la réussite des PME ainsi que les stratégies de leur croissance.

D’autre part cette même étude leur permettra de mieux appréhender l’enjeu que représentent la réussite et la croissance de nos PME pour l’emploi, la croissance et le développement économique de notre pays .Une des caractéristiques que fait apparaitre notre recherche est la quasi absence des travaux portant surtout sur les stratégies de croissance et la survie des PME.

Le choix de notre sujet a été motivé par une curiosité scientifique  sur le PME et l’apport de main d’œuvre sur ce dernier.

0.5 METHODOLOGIE

Pour pouvoir confirmer ou infirmer nos hypothèses, différentes étapes se sont imposées : la première consiste en une prospection et une recherche bibliographique, la deuxième se concentre à l’enquête sur le terrain et la troisième a pour but l’analyse des données et l’interprétation des résultats.

  • En premier lieu, nous avons mené une étude documentaire qui nous a permis à formuler notre problématique ainsi que notre méthodologie de recherche, en se basant sur la littérature traitant de la PME.
  • En deuxième lieu, nous avons effectué une enquête sur le terrain .Il s’agit d’une analyse micro économique en se basant sur un questionnaire adressé aux responsables des PME enquêtées suivie d’interview et ce afin de déterminer leurs forces et faiblesses.
  • En troisième lieu, l’analyse des données recueillies et l’interprétation des résultats qui constituent la dernière étape de notre recherche ont été effectuées.

0.5  DELIMITATION DU SUJET

La croissance des PME est un sujet vaste. Les facteurs déterminant leur croissance sont multiples. Cette étude se propose et se fixe comme limite, établir un lien entre leur croissance et leur capacité à développer leurs ressources humaines dans la ville de Goma pour une période allant de 2013 à 2015.

0.6 SUBDIVISION DU TRAVAIL

Outres que l’introduction et la conclusion ce travail est subdivise en trois chapitres.

Chapitre 1 : Notions sur les PME croissance des entreprises et le capital humain.

Chapitre 2 : Le secteur des PMES dans la ville de Goma

Chapitre 3 : Développement du capital humain et croissance des PME

[1] J. ISSAFO, Accroissement des pme en europe, Ed. Cadicec, Kinshasa, 1990, p. 14

[2]   BREDMOND et J. GELEDAN, Etude sur la croissance humaine dans les PVD, Ed. Belin,  Paris, 1983, p. 865

[3]Bernard MARTORG, Control de gestion social, Vuibert, Paris, Septembre 2003, p325

[4]A.KAMBALE, Economie de Développement, cours inédit, UNIGOM, 2013, p54.

[5] Dictionnaire larousse, librairie, paris, 1967, p214

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