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La communication est au cœur de la modernité[1]. Peu de secteurs aussi vitaux pour la société contemporaine que la communication sont aussi récents. Puisque de bout en bout, l’histoire de moyens de communication comme le téléphone, la radio, la télévision, l’informatique,… est une réalité, la société ne peut échapper donc à leur utilisation. Mais en même temps, nous avons l’impression que la révolution de la communication ne s’arrête pas.
En réalité, la communication depuis un siècle est en pleine révolution. Elle a passé une sorte de pacte avec les techniques; s’identifiant même à elle et obligeant chacun à s’adapter à ce rythme trépident. Face à l’accélération du changement technologique, de la variabilité des conditions de fonctionnement des marchés nationaux, l’information technologique devient vitale.
Confrontés à une compétition de plus en plus forte, les pays industrialisés cherchent à maîtriser et à tirer profit de l’information, tant il est vrai que la gestion stratégique de l’information est devenue l’un de moteurs essentiels de la performance globale des entreprises et des nations. La protection ou le maintien de la compétitivité économique constitue de plus en plus une ardente préoccupation pour des nombreuses entreprises[2].
La première question qui se pose dans un projet de création d’entreprise est de savoir si l’activité proposée correspond à un besoin et dans cette hypothèse, si ce besoin a les capacités de s’exprimer par un marché solvable. La connaissance du marché constitue donc la première démarche du créateur d’entreprise[3].
Dans le service de télécommunication, l’activité de vente des cartes prépayées joue un rôle capital dans la commercialisation des unités d’appel, des SIM… ainsi pour procurer aux acheteurs un moyen efficace de communication pour l’exécution de leur activité quotidienne.
En effet, il convient de remarquer les problèmes des revendeurs des cartes prépayées non observables et non visibles dans la commune de Goma, qui sont d’ordre d’instabilité de la connexion, de dettes des clients, d’insuffisance de distributeurs des cartes,…dans le but de leurs assurer les meilleurs conditions de travail et de bon fonctionnement.
Dans son histoire, l’information circulait de bouche à oreille mais l’évolution technologique et scientifique du monde actuel a fait la prospérité du traitement rationnel et automatique de la communication sur toute la planète terre[4].
Sur le plan social, les revendeurs des cartes prépayées nous aident à faire circuler l’information dans la société grâce à leur service vendu.
Sur le plan économique, les revendeurs des cartes prépayées obtiennent un profit minime qui ne leur rassure pas de gagner leur vie et d’améliorer leurs conditions de travail suite à une infinité des revendeurs.
A Goma, il est parfois curieux de constater qu’il y ait des revendeurs qui travaillent pour d’autres personnes sans avoir une rémunération considérable parce que leur capital est moindre et ne leur permettent d’investir dans ce secteur. C’est ainsi que cette activité de vente de cartes prépayées est négligeable et est réservée surtout soit aux élèves et étudiants pour le dépannage soit aux chômeurs.
En effet, les publiphones de la ville de Goma assurent une vie socio-économique possible permettant aux revendeurs de supporter quelques besoins vitaux de leur ménage et que cette activité est venu réduire tant soit peu la pauvreté en ce sens qu’elle procure aux personnes de l’emploi, améliore le revenus des ménages, etc[5].
Ainsi donc, selon l’auteur, l’activité des publiphones assure la vie socio-économique des publiphones dans la ville de Goma et assure la réinsertion socio-économique. Loin d’assurer l’emploi à ces exploitants (publiphone), il leur permet de gagner un revenu minime, soit-il susceptible de répondre tant soit peu à certains besoins vitaux (ménagers) d’une considération sociale mais aussi cette activité est une solution palliative au chômage (réduction de la pauvreté).
Cependant, notre travail s’est borné à l’étude de la rentabilité dans le but de déterminer ce que revient aux revendeurs et d’analyser les coûts (coûts de loyers, coût d’achat, coût occasionnée par les pertes de cartes invalides et les unités transférées mais non arrivées aux destinataires) liés à l’activité qu’exercent les revendeurs des cartes prépayées.
Devant une telle situation où l’activité de vente des cartes présente des difficultés dans le monde des affaires, il y a lieu de se poser certaines questions telles que :
Selon R. QUIVY et L. VAN une hypothèse[6] est une proposition des réponses provisoires, une présomption qui demande à être vérifiée. C’est donc une affirmation anticipée concernant la relation entre deux ou plusieurs variables.
Toute activité commerciale, pour qu’elle soit viable, doit régulièrement acheter et vendre avec un intérêt afin de gagner la vie et de rendre service aux gens. Plusieurs raisons et dispositions anticipatives seraient susceptibles d’être envisagées aux questions des problèmes susmentionnées. Ainsi nous formulerons les hypothèses suivantes:
Ces présuppositions tenant lieu de réponses provisoires, ne pourraient être validées, confirmées ou infirmées qu’après avoir testées ou analysées grâce à une investigation sur terrain c’est-à-dire dans quelques publiphones cibles.
Toute investigation qui se veut scientifique, nécessite une méthodologie à suivre en vue d’en arriver à des résultats fiables et objectifs.En effet, la méthodologie dicte concrètement la manière d’envisager ou d’organiser la recherche, mais ceci de façon plus ou moins précise, complète et systématisée[7].
Nous nous sommes servis de la méthode d’analyse statistique qui consiste à décomposer tout en parties, à analyser, à collecter les données et en suite à interpréter les résultats d’enquêtes. Ainsi, elle nous a permis d’analyser systématiquement toutes les données recueillies auprès des revendeurs et d’y apporter un jugement de valeur.
La technique est un moyen concret, une arme ou service de la méthode, un moyen qu’on utilise pour saisir la réalité et récolter les données[8].
Cette technique nous a permis de parcourir un bon nombre de documents entre autres : les notes de cours, les ouvrages, les TFC, les rapports, les mémoires et autres documents nécessaires en rapport avec notre thématique afin de constituer la base théorique.
Une interview est une conversation contrôlée dans laquelle l’interviewer tente d’obtenir des informations auprès de son interlocuteur. La conversation prend ordinairement la forme d’une série de question posée par l’interviewer à l’interviewé[9].
Cette technique nous permettra d’échanger avec nos enquêtés et d’autres personnes ressources dans le but de récolter les informations nécessaires en rapport avec notre sujet.
Elle nous a servi comme un outil important, pour la rédaction d’un questionnaire auquel devraient répondre les agents vendeurs de cartes prépayées en vue de recueillir leur avis sur la commercialisation de ces dernières.
Le choix accordé à ce sujet nous a été motivé par le souci de faire connaitre les difficultés que rencontrent les revendeurs des cartes prépayées dans la commune de Goma en particulier et ceux de la ville de Goma en général.
L’intérêt de ce travail s’inscrit dans les optiques ci-après : d’apporter une contribution, si idéale soit-elle, à l’éclaircissement des problèmes rencontrés par les revendeurs des cartes prépayées, d’améliorer la rentabilité de leur activité et nous permettra aussi d’approfondir les notions de gestion financière et de comptabilité analytique.
En plus ce travail servira d’une source d’inspiration pour d’autres chercheurs qui souhaiteraient aborder le même cadre de recherche.
L’objectif principal de ce travail est de faire parvenir aux lecteurs la façon dont la commercialisation des cartes prépayées est faite par les revendeurs dans la ville de Goma en général et plus particulièrement dans la commune de Goma.
Les objectifs spécifiques de ce travail sont :
Dans tout travail scientifique, le chercheur doit s’orienter dans les limites spatio-temporelles pour un travail efficace.Ainsi du point de vue spatial, notre étude porte sur la commercialisation des cartes prépayées dans la ville de Goma/Commune de Goma.Quant à la délimitation temporelle, notre étude est faite pour l’année 2014 en cours, estimant que cette période s’avère suffisante pour notre étude.
Ce travail se subdivise en trois chapitres hormis l’introduction générale et la conclusion générale :
[1] D. WOLTON, Internet et après : une théorie critique des nouveaux médias, Nouvelle édition, p. 31
[2] D. ROUACH, la nouvelle technologie et l’intelligence économique, PUF, Paris, 1996, p. 7
[3] C. ALBAGLI et al. , la création d’entreprise en Afrique, EDICEF, Paris, 1996, p. 69
[4] S. SUSAN, Appréciation de service des entreprises de télécommunication en situation d’oligopole cas de
Celtel, Vodacom et Supercell, TFC de graduat, Goma, ULPGL (inédit), 2007, p. 1
[5] N. NYANGE, Les publiphones dans la ville de Goma et leur impact socio–économique sur le revenu des
Exploitants, Mémoire, ISP/Bukavu (Inédit), 2008, p. 40
[6] R. QUIVY et L. VAN, Manuel de recherche en sciences sociales, Ed. Dunod, Paris, 1988, p. 125
[7] M. GRAWITZ, Lexique des sciences sociales, 7è éd., Dalloz, Paris, 1986, p. 333
[8] PINTO et M. GRAWITZ, Méthode de recherche en sciences sociales, 4è édition Dalloz, paris 1971, p. 423
[9] N. MBASA, Note de cours de méthode de recherche, ULPGL/Goma, Inédit, 2012-2013, p. 16