Table de matières
Nous voici au terme de notre travail de fin de cycle qui porte sur la protection des victimes des discrimination en RDC : cas de albinos en exprimant notre profonde préoccupation face à la gravité des violations des droits de l’homme commises dans de nombreux pays et plus particulièrement la RDC contre les personnes atteintes d’albinisme, y compris face aux formes multiples .
Nous sommes parti du constat selon lequel la condition d’ albinos n’exclut pas le sujet du détenteur des droits , ce qui nous a poussé de posé deux questions , quels sont mécanismes internationaux et nationaux relatifs à la protection des albinos (1)et quid alors de l’effectivité de ces mécanismes en RDC(2) .
Nous avons postulé en terme d’hypothèse que les personnes vivant avec albinisme bénéficient de garanties spécifiques consacrées par les textes tant nationaux qu’internationaux notamment le droit à la vie , à la sécurité , l’interdiction de la torture , droit à l’éducation,… que le législateur congolais considère comme étant des droits fondamentaux inderogeablees sur base de l’article 62 de la constitution de la RDC . Cependant de ces droits se heurte encore à quelques problèmes de divers ordres.
Néanmoins si les textes accordent désormais une place croissante à l’inscription de ces droits à un haut niveau normatif leur mise en œuvre concrète doit pouvoir se traduire par une amélioration tangible des conditions dans lesquelles vivent albinos et s’appuyer sur un développement des pratiques professionnelles irréprochable et homogènes.
Vérifiant nos hypothèses nous nous sommes servis des méthodes juridique et comparative que nous avons appliqués par les techniques ,documentaires , auxquelles nous avons pris connaissance de documents textes légaux , ouvrages , syllabus , notes de cours ,TFC , mémoires , interview , entretien libre , observation directe .etc. .
Nous avions subdivisé notre travail en deux chapitres dont le premier traite des mécanismes internationaux et nationaux relatifs à la protection des albinos dont la première section parle des mécanismes internationaux relatifs à la protection des albinos et la deuxième évoque les mécanismes nationaux relatifs à la protection des albinos.
Dans le premier chapitre nous avions constaté que les albinos sont titulaires des droits consacrés par le législateur en ratifiant divers instruments internationaux notamment :pacte international relatif aux droits civils et politiques , pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels , déclaration universelle de droits de l’homme, charte africaine droits de l’homme et des peuples .
Dès lors la question qui se pose est celle de la capacité des normes juridiques et du gouvernement de la république à assurer la garantie et l’effectivité de l’ensemble des droits reconnus aux personnes atteintes d’albinisme.
Lors de l’observation directe au bureau de l’association des personnes vivant avec albinisme (APIA) du sud Kivu situé à nyawera dans la commune d’ibanda dans la ville de Bukavu nous avons remarqué de leurs dires que ils subissent de mauvais traitements , la plupart d’entre eux n’ont pas accès l’école et si oui ils sont discriminés, à l’église , au bord du bus , etc. . Donc les traitements qu’ils subissent n’ont rien avoir avec la théorie prévue car les conditions dans lesquelles ils vivent sont inhumaines et dégradantes.
Dans le deuxième chapitre nous avons abordé l’effectivité des mesures relatifs à la protection des personnes vivant avec albinisme en faisant analyse aux certaines , conventions internationales , lois nationales et internationales , déclarations , constitution , chartes , et tant d’autres instruments juridiques internationaux et nationaux interdisant la discrimination et à travers nos interviews certains albinos ont relevés que les services médicaux sont quasi inexistants or , leur corps exige des soins appropriés et à tout moment outre ils ne sont pas protégés sérieusement c’est-à-dire ils sont en insécurité dans toute leur vie , ils sont discrimines par la majorité de la population ce qui signifierait que malgré l’existence de tous ces mécanismes internationaux et nationaux il ne s’ observe pas sa mise en œuvre en RDC. Nous avons constatés une série de mesures que l’Etat congolais doit prendre pour l’améliorer les conditions de vie des personnes atteintes d’albinisme dont celles :
d)D’accroître les efforts pour faire cesser les différentes formes de crimes visant les personnes atteintes d’albinisme, de renforcer la réponse judiciaire à de tels crimes et de traduire les auteurs en justice, à l’issue d’enquêtes impartiales menées avec diligence;
C’est dans ce contexte que le présent travail s’est force des pistes de l’amélioration qu’il s’agisse de renforcer l’exercice des droits des personnes vivant avec l’albinisme (dignité , santé, sécurité , droit à la vie , droit d’aller et de revenir ,etc. ,) droits sociaux . Ou bien de consolider les garanties qui leur permettent des s’en prévaloir pendant toute leur vie sur la terre. Parallèlement compte tenu de l’importance de la composante humaine dans l’exercice concret de ces droits il apparait très nécessaire et évident de mobiliser plusieurs leviers repenser les pratiques professionnelles des agents du ministère des affaires sociales du pays. Etau-delà sensibiliser les tiers gravitants autour de la sphère des affaires sociales.
Terminons en disant que toute personne peu importe sa façon d’être, détient toujours le droit à la vie qui est le moteur de les autres droits fondamentaux, et qui doit être impérativement respecté par le monde.
Toute recherche, comporte des limites , le présent travail ne fait pas exception à cette règle d’autant plus qu’il n’a abordé que quelque pratiques en jeux et représentations qui se sont révélés durant la période de recherche c’est pourquoi les portes demeurent grandement ouvertes à tout intéressé afin de pousser la réflexion plus loin sur certains aspects vécus en rapport avec les personnes atteintes d’albinisme .