Table de matières
REPARTITION DE L’ECHANTILLON
Tableau N°3 : Répartition de l’échantillon par groupement et par catégories et/ou profession
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Effectifs |
Pourcentages |
||
|
Agents de l’Etat |
|||
|
Agents sectoriaux |
12 |
6 |
|
|
Sous division territoriale de la décentralisation |
5 |
3 |
|
|
Groupement de Batombwe |
8 |
4 |
|
|
Groupement de Basimukuma Sud |
8 |
4 |
|
|
Groupement de Balala Sud |
11 |
6 |
|
|
Groupement de Basimukindje |
12 |
4 |
|
|
Groupement de Babwari |
8 |
4 |
|
|
Sous-Total |
64 |
31 |
|
|
Membres de la société civile |
|||
|
Fédération des entreprises du Congo |
8 |
4 |
|
|
Eglises du christ au Congo |
16 |
8 |
|
|
Paroisse catholique de Baraka |
7 |
4 |
|
|
Organisations paysannes |
10 |
5 |
|
|
Enseignants |
22 |
11 |
|
|
Médecins |
12 |
6 |
|
|
Commerçants |
16 |
8 |
|
|
Etudiants |
15 |
8 |
|
|
S/Total |
106 |
54 |
|
|
Membres de partis politiques |
|||
|
UDPS |
4 |
2 |
|
|
AFDC |
6 |
3 |
|
|
UNC |
8 |
4 |
|
|
PRM |
8 |
4 |
|
|
MSR |
4 |
2 |
|
|
S/Total |
30 |
15 |
|
|
Total |
200 |
100 |
|
De ce tableau N°, nous voyons clairement la façon dont notre échantillon a été réparti dans le secteur de Mutambala, partant des différents services et/ou strates, notamment : 31% des agents de l’Etat au service de la décentralisation, 54% de membres de la société civile et 15% des membres des partis politiques.
Tableau N°4 : Répartition de l’échantillon par sexe
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SEXES |
||||||
|
Masculin |
Féminin |
Total M/F |
||||
|
Effectif |
% |
Effectif |
% |
Effectif |
% |
|
|
Agents de l’Etat au service la décentralisation |
40 |
20 |
24 |
12 |
64 |
31 |
|
Société civile |
82 |
42 |
23 |
12 |
106 |
54 |
|
Membres des partis politiques |
16 |
8 |
14 |
7 |
30 |
15 |
|
Total |
139 |
69.5 |
61 |
30.5 |
200 |
100 |
De ce tableau N°, nous voyons que , sur 200 enquêtées, soit 100% de notre échantillon, avons eu à enquêter 139 personnes de sexe Masculin, soit 69.5% (dont ; 20% des agents de l’Etat au service de la décentralisation, 42% de la société civile et 16% des membres partis politiques) et 61 autres de sexe féminin soit 30.5% (dont 24% des agents, 23% société civile et 14% des membres des partis politiques.
Tableau N°5 : Répartition de l’échantillon par tranches d’âges
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Tranches d’âges |
||||||||||
|
15 à 30ans |
31 à 45 ans |
46 à 60 ans |
60 ans et plus |
Total Ages |
||||||
|
Effectif |
% |
Effectif |
% |
Effectif |
% |
Effectif |
% |
Effectif |
% |
|
|
Agents de l’Etat au service de la décentralisation |
14 |
7 |
32 |
15 |
10 |
5 |
8 |
4 |
64 |
31 |
|
Société civile |
18 |
9 |
44 |
22 |
32 |
17 |
12 |
6 |
106 |
54 |
|
Membres des partis politiques |
4 |
2 |
12 |
6 |
10 |
5 |
4 |
2 |
30 |
15 |
|
Total |
36 |
18 |
88 |
43 |
52 |
27 |
24 |
12 |
200 |
100 |
Ce tableau N° nous montre les tranches d’âges que nous avons eu à enquêter pour un total de 200 enquêtés, soit 100%.
Notamment : 18% des enquêtés dont 14 agents de l’Etat, 18 membres de la société civile et 4 membres des partis politiques de 15 à 30 ans, 43% dont 32 agents de l’Etat , 44 membres de la société civile et 12 membres des partis politiques de 31 à 45 ans, 27% dont 10 agents de l’Etat , 32 membres de la société civile et 10 membres des partis politiques de 46 à 60 ans et 12% dont 8 agents de l’Etat ,12 membres de la société civile et 4 membres des partis politiques de 60 ans et plus.
Tableau N°6 : Répartition de l’échantillon par niveau d’étude
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Niveau d’études |
|||||||||||||
|
Analphabètes |
Primaire |
Secondaire |
Supérieur |
Total |
% |
||||||||
|
Effectif |
% |
Effectif |
% |
Effectif |
% |
Effectif |
% |
Effectifs |
|||||
|
Agents de l’Etat |
0 |
0 |
0 |
0 |
30 |
15 |
34 |
17 |
64 |
32 |
|||
|
Société civile |
0 |
0 |
0 |
0 |
40 |
20 |
66 |
33 |
106 |
53 |
|||
|
partis politiques |
0 |
0 |
0 |
0 |
20 |
10 |
10 |
5 |
30 |
15 |
|||
|
Total |
0 |
0 |
0 |
0 |
90 |
45 |
110 |
55 |
200 |
100 |
|||
Ce tableau N° présente les niveaux d’études de nos enquêtés (200 enquêtés, soit 100%), notamment 0% d’un niveau primaire, 45% d’un niveau d’étude secondaire, dont 30 agents de l’Etat , 40 membres de la société civile et 20 membres des partis politiques. 55 % d’un niveau d’étude supérieur, dont 34 agents de l’Etat, 66 membres de la société civile et 10 membres des partis politiques.
Entendre parler de la décentralisation à Mutambala
Tableau n°7 : Agents de l’Etat Tableau n°8 : Société Civile Tableau n°9 : Partis politiques
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Réponse |
Fréquence |
% |
|
1 |
106 |
100,0 |
|
Total |
106 |
100 |
|
Réponse |
Fréquence |
% |
|
1 |
30 |
100,0 |
|
Total |
30 |
100 |
|
1= oui
2= non
Considérant ces trois tableaux, n°7, n°8 et n°9, nous constatons que 64 personnes soit 100% des agents de l’Etat, 106 personnes enquêtées soit 100% des membres de la société civile et 30 personnes enquêtées soit 100% des membres de partis politiques à Mutambala ont déjà entendu parler de la décentralisation.
Le contenue de la décentralisation
Tableau n°10 : Agents de l’Etat Tableau n°11 : Société Civile Tableau n°12 : Partis politiques
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|
|
Réponses |
Fréquence |
% |
|
1 |
20 |
31,2 |
|
2 |
12 |
18,8 |
|
3 |
8 |
12,5 |
|
4 |
24 |
37,5 |
|
Total |
64 |
100,0 |
Légende des réponses :
1= est un mode de gestion transparente des ressources
2=est un transfert du pouvoir du niveau central vers les niveaux locaux
3=est la participation des communautés locales aux actions de développement de leur milieu
4=est un transfert du pouvoir ou compétences du niveau central vers les niveaux locaux par le biais de la personnalité juridique et d’une autonomie de gestion sur les ressource locales.
Il ressort dans ces trois tableaux n°10, n°11 et n°12, 24personnes sur 64 enquêtées des agents de l’Etat soit 37 % ,48 sur 106 de la société civile soit 45% et 12 sur 30 enquêtées des partis politiques soit 40% affirment de leur part que la décentralisation a comme contenu ;transfert du pouvoir ou compétences du niveau central vers les niveaux locaux par le biais de la personnalité juridique et d’une autonomie de gestion sur les ressources locales . ce ci étant confirmé par l’article 3 de la constitution de la R D Congo qui stipule que les provinces et les entités territoriales de la république jouissent de la libre administration et de l’autonomie de gestion des leurs ressources économiques, humaines, financières et techniques.
20 personnes sur 64enquêtées des agents de l’Etat soit 31% ,20 sur 106 de la société civile soit 19% et 4 sur 30 des partis politiques soit 13% comprennent la décentralisation comme étant un mode de gestion transparente des ressources. 12 personnes sur 64 des agents de l’Etat soit 19%, 8sur 106 de la société civile soit 7% et 8sur 30 des partis politiques soit 27% disent que le transfert du pouvoir du niveau central vers les niveaux locaux. En fin, 8personnes sur 64 des agents de l’Etat soit 12%, 30sur 106 de la société civile soit 28% et 6 sur 30 des partis politiques soit 20% comprennent par la décentralisation comme une participation des communautés locales aux actions de développement de leur milieu.
Appréciation de la décentralisation à Mutambala par rapport à l’ancien système (centralisation)
Nous constatons que la plus grande partie des nos enquêtés, dans ces graphiques soit 50% des agents de l’Etat, 64,2% des membres de la société civile et 60% de membres de partis politiques ont confirmé que les réalisations du système administratif décentralisé à Mutambala sont moins efficaces par rapport à ses défaillances 25% des agents de l’Etat ,6% de la société civile et 20% des partis politiques disent de n’avoir pas vu aucun changement depuis que le pays a opté pour la décentralisation comme mode de gestion le 18 février 2006. 12,5%, des agents de l’Etat, 7,5% de la société civile et 7% des partis politiques démontrent qu’est médiocre le système décentralisé à Mutambala. 9% des agents de l’Etat, 21%de la société civile et 7% des partis politiques témoignent qu’Ilya une efficacité au sein du système bien que celle-ci soit peu notable dans beau coup de domaines dans cette ETD. En fin, 3% ; des agents de l’Etat, 2% de la société civile et 7% des partis politiques disent que le système décentralisé à Mutambala présente une grande efficacité dans l’amélioration générale des conditions de vie sociale et économique de la population.
Conformément aux résultats reçus de la majorité des nos enquêtés, comme nous le savons, tout changement ou développement doit provenir de la base. C’est ainsi que, notre pays a opté à la décentralisation comme mode de gestion le quel implique la population locale dans le processus de changement de leurs conditions de vie.
Pour une décentralisation effective à Mutambala, la population locale est censée s’approprier la reforme au but de veiller à ce que l’esprit de celle-ci soit respecté, que les dispositions juridiques formelles reflètent ses préoccupations et les réalités dans les quelles elle vit et que ces dernières soient appliquées.
La décentralisation véritable serait, en R D Congo, la voie par excellence qui recherche une gestion efficace de l’Etat grâce à la démocratisation la plus large possible, des responsabilités en matière de développement économique et social. Elle garantirait, en outre, la sauvegarde de l’intégration nationale dont les acquis d’unité et de stabilité politique et d’intégrité territoriale ne sont pas définitivement établis face à la survivance encore réelle des clans et tribus comme forces de régulation sociale. (dieu donné 1993 OP.cit, p138)
De l’évaluation de la décentralisation à Mutambala dans les domaines : infrastructures des bases
(Routes, bâtiments, hôpitaux, écoles, énergie, etc.) et agricole.
De ces figures 4,5 et 6, ressort que 59 % des agents de l’Etat , 58% de la société civile et 53% des partis politiques affirment que dans le secteur de Mutambala il n’y a aucun changement notable au travers la décentralisation ;22% des agents de l’Etat , 38% de la société civile et 27% des partis politiques ont trouvé que cette réalisation est acceptable ; 16% des agents de l’Etat ,2% de la société civile et 13% des partis politiques l’ont évalué comme étant efficace ; en fin , 3% des agents de l’Etat , 2% de la société civile et 7% des partis politiques en témoignent une grande efficacité .
Cette réalisation ci mauvaise et quasi inexistante de la décentralisation est justifiée par le fait qu’il n’y a pas une autonomie juridique et financière effective du secteur, par la manière non satisfaisante d’élaboration du budget du secteur (figure n°7, 8 et 9 ), par une mauvaise gestion des biens publics (figure n° 28, 29et 30 ),par le fait que les dirigeants négligent et rejettent les plaidoyers de la population, Ilya une mauvaise réceptivité des dirigeants et inactivité de la population (figure n°31, 32 et 33 ), par l’absence de l’organisation des élections locales (figure n°16, 17 et 18 ), etc.
Elaboration du budget du secteur de Mutambala
Il ressort de ces trois graphiques, 66%des agents de l’Etat, 77% de la société civile et 73% des partis politiques ont affirmé que le budget à Mutambala est élaboré par l’autorité locale seule ; 19% des agents de l’Etat, 13% de la société civile et 13% des partis politiques on témoigné qu’ils ne savent même pas si le secteur fonctionne avec un budget car n’y sont- ils pas associés. en fin, 16% des agents de l’Etat, 9% de la société civile et 13% des partis politiques ; en ont confirmé comme étant un budget participatif (élaboré par l’autorité locale et la population).
A partir de ces résultats, nous pouvons sans doute confirmer que le budget du secteur de Mutambala n’est pas un budget participatif, ceci affirmé par la majorité de nos enquêtés.
Un budget participatif est une nouvelle donnée qui permet à l’administration publique de se rappeler de son engagement vis-à-vis de la population avec la quelle elle avait travaillé pour élaborer la partie investissement du budget. Cette approche participative Permet aux ETDs d’améliorer leur gouvernance locale par une redevabilité sociale, la participation effective des citoyens à la gestion de la chose publique et le suivi citoyens des investissements. Ce ci n’est pas le cas pour le secteur de Mutambala.
La participation de la population dans la gestion de son milieu dans un système décentralisé
Faisant un regard sur ces trois graphiques n°10 , n°11 et n°12 , nous constatons que 22%des agents de l’Etat , 4% de la société civile et 13 %des partis politiques ainsi que 31% des agents de l’Etat ,59%de la société civile et 33% des partis politiques ont respectivement répondu que la population participe à la gestion de son milieu à travers la participation à l’élaboration du budget et à travers des pétitions (article 27 alinéa 1 de la constitution de la R.D. Congo , qui stipule que tout congolais a le droit d’adresser individuellement ou collectivement une pétition à l’autorité publique qui y répond dans les trois mois), 19%des agents de l’Eta, 13% de la société civile et 20 % des partis politiques 16%des agents de l’Etat , 11% de la société civile et 27%des partis politiques , disent que dans un système décentralisé, les voies meilleures pour que la population participe à la gestion de son milieu sont la présence des élections et la réalisation des réunions avec des élus ; en fin, seuls 13% des agents de l’Etat, 13% de la société civile et 7%des partis politiques nous ont confirmé que la vraie voie est la réalisation des marches pacifiques .
Les facteurs qui bloquent l’émergence socio-économique de la population à Mutambala
Nous constatons qu’à travers ces trois figures n°13 , n°14 et n° 15 que 50%des agents de l’Etat, 26%de la société civile te 28% des partis politiques ; 13%des agents de l’Etat , 28%de la société civile et 27%des partis politiques ont dit la non création par le pouvoir tant central que local des initiatives de développement et la présence des guerres à répétition et une insécurité permanente à Mutambala sont des obstacles meilleures bloquant l’émergence socio économique de la population de Mutambala ; seuls31% des agents de l’Etat, 40%de la société civile et 33% des partis politiques ; 6%des agents de l’Etat , 6% de la société civile et 13%des partis politiques nous ont confirmé la non organisation des élections locales à Mutambala et la non implication et/ou indifférence de la population pour entre prendre des initiatives privées pouvant sortir la population dans la misère économique dont elle se trouve ; sont entre autre des obstacles liés à la non émergence socio économique des population dans cette entité décentralisée .
Cependant, la paix, étant définie comme l’absence des guerres, des inégalités et des toutes sortes des violences et des discriminations dans toutes les sphères de la vie d’après Johanne galtung; aucun développement ne peut avoir lieu sans la maitrise de la paix.[1] C’est ainsi, conforment aux réalités qui nous sont présentées par nos enquêtés, il est incontestablement à dire que le système n’a aucune capacité responsive et de redevabilité à répondre aux attentes et besoins de la population.
Avantage de l’organisation des élections à Mutambala
De ces figures n°16 , n°17 et n°18 , nous constatons que 66% des agents de l’Etat , 59% de la société civile et 53% des partis politiques ;6% des agents de l’Etat , 28%de la société civile et 7% des partis politiques ont montré que l’importance des élections locales dans le secteur de Mutambala est d’avoir des dirigeants élus par la population elle-même à qui elle place confiance de promouvoir le changement au sein du secteur et également avoir des dirigeants qui connaissent mieux les réalités locales et qui ont le souci de changement ; 22% des agents de l’Etat , 9% de la société civile et 13%des partis politiques et 3% des agents de l’Etat, 2%de la société civile et 20% des partis politiques ont confirmé qu’avoir lieu des élections à Mutambala c’est mettre fin aux impositions du pouvoir tant central que provincial au niveau local ;par le fait que le fonctionnement de l’Etat est inversé (l’administration vit aux dos des administrés), aucun principe ni valeur démocratique n’est respecté , la justice étant dépendante et partiale à certaines couches , la population ici continue à se partager la misère etc ; et remplir le devoir et droit de voter entant que citoyen .
En fin , seuls 3%des agents de l’Etat , 2%de la société civile et 7%des partis politiques ont dit que les élections à Mutambala aura comme avantage d’avoir des dirigeants riches ,les quels pensent à leurs niveau peuvent militer économiquement pour leur bien être .
Accord des rétrocessions par la Province à Mutambala
Il ressort de ces trois figures n°19 , n°20 et n°21 ; 97% des agents de l’Etat ,94 % de la société civile et 93%des partis politiques ont confirmé que la province accorde-t-elle des rétrocessions à l’ETD secteur de Mutambala conformément à la loi organique n°08 /016 du 07 octobre 2008 portant composition , organisation et fonctionnement des ETDS et leurs rapports avec l’Etat et les provinces ; au but de faire ces entités des véritables centres d’impulsion et du développement à la base .
Seuls 3%des agents de l’Etat, 6%de la société civile et7%des partis politiques ont dit être non reconnaissants de l’accord de ces rétrocessions par la province à Mutambala, ce ci est justifié par la non participation de la population sur la gestion de leur milieu (figure n°10,11 et n°12).
Importances des rétrocessions au secteur de Mutambala
Selon les résultats présentés dans ces trois figures n°22 , n°23 et n° 24 , nous remarquons que 75% des agents de l’Etat , 75% de la société civile et 80% des partis politiques ont confirmé que ces rétrocessions ne profitent-elles pas au secteur mais plutôt à l’autorité locale pour des raisons diverses ; présence d’un budget non participatif ; élaboré par seule l’autorité locale(tableaux n°19 , n°20 et n°21 ),non création ni appui par le secteur des incitatives de développement, aucune réalisation n’est visible tant dans le domaine social (éducation , santé, eau et électricité, routes etc. .),économique (aucun marché n’est construit ni réhabilité par le secteur) et administratif (aucun bâtiment n’est construit ni réhabilité par le secteur , le fonctionnement de l’administration est inversé par le fait que les administrateurs vivent aux dos des administrés ;l’impunité et la corruption qui gangrènent le système, rendent inefficaces des agents judiciaires dans l’exercice de leur métier etc. ) ; seuls 25%des agents de l’Etat, 24% de la société civile et 20% des partis politiques ont témoigné qu’Ilya un bénéfice apporté par la rétrocession à Mutambala bien que soit petit .L’Etat , étant une personne morale publique dont le devoir est d’assurer le bien être de la communauté , ce dernier n’est plus seulement un Etat gendarme , mais aussi un Etat interventionniste. C’est –à dire, que l’Etat joue un rôle dans tous les domaines de la vie communautaire dans le souci de promouvoir le bien être social et le développement économique.
Réalisations faites à Mutambala grâce à ces rétrocessions
Nous constatons que dans ces figures n°25, n°26 et n°27, 59% des agents de l’Etat, 80%de la société civile et 60% des partis politiques; soit la majorité de nos enquêtés, ont confirmé de n’avoir pas vu aucune réalisation faite au travers les rétrocessions à Mutambala. C’est ainsi que 13%des agents de l’Etat, 8%de la société civile et 7%des partis politiques ; 9%des agents de l’Etat , 2%de la société civile et 13%des partis politiques et 10%des agents de l’Etat , 6%de la société civile et 7%des partis politiques ont dit avoir vécu certaines réalisations faites à travers ces rétrocessions comme la réhabilitation des certaines routes de dessertes agricoles , des infrastructures sanitaires et quelques écoles .
En fin, seuls 9 % des agents de l’Etat , 4% de la société civile et 13%des partis politiques nous ont confirmé avoir vécu certaines réhabilitations des ponts et la protection de certains sites érosifs grâce à ces rétrocessions ; c’est ainsi, conformément aux résultats de notre enquête tout en mettant une considération sur la majorité des nos enquêtés ; ces résultats nous montrent que , le système administratif de gestion ne saisi pas des opportunités suffisantes pouvant faire face à l’amélioration des conditions de vie en satisfaisant les besoins fondamentaux de la population selon Abraham Maslow (la sécurité , élimination des inégalités économiques où 80%des recettes économiques cumulées par le secteur à Mutambala sont sous contrôle de 5%de la population ,redistribution juste des recettes dans différents domaines :santé , éducation , énergie ,administration , économie, agricole , environnemental etc. ), et la transparence dans la gestion ; pourtant , l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que les avantages ou les raisons pour les quelles un gouvernement décide d’entreprendre une décentralisation sont les suivantes :
[1] )Severin MUNGAGU, cours de la démocratie et développement, ISDR/BKV, 2015.
[2] )FAO, Rome, 2004,op.cit.P7.