Table de matières
Dans cette partie de notre recherche, nous avons tenté de traiter certains points qui pourront permettre aux lecteurs ou chercheurs de bien comprendre notre sujet. Pour y arriver nous allons commencer par définir certains mots clés qui peuvent porter confusion à ces derniers et éclaircir la généalogie de l’exploitation semi-industrielle des minerais dans le Territoire de Fizi par la coopérative minière de Baraka.
Coopérative: est une entreprise formée par un groupe de personnes en vue de se procurer certaines prestations de service, de manière plus efficace et plus économique qu’en agissant individuellement.[1].
Social : qui concerne l’amélioration du niveau de vie est qui vise à créer une solidarité entre tous les membres d’une communauté ou société[2].
Développement : selon le professeur Père Georges DEFOUR« c’est développer l’être humain en se basant sur le souhait, les besoins, les responsabilités, l’initiative, les décisions, l’engagement et la mentalité de la communauté »[3] Selon le Prof. Ord. Sévérin MUGANGU, le développement c’est un passage d’une société dominée par les rationalités politiques vers une société dominée par les rationalités économiques c.à.d. moins l’Etat et plus des marchés. La seule riposte à la violence d’un capitalisme à travers des entités Africaines et les contraintes structurelles seraient :
Selon l’ONU(FAO), le développement : est un long processus de changement d’ordre quantitatif et qualitatif intervenant dans une société au plan politique, économique, sociale, culturelle et scientifique et menant vers un bien être individuel ou collectif.[4]
Minière : désigne ce qui a rapport aux mines. Gisement minier. Industrie minière où il y a des mines [5]
Responsabilité : est la capacité d’apporter des réponses à la société, rendre compte (rédevabilité), rôles assumés[6]
Responsabilité sociétale ou sociale d’une coopérative désigne la responsabilité d’une entité (agent économique, groupe, collectivité) relativement aux conséquences sociales, sanitaires, éducationnel, et environnementales de ses activités, notamment pour ses parties prenantes c’est une démarche de processus permanent de progrès (de type amélioration continue), et non état. Concept dans lequel l’entreprise intègre la préoccupation sociale, environnementale et économique dans leurs activités et dans leurs interactions avec leurs parties sur une base volontaire.[7]
Dans cette étude la responsabilité sociétale signifie avantages économiques, sociaux que les membres de la coopérative, les familles environnant les sites miniers tirent à cette dernière. Les responsabilités sociétales Reposent sur deux principes :
Selon le Père Dédier de FALLY, l’activité de l’exploitation industrielle des minerais surtout l’or avait commencé en 1923 lors de l’époque coloniale. Ainsi, de puis cette époque neuf (9) grandes compagnies ont pratiqué l’exploitation industrielle des minerais. De ces neuf sociétés, on peut citer : MGL, le MINENRGA, le SYMETAIN, la COBEL MIN, les KUNDA MINES, la SAKIMA, la PHIBRALI, la SODIMICO.
L’histoire minière au Sud-Kivu est liée essentiellement à des sociétés minières coloniales (COBELMIN, SYMETAIN) qui se sont fusionnées en 1976 pour former le géant SOMINKI (Société minière du Kivu) en 1973 – 1974 : fusion de toutes les mines de COBELMIN (Miluba, Minerga, Kinorétain, Kundamines), de M.G.L., de KIVUMINESet de PHIBRAKI en une seule entité : COBELMIN. Il ne subsiste alors que deux Sociétés Minières au Kivu Maniema : COBELMIN et SYMETAIN, qui en 1976 fusionnent pour former SOMINK.[8]
SOMINKI qui est encore présent dans les mémoires de la population sud-kivutien. Le départ de la SOMINKI vers l’année 1996 a ouvert la porte qui était déjà semi-ouverte à l’exploitation artisanale de grande envergure. C’est donc sur les décombres de la SOMINKI que s’est développée l’exploitation artisanale au Sud-Kivu. Elle s’est étendue petit à petit ailleurs sur l’ensemble du territoire provincial. Le départ de la SOMINKI, qui envisageait déjà la vente de sa société, fut précipité par la guerre menée par l’AFDL en 1996. Cette guerre a permis aux hommes en armes à faire leur entrée dans le secteur minier. Cette entrée étant perçue comme moyen de financement de leurs activités militaires, dès lors le secteur minier est entré dans le cycle de l’économie de la guerre16. Ainsi le secteur minier porte l’étiquette qui ternit jusqu’à présent son image, alors qu’elle devrait porter celle de pilier de l’économie provinciale. Il a fallu attendre la fin de la guerre pour voir ressusciter un engouement déjà amorcé avant et pendant les guerres, des entreprises et sociétés minières, pour l’acquisition des concessions minières au Sud-Kivu.
Les ressources minières dont dispose la province du Sud-Kivu, la prédisposent à être considérée comme opportunité pour les investisseurs et pour les artisanaux. Sur les huit territoires que compte la province, tous disposent de ressources minérales. Cette répartition des ressources minérales permet une bonne mobilité des creuseurs artisanaux et des négociants17 sur l’ensemble de la province, et constitue un avantage pour les sociétés minières.
Les sociétés minières agrées n’avaient pas seulement la mission d’exploiter les minerais, elles devraient également réaliser certaines activités qui contribueraient au développement des entités, notamment : constructions des barrages hydro-électriques, traçages des routes, la mise en place des lignes électriques à hautes tensions, constructions des hôpitaux (kamitunga, et lulinga), les constructions des cités ouvrières( lugushwa et Swiza) et leurs cantines, des écoles (primaires de Nzombe, lugushwa, Twangiza, kigulube, construction de l’aérodrome de Kamitunga et lulinga, la promotion de l’agriculture et l’élevage, constructions des maisons administratives à Fizi.
L’exploitation de l’or avant et après l’indépendance du Congo était régie principalement par la loi du gouvernement Belge du 18 Novembre de 1908 en ses articles 5et 22. Les sociétés avaient les obligations à remplir en vers le commissionnaire.
En 1934, l’ordonnance imposant certaines obligations aux concessionnaires des mines dans le but d’assurer la protection et l’économie de la main d’œuvre indigène à son article 1 pour obtenir celle-ci, le concessionnaire remettait une demande avec un projet de mise en exploitation comportant chaque genre d’exploitation (artisanale et industrielle), le matériel et les installations les plus appropriées à augmenter l’économie.
Etant donné que, l’or à Fizi devrait être extrait seulement par les sociétés remplissant les obligations exigées, plusieurs arrêtés sur la mesure de la part de police destinée à protéger les mines d’Or.
IL est à noter qu’une série d’arrêtés relatifs à la police de mines, des substances précieuses sur le lieu d’extraction avait vu le jour en cette époque de la Cobel min.
Pour ce qui est de l’extraction de l’or à Fizi, les exploitations étaient réglementées par la loi coloniale de 18 novembre 1908 et de 59 modifications. La prospection d’or date de 1928 par les colonisateurs à Mukera, Kimbi,Milemba, Akyaba, Lwicha, Lulenge, dans le Territoire de Fizi[9]
En 1936, de nouvelles prospections menées par la société CILUMA SYMOR dont le siège se trouvait à Albert ville relevèrent d’importants gisements d’or dans ces régions[10]
Cette société sollicite selon le décret du 31 Mars 1934 sur la législation minière d’occuper de ces terrains à partir de 1937. Comme, nous l’avions dit précédemment, l’ordonnance loi n082/039 de Novembre 1982 avait porté libéralisation et exploitation des matières premières par les particuliers. Mais le code minier n0007/2002 portant code minier, en son article 98, permet une exploitation minière de petite taille ou semi-industrielle avec un minimum d’installation fixe utilisant des procédés semi-industrielle ou industriel,…[11]et dans son article 39, alinéa4 de même code précise qu’un carré minier est sensé couvrir une superficie de 84,955 hectares. Suite à ce code beaucoup de coopératives minières ont vues le jour en 2011-2013 à Fizi.
Au cours de la sociale, les décisions intéressent le fonctionnement de la coopérative sont prises comme dans toute société :
Les administrateurs sont les mandataires de la coopérative. En tant que tels, ils sont sur le plan civil, responsables vis-à-vis de la coopérative, des associés et des tiers des fautes qu’ils ont pu commettre dans l’exercice de leur mandant: violation des règles légales ou des statuts et mauvaises gestions.
En effet, aux termes de l’article 1992 du code civil Français de 1933 cité par FRANCIS LE MEUNIER(en 1972), le mandataire répond non seulement de son dol, mais encore des faites qu’il commet dans sa gestion. Néanmoins, la responsabilité relative aux fautes est appliquée moins rigoureusement à ce lui dont le mandant est gratuit (ce qui est en principe le cas dans les sociétés coopératives) qu’à ce lui qui reçoit un salaire. Faisant application de cette règle , la cour de cassation a décidé que les administrateurs d’une société coopérative dont le mandat est gratuit, et qui ne répondent en conséquence que de leur faute lourde, ne pourront pas être tenus personnellement et du paiement de l’indemnité mise à la charge de cette coopérative à la suite de l’exécution d’un contrat, dès lors que la faute alléguée d’un mauvais choix du directeur n’est pas établie et qu’un contrôle insuffisant de ce préposé qui avait seul passé le contrat après des tractations de courtes durées ne pouvait leur être reproché.
Les administrateurs sont responsables pécuniairement:
Dès lors que cette violation ou cette faute a causé un préjudice à la coopérative, à un tiers ou à un associé. Cette responsabilité est individuelle si le fait dommageable a été commis par un seul, solidaire si elle a été commise par plusieurs : la victime peut poursuivre l’un des administrateurs et lui réclamer la réparation de tout le dommage, sauf à ce lui qui a été condamné à se retourner contre les autres, chacun étant alors condamné à le rembourser en proportion de ses fautes. La responsabilité sociétale repose principalement sur deux principes :
Les créanciers sociaux peuvent, après avoir poursuivi la coopérative, et s’ils n’ont pas été entièrement réglés, poursuivre les administrateurs qui ont commis une faute ayant entrainé le préjudice dont ils soufflent.
Les actionnaires peuvent également engager des poursuites contre les administrateurs lorsque leur mauvaise gestion a entrainé un préjudice pour la coopérative.
Cette « action sociale »doit en principe être engagée, après délibération de l’assemblée générale, par les représentants de la coopérative. Mais comme le conseil d’administration dispose souvent, directement ou indirectement, de la majorité dans l’assemblée, celle-ci risque de ne pas accepter d’engager des poursuites, aussi la loi a-t-elle admis la possibilité pour les actionnaires agissant individuellement ou en se groupant d’exercer eux-mêmes cette action sociale pour le compte de la coopérative. Un actionnaire qui a subit personnellement un préjudice du fait d’une décision du conseil d’administration peut exercer contre les administrateurs ou certains d’entre eux, une action individuelle.
Aux termes de son article 26 de la loi du 10 septembre 1947 du code pénal Français, sont punis des peines portées à l’article 405 du code pénal sans préjudice de l’application de cet article à tous les faits constitutifs du délit d’escroquerie :
Certains métiers, comme la médecine ou le droit ont des codes éthiques qui décrivent comment exercer leur métier, en vue de garantir le bien-être des clients, des membres et leur réputation professionnelle. De même il nous semble important d’établir des critères éthiques concernant la coopérative minière de Baraka, car celle-ci n’est pas nécessairement vu comme bénéfique par tout le monde, elle peut être ressentie comme une ingérence non désirée.
Une coopérative a pour tâche d’influencer les décisions prises par les membres qu’elle dirige. Les conséquences prévisibles influent en partie sur leur prise des décisions, de même que la valeur qu’ils attachent à ces conséquences, ainsi que les énormes de leur société. C’est la tâche du obtenu la confiance de ses membres, pour leurs propres objectifs.
Aux termes de l’article 8 à línea 3 du code détermine que le rôle principal est de promouvoir et de réguler le développement du secteur minier par l’initiative privée[14].
Ses articles 9 et 10 stipulent les rôles du président, ministre, gouverneur et autres personnalité étatiques en ces termes:
Le moteur du changement social aux solutions vers le changement que les autorités politico-administratives devraient tenir compte :
A la période allant de 1967 à 1996 périodes régies par la loi minière de 1981. 48 sociétés minières ont été opérationnelles. Pendant la période de 1937 à 1966, 38 sociétés minières seulement. Il sied de signaler que le secteur minier a commencé à connaitre une chute. La situation se dégrade d’années en années. Et cela avait un impact négatif sur la production suite à un manque de programme concret de production. Pendant la période de 1997 on est passé à ce jour à 35 sociétés minières en phase d’exploitation. Avant 2002, 2012 droits miniers, des 2012 à 2015 on est passé 835 permis de recherche, 291 permis d’exploitation, 18 permis d’exploitation des rejets et 85 permis d’exploitation de la petite mine.[15]
Pendant les guerres de 1996-1997 et 1998-2003. 61 contrats arrivaient au résultat selon lequel 39 d’entre eux devaient être renégociés (catégorie B), 22 invalidés (catégorie C) et aucun ne pouvait être maintenu en (catégorie A)[16]
Tableau n01:Des contrats Miniers
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Partenaires de l’Etat |
Catégorie B |
Catégorie C |
|
État |
1 |
3333 |
|
EMK-Mn (minerais) |
1 |
1 |
|
MMIBA (surtout diamant |
6 |
|
|
OKIMO (surtout or) |
6 |
|
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SAKIMA (or) |
1 |
5 |
|
SODIMICO (minerais) |
1 |
5 |
|
Gécamines (minerais) |
23 |
6 |
|
Total |
39 |
22 |
L’industrie minière était tournée vers l’exploitation industrielle du cuivre, et du cobalt pour la production semi finis, de la cassitérite et ses accompagnateurs tandis que la production de l’or et du diamant résultaient aussi de l’exploitation mécanisée qu’artisanale était relativisée. L’exploitation artisanale occupe une place de choix dans l’espace de la RDC[17]. Un nombre important d’acteurs artisanaux inondent les zones minières ; ce qui porterait au niveau appréciable un revenu très meilleurs, mais leur contribution à la transformation de ressources en fonds disponibles et la constitution de capitaux frais dans le pays très insignifiant. Les effets positifs de cette activité se répercutent localement sur le vécu quotidien des ménages car les creuseurs consomment beaucoup d’alcools, d’habits, une moyenne des dépenses alimentaires journalières d’un creuseurs est élevées à 12.1 dollars et jouent un rôle moins important dans l’économie nationale[18] Des dépenses alimentaires journalières s’élèvent à 12.1 dollars pour dire que mensuellement elles sont à 363 dollars. Or l’habitat ne se conforme à quelqu’un qui consomme une telle somme d’argent.
En RDC, le domaine de l’exploitation artisanale a existé depuis les temps anciens. Elle a commencé au Bas- Congo avec les travaux miniers des portugaises, puis sur toute l’étendue du pays avec la Société Internationale Forestière et Minière (FORMINIERE) pour le diamant aux Kasaï et autres substances minérales sur la surface dans quelques territoires plus accessibles (Haut Katanga, Bas- Congo, Equateur, Kasaï,… A l’époque de l’Etat Indépendant du Congo, les travaux miniers étaient forcés par les colons.
Le secteur minier (surtout industriel) compte pour 25% du produit national brut de la RDC, ce qui en fait l’un des secteurs les plus importants dont les recettes constituent les trois quarts des revenus d’exportation.[19]
Selon les dispositions du Code minier, pendant les phases d’exploration et d’exploitation un droit superficiaire par hectare doit être payé au niveau national : 0,03 $/hectare pendant les deux premières années d’exploration et 0,31 $/hectare pour le reste de la période, ainsi que 5 $/hectare pendant l’exploitation[20]. Avec ce nombre de carrés octroyés, qui sont déjà dans la deuxième période de validité pour certains, le Territoire de Fizi génère plus de 5100 $par an[21]. Ces revenus doivent être répartis entre les services des mines, en tête le Cadastre minier avec50 %, selon la clé de répartition définie dans le Règlement minier[22].
La même question demeure à savoir : qu’est-ce que le Territoire de Fizi gagne dans cette exploitation semi- industrielle exécutée par la COOMIBA?
C’est pourquoi il y a nécessité de transparence dans le secteur minier à Fizi, autant qu’il y en a dans d’autres pays où il y a une présence significative d’entreprises ou coopératives minières. Considérant qu’un carré représente presque 85 hectares, ceci donne 85 x 5$ x 12 mois on a donc 5100 dollars/an. A Fizi, s’agit de l’exploitation minière semi-industrielle que les artisanaux deviennent membres des coopératives minières et exploitent principalement de l’or, cassitérite tel que le cas de la coopérative minière de Baraka. Il n’y a presque jamais existé une véritable activité d’exploitation industrielle des minerais, mais plutôt un traitement de rejets (Déchets) que les artisanaux ont déjà usagés. Formellement, l’activité minière est l’une des plus importantes pour la survie des populations de Fizi. Elle influence d’énormes autres potentialités sur le plan économique (agriculture, commerce, sanitaire, éducationnel et élevage) moteur au développement et de la réduction de la pauvreté de la population dont certains employeurs de la coopérative les exploitent d’une manière et d’autre.
Tableau n°2: Potentialités économiques purement agricoles du Territoire de Fizi influencés par l’exploitation semi-industrielle des minerais[23].
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Collectivité |
potentialités économiques purement agricoles du Territoire de Fizi. |
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|
Plantes vivrières |
Plantes industrielles |
Elevage |
Autres activités |
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Lulenge |
Arachides, bananes, haricots, manioc, paddy, patate douce, petit poids, pommes de terre, maïs |
Palmier, café, coton |
Gros bétail, petit bétail, basse cour |
Bois d’exploitation artisanale, de l’or et de l’argent |
|
Mutambala |
Arachides, bananes, haricots, manioc, paddy, maïs |
Café robusta, coton, tabac, palmier |
- |
Pêche, d’exploitation artisanale, de l’or et de l’argent |
|
Ngandja |
Arachides, bananes, haricots, manioc, paddy, maïs |
Café robusta, coton, palmier, quinquina, papayer |
- |
Pêche, d’exploitation artisanale, de l’or et de l’argent |
|
Tanganyika |
manioc, paddy, maïs |
Café robusta, coton, palmier |
Gros bétail, petit bétail, basse cour |
Pêche |
Sur le plan économique, en sa filière Or et Cassitérite, depuis le dernier trimestre 2013 jusqu’en décembre 2014, elle a déjà produit 8780 grammes d’Or[24]et 250kgs des cassitérites en 2015avec un capital investi pour la première phase du projet, 200000 dollars américains. Il faut signaler que seul site de Kilembwe et Makama sont en usage par cette dernière. Les réalités économiques montrent aujourd’hui le trésor public est monté à 33000 grammes d’Or en 2013 et 107000grammes d’Or en 2014 et 137tonnes de cassitérites produits dans le territoire de Fizi et Uvira pour l’année 2014[25]. Grace à la présence des coopératives minières qui font à la hausse le trésor public.
Traitement semi-industriel de déchets par la coopération Minière de Baraka
Les activités de la coopérative de traitement de rejets (déchets miniers) interviennent lorsque les artisanaux finissent leur traitement mécanique à l’eau en utilisant un sluice comme laverie. On peut aussi utiliser un courant d’eau en dirigeant le canal vers la zone d’exploitation.
Lors du processus de traitement de minerais, le sluice est placé au dessus du puits en exploitation et installé dans une conduite d’eau pour un lessivage systématique des minerais. Seuls les métaux lourds libérés de toutes les impuretés se déposent dans le fond du sluice ; les éléments légers étant complètement lessivés.
Même le creuset (une plaque métallique) utilisé pour le séchage au feu des métaux lourds produits tels que l’Or, le Platine, le Wolframite, le Coltan, … cette opération intervient après celle du panage. Après ce procédé, les métaux précieux subissent un nettoyage à sec pour les séparer des impuretés ferriques ou autres oxydes avant d’être stockés pour la vente.
Maintenant quand ils finissent la COOMIBA récupère les sables(rejets) qui seront transportés par les camions et introduits dans des tanks (5m2de normale les tanks sont à 8)après avoir subi un mélange avec les chauds ou soit le soude caustique, l’eau et les cyanures 2litres de Cyanure dans chaque tank, signalons que ces 8tanks sont en ligne et se remplissent l’un après l’autre. L’eau sera libérée pour aller remplir les quatre(4) cuves en lignées dont on y entre de l’eau provenant de tanks et des carbones, des nitrates d’argent, l’eau distillée, d’acide nutric, d’acide hydro-chorique, des zincs selon la dimension de tank et feront environs 3ou 4jours et les sables se trouvant dans les 8tanks sont dégagés pour être jetés. Le quatrième jour le vidage interviendra. Les chauds ont comme rôle de neutraliser la force du Cyanure, qui assure le rôle de dissoudre l’Or qui se trouve dans les sables qui seront absorbés par les carbones dont son rôle est de maintenir l’or et garantir sa couleur. Lors que ces derniers sont saturés, on précède à l’opération de laboratoire qui se trouve à Baraka Centre au sein de la coopérative minière de traitement déchets(COMITRAID).
Dans le laboratoire, les carbones en liquides sont introduits dans un récipient métallique (casserole) chauffé au feu (courant de générateur) pendant 15 à 18 heures. Le traitement de ces carbones passe par un processus de traitement chimique des acides tels que l’acide sulfurique, l’acide nitrique et chlorhydrique pour la purification du métal et l’obtention de l’Or. Le dégagement de fumées nocives telles que le SO2, le CO2, le NO2, etc. qui sont des gaz à effets de serre contribuent à la destruction de la couche d’Ozone.[26]Signalons que ce système est venu en Tanzanie en 2O13. Pour que ce processus de traitement réussisse demande au moins 150 à 200 personnes permanentes et que le rendement soit signifiant.
La commercialisation des produits miniers qui proviennent des périmètres d’exploitation est libre et est déterminée par l’article 85 du code minier. Cette activité se fait soit aux comptoirs de Baraka, Uvira, Bukavu, Burundi, Tanzanie et Rwanda. Le prix se différent selon le marché dont la coopérative veut écouler.
[1] CRET (Centre Régionale d’Education Techniques), comment créer une coopérative 2èm éd., Montrouge ,1993.
[2] Le petit la rousse 2008
[3] CT OLIVIER, cours de techniques d’animation en développement rural G1 ISDR BUKAVU, 2014.
[4] ONU et FAO, cité par CT MUMBU cours de communication et développement, L2 ISDR/Bkv2015, inédit
[5] Dictionnaire petit robert.
[6] Prof. Ord. Severin MUNGANGU, cours de démocratie et développement, L2 ISDR-BUKAVU 2014, inédit.
[7]Ministère Français de l’écologie, de l’énergie et de développement durable 2010.
[8]Lammens : ses notes personnelles, cité par Gabriel KAMUNDALA BYEMBA, dans son étude sur exploitation minière industrielle et artisanale au Sud-Kivu : possibilités d’une cohabitation pacifique ?, UCB, 2012.
[9] Conseil des vieux sages ; la Zone de Fizi, les généralités de Fizi ,2010 .
[10] IDEM.
[11] Code minier : synthèse de la loi n0 007/2002 du11 Juillet 2002 portant code Minier.
[12]Ministère Français de l’écologie, de l’énergie et de développement durable, responsabilités sociétales des entreprises extractives, Paris 2010.
[13] FRANCIS LE MEUNIER, pour quoi et comment constitué une coopérative « ce qu’il vous faut savoir »,2èm éd. n0616.J.DELMAS et Cie, Paris 1972.
[14] Code minier de la RDC, Kinshasa, 2002
[15] Ministère de Mines, Hydrocarbure, Bilan de la décennie du code minier, Kinshasa 2012.
[16]Rapport IPIS, « Congo, contrats miniers - État des affaires », Anvers 2008, cité par Gabriel KAMUNDALA BYEMBA, exploitation minière industrielle et artisanale au Sud-Kivu : possibilités d’une cohabitation pacifique ?, UCB, 2012.
[17]GADHOP, étude socio-économique sur l’exploitation artisanale dans le Territoire de Lubero, régions de Kasugho, Katanga/Buyinga et Manguredjipa, Nord-Kivu, 2012.
[18]RIO,de l’exploitation des ressources minières au développement local :difficile équation, défis en Territoire de Fzi, Mwenga et Shabunda, 2013.
[19] U.S. department of the interior, U.S geological: the mineral industry of Congo (Kinshasa),200O,cite par RIO 2013
[20], Titre VIII du Code minier 2002.
[21]Article 402 du Règlement minier.2002.
[22] Gabriel KAMUNDALA BYEMBA, exploitation minière industrielle et artisanale au Sud-Kivu : possibilités d’une cohabitation pacifique ?, UCB, 2012.
[23] RIO, De l’exploitation des ressources au développement local : difficile équation, défis en Territoire de Fizi, Mwenga et Shabunda, 2013.
[24] Rapports annuels 2013/2014, de la COOMIBA.
[25] RADIO OKAPI, émission d’éco économie, le 28/01/2015.
[26] Entretien avec le Géologue de la COMITRAIDE, Mr. ASSABWA WILONDJA, à Baraka le 23/12/2014