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INTRODUCTION

I.1. PROBLEMATIQUE

 Tous les congolais sont égaux   devant la loi et ont une égale protection des lois.

 Aucun congolais  ne peut en  matière de l’éducation et d’accès  aux fonctions publiques  ni en aucune  autre matière  faire l’objet d’une  mesure  discriminatoire qu’elle  résulte de la loi  ou d’un  acte exécutif  en raison de  sa religion , de son origine familiale , de sa condition  sociale,  de sa   résidence  de ses opinions ou des  convictions politiques , de son appartenance à  une race , à une ethnie ,à un tribu , à une minorité ou  linguistique[1].

 Les pouvoirs publics veillent  à l’élimination  de toute forme de discrimination et assurent  la protection[2].

La question de la  discrimination  sous toutes ses formes  à  une certaine  catégorie de   personne  et plus particulièrement envers les albinos  beaucoup de mouvements  sont mobilisés  pour mettre un terme à  ce fameux  système néfaste .  Reconnaitre  que  la discrimination  faite  aux albinos  constitue  une violation  des droits fondamentaux  de l’être humain    tel   que consacrée par la constitution de la RDC  actuelle  à son titre 2[3].

La violation   généralisée de droits de l’homme est  un obstacle majeur pour la  réalisation de l’égalité. La discrimination des albinos persiste  dans tous les pays du monde , perpétrée  par l’Etat ou par ses agents  ou au sein de la famille , ou bien par les étrangers  dans la sphère publique ou privée  en temps de paix ou  de guerre cette discrimination est inacceptable parce que,il est déclaré que tant que est perdurera nous ne pourrons prétendre progresser réellement vers l’égalité , le développement ,et   même la paix  comme le confirme l’ONU dans son rapport annuel sur les violations des droits de l’homme en RDC en 2015[4].

L’Etat a l’obligation de protéger les albinos contre les discriminations de toutes sortes, conformément  à l’article 16 de la constitution  qui dispose la personne humaine est sacrée l’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger, de faire répondre  les coupables de leurs actes, et  assurer la justice et  la réparation aux victimes comme l’avait  confirmé la Cour internationale de la justice dans sa décision n° 13  en matière de réparation  à l’occasion de l’affaire relative à l’usine de Chorzów qui opposait l’Allemagne et la Pologne en 1928,et conformément à l’article 258du CCLIII qui dispose que tout fait quelconque de l’homme qui cause préjudice à autrui oblige celui par, laquelle la faute est arrivé a le réparer[5].

L’élimination de la discrimination à l’égard des albinos demeure l’un des enjeux les plus  préoccupants  de notre époque ,il reste beaucoup à faire  pour instaurer  un environnement préservant les  albinos  contre la  discrimination sous toute sa forme   parce que les progrès réalisés dans l’élaboration de règles et normes  juridique n’ont pas accompagnées d’avancées comparables dans leur application au niveau national , la quelle demeure insuffisante et incohérente  dans toute les régions du monde .  la pratique de la discrimination constitue de plus en plus des problèmes  dans la mesure où elle a toujours existée mais jusqu’à ce jour  il n’y a pas eu encore une  réponse satisfaisante à cette question , quelle que soit l’existence  des différents textes  légaux  internationaux et nationaux  interdisant la discrimination  par exemple[6].

La convention  de 1979  sur l’élimination de toutes formes de  discrimination  , la convention sur les droits de l’enfant de 1989 , la charte africaine des droits de l’homme et des peuples , le protocole  facultatif  se rapporta à la convention   sur l’élimination de toutes formes de discrimination , la convention internationale sur l’élimination de  toutes formes de discrimination raciale de 1965 , le comité pour l’élimination de la discrimination  à l’égard des femmes , comité pour l’élimination de la discrimination raciale, et au niveau national nous pouvons citer la constitution de la RDC de 2006 telle que révisée en 2011 ,la loi du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant , etc.[7].

La question reste toujours pendante et continue  à produire des effets néfastes , parce que jusqu’à ce jour il y a encore de coutumes dans lesquelles si une  mère met au monde un enfant albinos la maman risque d’être chassée de son foyer par son mari ou par les membres de la famille  et toute la famille va s’arranger pour  que cet enfant ne soit pas vivant et si par malheur il continue a existé il ne sera pas considéré au même titre que ses frères et sœurs et ne pourra pas bénéficier les mêmes droits reconnus à tous les enfants. Il sied de signaler qu’en milieu rural les albinos ne sont pas considérés au même titre comme tant d’autre personnes  avec qui ils  vivent ensemble certaines affichent  des signes de supériorités envers eux ,  dans  la mesure où il y a plusieurs familles et foyers ou  on ne peut pas manger ensemble ,ou bien entendu sur une même assiette  , ou sur  une même table avec une personne albinos , certains le fuient , ils ne s’approchent pas   de lui  et ils ne dorment pas avec lui  vu l’état dans lequel il se trouve[8], ils  restent très isoles  par le fait qu’ils n’ont pas d’amis ,  et il arrive même le cas où  ils sont traités c’est-à-dire vendus ,tués par le phénomène kabanga   pour servir dans certaines pratiques fétichistes[9].

Ce cas ne se retrouve, pas seulement en milieu rural ,mais aussi en milieu urbain  et plus précisément dans la ville de Bukavu  où  il est arrivé un moment où on déterrait les cadavres  des personnes albinos  en guise d’ exemple  le cas d’une albinos connue sous le nom de NDUNDA une fille de la commune de Bagira qui était enterrée au cimetière de la brasserie appelé kilomètre (4 ) et  qui fut déterrée  par les inconnus[10] . Ils sont  souvent kidnappés un peu partout au monde c’est le cas par exemple  de la  République démocratique du Congo,de la Tanzanie ,du Burundi ,  du Rwanda  et même en occident  et disparaissent sans  trace[11].

Le deuxième exemple est celui  qui est justifié par le fait que les filles albinos  ne sont pas dans la plupart des cas courtisées  par plusieurs jeunes garçons  ce qui amène ces dernières à désespérer  et crée une situation d’incertitude par le fait qu’elles sont isolées et  désolées  même par leur  entourage pour  la simple et la seule  raison est que parce qu’elles sont albinos[12].

Toutes ces exactions dont sont victimes les  albinos constituent  l’ infraction  des attentats  à la vie individuelle prévue et punie  par le code pénal congolais livre 2 à son titre 1 précisément  à ses articles 67 et 68 , l’infraction de meurtre punie par article  43 et 44 , mais  aussi viole le droit à la  vie  consacré par la constitution de la RDC à son titre 2 et plus précisément à  son article 16   , l’infraction de non-respect de la vie privée prévue par les dispositions de l’article 31 de la constitution de 2006 telle que révisée en 2011 et punie par le code pénal congolais   décret  du  30 /janvier 1940  tel que modifié et complété  à ce jour  à sa section I ,  c’est-à-dire les articles 4 3 à 49[13].

  A lumière de ce qui précède nous allons poser les questions  ci-après :


1) Quels sont les mécanismes internationaux et nationaux  relatifs à la protection des albinos 

2) Quid de l’effectivité de ces mécanismes en République démocratique du Congo  

 Apres avoir posé ces questions ci- haut  nous préposerons des   réponses provisoires  dans la partie qui suit :

I.2 HYPOTHESE  

Pour ce faire aux questions  posées dans la problématique  nous réservions les hypothèses ci-après qui devraient être  profondément analysées au cours de cette étude.

 Plusieurs facteurs ou causes déterminants  de la discrimination  ressortent  du plus vaste  contexte  de l’infériorité de la condition  des albinos  notamment : la coutume et les pratiques traditionnelles  , le non-respect au droit de la vie et de la vie privée  , l’inaction de l’Etat ,ainsi que  leurs critères propres , la RDC étant contre toutes formes de  discriminations à ratifier plusieurs instruments internationaux et régionaux  lutta contre la discrimination   notamment : la convention  sur l’élimination  de toutes  formes de discrimination , la convention  de lutte contre  la discrimination   dans le domaine éducatif du  14 décembre 1960  , la convention du 10 décembre 1989 , concernant l’enseignement technique et professionnel, la déclaration universelle des droits de l’homme de  1948 , l’Etas congolais est encore  signataire des plusieurs instruments qui articulent  le principe d’Egalite  et celui de la non-discrimination c’est le cas  de la convention sur les droits politiques du 20 decembre1952 qui s’est fixé l’objectif d’éliminer la discrimination dans la vie  politique , la convention sur l’élimination la répression du crime d’apartheid,  l’ancien code du 09 /8/ 1967 consacrant le principe de la non-discrimination , la charte des nations unies de 1945, comité  pour le l’élimination de la discrimination raciale . .. Etc. Comme des mécanismes pouvant protéger internationalement les personnes atteintes d’albinisme.

Qu’en est-il alors de leur mise en œuvre  A cette question , nous avons focalisés notre pensée sur les différents cas observés dans différentes provinces de la RDC et particulièrement en province du Sud-Kivu et plus précisément ville de Bukavu notamment les droits des personnes tel qu’ils sont non seulement  garantis  par la constitution de la RDC ;mais également par les différentes lois nationales comme Loi portant protection des personnes vivant avec handicap , Loi portant protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA, etc. Ne sont pas respectés  et malheureusement tous les mécanismes nationaux pris par l’Etat  ne sont pas mise en œuvre suite à des multiples problèmes du pays.

Les bonnes conditions de la vie des personnes vivant avec albinisme ne sont pas réunies et cela constituerait a notre avis une sorte de violation des droits de l’homme.

 I.3 L’INTERET DU SUJET  

 Le choix porté sur  ce sujet n’est pas un fruit  du hasard, il se justifie par un triple intérêt : scientifique, pédagogique, et social.

  1 sur le plan scientifique : la présente nous  permet de dégager  de manière succincte   des mécanismes  internationaux ,et nationaux  relatifs à la protection des  albinos  et l’effectivité de ces mécanismes   en RDC,   il  s’agit de contribuer à la littérature  scientifique   disponible sur  la question[14].

  1. sur le plan pédagogique : ce travail est d’une importance très  capitale   car il nous permet de  vérifier  objectivement  les connaissances acquises  et développées  dans les branches juridiques,  à savoir :  le droit pénal général, le droit pénal spécial , la criminologie , le droit de la protection de l’enfant ,le droit constitutionnel congolais , etc.   À cela il nous permet  de mettre en pratique la notion  apprise en matière d’initiation à la recherche scientifique  et de technique de l’approche juridique[15]
  2. sur le plan social : le présent travail permet au public d’être informer sur toutes formes de discrimination  à l’égard des albinos  et la manière dont ces victimes sont protégées  par les différentes lois  internationales, et nationales. Mais aussi voir la responsabilité de l’Etat congolais sur cette question[16].

I.3. METHODES ET TECHNIQUES

I.3.1 LA METHODE

La méthode   est définie comme un ensemble d’opérations, intellectuelle  par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les vérifier et le démontrer.

I.3.2.  TECHNIQUE

La technique est un procède  opératoire rigoureux, bien défini, transmissible, susceptible d’être applique à nouveau dans les mêmes conditions  adaptées au genre de problème  et phénomène en cause 

C’est aussi un ensemble des outils par lesquels un chercheur descend sur terrain. 

 Pour ce faire nous allons utiliser la  technique documentaire   grâce à laquelle nous avons pris connaissance des documents, textes légaux, ouvrages, syllabus, notes de cours, TFC, mémoire. En rapport avec le sujet que nous allons traiter

-l’observation directe qui nous   permettra de voir la situation dans laquelle vivent les albinos en RDC et  plus particulièrement dans la province du sud Kivu.

-l’entretien libre qui nous aidera  recueillir des données auprès de ces victimes.

Nous utiliserons les méthodologies juridiques d’interprétation  vérifiant la conformité  du texte  à la loi   en vue de vérifier  nos hypothèses,  et aussi la méthode comparative. Nous proposons cette méthode  car elle nous permettra  de faire une analyse  traversable  des textes légaux, sur  l’égalité  et son approche  avec les instruments juridiques internationaux en matière, spécialement à la déclaration universelle de droit de l’homme[17].

I. 2 .3. DELITATION DU TRAVAIL

 L’expression discrimination  n’est pas employée  seulement  à l’égard des albinos mais  elle  est aussi règlementée en faveur  de toute personne humaine, c’est le cas par exemple  de la discrimination  des personnes vivant avec handicap, discrimination à  l’égard du peuple minoritaire , etc.

Nous avons écarté d’autres aspects du fait que leur étude ne préoccupe pas  ce travail,  seule nous intéresse la  protection des  albinos. Notre travail comme tout autre travail scientifique va s’analyser dans le  temps et dans l’espace, autrement dit  notre champs spatial se limitera en RDC  depuis les années 2ooo jusqu’en 2016.

I 2 .4. PLAN SOMMAIRE

 Le travail comprend deux chapitres hormis une introduction générale  et une  conclusion. Le premier  chapitre porte sur  les mécanismes internationaux et nationaux relatifs à la protection des albinos  avec deux  grandes sections  et différents  paragraphes  , le second chapitre  se consacre sur  l’effectivité  de ces mécanismes en RDC ,  et  pour cela la conclusion générale bouclera ce cher travail[18].

[1]Article 12  de la constitution dispose tous les congolais sont égaux devant la loi  et ont une égale protection article 13 constitution de la RDC  aucun congolais ne peut en matière d’éducation

[2]Article 14 de la constitution de la RDC alinéa 1 dispose que les pouvoirs publics veillent à toute forme de discrimination et assurent la protection.

[3]Le titre II de la constitution de la RDC consacre les droits humains et les libertés fondamentales.

[4]Rapport de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en RDC en2015. P. 18.

[5]CIJ affaire relative à l’usine de Chorzów Allemagne contre Pologne  no 13, septembre, 1928.serie 1.no 17, p.47. , article 258 du CCLIII.

[6]Rapport de HCDH  de 2010, p 24.

[7]La convention  de 1979 sur l’élimination des toutes formes de discriminations, la convention sur le droit de l’enfant de 1989, la  charte africaine des droits de l’homme et des peuples, protocole facultatifs  se rapportant à la convention sur l’élimination de toutes formes des discriminations.

[8]Rapport de la représentante spéciale sur l’état des personnes vivant avec albinisme au Burundi et en Tanzanie

[9]À travers les yeux des albinos le sort tragique des albinos dans la région des grands lacs. En Afrique  et la réponse de la croix rouge (Genève), 2009, p.5 et 6.

[10]Entretien libre  avec  mulumeoderhwa le père de la victime Dunda à bagira  quartier b, le 21 mai  2017 à 16h 00.

[11]Confirmation du rapport de  la représentante spéciale sur l’état  des personnes vivant avec albinisme au Burundi, en  Tanzanie et en RDC en  2015.

[12]Confirmation de madame Sarah âgée de 25 ans  albinos lors  d’un entretien avec elle à kadutu en date du 6 juin 2017  à l’occasion d’une sortie des jeunes.

[13]Code pénal congolais décret du 30 janvier 1940 tel que modifié et complété à ce jour  à ses articles 43 à 49.

[14] Cours  d’initiation à la recherche scientifique  G2 droit, UCB, 2015 2016.p. 12.

[15]Ibidem.

[16]NYALUMA MULAGANO, cours de l’initiation à la recherche scientifique G2 droit, ucb.2015 -2016, inédit.

[17]MALIPO MUFUNGIZI    , les droits et liberté de prévenus ,2014 2015, p. 4.  UCB,  TFC.

[18]NGAME MASILA  rédaction et présentation d’un travail scientifique, Edition, enfance, et paix, Kinshasa, 1993. P. 18 cité par  MUSHAGALUSA RWABASHI, de la rationalisation du parlementarisme comme garantie de la  stabilité gouvernementale, TFC, UCB, 2009 -2010, P. 9.

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