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Chapitre IV : STRATEGIES D’INTERVENTION POUR L’AMELIORATION ET L’EFFICACITE DES RESPONSABILITES SOCIALES ET ETHIQUES DE LA COOPERATIVE MINIERE DE BARAKA AU DEVELOPPEMENT DE FIZI.

Les Résultats de notre enquête effectuée auprès des agents de la COOMIBA d’un coté et de la population entourant les sites miniers de la COOMIBA de l’autre coté ont      montré que les réalisations de la COOMIBA ne sont pas durables soit 66% et 61% disent elle ne contribue presque rien au trésor public.

IV.1. ANALYSE MOFF DE COOMIBA

       En vue de  rendre efficace les innovations de la COOMIBA, il serait important de mener l’analyse FFOM qui a été initialement développée dans le milieu des entreprises dans des pays industrialisés comme outil pour leur planification stratégique. Les forces et les faiblesses, les opportunités et les menaces de son environnement et ces quatre matrices feront l’objet de notre analyse.

Les éléments d’analyse FFOM ne doivent pas dépasser 7éléments, sont donc entre 3à5soit 6lorsqu’il s’agit d’une petite et moyenne entreprise(PME).[1]

IV.1.1.  Les Forces

  1. Ressources humaines (ingénieur agronomes, géologues, etc.)
  2. Ressources matériels (ordinateurs, générateurs, matières chimiques, etc.)
  3. Un Budget Disponible
  4. Bonne qualité de produits
  5. Bonne collaboration et concertation avec les autorités politico-administratives
  6. Installation des comités mixtes dans les sites

IV.1. 2. Les Faiblesses

  1. Manque d’un programme de production
  2. Manque de suivi et évaluation des activités
  3. Insuffisance de techniques appropriées et manque d’endurance
  4. Destruction de l’environnement
  5. Ressources humaines incompétentes
  6. Faible appui financier par les bailleurs de fonds

IV.1.3. Opportunités

  1. Protection de l’environnement
  2. Envisager les innovations
  3. Présence de textes légaux (volonté du législateur)
  4. La présence des financements
  5. Soutien des organisations humanitaires nationales et internationales
  6. Sens de créativités

IV.1. 4. Menaces

  1. Insuffisance de fonds (argent)
  2. Menace de nouveaux entrants
  3. La mauvaise politique (non intervention de l’Etat)
  4. Les coutumes rétrogrades
  5. L’exploitation en solo
  6. Présence des forces et groupes armés opérationnels dans le milieu

Tableau n07. Les piliers de MOFF

Analyse Externe

Opportunités(O)

Menaces(M)

Forces(F)

Bâtir sur les forces pour saisir les Opportunités

Bâti  sur les forces pour réduire les menaces

Faiblesse(f)

Eliminer les faiblesses pour saisir les Opportunités

Eliminer les faiblesses pour réduire les menaces


IV.2. Matrice d’orientation Stratégiques/MOFF

-  XXX :Fortes influences

-  XX : Moyenne

-  X : Faible influence

-  -  Pas de rapport

ANALYSE EXTERNE

OPPORTUNITES(O)

MENACES(M)

                                         ANALYSE    INTERNE

FORCES(F)

1. Protection de l’environnement

2. Envisager les innovations

3. Présence de textes légaux (volonté du législateur)

4. La présence des financements

5. Soutien des organisations humanitaires nationales et internationales

6. Sens de créativités

1. Insuffisance de fonds (argent)

2. Menace de nouveaux entrants

3.      La mauvaise politique (non intervention de l’Etat)

4.      Les coutumes rétrogrades

5.  L’exploitation en solo

6. Présence des forces et groupes armés opérationnels dans le milieu

TOTAL

1. Ressources humaines (ingénieurs agronomes, géologues, TDR etc.)

xxx

xxx

xx

xx

xxx

xxx

-

-

-

-

-

-

17

2. Ressources matérielles (ordinateurs, générateurs, matières chimiques, etc.)

-

xxx

xxx

xxx

xxx

xx

-

x

-

-

x

-

16

3. Bonne collaboration et concertation avec les autorités politico-administratives

xxx

xxx

xxx

xxx

xxx

xx

-

xxx

-

-

-

-

20

4. Un  Budget Disponible

xxx

xxx

xxx

xxx

xxx

xxx

-

-

x

-

-

-

19

5. Bonne qualité des produits

-

xxx

xxx

xxx

xxx

xxx

-

-

-

-

-

-

15

6. Installation des comités mixtes  dans les sites

xxx

xxx

Xx

Xx

Xxx

xxx

-

X

-

-

-

-

17

FAIBLESSES(f)

1. Manque d’un programme de production

-

-

-

-

-

-

Xxx

Xxx

-

-

-

-

6

2. Manque de suivi et évaluation des activités

-

-

-

-

-

-

Xx

-

-

-

-

-

2

3. Insuffisance de techniques appropriées et manque d’endurance

-

-

Xx

-

-

-

Xxx

xxx

Xx

-

-

-

10

4. Destruction de l’environnement

-

-

Xx

-

-

-

Xxx

Xxx

-

-

-

-

8

5. Ressources humaines incompétentes

xxx

xxx

xxx

X

Xx

xx

Xx

Xx

Xx

xx

X

x

24

6. Faible appui financier par les bailleurs de fonds et manque d’un budget pour les autres activités (agricoles, sanitaire, éducationnels, commerciales, des métiers

xxx

Xx

-

X

X

x

-

-

-

-

-

-

8

Total

18

23

24

18

21

19

13

16

5

2

2

1

162

                               


IV.2.1.  Les stratégies externes

La vulgarisation des textes légaux sur l’exploitation minière

Par celle-ci nous voulons que les textes soient vulgarisés afin que la mauvaise politique sur l’environnement soi éliminée. Cette stratégie vise  le renforcement des capacités des agents de l’administration Publique à vulgariser (mettre en œuvre) le code minier

Pour y arriver, les sous-stratégies d’adaptation suivantes sont à mettre en œuvre :

  • Accès à une bonne information : est l’un de leurs premiers défis. En matière d’information sur les prévisions administratives, les méthodes scientifiques peuvent maintenant être alliées aux savoirs traditionnels pour aider les administrés(les acteurs artisanaux, les coopératives et l’administration) qui sont victimes d’un déficit d’information pourraient mieux planifier leurs activités de développement.
  • Publication de la loi sur la gestion de l’impact environnemental
  • Application de mesures de sanction aux fautifs
  • Planification des programmes d’action et distribution équitable de ressources
  1. Le travail en synergie coopérative-Etat doit être envisagé par les innovations, en vue d’une bonne réorganisation des activités réelles du développement durable du Territoire de Fizi pour lutter contre l’exploitation en Solo.
  2. Organisation des producteurs miniers;

Ici on stimule et encourage les coopératives à ses regrouper en société minière pour qu’elle intensifie le sens des créativités. Les coopératives minières sont moins généralisées et fonctionnelles en RDC. Ce regroupement leur permettra de bénéficier d’un soutien à l’encadrement technique en commun, d’avoir la faciliter d’accéder aux fournitures de base et effectuer surtout les opérations de commercialisation ensemble en défendant leurs intérêts dans le but de mettre fin aux menaces de nouveaux entrants en plus elles doivent une main d’œuvre abondante (personnel).

  1. Obtention de l’appui des décideurs et négociation des financements ;

N’ayant accès à aucun moyen de financement, les acteurs de secteur miniers n’ont aucune perspective d’évolution. Est l’objectif principal du programme du gouvernement étant basé sur la relance de la production minière par les sociétés minières existantes ou installer en vue de soutenir la croissance économique et diminuer l’insuffisance de fonds, le gouvernement estime d’ici 2015 l’ambition est de produire 1,5 millions de tonnes de cuivre, 18000 tonnes de cobalt, 19000 tonnes de Zinc, 12000 Kg d’Or, 27 millions de carats de diamant, 10000 tonnes de coltan. Ce programme vise à porter la contribution minière au budget de l’Etat de 9% en 2010 à25% en 1016.[2]Selon le Prof. MICHAEL PORTER, la réalisation des choix d’allocation de ressources financières, humaines, technologiques, etc. qui engagent l’entreprise dans le long terme et la dotent d’un avantage concurrentiel durable, décisif et défendable.[3]

IV. 2.2. Les stratégies internes

  1. Augmenter la concertation et la collaboration active de la COOMIBA, population, partenaires et le pouvoir public

Cette stratégie nécessite la prise de conscience de la COOMIBA, population et le pouvoir public dans l’exécution des projets communautaires, celle-ci fait appel à la mobilisation des pouvoirs publics qui devraient jouer un rôle capital dans l’encadrement des coopératives en vue de leur développement personnel ainsi que celui de leur milieu d’activités. L’atteinte de ces objectifs passe par une approche pédagogique qui intègre une collaboration entre les coopératives et les différents partenaires. Ils ne peuvent être atteints que par une approche systémique des axes stratégiques. Pendant le déroulement des enquêtes nous avons remarqué quelques insuffisances la division provinciale des mines au Sud-Kivu reconnait n’avoir jamais vulgarisé le nouveau code minier. Ils doivent organiser des concertations et échange des expériences avec les autres structures afin d’améliorer davantage la façon, de travailler. Pour YAMBAYAMBA SHUKUA Norbert, il est existe plusieurs types de décisions pour améliorer la collaboration à tous les niveaux[4]

  • Que les actions des associations soient sincères dans le cadre du programme de développement du gouvernement
  • Que l’Etat garantisse la paix sociale et la liberté d’expression
  • Qu’il mette en place des efficaces de concertation pour une bonne confiance mutuelle et une volonté sincère de collaboration, que les problèmes soient examinés et les solutions trouvées dans un accord fondamental pour le bien de la population ;
  • Que les administrations et les divers services du gouvernement soient dirigés par les personnes compétentes.
  1. Formation des membres

Formation des Membres : peut être prévue en 3 phases :

  • Un enseignement général de quelques mois qui porte sur les notions fondamentales du développement, de l’éducation civique et de la gestion des projets et des coopératives. Cet enseignement est assuré par le coordinateur et les spécialistes, et s’adresse à tous les membres.
  • Un enseignement spécialisé qui a pour but de préparer les auxiliaires des spécialistes et les techniciens que nécessite l’action.
  • Un enseignement approfondi qui est dispensé dans des institutions spécialisées et s’adresse aux futurs techniciens professionnels de différentes activités du développement communautaire, par exemple les gérants des coopératives, les chefs des différents services.
  1. Obtention de l’appui des décideurs et négociation des financements

Les décideurs, les organisations d’assistance technique et les bailleurs de fonds qui sont sollicités pour soutenir ou étendre les programmes de développement doivent être informés des progrès et des résultats de ces programmes. Les outils de la communauté permettent de mieux capter l’attention des décideurs et d’obtenir leurs soutiens financiers.

  1. Planification et exécution, suivi et évaluation des programmes d’actions

Est un pas pour la mise en œuvre des responsabilités de la COOMIBA, dans le cas où sa permet les autorités, la population de savoir qu’est-ce qu’on a fait et la réalisation été à combien de pourcentages, et qu’est-ce qu’on va faire après.

IV.3.  Rôles  des acteurs dans la mise en œuvre des stratégies.

  • Etat : à travers les entités décentralisées, doivent appuyer les actions de la population locale en fournissant des informations sur le rôle des ETD aux coopératives.
  • Les ONG Locales : Ces organisations sont souvent mises en place par les jeunes du milieu dans le but de contribuer au développement de leur milieu. Ces derniers peuvent jouer plusieurs rôles, notamment de médiateur pour un changement des techniques, celui de catalyseur entre les populations locales et les autres intervenants et enfin celui d’éducateur pour la sensibilisation des administrés
  • Partenaires nationaux, internationaux ; impliqués dans la thématique des responsabilités sociales et éthiques des coopératives peuvent contribuer au financement des projets mis en place.

Ecoles et Universités, peuvent aider les autres acteurs par les recherches qu’elles mènent.

[1] Gilles Bressy et Christian Konkuyt, management et économie des entreprises, Sirey, 2014.

[2] Ministère des Mines, Bilan de la décennie du code minier 2002, Kinshasa, 21012.

[3]MICHAEL PORTER, how competitive forces shape strategy, Harvard Business review, 1979.

[4]YAMBAYAMBA SHUKUA Norbert, op.cit.

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