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Chapitre IV : DISCUSSION DES RESULTATS

 

        Dans ce chapitre nous allons interpréter nos résultats sur l’hygiène hospitalière dans l’hôpital général de référence de PANZI.

4.1. DU NON RESPECT DE REGLE D’ASEPSIE ET D’ANTISEPSIE

        Il ressort de nos résultats que deux moyens physiques sont utilisés lors de stérilisation, l’Autoclave (92%) et le Poupinel (38%). La totalité de nos enquêtés savent stériliser dans l’Autoclave et dans le Poupinel pour ce qui est du critère d’une bonne stérilisation nous nous sommes rendu compte que 69% de nos infirmiers confirment que le respect de temps seulement suffit pour une bonne stérilisation alors que cette dernière dépend du respect de la température de la stérilisation et du temps. Par là nous comprenons que certains matériels de nos enquêtés pourraient véhiculer les germes une fois en contact avec les liquide biologiques du malade.

        L’hygiène des mains n’est pas respectée par nos infirmiers à 31% et ces derniers croient qu’elle est importante seulement après chaque technique. Or, nombreux ne sont pas exemptés des microbes. Le port des gants est aussi un peu négligé par ces infirmiers à 31% et 43% les portent pour tous les malades, alors qu’il est souhaitable qu’on change après avoir été en contact avec le malade. Cette pratique nous permet l’échange des germes entre les malades ainsi que leur dissémination dans les milieux hospitaliers. Près de la moitié de nos hygiénistes utilisent l’eau courante pendant le torchonnage des locaux, vu que l’hôpital est un site habité par les gents potentiellement malades et hébergent des germes très virulents il serait idéal de mettre certains désinfectants puissants dans l’eau du torchonnage pour éliminer certains germes. Nous nous sommes rendu compte qu’à 48% les locaux de l’hôpital de PANZI ne sont pas désinfectés or certains germes peuvent abriter sur les murs et le plafond de l’hôpital pour venir infecter les malades. A 11% l’hôpital de PANZI ne dispose pas de comité chargé d’hygiène et à 62% ce dernier n’est pas composé d’hygiénistes qualifiés. Là nous comprenons que ce corps soignant ne peut pas être à la hauteur de cette tâche.

4.2. DE LA MAUVAISE GESTION DES DECHETS SOLIDES ET  

        LIQUIDES HOSPITALIERS

        Les résultats de nos enquêtes prouvent que 54% de notre corps soignant ne maîtrise pas la filière de gestion des déchets de soins à ce niveau il y a un problème car il risque de mélanger les déchets à risque avec les déchets assimilables au déchets ménagers, en plus il est reconnu qu’un bon tri de ces déchets permet de protéger et d’améliorer la sécurité du personnel, de diminuer le risque d’infection nosocomiale et de contrôler l’incidence économique et l’élimination des déchets en réduisant leur proportion à risque à traiter (3).

Il est souhaitable de conditionner les déchets de soins dans un sac ou collecteur étanche ou contenu (4).  Or, l’HGR de PANZI n’en dispose pas, alors que ces emballages constituent une barrière physique contre le microorganisme pathogène dans la gestion des déchets. L’absence de ces emballages expliquerait la dissémination de germes pathogènes dans ce milieu hospitalier ; avec comme conséquence la prolifération de maladies nosocomiales dans cette structure sanitaire. La majorité de nos sujets d’étude à 100% ont confirmé l’absence des locaux pour stockage intermédiaire et central des déchets. Un tel stockage peut constituer un réservoir de germes et parasites pathogènes au sein d’un hôpital et cette mauvaise habitude expliquerait la persistance des maladies nosocomiales dans ce site.

Il est recommandé que les déchets contaminés soient traités dans l’incinérateur mais dans cette structure sanitaire nous avons observé le contraire, c’est l’enfouissement qu’ils préfèrent pour le traitement des déchets de ce genre. Or, cette technique n’est pas indiquée pour l’élimination complète des germes pathogènes.

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