Table de matières
Par le souci de représentativité et d’impliquer les individus les plus susceptibles de nous apporter l’information fiable à cette recherche, nos répondants sont groupés en deux grappes qui seront interrogés par leur filière.
Tableau n06 : Des groupes d’Etat civil, Profession, Sexe, Age, Niveau d’Etude
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N° |
Variables |
Modalités |
Effectifs |
Pourcentages |
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01 |
Première catégorie : les membres de la COOMIBA |
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Etat civil |
Divorcée |
2 |
1,6 |
|
|
Divorcé |
6 |
4,9 |
||
|
Veuf |
17 |
13 ,8 |
||
|
Veuve |
3 |
2,4 |
||
|
Célibataire |
25 |
20,3 |
||
|
Marié |
70 |
56,9 |
||
|
Total |
123 |
100 |
||
|
02 |
Profession |
Travailleurs de la COOMIBA |
123 |
100 |
|
03 |
Sexe |
Homme |
101 |
82,1 |
|
Femme |
22 |
17,9 |
||
|
Total |
123 |
100 |
||
|
04 |
Age |
De 20 à 25 |
60 |
48,8 |
|
De 26 30 ans |
27 |
22 |
||
|
De 31 à 35 ans |
20 |
16,3 |
||
|
De 36 à 40ans |
10 |
8,1 |
||
|
De 41 à 45 ans |
6 |
4,9 |
||
|
Total |
123 |
100 |
||
|
05 |
Niveau d’étude |
Licence |
5 |
4 |
|
Graduat |
8 |
6,5 |
||
|
Secondaire |
60 |
48,8 |
||
|
Primaire |
50 |
40,7 |
||
|
Total |
123 |
100 |
||
|
Deuxième catégorie : la population du territoire de Fizi entourant les sites miniers de la COOMIBA |
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06 |
Etat civil |
Divorcée |
1 |
1,2 |
|
Divorce |
4 |
4,8 |
||
|
Veuve |
2 |
2,4 |
||
|
Veuf |
3 |
3,6 |
||
|
Célibataire |
12 |
14,6 |
||
|
Marié |
60 |
73,1 |
||
|
Total |
82 |
100 |
||
|
07 |
Profession |
Enseignant |
7 |
8,5 |
|
Commerçant |
30 |
36,5 |
||
|
Agriculteurs |
36 |
43,9 |
||
|
Elèves |
3 |
3,6 |
||
|
Agents de l’Etat |
6 |
7,3 |
||
|
Total |
82 |
100 |
||
|
08 |
Sexe
|
Homme |
71 |
86,5 |
|
Femme |
11 |
13,4 |
||
|
Total |
82 |
100 |
||
|
09 |
Age |
20 à 25 ans |
20 |
24,3 |
|
26 à 30 ans |
30 |
36,5 |
||
|
31à 35 ans |
15 |
18,2 |
||
|
36 à 40 ans |
10 |
12,1 |
||
|
41 à 45ans |
7 |
8,5 |
||
|
Total |
82 |
100 |
||
Source : Notre enquête sur le terrain, avril 2015.
Ce point porte sur les positions sociales des personnes enquêtées au vu de ce tableau.
Quelque soit l’âge des répondants, 82 soit 40% sont ceux qui n’ont pas même un niveau d’étude. 5 soit 4% licenciés, 8 soit 6,5% gradués. 60personnes soit 48,8% sont des niveaux secondaires et de 50 soit 40,7% se sont limités à l’école primaire. La femme est la moins accordée en matière d’éducations, ce qui fait a ce qu’elle n’adhérent pas beaucoup dans cette organisation et telle est la raison de son effectif très réduit en ce travail.
En ce qui concerne la variable état civil, 130individus soit 63,4 % des enquêtés sont des mariés, 37 soit 18% sont des célibataires, 25 soit 12,1% sont des veufs (ves), 13 soit 6,3% sont des divorcé(es).
Pour la variable profession, la plupart des enquêtés sont des employés, dont 123 soit 60% et 82 soit 40% sont des sans emploi43, 9% sont des agriculteurs, 36,5% sont des commerçants, 8,5% sont des enseignants, 7,3%sont des Agents de l’Etat et 3,6% sont des élèves. Il est utile de signaler que nous avons enquêtés beaucoup d’hommes que de femmes car ils sont membres de la COOMIBA à majorité à raison de leurs niveaux d’études révolus. Donc 83,9% sont des hommes et 16% sont des femmes.
L’âge des enquêtés varie entre 20 et 25 pour 39%, entre 26 et 30 ans pour 27,8%, entre 31et 35 ans pour17%, entre 36 et 40 ans pour 9,7% et enfin 41et 45ans pour 6,3%.
QUESTIONS ADRESSEES ALA POPULATION DU TERRITOIRE DE FIZI
Figure n01. De la connaissance des coopératives minières de Fizi
En observant ce graphique, il se dégage que 62% des enquêtés reconnaissent la COOMIBA, COMITRAID, COMIKI, COMICAF, COMIDEFI, COMILU, 14% disent COOMIBA, COMITRAID, COMIKI et 24% disent COMIDEFI, COMICAF, COMILU.
Figure n02 : Contribution semi-industrielle des minerais par la COOMIBA à l’augmentation des revenus
Il ressort de ce graphique que 37% disent que ceux qui travaillent à la COOMIBA leurs enfants étudient dans les bonnes écoles, ceux qui travaillent font des petits commerces 24%, ceux qui travaillent cultivent des grandes étendues 13%, ceux qui travaillent construisent des maisons et achètent des parcelles 12%, ceux qui travaillent habillent très biens 9% et ceux qui travaillent mangent très biens 5%.
Figure n03 : La contribution de la COOMIBA au trésor public
La figure n04 indique qu’à61% des enquêtés, la COOMIBA ne contribue pas au trésor public ; à 22% des enquêtés, elle contribue largement et à 17%, elle contribue quelques fois
QUESTIONS ADRESSEES AUX AGENTS DE LA COOMIBA
Figure n04 : Les Différents domaines d’Intervention de la COOMIBA.
De ce graphique, nous remarquons que selon 57% des enquêtés, la COOMIBA intervient dans le domaine d’or, cassitérite, 32% parlent de l’or, 6% parlent de cuivre, or, cobalt et 5% disent qu’il s’agit du pétrole, Or ainsi que Cobalt.
Figure n05: Des réalisations de la COOMIBA selon les membres.
Les résultats de ce graphiques nous montrent que 72% des enquêtés disent que la sensibilisation des creuseurs artisanaux et la population à s’intégrer à la COOMIBA, 20% estiment l’engagement de travailleurs, 6% parlent de l’assistance des autres coopératives, 1%estime la construction des écoles, centre de santé et 1% estime que les routes de dessertes agricoles sont bâties par la COOMIBA.
Figure n06 : Des réalisations de la COOMIBA selon la population
Partant de ce graphique, il se remarque que parmi les réalisations de la COOMIBA, il y a la sensibilisation des creuseurs à adhérer à elle (76%), l’assistance technique aux autres coopératives (18%), le financement des associations locales (4%), construction des écoles, centres de santé (1% ), bâtir les routes de dessertes agricoles (1%).
Figure n0 7 : De l’appréciation de ses Réalisations.
Au regard de ce tableau nous constatons que 66% des enquêtés disent que ces réalisations sont moyennes, 15% les considèrent mauvaises, 9% estiment qu’elles sont non durables, 6% pensent qu’elles durables et 4% les estiment bonnes/
Figure n08 : Extraction semi-industrielle des minerais par la COOMIBA contribue à l’augmentation des revenus du ménagé.
Ce graphique nous montre que 29% des enquêtés font les petits commercent, 24 % des familles mangent très bien, 20% estiment que leurs enfants étudient dans des bonnes écoles, 16% estiment qu’ils habillent très bien, 6% pensent qu’ils cultivent des grandes étendues et 5% disent qu’ils achètent et construisent des parcelles.
Figure n09: Les implications sociales de la COOMIBA
Cette figure indique que parmi les implications sociales da la COOMIBA existent la diminution de la pauvreté à travers l’auto prise en charge de la population(67%), le financement des petits groupes et associations locales(24%), la construction des écoles, centres de santé (5%) et le reboisement (4%).
Figure n010 : du payement des taxe à l’Etat
Il ressort de ce graphique que 18% des enquêtés payent plus de 501 dollars comme taxe à l’Etat, 6% payent 301 à500 dollars, 62% des enquêtés payent 100 à200 dollars et 14% parlent de 301 à500 dollars.
Figure n011 : La considération des taxes payées
La plupart (83%) des enquêtés considèrent ce coût de taxe comme étant exorbitant, tandis qu’un petit nombre d’enquêtés (17%) estime que c’est encore passable.
Figure n012: La main d’œuvre utilisée pour produire
Pour produire, la COOMIBA utilise un personnel comme main d’œuvre. Ce personnel comprend 351 à 500 personnes selon 42% des enquêtés, 251 à 350 personnes pour 29% et 100 à 200 personnes selon 22%.
Figure n013: Les matériels et les produits chimiques utilisés.
De ce graphique, nous constatons que 85% des enquêtés reconnaissent l’utilisation des cyanures, carbones, chaud, générateurs, bêches, machettes, bidons, assiettes, etc., 8% disent qu’ils utilisent le cyanure, carbones, chauds, générateur et 7% parlent de bêches, machettes, pioches, bidons.
Figure n0 14 : De la nécessité de l’éthique
Ce graphique nous indique que 63% des enquêtés voient l’éthique comme un outil pouvant leurs permettre de se conformer aux normes de la COOMIBA et du code minier du pays, 29% disent que c’est nécessaire pour se respecter et 8 parlent qu’elle leur est nécessaire pour se traduire en justice.
Figure n015: La dépense journalière de la famille
Le constat de ce graphique, nous montre que 33% des enquêtés mangent par jour une somme de Franc Congolais qui varie entre 2050 à 300FC, 24% parlent de 1050 FC à 2000FC, 23% disent de 3050FC à 4000FC, 11 parlent de 4000FC et plus et 9% disent 500FCà 1000FC.
Figure n016 : La qualité de la maison habitée par la famille
Il ressort de ce graphique que 54% des enquêtés habitent dans des maisons en semi-durable, 23% vivent dans des maisons en pisé et chaume, 17% vivent dans des maisons durables ordinaires et 6% vivent dans des maisons à feuillage.
Figure n017 : Existence des installations sanitaires dans la parcelle
Il ressort de ce graphique que 93% des enquêtés reconnaissent l’existence des installations sanitaires dans les parcelles, 5% disent que quelques fois ils ont les installations sanitaires et 2% disent non.
Figure n018 : Du type des latrines utilisées par la famille
A la lecture de ce graphique, nous constatons que 35% des enquêtés ont des latrines et la baignoire, 31% disent qu’ils ont les latrines aménagée, 27% parlent de latrines à ciel ouvert, 6% parlent des toilettes aménagées et 1% dit la baignoire seule.
Figure n019 : Les structures médicales fréquentées en cas de maladie.
De ce graphique, nous remarquons que 48% des enquêtés fréquentent l’hôpital Médecin Sans Frontière(MSF), 24% fréquentent le centre de santé d’Etat de Baraka, 21% fréquentent les pharmacies et 7% parlent de tradi-praticiens.
Figure n020 : Appréciation du prix et de la qualité de soins qu'elles vous offrent
Il ressort de ce graphique que 44% des enquêtés disent que le prix est exorbitant et la qualité est mauvaise, 28% précisent qu’on ne paye pas et la qualité n’est pas bonne, 18% disent que le prix est exorbitant et la qualité est mauvaise, 5% disent que la qualité est moyenne et le prix est passable, 3% soutiennent que le prix est passable et la qualité est bonne et 2% disent que le prix est passable et la qualité est mauvaise.
Figure n021 : De pourcentage contribué par la COOMIBA lors de la maladie
De la lecture de ce graphique, nous remarquons que 49% des enquêtés estiment que la COOMIBA contribue 50% en cas d’hospitalisation, 49% parlent de 10 à20% en cas d’ambulatoire, 1% des enquêtés parle de 21 à 50 % en cas d’ambulatoire et 1% des enquêtés parle de 20 à 21% en cas d’hospitalisation.
Figure n022 : De la formation suivie de la part de la coopérative minière de baraka au détriment des employés.
Les résultats de ce graphique, indiquent que 52% des enquêtés ne reconnaissent pas la formation suivie de la part de la COOMIBA au détriment des employés, tandis que 48% affirment l’existence de cette formation.
Figure n023 : Les acteurs impliqués au développement du Territoire de Fizi.
Les résultats de ce graphique, nous montrent que 52% des enquêtés pensent que Tous à la fois, 16% pensent que ce sont des commerçants, 12% pensent que ce sont des ONG locales et internationale, 9% pensent que ce l’Etat congolais, 8% pensent que ce sont des agriculteurs et éleveurs et 3% disent que ce sont des enseignants.
Figure n°24 : Les contraintes liées à l’extraction semi-industrielle
La lecture de ce graphique, nous dit que 57% des enquêtés voient que l’insuffisance des matériels appropriés, 16% voient l’insuffisance des géologues, 12% voient que la présence des barrières de militaires et policiers qui taxes beaucoup d’argents, 8% estiment que l’occupation des sites miniers par les agriculteurs et 7% estiment que l’impraticabilité des routes
Figure n024 : Les contraintes liées à l’extraction semi- industriels
La lecture de ce graphique, nous dit que 57% des enquêtés voient que l’insuffisance des matériels appropriés, 16% voient l’insuffisance des géologues, 12% voient que la présence des barrières de militaires et policiers qui taxes beaucoup d’argents, 8% estiment que l’occupation des sites miniers par les agriculteurs et 7% estiment que l’impraticabilité des routes.
Figure n025 : du rôle de la COOMIBA
Les résultats de ce graphique, indiquent que le leader de la COOMIBA a comme rôles d’appuyer les actions de promotion selon33% des enquêtés de l’emploi du secteur minier privé par une formation, 24% estiment qu’il s’agissait de former les membres de différents services de la COOMIBA aux regards de leur rôles respectifs sur l’éthique, l’organisation et le fonctionnement, 17% estiment que c’est d’appuyer les initiatives privées des membres pour l’épargne et l’investissement, 15% pensent que c’est renforcer les moyens de suivi, évaluation et de la supervision des activités et 11% estiment que c’est mener une analyse organisationnelle de la COOMIBA et proposer des recommandations pour les renforcements de capacités.
Figure n026 : Les forces de la COOMIBA
Les résultats de ce graphique, nous montre que parmi les forces de la COOMIBA existent la capacité de produire une grande quantité des minerais selon 53%, les fortes capacités de mobilisation des membres selon 24%, 16% , l’installation des comités de base selon 16%, 4 l’accompagnement des autorités politico-administratives selon 4% et la bonne collaboration et concertation avec les autorités administratives selon 3%.
Figure n027 : Les faiblesses de la COOMIBA
Ce graphique indique que les faiblesses de la COOMIBA sont notamment l’analphabétisme des certains membres (41%), le faible appui financier par les bailleurs de fonds (36%), le faible suivi et évaluation irréguliers (14%) et la faible intercommunication au sein de la COOMIBA(9%).
Figure n028: Les opportunités à saisir par la COOMIBA
Il ressort de ce graphique que les opportunités à saisir par la COOMIBA sont notamment l’implication d’un nombre élevé des creuseurs (53%), la visibilité des actions (22%), le soutien de l’Etat et des ONG internationales (17%) et enfin la capacité de créativité (8%).
Figure n029 : les stratégies à mettre en œuvre pour l’efficacité des interventions de la COOMIBA.
Au regard de ce graphique, nous remarquons que 38% des enquêtés disent qu’ne bonne efficacité serait d’augmenter et diversifier les revenus miniers par les multiservices, 37% disent que la stratégie serait d’augmenter la capacité d’amélioration et de gestion des ressources naturelles par la mise en place des dispositifs, 17% pensent que promouvoir les capacités institutionnelles et techniques de la coopérative qui appuie la relance du secteur minier par les renforcement de leurs capacités et 6% parlent de renforcer le suivi et la sensibilisation communautaire.
III. 4. Discussion des Résultats
De cela, après analyse et interprétation des données du terrain, nous donnons les résultats selon les hypothèses auxquelles nous nous sommes proposées.
La coopérative minière de Baraka n’aurait pas réussi à contribuer à la croissance économique au regard des moyens investis dans d’autres secteurs tels que l’agriculture, pêche, élevage, éducation, santé ni aux métiers professionnels, cette hypothèse a été confirmée par les résultats des graphique n03, 4,8, 10, 15, l’industrie minière peut aider à réduire la pauvreté de diverses manières, essentiellement par la génération de revenu et par la création d’opportunités de développement d’industries et des aspects sociaux.
Une industrie minière commerciale peut représenter une source importante de revenus en devises pour un gouvernement de même que de recette fiscale. Lorsqu’elles sont bien gérées, les revenues en devises et les taxes produites par la coopérative peuvent être utilisées par le gouvernement pour la croissance économique générale et comme source de financement pour supporter les budgets nationaux dans le secteur social et des programmes de réduction de la pauvreté[1].
L’impact fiscal important de la mine se retrouve dans des pays tels que le Chili, le Mexique, Botswana, le Ghana, le Canada etc.[2]
Dans d’autres pays l’industrie minière commerciale quelque soit sa forme assure de l’emploi et de la formation aux travailleurs et peut représenter une source importante de services sociaux aux populations proches ou lointaines malheureusement la coopérative minière de Baraka n’y pense même pas. Toute forme d’industrie minière peut être accompagnée d’une croissance de l’activité de petites et micro entreprises, qui assurent les fournitures et services aux compagnies minières, aux mineurs et à leur famille créant ainsi des revenus supplémentaires importants.
Développement humain et santé : Les conditions de vie très souvent dures des mineurs dans les petites et les grandes mines, en parallèle avec un manque d’information et d’éducation sur la prévention peuvent contribuer à une prolifération du VIH/SIDA et autres maladies contagieuses parmi les mineurs et leur famille. De même, les accidents du travail et les risques de maladies comme le cancer du poumon par exemple réduit l’espérance de vie du mineur et souvent met les familles dans des situations précaires.[3]
La contribution économique d’une coopérative doit toucher sur les salaires plus importants des mineurs ; peuvent provoquer une augmentation des prix locaux avec le pauvre à la traîne ; et de plus, le pauvre et la population des non mineurs peuvent n’avoir qu’un accès limité aux services fournis par la mine.
Les coopératives sont souvent le seul moyen à la disposition des mineurs de petites mines d’améliorer leur situation en gérant, et réduisant les risques environnementaux, sociaux et culturels, ou en facilitant l’accès aux technologies ou structures de marketing qui peuvent augmenter leurs chances de développement économique.
Les activités génératrices des revenus que la coopérative pourrait initier pour la croissance économique qui lutteraient contre le chômage si les moyens y étaient investis, cette hypothèse est confirmée par le graphique n02, 6, 9, 13 don les pourcentages élevés soutiennent que la sensibilisation des creuseurs, l’auto prise en charge des creuseurs à adhérer à elle, sont une nécessité mais pas suffisante. La coopérative de Baraka oublie que la construction des écoles, des centres de santé, l’élevage, construction des routes agricoles et cultiver des grandes étendues, initier les pharmacies propres à elle et l’achat des matériels appropriés sont des éléments nécessaires et suffisants pour générer les revenus dans cette coopérative.
L’abandon des activités génératrices des revenus au profit de l’exploitation artisanale des minerais influencerait négativement l’amélioration du niveau de vie de la creuseurs ou de la population.[4]La population du Grand Kasaï vit principalement de l’exploitation minière, de l’agriculture traditionnelle et de l’élevage (ces deux dernières activités étant réservées à l’autoconsommation). Jadis grenier du Katanga, le Grand Kasaï est aujourd’hui incapable de nourrir sa population à partir de sa seule production agricole, il suggère que si les coopératives pourraient mettre une coopérative d’épargne et des crédits qui servirait les commerces, l’agriculture, les services et d’autres industries générerait les revenus et changer les conditions de vie[5].
Les orientations stratégiques pour résoudre ce problème serraient la réinstauration de responsabilité sociale et éthique de la COOMIBA dans le reboisement, dans l’augmentation et diversification des revenus miniers par les multiservices, d’augmenter la capacité d’amélioration et de gestion des ressources naturelles par la mise en place des dispositifs, promouvoir les capacités institutionnelles et techniques de la coopérative qui appuie la relance du secteur minier par les renforcement de leurs capacités, de renforcer le suivi et la sensibilisation communautaire. Cette hypothèse a été répondue favorablement aux graphiques n029 dont 38%, 37%,17%, 8% ces pourcentages élevés des enquêtés confirment que lorsque la coopérative minière de Baraka réinstaure ces responsabilités aurait contribué davantage au développement socio-économiques du Territoire de Fizi.
Bien qu’il soit important de concevoir des interventions approprié à chaque situation en particulier pour la motivation originale d’exploitation de la mine permanente ou saisonnière pour le pauvre et pour l’information nécessaire à la conception et le processus de décision qui s’applique à tous les types, et aide à la compréhension des différences entre types semi industriel, les informations nécessaires à la création d’une politique d’intervention pour les mines à petite échelle dont :
En fin les possibilités ou priorités plus sûres des interventions d’une coopérative, d’un gouvernement appropriées dans le contexte du pauvre quelque soit le semi-industriel ou artisanale dépendra de chaque pays, plus particulièrement sur le type d’exploitation de même que sur des facteurs tels que technologies utilisées, prédominance d’extraction en roche dure ou rejet, l’accessibilité aux sites d’extraction et conflits culturels. Une intervention typique, toutefois, est la régularisation des activités du secteur minier dans un cadre légal. Ceci serait le type d’intervention indispensable et le plus important qui offre le potentiel de réduire la pauvreté, de créer des opportunités de croissance et d’améliorer le développement social.
Selon le gouvernement Canadien, une bonne stratégie tient compte d’un développement qui répond aux besoins des générations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Le problème consiste donc à s’assurer que le projet est durable, c’est-à-dire que le développement né de l’extraction de la ressource minérale se poursuivra même après l’épuisement de cette ressource. C’est un problème complexe et de longue haleine dans le cadre où la dimension sociale ou humaine du développement durable prend une importance capitale. C’est un problème qui nécessite de composer avec le fait que toute richesse minérale finira par s’épuiser, mais que le développement généré par cette richesse peut et devrait se poursuivre afin que les générations futures puissent répondre à leurs besoins[7].
[1]EKYOCI MSHIKANA Victor, incidence de la présence des carrières sur le développement des ETD de Fizi, inédit ISDR/Bukavu, 2013.
[2]R. Kunanayagam, G. McMahon, C. Sheldon, J., industrie minière et le processus de réduction de la pauvreté, Mali, 2000.
[3]R. Kunanayagam, G. McMahon, C. Sheldon, J., industrie minière et le processus de réduction de la pauvreté, Mali, 2000.
[4] EKYOCI MSHIKANA Victor, incidence de la présence des carrières sur le développement des ETD de Fizi, inédit ISDR/Bukavu, 2013
[5] Fonds pour l’inclusion financière en RDC(FPM), implanter une institution financière ou une banque dans le Grand Kasaï de la population.
[6][6]R. Kunanayagam, G. McMahon, C. Sheldon, J., industrie minière et le processus de réduction de la pauvreté, Mali, 2000.
[7] Ministère des travaux publics et services gouvernementaux, la dimension sociale du développement durable dans l’industrie minière, Canada, 2003.