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LA GESTION DES BEINS PUBLICS PAR LES DIRIGEANTS ET PAR LA POPULATION

 

La gestion des biens publics par les dirigeants et par la population

 

Ces figures n°28, n°29 et n°30,  32% des agents de l’Etat, 41% de la société civile et 47%des partis politiques ont répondu que certains dirigeants confondent les biens publics de leurs biens privés , 37%des agents de l’Etat , 45% de la société civile et 40%des partis politiques ont dit qu’il n’ya aucun suivi de ces biens du coté dirigeants et la population . Cependant, 19%des agents de l’Etat, 6%de la société civile et 7% des partis politiques ont confirmé que les biens publics à Mutambala ne sont pas respectés ni par les dirigeants et par la population. Seulement 13% des agents de l’Etat,  8% de la société civile et 7%des partis politiques ont dit que ces biens sont bien gérés.

Considérant ces différentes réponses  données par nos enquêtés, nous songeons directement à l’article 58 et 59 de la constitution du 18 février 2006 qui stipule que tous les congolais ont droit de jouir des richesses nationales ; l’Etat  a  le devoir de les redistribuer équitablement et de garantir le droit au développement.  Tous les congolais ont le droit de jouir du patrimoine commun de l’humanité. L’Etat a le devoir d’en faciliter la jouissance.

La réceptivité  de plaidoyers de la population par les autorités locales

 
 

Nous constatons que , de ces trois figures n°31 , n° 32et n°33 ressortent que , par rapport à la recevabilité des autorités locales , 50%des agents de l’Etat,51% de la société civile et 60%des partis politiques et 34% des agents de l’Etat,  34% de la société civile et 13% des partis politiques ont dit que les autorités négligent et regrettent les plaidoyers des populations et que les populations accèdent très difficilement aux bureaux des autorités pour leur présenter ses plaidoyers , ainsi que leurs points de vue (chose qui décourage ces populations à présenter ses plaidoyers ). En fin, seuls 16% des agents de l’Etat, 15% de la société civile et 27% des partis politiques ont répondu que quelque soit la rigueur de la part des autorités, mais elles reçoivent mieux les attentes des populations.

Les abus commis par les autorités locales sur la population

 
 

Nous constatons ce ci, conformément à ces trois figures n°34 , n°35 et n°36,  44%des agents de l’Etat , 38% de la société civile et 47%des partis politiques ;et 22%des agents de l’Etat ,  24%  de la société civile et 13% des partis politiques ont confirmé que la violation multiple des droits de l’homme et le non respect de la législation sociale et fiscale à Mutambala sont là les abus que commettent les autorités à l’égard de la population  .      Cependant, 19%des agents de l’Etat, 27%de la société civile et 27%des partis politiques ;16%  des agents de l’Etat, 15%  de la société civile et 13%  des partis politiques ont dit que la multiplicité des taxes à Mutambala et les amendes infligées et sans quittance ; sont des abus meilleurs commis par les autorités face à la population à Mutambala.

Apport de la population sur l’amélioration de la décentralisation à Mutambala

 
 
 

De ces figures n°37  , n°38 et n°39 , nous montrent que 44%des agents de l’Etat , 27% de la société civile et 40%des partis politiques sont convaincus que  pour que la décentralisation soit un moyen efficace pour un développement socio économique dans le secteur de  Mutambala, il faut qu’il ait une participation absolue de la population sur l’élaboration du budget et assurer un suivi sur l’exécution des projets , ceci pour se rassurer de la transparence sur la gestion imposée par un budget participatif ; comme a dit ghandi mahatma « tout ce que vous faites pour moi , sans moi , vous le faites quelque part contre moi »

En outre, 19%des agents de l’Etat , 13% de la société civile et 27% des partis politiques ont dit qu’il ait une redistribution responsable des rétrocessions sur différentes infrastructures de base c'est-à-dire , avoir des recettes allouées sur  la réhabilitation des routes de dessertes agricoles afin de pouvoir faciliter l’écoulement des produits agricoles et d’autres échanges au but de créer des interactions entre les éléments du système(secteur) tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du système pouvant entrainer une complexité ce que Edgard Morin appelle « émergence du système », avoir organisé  les marchés et placer la confiance aux entreprises compétitives (celles qui sont capables de créer un emploi et utiliser la mains d’œuvre locale) et dans le domaine sanitaire et éducatif, il faut construire des  hôpitaux , des centres de santés et écoles et les équiper en qualité à travers toute l’étendue du secteur  et avoir un accès facile à l’eau potable .  Dans le domaine environnemental, il faut avoir une politique de l’exploitation responsable des ressources naturelles sans compromettre la génération future d’accéder aux leurs, telle étant une des conditions d’un développement durable. En fin, 37%  des agents de l’Etat, 64% de la société civile  et 33% des partis politiques ont dit , pour que la décentralisation génère un développement socio  économique à Mutambala, il faut qu’il ait un choix des élus par la voie des élections et assurer une nette sécurité des personnes et des leurs biens ; ceci fait appel à une réforme des institutions administratives chargées de la protection et de la sécurité des personnes et de leurs biens (armée et la police).   

Les recommandations à l’autorité politico administrative pour asseoir effectivement la décentralisation dans le secteur de Mutambala et amener les gens à devenir des acteurs efficaces dans les efforts de lutte pour le développement socio économique de leur milieu

 
 

De ces graphiques, 34% des agents de l’Etat, 45% de la société civile et 27% des partis politiques ont  recommandé à l’autorité politico administrative qu’il ait une gestion harmonieuse  des biens communautaires pour l’intérêt de la communauté et non au profit des certaines couches au sein de la communauté ; 19% des agents de l’Etat , 25% de la société civile et 20% des partis politiques ont recommandé à l’autorité que , pour que le système administratif décentralisé  puisse bien s’asseoir et générer des retombées socio économiques positives à Mutambala, qu’il faille un respect absolu des droits des citoyens par la prise en compte des principes et valeurs démocratiques ( primauté du droit, la protection constitutionnelle, la justice indépendante et impartiale, élections libres et démocratiques, liberté publique , respect des droits humains , respect des différences, rejet de toutes formes de discriminations et des violences etc.) ; 16% des agents de l’Etat, 17% de la société civile et 33% des partis politiques  ont recommandé à l’autorité qu’il ait une participation des populations tant à la conception qu’au suivi et évaluation des projets de développement du secteur ; et En fin , 31% des agents de l’Etat , 13% de la société civile et 20% des partis politiques ont recommandé que , assurer la paix , la sécurité et le respect des lois et textes légaux sur la décentralisation à Mutambala , sont des éléments nécessaires pour améliorer le vécu socio économique quotidien des populations de Mutambala.

Conclusion Partielle 

Notre échantillon  a  été de 200 personnes enquêtées (composé des trois strates dont : agents de l’Etat, la société civile et les partis politiques) à qui nous avons soumis un questionnaire d’enquête.

Cependant, nous pouvons résumer en disant que tout Etat a besoin d’une administration organisée pour son bon fonctionnement. Ainsi, la gestion responsable des ressources publiques joue un rôle inestimable dans le processus de création des richesses et de la promotion  du bien être socio économique des populations. Apres l’enquête, nous avons trouvé qu’avoir des élections locales à Mutambala, c'est-à-dire ; avoir des dirigeants élus par la population, qui connaissent mieux des problèmes locaux et qui ont le souci de changement ; ceci favorise la transparence dans la gestion des ressources  publiques (tableaux n°28, n°29et n°30), le transfert du pouvoir à la proximité des populations, ce ci augmente des capacités de cumuler des ressources et conserver l’unité dans la diversité. La réception régulière des rétrocessions et la promotion de l’approche participative de la population sur l’élaboration du budget du secteur, ceux ci donnent la possibilité de réaliser des objectifs et trouver des solutions aux problèmes locaux ( tableaux n°19 ,n°20 et n°31  ).c’est ainsi, partant de ce que nous avions pu constater  dans notre recherche, dans le secteur de Mutambala Ilya une mauvaise réalisation de la décentralisation actuellement (tableaux n° 38, n° 44 ,n°21 et n°37  ) prouvée par le fait que la population de Mutambala ne participe pas effectivement à la gestion du secteur et surtout sur l’élaboration de son budget, absence des élections locales , la non prise en compte des principes et valeurs démocratiques  par le fait que la population est exposée  aux multiples violations des droits humains et les faibles capacités du système à répondre aux attentes et besoins de la population etc.

Nos résultats nous montrent également que ,Du fait que la redevabilité et la responsabilité des autorités locales ne  sont  pas faites  de façon satisfaisante à la population (tableaux n°16, n°17  et  n°39 ), ce ci entraine une participation à moindre coût de la population aux activités de lutte pour un développement socio économique de leur entité (tableaux n°22, n°23 et n°24 ), il est cependant difficile que le secteur de Mutambala améliore la situation socio économique sur une décentralisation mal réalisée .

En fin, pour asseoir effectivement la décentralisation au sein du secteur de Mutambala, plusieurs suggestions nous ont été données par nos enquêtés, notamment : redistribution responsable des rétrocessions sur les infrastructures de base (écoles, hôpitaux, routes, énergie etc.) Assurer la paix,  la sécurité à Mutambala et le respect des lois et textes légaux sur la décentralisation, la présence des élections locales et une nette sécurité des personnes et leurs biens, etc.

Le respect et l’application de ces lois et textes légaux est très indispensable à la réussite de mise  en œuvre de la décentralisation, car, actuellement dans notre pays plusieurs lois sont promulguées, mais elles ne sont pas misent  en application.

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