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CHAPITRE II. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

  1. BREVE PRESENTATION DU SECTEUR DE MUTAMBALA

II.1.1. HISTORIQUE

En 1937, date à laquelle a été créé le secteur de Mutambala par l’arrêté n° 15 et a été reconnu par l’arrêté n° 07 en 1938 sous la direction de Monsieur J.NOIROT comme commissaire  provincial, il était un objet belge Flamand.

Faute de tenu des élections locales, le secteur reste actuellement dirigé par un Chef de secteur  nommé par les autorités provinciales.

II.1.2. ESPECTS PHYSIQUES

II.1.2.1. LOCALISATION

Le secteur de Mutambala est l’un de 27 ETD (entités territoriales décentralisées) que compte la province du Sud-Kivu en RDC. L’ETD secteur de Mutambala est limitée au Nord par le secteur de Tanganyika, au Sud par le secteur de Ngandja, à l’Ouest par le secteur de Lulenge, et à l’Est par sa majesté le lac Tanganyika qui le sépare du Burundi et de la Tanzanie.

II.1.2.2. STRUCTURE ET SUPERFICIE

Il est le tout petit de tous les quatre secteurs qu’a le Territoire de Fizi. Il est vaste 776km² est peuplé de 316885 habitants, avec cinq (5) groupements respectifs dont :

  • Basimukindji avec comme chef-lieu Baraka, ayant à son sein 18 villages
  • Balala-Sud chef-lieu Katanga, comptant 7villages
  • Botombwe : chef-lieu Katalukulu, il a 7 villages
  • Babwari : chef-lieu Some ayant 25 villages
  • Basimukuma Sud chef lieu Malinde comprend, 18 villages.

Il ya lieu de préciser que le secteur de Mutambala est constitué de 75 villages, et à la tête de chaque groupement il ya un chef de groupement.

II.1.2.3. RELIEF

Le secteur de Mutambala fait intégrante de haute terre de la RDC ou du Kivu montagneux. Ces facteurs permettent de classer deux grands ensembles de relief qui sont :

  • Une plaine côtière ou littorale plus large à plusieurs endroits
  • Une plaine littorale tapissée de divers dépôts fluviaux lacustres

La seconde constituée par les anciens niveaux du lac Tanganyika ayant des plages terrasses anciennes et le cordon de galets. Le secteur de Mutambala est constitué par deux petites plaines, en second lieu, une étroite plaine au bord du lac Tanganyika, à une altitude moyenne de 2500m avec des sommets de plus de 3000m.

Au-delà de ces montagnes s’étalent des hauts plateaux, la foret constitue le paysage, tandis que les plateaux cèdent à la savane parsemée des bambous.

II.1.2.4. CLIMAT

Dans l’ensemble, la température moyenne varie entre 21° à 24,5°C, les températures maximales journalières croissent, en fin de la saison sèche 30°C et 32°C au mois de septembre.

Les précipitations annuelles varient entre 900 à 1200mm selon les endroits, mais présentent toujours des grandes irrégularités.

La saison sèche, en outre dure cinq(5) mois dans la plaine littorale, alors que dans les montagnes, elle ne dure que deux mois. Le secteur de Mutambala ne connait que deux saisons : la saison sèche et la saison pluvieuse.

II.1.2.5. HYDROGRAPHIE

Dans le secteur de Mutambala, l’eau douce recouvre 1/3 de la superficie du chef-lieu de ce secteur. On compte plusieurs cours d’eau, un grand lac et des Rivières dont les plus grandes sont  MUTAMBALA et NEMBA.

II.1.2.6. SOL ET VEGETATION

II.1.2.6.1. LE SOL

Le sol est en grande partie argilo sablonneux pour la partie littorale du secteur de Mutambala, les bords des rivières présentent des sols alluvionnaires généralement fertiles. Mais les sous-sols regorgent des potentialités d’une grande importance ;

Précisons  que, seuls l’or et le coltant restent exploiter artisanalement dans ce secteur et faire le secteur de n’est plus avoir le maximum possible de ces ressources minérales.

  II.1.2.6.2. VEGETATION

Elle se présente généralement dans ce  secteur de Mutambala par la foret montagneuse, de Bambous, savanes boisées et herbeuses, ainsi que broussailleuses à divers endroits de cette entité.

A ce jour, cette végétation est détruite par le feu des brousses favorisé par des braises et cuissons des briques, et créer un déséquilibre  sur  l’écosystème de ce milieu, car aucun espace n’est actuellement garni. Cause attribuée aux mouvements migratoires poussés par des guerres à répétition.

II.1.3. ASPECTS SOCIO- CULTURELS

II.1.3.1.DEMOGRAPHIE

Pour faire une étude de faisabilité d’un projet de Développement les données  démographiques occupent une place de choix. Elle permet de déterminer les effectifs des populations humaines du milieu, ainsi que les différentes structures qui les composent, c-à-d sa qualité (état) Ces deux aspects sont susceptibles d’éclaircir les implications de la population sur l’économie et tout leur impact dans le processus de Développement. Le secteur de Mutambala présente une population d’environ 316.885 d’habitants repartie de la manière suivantes :

Tableau n°1 : Répartition de la population dans le secteur de Mutambala en 2014.

Groupements, chefs-lieux et chefs

POPULATIONS

Total

Hommes

Femmes

Garçon

Filles

Groupement de Basimukindji chef-lieux : Baraka

Chef : MALENGA KISASU III.

15868

17.834

26906

33689

94297

Groupement de Basimukuma, Sud chef lieu : Malinde

Chef : MALENGA KILOZA M’masa

14001

14997

20718

22965

72681

Groupement des Balala Sud : chef : Katanga

Chef : NGENA MILINGITA

11006

11326

13475

15032

50839

Groupement de Batombwe, chef lieu : Katulukulu

Chef :TEMBELE MASUMBUKO Marechel

5308

6371

6100

6283

24122

Groupement de BABWARI, chef lieu SOME

Chef : KISESA NVANU

15256

16473

18552

24665

74946

TOTAL GENERAL

61499

67001

25751

102634

316885

Source : Bureau d’Etat-Civil du secteur de Mutambala, rapport du 4e trimestre 2014.

II.1.3.2. Situation socio- culturelle

La population du secteur de Mutambala aspire un peu à une bonne condition socio-culturelle par le fait que l’éducation, les religions, les coutumiers, l’artisanat, les moyens de communication, le sol fertile, etc. Sont dans la contrée même si le bien-être général n’ait pas vécu à cause de manque d’initiation à l’administration locale.

II.1.3.4. Education

En rapport avec le système éducatif Congolais, le Secteur de Mutambala compte de nombreuses écoles, avec une faible qualité d’enseignement. On y trouve :

  • 4 écoles maternelles
  • 75 écoles primaires
  • 40 écoles secondaires
  • 8 institutions Supérieures et Universitaires dont : U.C.C, U.O.F, UFRAGL, ULGUL, SAINT JOSEPH de GOMA, ISP, ISTM et ISTMD.

II.1.3.5. Santé et Hygiène

Pour ce qui est de soins de Santé, nous trouvons dans le secteur de MUTAMBALA 

Tableau n°2 : Répartition des soins de Santé dans le secteur de MUTAMBALA en 2014.

Soins de Santé

Effectifs

Etatiques

Hôpital de BARAKA en partenariat avec MSF/ Hollande

1

Centres de Santé

20

Non étatiques ou privés

Polycliniques

3

Postes de Santé

8

Source : Bureau Central de zone de Santé de Fizi.

II.1.3.6. Développement

Les organisations Humanitaires :

  1. Internationales :

ADRA, TEAR FUND, NRC, MSF/HOLLANDE, SOLIDARITE INTERNATIONALE, ZOA, IEDA, CICR, CARITAS DEVELOPPEMENT, RIO ECC, WAR CHILD, HOLLANDE, WAR CHILD CANADA, GIZ etc.

B .Locales :

EMO Baraka, FFD, ASMAKU, AFD, BEFI, CADEAL, COOPAC, COMPOSANTE FEMME, AJFAC, SOCEF, SVH, COMITRARAID, RADAF, EBIMBO, COOPAC/Pisciculture, JDRC, UCODEBA, ACEDIT, FIPD, ADEPAE, ADA, HUMAC, FEFA, GEADES, FEDI, ASDEF, CENEAS, LA FLORAISON, DEBOUT FILLE, AFIP, MFPD, COOMIBA et autres.

II.1.3.7. Religion

De part son histoire, le secteur de Mutambala avait une croyance divine avant l’avènement de toutes autres croyances. On notera cependant qu’avant l’arrivée du christianisme et de l’Islam dans le Territoire de Fizi en général et le secteur de Mutambala en particulier. Ce secteur croyait à un être suprême dénommé « ABECA PUNGU » qui veut dire  « Dieu tout Puissant »Il  était reconnu comme protecteur de la prospérité économique de la société.

A l’arrivée des Religions importées, la majorité s’est convertie en christianisme, à l’ISLAM et une autre petite partie est restées sans religion, mais aussi d’autres croient toujours aux ancêtres (EDAC, ETAWALA, …)

II.1.3.9. Mœurs et Coutume

Pour toute Tribu, tout secteur, tout groupement du monde a ses mœurs et coutume même si la mondialisation veut tout freiner. Le respect envers les vieux, les parents, les grands frères, etc. est  une obligation comme le fait l’Etat lors du paiement de l’impôt. La Tribu Bembé est une tribu qui vise et meurt pour la vérité.

II.1.4.1. Agriculture

Elle est en secteur de Mutambala l’une des activités importantes de l’économie. A part le commerce et la pèche, l’agriculture apparait comme une affaire des paysans. Elle est généralement vivrière, mais aussi de vente à moindre échelle tournée vers l’auto subsistance. Les cultures vivrières locales sont : le manioc,  la tomate, le palmier à huile, la patate douce, la canne à sucre, la banane, l’arachide, le haricot, le riz, le maïs, etc. Pour ce faire, l’agriculture locale sert  à notre avis au centre de préoccupations.

II.1.4.2. ELEVAGE ET PECHE

L’élevage est une activité d’appui dont la production est trop souvent destinée à des cérémonies et d’autres cadeaux comme : lors de la fête de nouvel an, du mariage, des hôtes et hôtesses, etc. En secteur de Mutambala on pratique l’élevage des poules, canards, lapins, chèvre, moutons, porcs, vaches, etc.et une pêche traditionnelle, juste Pour subvenir aux besoins alimentaires.

II.1.4.3. Commerce et communication

Le commerce s’exerce de deux manières dont l’importation et l’exportation des biens. Les marchands importants du pétrole, du sel, du savon, de la farine de froment. Ils exportent de l’or, de l’huile de palme, de l’huile  palmiste, de la farine de manioc, des braises, etc. Vers Tanzanie, Zambie, Burundi, etc. Mais d’autres provinces et secteurs de la RDC. Nous avons dans ce secteur huit (8) marchés dont : celui de Kibanga, de Bigaragara, de Simbi, de Kalembelembe,  de Bigaragara, de Ruzigezi, de  Mukera. Et autres tels que : celui de Kafulo, Tujenga (Asanu),…

Le secteur de Mutambala est traversé par la route nationale n°5, cette dernière est en terre battue et autres de dessertes agricoles qui sont difficilement praticables en raison de leur mauvais état.

Quelques routes de desserte agricole sont :

  • Katalukulu-Kalongwe= 12Km
  • Baraka- Mwandiga- Katanga=15Km
  • Nemba-Makama-Kibanga=12Km
  • Katanga-Malicha-Simbi-Mukera=20Km
  • Katanga-Kafulo=15Km
  • Mukindja-Kananda=15
  • Mongemonge-Bibogobogobo20Km
  • Baraka-Tujenge (localité de Lù’e/Asanu) :10Km

Il existe  des chaines de Radio locales telles que RCU (Radio Communautaire Umoja), Radio Lwenge, Radio Ngoma ya amani,…

Trois réseaux téléphoniques entre autres :

Vodacom, Airtel et Orange arrosant certaines étendues des secteurs. Il est à noter qu’encore à Baraka centre, il ya le réseaux internet et quelques maisons pour le transfert d’argent telles que :S.T.C, AIRTEL MONEY,…

II.1.3.5. SPORTS ET LOISIRS

Le secteur de Mutambala du volet Ball, le basket ball reste pratiquer, mais ce dernier est le plus estimé et aime, il a un stade de foot ball construit nommé « MAENDELEO » précisément à Baraka centre. A part le sport, le théâtre, le Cinema, la musique, …sont considérés comme des activités d’encadrement des jeunes.

II.1.4.4.ARTISANAT

Nous y trouvons des forgerons qui fabriquent des couteaux haches, lances, braserons, louches, casseroles en ancien modèle et réparent des houes. Par contre, les vieilles femmes s’adonnent au tissage des nattes, à la fabrication de marmite traditionnelles à base d’argile, ainsi que se cruches.

II.1.3.8. ADMINISTRATION

Le secteur de Mutambala est régit d’une  administration décentralisée mais qui entre souvent en confusion avec des services déconcentrés au manque des dirigeants avisés  dans chacun de ces  domaines et d’un cadre claire différenciant à chacun de ces deux systèmes  des tâches à remplir. La dépendance et la partialité de l’appareil judiciaire   à  Mutambala, contribue au blocquage socio économique des populations.

II.2. APPROCHE METHODOLOGIQUE

Toute démarche scientifique que veut un processus selon de quel la présentation des données et leurs ordres nécessitent une certaine cohérence. Ainsi, nous avons fait recours à une méthode et des  techniques susceptibles  nous permettant d’aboutir aux résultats tels que définis par les objectifs de cette recherche.

II.2.1. METHODOLOGIE

Au plan méthodologique, nous avions utilisé la méthode structuro fonctionnelle de Talcott Parsons, qui consiste à considère la société comme un système et à étudier des problèmes que tout système doit résoudre pour exister et se maintenir.

Cependant, cette analyse Amène le chercheur à redemander quelles sont les fonctions essentielles qui doivent été remplies pour que la société existe,  se maintienne et se  perpétue.

C’est ainsi que cette dernière nous a permis de déceler ce que Talcotts appelle les pré requis fonctionnels ou des impératifs fonctionnels du système Administratif par le biais de la décentralisation dans le secteur de  Mutambala ( une entité territoriale décentralisée) considérée comme un système social cherchant à maintenir son équilibre et sa survie et chaque impératif étant rempli par un sous-système.[1]

En effet, par ces procédés méthodologiques à travers ce que PARSONS appelle impératifs fonctionnels, cherchons-nous à savoir dans quelle mesure les éléments de dysfonctionnement seraient considérés comme facteurs entrainant le déséquilibre administratif au sein de cette ETD.

De ce fait, le premier impératif serait le maintien des normes (valeurs) ou mieux  le model original et spécifique des relations qui caractérisent le système par rapport aux autres (latence).

Nous sommes partis des normes, règles culturelles et étatiques qui interdisent les pratiques contraires à une gestion rationnelle des ressources d’une Entité, que ces dernières accordent à la persistance et efficacité du système et mêmes aux actions  proposées par ces dernières lorsqu’un individu cause une infraction contre le fonctionnement de  la structure.

Le deuxième impératif serait l’intégration.

Nous asseyons de  soulever une relation d’harmonie et de cohérence entre acteurs locaux (société) et la structure Administrative décentralisée. Savoir cependant, des valeurs   des  appréciations que la société accorde à la structure par rapport à l’ancienne structure précédente de la centralisation avant la promulgation de la loi sur la décentralisation le 18/Février/2006.

Le troisième impératif serait la poursuit de but qu’est rempli par le sous système politique se distinguant par la différenciation des rôles à gérer au sein de l’administration à Mutambala.

Ici, nous avions cherché à comprendre comment le secteur de Mutambala par son système Administratif analysé influe positivement sur les conditions socio-économiques de la population en évaluant son efficacité par rapport aux indicateurs de  la bonne Gouvernance, et aux indices de développent humain  dans le but d’atteindre ses objectifs.

Le quatrième impératif serait l’adaptation du système à l’environnement naturel et humain, par le sous système économique ; où nous avions déterminé comment sont gérées les ressources tant, humaines, économique, environnementales que techniques locales par les autorités politico-Administratives qui y sont investies  pour le bien-être de la population, et voir comment cette gestion influe positivement pour la stabilité du système dans cet environnement.

II.2.2. LES TECHNIQUES

Pour la collecte des données, en vue de la réalisation du présent travail, nous nous sommes servis des techniques d’investigation comme la documentation, l’observation participante, l’entretien, l’analyse du contenu et les techniques d’échantillonnage.

Grace à l’analyse documentaire, il a été possible de consulter des documents  (ouvrages travaux, rapports,…) d’en tirer des données de portée générale se rapportant à notre sujet de recherche en vue d’un traitement scientifique.

Les données ainsi tirées des ouvrages nous ont permis d’appréhender et d’exploiter les théories se conformant aux différents aspects de notre sujet d’étude.

Par l’entretien, nous avons pu poser des questions directes en rapport avec le sujet d’étude à certaines personnes principalement concernées par la situation politico-administrative du secteur de Mutambala dans son ensemble en vue de recueillir des données précises se rapportant à certains aspects.

La technique de l’analyse du contenu

Grace à elle, nous sommes arrivés à présenter une différence entre ce qu’exige la gestion d’un système Administratif décentralisé conformément à l’article 3 de la constitution de la 3eme République  accordant aux ETD la libre Administration et l’autonomie de gestion de leurs ressources économiques, humaines, financières et techniques par rapport aux vécus sur le fonctionnement de ce système à Mutambala qui demeure un produit de l’amélioration sensible du niveau de vie des dirigeants au détriment des dirigés.

La technique de l’observation participante

Elle nous a permis d’observer les effets, de la décentralisation d’en tirer les causes majeurs et des facteurs qui justifieraient le dysfonctionnement du système Administratif au sein de Mutambala.

La technique d’échantillonnage: elle nous a permis de récolter les données sur terrain à l’aide d’un questionnaire d’enquête et d’un guide d’entretien préalablement élaboré.

II.2.3. LES MATERIELS UTILISES :

Stylos, papier, ordinateur, calculatrice etc.

II.3.TRAITEMENT DES DONNEES : Nous avions traité nos données par les logiciels ci-après : SPSS, Excel et Microsoft Word

II.3.1. TIRAGE DE L’ECHANTILLON

Comme nous l’avions déjà signalé précédemment dans la méthodologie du présent travail, pour mener notre recherche, nous avons soumis un questionnaire d’enquête (en annexe 1) auprès d’un échantillon que nous  nous sommes fixés, qui est composé de 3 strates : les agents de l’Etat au service de la décentralisation, la société civile et les membres des parties politiques.

Nous avons souhaité choisir ces catégories de personnes, car nous avons supposé qu’elles ont suffisamment des connaissances en matière de la décentralisation. Les résultats obtenus dans cette enquête menée sont présentés dans le chapitre qui suit (chap.3)

Détermination de la taille de l’échantillon

Selon Adil EL MARHOUM, dans son ouvrage intitulé « cours d’échantillonnage et estimations »

Le nombre n’est pas une garantie absolue de représentativité. La détermination de la taille d’échantillon dépend essentiellement de deux facteurs :

  • La précision souhaitée : plus on souhaite des résultats précis, plus l’échantillon

Nécessaire est important.

  • Le budget disponible : plus on augmente la taille, plus le coût de l’enquête s’accroît.

La taille de l’échantillon doit être celle qui permet d’atteindre le meilleur équilibre entre      le

risque de commettre des erreurs d’échantillonnage, le coût induit par ces erreurs, et le coût de

L’échantillonnage lui-même.[2]

Etant donné que la grande partie de la population rurale de Mutambala n’a pas des connaissances suffisantes susceptibles pour notre recherche, le choix de notre échantillon à nécessité de la technique d’échantillonnage à choix raisonné, qui d’après J.J Lambin (1990), cité par sylvestre Habimana dans son mémoire intitulé «  la contribution des impôts et taxes décentralisés sur le développement socio-économique du Rwanda, cas du district de Muhanga, 2006-2010 », est un échantillon pour le quel il ya souci de représentativité en ce sens que l’analyse cherche à inclure les individus les plus susceptibles d’apporter une information pertinente.

Cependant, pour tirer notre échantillon, nous nous sommes appuyé sur l’idée d’Alain Bouchard, selon la quelle : «  quand la population faisant l’objet d’étude est  inferieure ou égale à 1.000.000 d’individus, on la fait correspondre à un échantillon de 96 individus avec une marge d’erreur de 10% »

La table  d’Alain Bouchard donne des tailles respectives des échantillons pour les dimensions variés des populations infinies.

Pour les cas spécifiques des populations finies, la table fournit la formule de détermination de la taille de l’échantillon corrigé. La formule de détermination de l’échantillon corrigé est ainsi exprimée :

NC=(Nxn)/ (N+n)

Où : N=taille de l’univers

n= Taille de l’échantillon pour l’univers fini ;

nc= Taille de l’échantillon corrigé.

Sachant notre univers de recherche est de 316.885, pour déterminer notre échantillon, nous nous sommes fixé 201 personnes comme échantillon pour notre univers fini (n), Ainsi, pour déterminer l’échantillon corrigé (nc), nous avons utilisé cette formule d’Alain Bouchard :

Nc= (Nxn) /(N+n) ou  (316.885x201)/(316.885+201)=200.[3]

Par le souci de représentativité et d’inclure les individus les plus susceptibles d’apporter une information pertinente, nos répondants sont divisés en trois grandes catégories suivantes :

  • Les agents de l’Etat au service de la décentralisation (64 enquêtés) :
  • La société civile (106 enquêtés) :
  • les membres des parties politiques (30 enquêtés)

[1] ) Jules BASIMINE, approche systémique, cours, ISDR/BKV, 2015, P35 

[2]) Adil EL MARHOUM,  cours d’échantillonnage et estimations, université Mohamed V de  Rabat, 2014 

[3] ) Alain Bouchard, représentativité d’un échantillon, Québec, 2007     

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