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INTRODUCTION

    • PROBLEMATIQUE

Les soins de santé peuvent sauver des vies et le font. Ils ont apporté des bienfaits sans précédent à des générations de patients et leurs familles. Ils véhiculent néanmoins également des risques. Les infections liées aux procédures de soins constituent parfois la conséquence de la médecine moderne(1). Chaque année dans le monde, le traitement et la prise en charge de centaines de millions de patients sont perturbés par des infections contractées au cours des soins. Il arrive alors que des malades tombent plus gravement malades qu’ils n’aurait dû être en situation normale. Certains doivent subir des hospitalisations prolongées, d’autres souffrent d’une incapacité de longue durée, d’autres encore décèdent (1). Ces dernières années, l’évolution des concepts de l’hygiène hospitalière a marqué l’actualisation de la définition des infections nosocomiales pour englober celles contractées au cours de soins, même en dehors des établissements de santé (2). Il a été convenu d’élargir globalement le champ couvert et de réviser les définitions classiques. L’identification et la hiérarchisation des facteurs favorisants de l’infection associées aux soins sont de nature à permettre d’orienter et de mieux cibler les actions de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins. Les facteurs contribuant à la survenue d’infections associées aux soins sont très nombreux et inter reliés les uns aux autres. Ils peuvent être regroupés en trois grandes rubriques : Les facteurs liés aux malades, les expositions aux risques infectieux liées

aux actes diagnostiques et thérapeutiques et les insuffisances dans l’organisation des soins (3).

Peu de données sont disponibles dans la littérature concernant la mortalité imputable aux infections nosocomiales. Aux USA, les infections nosocomiales sont responsables de 80.000 morts par an, faisant d’elles l’une des dix premières causes de décès (4). A partir des données de surveillance Nord Américaines (NNISS), la mortalité par infection nosocomiale dans les hôpitaux de plus de 500 lits est estimée à 3,3% des malades qui en sont atteints, la proportion des décès directement attribuables aux infections nosocomiales était de 0,5% (5).

En France, on estime que sur les 600.000 à 1100.000 malades qui vont contracter une infection nosocomiale chaque année, environ 10.000 à 20.000 vont mourir avec une infection nosocomiale qui sera directement ou indirectement la cause du décès (soit un airbus qui s’écraserait chaque semaine !) (6). En Tunisie, rares sont les études qui se sont intéressées à la mortalité associée aux infections nosocomiales. Une étude menée à l’hôpital Farhat Hached de Sousse rapporte une létalité pour les patients surinfectés de 11,8%(7). Bien entendu, toutes les infections n’ont pas la même gravité. En Belgique, la létalité associée aux septicémies nosocomiales est de 32,7%(5). Selon les données de surveillance nord américaines, les pneumopathies chez un malade en réanimation multiplient par 4 le risque de décès. La létalité des bactériémies liées aux cathéters veineux varie de 8 à 40%. La gravité des infections urinaires nosocomiales est moindre, la létalité étant estimée à 0,1% (8).

Par ailleurs, le terrain constitue un élément important du pronostic. En France, 8% des décès maternels sont liés à un problème infectieux et cette proportion n’a pas changé depuis 1990 (9). Chez le nouveau né, la mortalité des bactériémies nosocomiales peut atteindre 70%, la mortalité associée aux infections nosocomiales fongiques est de 50% environ alors que la mortalité des infections à VRS peut atteindre 17% (10).

        Les recherches effectuées dans l’un des hôpitaux universitaires Tanzanien en 2012 ont démontré que sur 10 accouchements dystociques au sein de cette institution sanitaire, les résultats confirment que deux femmes tombent en infection dans la salle post opératoire (11).

        En RDC, les risques de contamination des patients sont importants qui restent un défit à relever et cela s’expliquerait par l’insuffisance de formation du personnel soignant en matière d’hygiène hospitalière et surtout par des conditions très difficiles de travail.

Une étude menée à l’hôpital du cinquantenaire de Kinshasa en 2012 montre qu’un taux moyen d’incidence d’infection des plaies post opératoires est de 7,2 % (12).

        La division provinciale de la santé (DPS) sud-kivu dans son rapport général de l’année 2010 montre que les infections sont belle et bien visibles et réelles dans la province. De ce fait sur 1550 malades hospitalisés on observe 400 patients, soit 25,8% qui ont eus les infections nosocomiales, en 2011 sur 1400 malades 360 soit 25,7% sont tombés dans ce même problème et en 2012 sur 1760 malades 700 malades soit 37,7% sont tombés dans ce fléau (13).

        Pour 2012, la zone de santé d’Ibanda a dénombré 120 malades soit 10,3% ; sur 160 malades hospitalisés avaient développé les infections nosocomiales (14).

        Les infections nosocomiales sont dues par les cliniciens et les malades de l’HGR de PANZI à travers BEATIL qui a démontré l’ampleur des infections toujours liées à l’insuffisance de l’hygiène hospitalière en attendant la publication pour cette année 2013 (15).

        Partant de la situation du bien être du malade et de l’équipe soignante nous devons faire respecter les règles d’hygiène hospitalière dans nos institutions sanitaires afin d’éviter la contamination et d’évaluer le niveau d’application d’asepsie par les soignants dans nos institutions des soins comme premier devoir du soignant envers les malades.

Raison pour laquelle nous voulons apprécier le niveau d’hygiène hospitalière au sein de l’hôpital général de référence de PANZI.

0.2. HYPOTHESES DU TRAVAIL

        Le non respect des règles d’asepsie et d’antisepsie serait l’une des causes de l’hygiène dérobée dans cette institution médicales ;

        La mauvaise gestion des déchets solides et liquides hospitaliers serait à la base d’une hygiène précaire à l’hôpital de PANZI.

0.3. OBJECTIFS DU TRAVAIL

0.3.1. Objectif général

        Nous voulons évaluer comment se fait l’hygiène hospitalière dans l’HGR de PANZI.

0.3.2. Objectifs spécifiques

  • Vérifier comme se font les règles d’asepsie et d’antisepsie à l’HGR de PANZI ;
  • Evaluer le niveau des connaissances du personnel soignant de cette structure sanitaire en matière de la gestion des déchets solides et liquides hospitaliers ;

0.4. DELIMITATION DU SUJET

        Notre travail concerne l’hygiène hospitalière à l’hôpital général de référence de PANZI. Nous avons récolté nos données du 06/05 au 26/06/2013 date marquant la période de notre stage de professionnalisation.

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