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CHAP.III. RESULTAT ET DISCUSSION

3.1. LES CARACTERISTIQUE DE LA POPULATION ENQUETEE

3.1.1.  Répartition de la population enquêtée en fonction de leurs sexes et localités

Figure 2. Représentation graphique de la population enquêtée

Il ressort de ce graphique qui reprend les quatre localités qui ont fait l’objet de notre étude que les femmes représentent  56,67% à Cishugi, 80% à Igaza, 76,6% à Mandwe et  80% Nyantende. Les hommes représentent  43,33% à Cishugi, 20% à Igaza 23,33%Mandwe et 20%  à Nyantende donc dans ce groupement les femmes s’occupent  plus des activités agricoles que les hommes. La femme congolaise est devenue la principale pourvoyeuse de la substance de nombreuses familles beaucoup de ménages ne vivent que des activités des femmes en général et des hommes en particulier.

 L’intéressement des femmes dans le domaine agricole est explique ici par l’Institut International de Recherche sur les politiques alimentaire en ce sens :Beaucoup de femmes sont productrices des produits agricoles à la différence des hommes, qui ont de plus grandes chances d’entreprendre une activité non agricole, les femmes dépendent principalement de l’agriculture pour s’alimenter et disposer d’un revenu pour leurs familles. Améliorer l’agriculture peut donc contribuer de manière fondamentale à l’augmentation des revenus et à l’autonomisation économique de la famille. (IFPRI ,2004)

3.1.2.  Répartition de la population enquêtée en fonction d’autres activités à part l’agriculturedans différentes localités localités

Figure 3. Représentation graphique de différentes activités

Les resultats dans le graphique ci-dessous nous montre la repartitions des nos enquetes en fonction des autres activités à part l’agriculture .Il ressort de ce graphique que la majorité de nos enquetés n’ont pas d’autres activité  à part l’agriculteures soit 66,67 % à Cishugi, 85% à Igaza, 53,33% à Mandwe et 63 , à Nyantende .Joachim montre que   le secteur agricole n’est pas en mesure de générer des ressources nécessaires pour accroître significativement le bien être des populations rurales dont l’essentiel des revenus provient de la vente ; du petit commerce qui prend l’essor du secteur agricole faciliteégalement la création d’emplois dans d’autressecteurs, comme la transformation alimentaire et lecommerce, créant ainsi des retombées économiquesdans l’économie non agricole (Joachim Von Braun, 2008)

3.1.3. Les différentes spéculations selon les localités

Figure 4. Représentation graphique de différentes spéculations produites


D’après les résultats de nos enquêtes, dans le groupement de Mumosho la plupart de ménages pratiquent la culture d’arachide, bananier, haricot, mais,manioc,patate douce et sorgho.Il est important de signaler comme le montre le graphique ci haut que le haricot,le mais, la patate douce et le manioc sont les plus pratiqué dans ce milieu

 Les aliments de base au Sud-Kivu sont composés essentiellement de tubercules (manioc, pomme de terre, igname et patate douce), avec pour accompagnement la viande, le poisson, les légumes, les légumineuses notamment les haricots et les petitspois.      

Il existe dans le Sud-Kivu des pesanteurs culturelles empêchant la consommation de certains aliments pourtant nécessaires dans l’alimentation. En conséquence, il est enregistré des déséquilibres dans l’alimentation de la population. Au-delà des faits culturels, l'insuffisance de l’offre des produits alimentaires reste tributaire de la réduction des espaces cultivables dans certains coins et du déplacement des populations en majorité agriculteurs suite à la de l’insécurité.

            .

3.1.4. La destination de différents produits agricoles après récolte

Figure 5. Représentation graphique des produits agricoles suivant la destination

Nous remarquons que dans les quatrelocalités que nous avons enquêtés que la majorité de spéculations produite sont destinées à la consommation, seules les bananes et le sorghoconstituent les sources de revenues.

3.1.5. La destination des produits animaux après

Figure 6. Représentation graphique des produits animaux suivant la destination

Nous remarquons  dans les quatre localités que nous avions enquêtés que les animaux élevés(porc, chèvre ,lapin ,mouton, poule, vache et canard)sont destinées à la source de revenu à part le cobaye et les poulesqui sont élevés pour la consommation et pour le revenu constituent les sources de revenues.

3.1.6. Les differents critères de fixation des prix des productions

Figure7 : Représentation graphique des critères de fixation des prix des productions

 Les resultats présentés ci- haut montrent  que  le prix des produits agricoles est fixé en fonction de desoin de l’agriculteur  cela veut dire que l’agriculteur vend ses produits agricoles selon qu’il est en besoin,part l’abonance des biens au marché et selons que l’acheteur fixe le prix qui se ;dans ce groupement  il n’y a pas la politique commerciale pour fixer le prix des prodiuts agricoles. Niama Ndebele montre que les principales faiblesses des marchés actuels résident dans les fortes fluctuations des prix qui constituent une source majeure de risque pour les producteurs. Cette instabilité des prix est surtout liée aux fortes fluctuations des productions nationales, à l’étroitesse des marchés, la faiblesse du stockage marchand, le mauvais état des infrastructures, et le manque d’information de marché (.NiamaNangoNdebélé ,2001)

3.1.7. Repartition des nombre de repas selon les localités

Figure 8 : Représentation graphique  du nombre de repas journaliers

Il ressort de ces resultats ci haut que 86,67% à Chishugi,97,50% à Igaza,90% à Mandwe et , à Nyantende 80% à Nyantende que nos enquetés  prenent deux repas par jour ceci prouve à suffisance que nos enquetés souffrent de l’insécurité alimentaire car cette dernière existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. (Sommet mondial de l’alimentation, 1996)

Les facteurs sociodémographiques qui influencent la sécurité alimentaire, on note:

Faible revenu, un faible niveau de scolarité, la monoparentale, l’appartenance à un ménage de grande taille (Martine Pageau 2008)

3.1.8. Les différents facteurs affectant l’insuffisance alimentaire

Figure 9: Représentation graphique des facteurs affectant l’insuffisance alimentaire

Nous remarquons de ce graphique que de nos enquêté connaissent problème alimentaire, les résultats obtenus par ce graphique montrent que le groupement de Mumosho fait face à une situation alimentaire préoccupante, ces mauvaises récoltes ne parviennent pas à répondre aux besoins alimentaires ménages et pour y faire face les populations font recours à d’autres sources de sécurité alimentaire comme le commerce, louer la main d’œuvre, l’échange service nourriture.Kabare et Walungu, deux territoires caractérisés par une forte surpopulation, ont des consommations moyennes qui reviennent à environ50 % du seuil de pauvreté (PNUD, 2009)

Non seulement les ressources alimentaires globales ne permettent pas de réaliser le minimum nutritionnel, mais aussi elles n'arrivent pas à assurer les niveaux de consommation.L’amélioration  des activités agricoles est un facteur important de réduction de la pauvreté en zone rurale. Par amélioration, il faut entendre augmentationdes revenus générés par la filière (donc de la valeur ajoutée)

 La réalisation de la sécurité alimentaire durable en  République Démocratique Congo demande une croissance rapide du secteur agricole. Plusieurs auteurs estiment qu'un taux de croissance annuelle de 4% du secteur agricole est nécessaire pour accroître les disponibilités alimentaires et stimuler une forte croissance économique, permettant la création d’emplois et des revenus nécessaires à une amélioration de la sécurité alimentaire (INS, 2005)

Alors que la pauvreté est sans aucun doute l’une des causes de l’insécurité alimentaire, l’absence d’un bon état nutritionnel est en soi l’une des causes sous jacentes de la pauvreté. Une des définitions de la pauvreté couramment utilisée est la suivante : « La pauvreté comprend différentes dimensions liées àl’incapacité de satisfaire des besoins humains tels queconsommer et assurer sa sécurité alimentaire, être en bonne santé. Il est donc préférable d’intégrer les stratégies de lutte contre la pauvreté aux politiques de sécurité alimentaire, afin de réduire la pauvreté et la faim qui sont étroitement liées. (FAO2008)

La faim peut être décrite comme une sensation douloureuse causée par une consommation insuffisante d’énergiealimentaire, en d’autres termes, la faim est une privationalimentaire. Tout individu qui a faim souffre d’insécurité alimentaire, mais pas tous les individus qui souffrent d’insécurité alimentaire ont faim, car il existe d’autres causesd’insécurité alimentaire, dont celles liées à une consommation inadéquate de micronutriments.(CE- FAO2008)

Relever le défi de la sécurité alimentaire revient donc à réduire la pauvreté liée à la faible productivité dans la région.

(Pierrick FRAVAL ,2000)

3.1.9.  Les differentes strategies de survie à l’insecurité alimentaire

Figure 10: Représentation graphique des strategies de survie à l’insecurité alimentaire

De ce graphique nous remarquons que pour faire face au défi de la sécurité alimentaire les ménages utilisent certaines stratégies pour survivre dont 63% réduisent le nombre de repas à Cishugi,62% à Igaza,66,67% à Mandwe et 56,67% à Nyantende en suite vient la deuxième stratégie qui consiste à réduire la quantité des aliments, enfin certains ménages louent la main d’œuvre pour faire face à l’insécurité alimentaire dans leur ménages.C’est seulement à Nyantende où 3,33% ont reconnu un changement de leurs habitudes alimentaires: la pate au farine de maïs (farine de maïs importé du Rwanda),les feuilles de patatedouce. Alors que lesommet mondial de l’alimentation, 1996 a proclamé que pour être dans la situation de la sécurité alimentairelorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active.

3.1.10. Affectation du credit accordé aux paysans selon les localités

Figure 11: Représentation graphique de l’utilisation du credit accordé aux paysans

Partant des résultats dans le graphique ci haut, 63 % de personnes enquêtées à Chishugi, 57,50% à Igaza, 53,33% à Mandwe et 53,33% à Nyantende estiment que s’ils reçoivent le crédit  ils peuvent l’affecter dans l’élevage. D’autres peuvent l’affecter dans l’exploitation agricole,dans le commerce,l’achat de terre. 3,33%Nyantende peuvent l’affecter à achat des biens de consommation. Vue la surexploitation de sol, le non utilisation des semences améliorées, non respect de techniques culturales, le non utilisation des engrais font que le sol ne donne plus mieux, cela pousse aux paysans de s’intéresser plus à l’élevage qui selon eux donne un meilleure revenu par apport à l’agriculture.

3.1.11.  Les strategies envisagées pour assurer la securité alimentaire

Figure 12 : Représentation graphique des strategies envisagées pour assurer la securité alimentaire

Ce graphique dispose les résultats qui montrent les stratégies envisagées pour assurer la sécurité alimentaire dans le milieu d’étude, la majorité soit 70% à Cishugi et 63,33% à Nyantende de personnes enquêtéesestimentque l’octroi de crédit agricole peut les aider à améliorer leur activité  agricole en se procurant des intrants.57,50% à Igaza et 60% à Mandwe estiment que l’amélioration des techniques culturales pourrait les aider à améliorer leur rendement. Le rapport national des progrès sur les objectifs du millénaires stipule qu’il faudra surtout veiller à augmenter la productivité de la dynamique communautaire en les approvisionnant en équipements productifs et en intrants, par la vulgarisation des techniques de production améliorées, des formules et des normes modernes de production et du savoir faire local. Un accent particulier devrait être mis sur l’accès  au crédit agricole et à la formation adéquate en gestion des projets (DSCRP ,2006).

3.1.12. Source des semences utilisées

Figure 13: Représentation graphiquede la provenance des semences utilisées

Partant des resultats dans ce graphique qui montre la provenance des semences utilisées par les menages enquetés ; les trois premières localités c'est-à-dire les localités de Cishugi 56,67%, 85%Igaza, 66,67% Mandwe utilisent les recoltes précedentes ( les reliquats) et à Nyantende , 50% achete les semences ;les ONG assistent les paysans en semences à Chishugi l’Observatoire Congolais de la Pauvreté et del’Inégalité montre que très peu de producteurs utilisent les semences améliorées, les problèmes de maladie et ravageur surtout causé par la rupture de la résistance variétale mais aussi due à la résistance des ravageurs et maladies aux  différents traitements, à l’insuffisance des produits phytosanitaires ainsi qu’aux techniques culturales adéquates(OCPI 2005)

L’accès aux intrants, tels que les semences améliorées, reste limité pour des populations disposant de faibles ressources financières. La conservation des semences issues de précédentes récoltes se pratique mais dans un contexte de faible rendement, l’ensemble de la production est avant tout destinée l’alimentation (PNUD, 2009)

3.1.13.  Les différents problemes liés au changement climatique

Figure 14 : Représentation graphique des problemes liés au changement climatique

De ce graphique nous remarquons que le problème liés au changement climatique sont tels que l’expansion des maladies et celui lié à la  pluie, parfois la pluie tombent en grande quantité et affectent la production,de  fois même elle devient rare arrivent  et perturbent le calendrier agricole du milieu. Les se vissent surtout sur le manioc (Lamosaïque africaine de manioc) et sur les bananerais. Or selon(l’FAO, 1996)les aléas climatiques constituent un facteur important de la trop grande  variation des productions agricoles. Les 2/3 du continent sont sujets au risque de sécheresse dû à l'instabilité des pluies et leur mauvaise répartition dans l'espace et dans le temps. Alors que l'eau constitue l'une des principales ressources agricoles et sa disponibilité détermine la réponse des cultures aux intrants et autres innovations technologiques.

3.1.14. Les modes d’acquisition des terres agricoles

Figure 15: Représentation graphique du mode d’acquisition des terres agricoles

il ressort de ce graphique que le mode d’acquisition des terre demeure l’heritage qui represente 70% à Cishugi ,82,50% à Igaza, 73,33%  à Mandwe et 60%  à Nyantende  en suite vient le deuxième mode d’acquisition (achat) et qui presente 16,6% à Cishugi ,  17,50% à Igaza      23,33% à Mandwe      20% à Nyantende , la location est fait à 13,33% à  Cishugi comme à Nyantende .

3.1.15. Les avis de la popoulation face à l’utilisation des engrains

Figure 16 : Représentation graphique de l’utilisation des engrais

D’après les résultats de nos enquêtes, la plupart de ménages n’utilisent pas des engrais et ceux qui l’utilisent, comme montre ce graphique n’utilisent que les engrais organiques à faible proportion.la surexploitation du sol, le non amendement des sols par les engrais, le non respect des techniques culturales sont la les différentes causes de le baisse de rendement. Selon la banque mondiale dans  Profil de la pauvreté en RDC publié en 2008 montrant quela dégradation des terres au Sud Kivu et la perte de fertilité résultent de la pression démographique qui conduit à la réduction des périodes de jachères et à la culture permanente des terres. Malheureusement, ces changements dans les modes d'exploitation des terres n'ont pas été accompagnés par l'utilisation d'engrais pour compenser les pertes de nutriments.

3.1.16. Appréciation des Actions des ONG et de l’Etat Congaolais

Figure 17 : Représentation graphique de l’appréciation des Actions des ONG et de l’Etat

Les résultats présents dans le graphique ci- haut dans le graphique montrent à suffisance lenon appréciation des ONG et le l’Etat Congolais dans les trois localités seulement à Cishugi et à Nyantende ou quelques personnes à un taux de 20% et 13,33% ont reconnu avoir une assistance des ONG telle que Women for women, ADI- KIVU, le non appréciation est due par le non assistance aux paysans par des intrants, par des formations qui cadrant avec leur activité.

3.2. CORRELATION ENTRE DIFFERENTES VARIABLES

3.2.1. Corrélation entre taille de ménage et dépense hebdomadaire

 Les résultats relatifs à la corrélation entre la taille de ménage et dépenses hebdomadaire sont représentés par le tableau n°3 et illustrés par la figure n°4.

Figure 18. Représentation graphiquede la corrélation entre taille de ménage et dépense hebdomadaire

Tableau 3.  Matrice de corrélation entre la taille de ménage et les dépenses hebdomadaire

Correlation

Taille de ménage

Dépenses

0.2277

Au regard de ce tableau, nous remarquons que la corrélation est faiblement positive entre la taille de ménage et les dépenses hebdomadaires(cor =0.2277) c’est-à-dire que la taille de ménage a influencé positivement les dépenses hebdomadaires  dans les ménages à petites exploitation agricole, plus la taille de ménage est grande plus les dépenses hebdomadaire des ménage augmente aussi.

D’aprèsCentre d’Études pour l’Action Socialela taille moyenne de ménages est un facteur déterminant des conditions de vie des ménages. Plus la taille du ménage est élevé, plus celui-ci est exposé à la pauvreté et vice versa. Dans la province du Sud-Kivu, la taille moyenne des ménages pauvres est de6,6 tandis que celle des non pauvres s’élève à 3,5.Au Sud Kivu, la pauvreté est plus répandue chez les ménages dirigés par les hommes (86,7%) que chez les ménages dirigés par les femmes (65,6%). (EAS,2008)

Les dépenses des ménages dans la province du Sud Kivu sont largement dominées par l’alimentation qui représente 73,0% de la dépense totale des ménages

 Cette situation s’explique entre autres par la composition de ces ménages. Les ménages dirigés par les femmes sont de plus petites tailles (3,7 personnes contre 6(CEPAS,2005)

L’alimentation représente la moitié des dépenses des ménages, en ville  à la campagne, les coûts des intrants, associés à l’insécurité foncière, aux dysfonctionnements des marchés du crédit agricole et des Produits agricoles, pénalisent les petites exploitations Familiales qui assurent la quasi-totalité de la production alimentaire de la région, mais restent souvent incapables d’assurer complètement leur autoconsommation.

(KALOMBO TSHIBANDA, 2005)

3.2.2. Corrélation entre superficie et quantité produite

Les résultats relatifs à la corrélation entre la superficie cultivée et la quantité produite sont représentés par le tableau n°3 et illustrés par la figure n°4.

Figure 19. Représentation graphique de la corrélation entre superficie et quantité produite

Tableau 3.  Matrice de Corrélation entre superficie et quantité produite

Correlation

Quantité produite

Superficie

0.6279

Au regard de ce tableau, nous remarquons que la corrélation est positive entre la superficie et quantité produite. (Cor =0.6279) c’est-à-dire que la superficie influence significativement le rendement, plus la superficie est trop grande plus le rendement augmente. Selon Mambo Bashi laforte croissance de la population, notamment dans les zones rurales, induit une densification d’espaces à faible potentiel agricole ou à foncier saturé, se traduit par des migrations vers des terres moins productives et nourrit une urbanisation rapide pauvre en aliment. (Mambo Bashi, 2005)

Un rapport de Diobass (2005) arrive à la même conclusion. Sur base d’une étude quantitative, on voit que la malnutrition chronique en milieu rural se manifeste surtout parmi les personnes âgées et parmi les paysans qui exploite des petites superficies où qui n’ont presque pas accès aux terres. Dans les milieux semi-urbains, les personnes déplacées sont les plus touchées.

Le DSCRP régional conclut dans le même sens : « Cette province, jadis grenier des provinces environnantes par sa production agricole, ne parvient même plus à assurer l’autosuffisance alimentaire de sa propre population ». Cependant, les raisons qui se trouvent derrière cette problématique sont multiples : la pression démographique est très forte, la dégradation des sols et la baisse de fertilité sont des facteurs vraisemblablement importants(DSCRP, 2008)

LukuliPetemoya indique que parmi les principaux déterminants de la pauvreté dans province du Sud-Kivu particulièrement en milieu rural, conclut est la taille de l’exploitation agricole est le principal déterminant de la pauvreté.

(Lukuli Petemoya2010)

Production des cultures vivrières n’arrive pas à des quantités garantissant l’autosuffisance alimentaire au niveau de la province. Le déficit est comblé par des produits provenant surtout du Nord-Kivu et du Katanga, voire des importations, en particulier le riz (MUFUNGIZI, 2008)

3.2.3. Corrélation entre âge et nombre de camps cultivés

Les résultats relatifs à la corrélation entre l’âge des enquêtés et le nombre de champs cultivés sont représentés par le tableau n°3 et illustrés par la figure n°4.

Figure 20.Représentation graphique de la corrélation l’âge et nombre de champs cultivés

Tableau 3.  Matrice de Corrélation entre âge te nombre de champs cultivés

Correlation

Age

Nombre de champs

0.2966

Partant des résultats de ce tableau, nous remarquons que la corrélation est faiblement positive entre l’âge et le nombre de champs cultivés. (Cor =0.2966) c’est-à-dire que l’âge influence positivement  le  nombre de champs, plus on a un âge avancé  plus on a un grand nombre de champs à cultivé.

D’après Inspection Provinciale de la Santé du Sud Kivu, le territoire de Kabare, plus de 80% des ménages disposent d’un champ dont la superficie ne dépasse pas 50 ares ; ces petites étendues cultivables ne suffisent pas à assurer une production vivrière suffisante pour des ménages qui n’ont souvent pas d’autres activités que l’agriculture. Il faut ajouter à cela que le système traditionnel implique que les terres appartiennent le plus souvent aux chefs, et à quelques riches propriétaires qui les louent, pour une durée plus ou  moins longue et selon des modalités précises, aux agriculteurs.

Dans un tel contexte, la pression pour l’accès à la terre dans le territoire est d’autant plus forte dans les régions les plus occupées. (PNUD, 2009)

3.2.3. Corrélation entre la taille de ménage et la superficie

Les résultats relatifs à la corrélation entre la taille de ménage et la superficie cultivée sont représentés par le tableau n°3 et illustrés par la figure n°4.

Figure 21. Représentation graphique de la corrélation entre taille de ménage et superficie

Tableau 3.  Matrice de Corrélation entre âge te nombre de champs cultivés

correlation

Taille de ménage

Superficie

0.1319

Les résultats présent dans ce tableau, montre que la corrélation est faiblement positive entre la taille de ménage et la superficie cultivée. (Cor =0.1319) c’est-à-dire que la taille de ménage influence positivement à petite proportion la superficie des champs, plus on est nombreux dans un ménage plus on a un grand nombre superficiecultivée. Selon les études menées par la PNUD dans le territoire de Kabare montre que la taille moyenne des propriétés terriennes est évaluée à 30 ares par ménage pour un chiffre de 6 à 8personnes par ménage.

(PNUD, 2009)

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