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CHAPITRE III: ANALYSE ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Introduction

Dans le chapitre précédant, nous avons essayé de présenter l’ensemble des méthodes et techniques que nous avons mis sur pieds pour mener à beau port ce travail. Ainsi, dans ce présent chapitre, nous essayerons de  présenter et interpréter les résultats de notre investigation au regard de notre travail. En effet, après l’analyse des informations recueillies au cours de notre investigation, nous avons jugé de repartir le résultat. Les résultats analysés dans ce chapitre ont été recueillies à travers la technique d’entretien libre, et celle de  questionnaire. Pour ce qui est du questionnaire, les informations ont été tirées de différentes questions (n° 1-7) constituant notre travail. Pour analyser les données, nous allons présenter les résultats suivant des sections.

Section 1 : présentation de l’échantillon et description de l’enquête

Pendant que ce chapitrse se charge à sur l’échantillonnage de cette étude, d’en est de même qu’il nous présente les caractéristiques des enquêtés en servant des variables jugées nécessaire dans l’analyse de phénomène sous étude.

Notre échantillon est composé de 85 individus de différentes catégories reparties dans 85 différentes écoles privées secondaires de la place dont 40 préfets, 20 promoteurs, et 25 enseignants (professeurs).

L’analyse apportée à cette étude privilégie un échantillon réduit cité par M. GRAWTZ qui trouve une conviction que dans l’interrogation d’un nombre restreint des personnes pour apporter autant d’informations  à une certaine erreur que l on peut rendre suffisamment fiable.

L’échantillon est représentatif lorsqu’il est couvert de caractéristiques de toute la population. Cependant, pour délimiter la taille de l’échantillonnage, nous avons fait recours à la technique d’échantillonnage représentatif.

Ainsi, les partenaires des écoles privées sont représentés dans l’échantillon prélevé et que celui-ci reflète les caractéristiques de la population à enquêter

Tableau n° 1 : niveau d’instruction et  sexe

             Sexe

Niveau d’instruction

Masculin

Féminin

Total

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Primaire (certificat)

03

3,5%

0

%

03

3,5%

Secondaire (diplôme d’Etat)

10

11,8%

0

%

10

11,8%

Universitaire (grade)

42

49,4%

5

5,9%

47

55,3%

Licence

20

23,5%

5

5,9%

25

29,4%

Total

75

88,2

10

11,8

85

100%

Ce tableau nous montre qu’à 3,5% nos enquêtés sont du niveau primaire et sont seulement les hommes, 11,7% sont du niveau secondaire et ce sont aussi des hommes, 55,3% sont des gradués dont 49,4% du sexe masculin et 5,9% féminin.

Quant au niveau de licence nous avons enquêté 29,4% dont 23,5% des hommes et 5,9% des femmes.

Deux réalités se font remarquer dans le premier tableau :

D’abord, les hommes représentent la majorité avec 88,2% , contre les femmes qui représentent seulement 11%.

Enfin, ce tableau nous montre que ce sont les universitaires qui exploitent en grande partie les écoles privées dont les uns sont de créateurs, les autres sont des employés (préfets, proviseurs, enseignant

Tableau n°2 : sexe et statut social

        Sexe

Place (taches)

Masculin

Féminin

Total

Effectif

%

effectif

%

Effectif

%

Enseignants (professeur)

20

23,5%

10

11,8%

30

35,3%

Préfets

35

11,2%

0

0%

35

41,1%

Promoteurs

12

14,1%

0

0%

12

14,1%

Proviseurs

08

9,4%

0

0%

08

9,4%

Total

75

88,2

10

11 ,8

85

100%

Ce tableau nous montre que 35,3% de nos enquêtés  sont des professeurs dont 11,8% des professeurs femmes, 23,5% sont de sexe féminin, les préfets sont représentés à 41,2%, les promoteurs à 14,1%, les promoteurs à 14,2% et les proviseurs à 9,4%.

Nous pouvons observer à travers ce tableau que les préfets sont plus enquêtés dans notre travail et ceci est expliqué par leur permanence à l’école, mais aussi leur représentative administrative au sein de l’école. On peut  également observer que les acteurs des écoles privées sont surtout les hommes qui représentent 88,2% contre les femmes qui représentent 11,8 %. Ce qui nous pousse à estimer que ces écoles sont créées à la base de la poursuite de création des emplois étant donné que dans notre communauté ce sont les hommes qui sont souvent impliqués dans la recherche de revenu ménager.

Tableau n° 3 : années correspondant à la création des écoles privées à Bukavu

Année de création

Effectif

Pourcentage  (%)

  2011-2012

12

14,1

2012-2013

14

16,4

2013-2014

13 

  15,3

2014-2015

10

11,8

2015-2016

 33

38,9

2016-2017

3

3,5

TOTAL

85

100

Source : résultat de nos enquêtes sur terrain (2016-2017)

De ce tableau ci-dessus, il ressort que la prolifération des écoles privées s’amplifie du jour au jour. Comme le tableau le démontre clairement, les 85 écoles ont été créées au cours de six années scolaires écoulées. De 2011-2012, 14,1 % des écoles ont été créées. De 2012-2013, le taux de prolifération s’est accentué jusqu’à 16,4%. De 2013-2014, la prolifération des écoles privées a atteint 15,3  %. De 2014-2015, le taux de prolifération a baissé jusqu’à 11,8 %. De 2015-2016, le taux de prolifération  s’est fortement amplifié jusqu’à atteindre 38,9%. De 2016-2017, le taux de prolifération a totalement chuté jusqu’ à 3,5%. En effet, comme on peut l’observer on peut remarquer à l’œil nu que les promoteurs des écoles entrent en compétition au cours de six années écoulées. A notre avis personnel, cette prolifération aurait comme cause principale la recherche de source du revenu que l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Si ce même rythme continu dans les années qui suivent, dans dix ans on a  le risque d’assister à plus de 100 écoles nouvellement créées dans le même milieu.

Section 2 : Identification des écoles privées dans la commune d’Ibanda, ville de Bukavu

 Les écoles privées de la commune d’Ibanda sont réparties dans deux réseaux qui sont des associations sans but lucratif de gestion, dévoilent les résultats de nos enquêtes sur terrain. Il s’agit entre autres du Collectif des Ecoles Privées Agrées du Congo (CEPACO) et l’Association Nationale des Ecoles Privées Agrées( ASSONEPA). Ces deux associations ne connaissent pas la différence sur le plan socioéducatif. En ce qui concerne le rayon d’action, CEPACO concerne les écoles privées agrées sur toute l’étendue de la République ainsi que les écoles privées agrées hors frontière. D’autre part, l’ASSONEPA concerne uniquement le territoire congolais.

1  les écoles secondaires membres de l’ASSONEPA

Elles sont reparties dans deux pools chacun avec ses différentes cellules associées telles que reparties dans le tableau ci-après :

Tableau n° 5 : listes des écoles membres de l’ASSONEPA, commune d’Ibanda

  1. POOL D’IBANDA

Cellule n° 1

 Espoir 1 , Matimanyi,  Etoile,  Lapereaux, Notre dame de la paix , la Prospérité, Arche de l’unité

7

Cellule n° 2

Le Progrès, Tupendane, Namango, Rehema, Umoja, Maria utuangazie, Irambo, Elite de demain

8

Cellule n° 3

La Découverte, Eli, Béatitude, Adasco, bon berger, Uwezo wetu, la Droiture,

7

Cellule n° 4

Gardiennat Espoir2, Horizon 2,Lycée International, Lumière, Okapi 

8

TOTAL

30

B . POOL DE PANZI

CELLULES

COMPLEXES /GROUPES SCOLQIRES

NOMBRES

N°1

 Novastella, Mwanzo, Les Lionceaux ,Mafanyikio, La Victoire, Gracia Mulengeza, Rehema II

7

N°2

Collège Adora, La Victoire, Kamagema, Fiesta, Eka, La Rose, La Nostalgie, La Vertu, Neema social St Maurice

10

N°3

Yesu ni jibu, Mulonge,le Reveil, Daniel, Chem-chem Panzi, Maendeleo Muhungu

6

N°4

St Augustin, Mali, Bon Berger, terre Promise, Uwezo wetu II

5

TOTAL

28

TOTAL GENERAL

58

Source : archive de l’ASSONEPA, coordination provinciale du Sud-Kivu, 2016-2017

  1. Les écoles membres de CEPACO

Ces écoles sont réparties dans 4 pools ou groupes représentés dans le tableau ci-après

POOLS

CS/GS

NOMBRES

PANZI

Tujikaze,I et II, Kajumiro, Safina, Tujenge, Amitié, Mibaraka, la Fortune, Semeur d’Espoir, Ishara, Dennis Mukwege,  Amina, Baraka, Zawadi, Alpha, la Noblesse, Lutala Pese, Cilerabana, Sinelac, St. Joseph, Mbila, Raha, Vérité, Bushirika, Beroya, college Messie, Le Grenier,

27

BIZIMANA-MAJOR VANVU

Elise, Lutombo, Neema, Cahi, Mwanzo wetu, Massilya, Nouvelle Etoile, La Victoire, Yambi Yaya, Yoyo, Bizimana, Neema/Bizimana, Miriam, Benga, Kibazonga, Jeannette

24

MUHUNGU-NGUBA

Azma, Ujasiri, Sedmir, Itumbi, Galilée, Rogationiste, Vérité/Gyamba, Mont des Olivirs, La Crèche, Amis des Jeunes, Hekima, Ecopa, La Sincerité, Lycée Ste Madeleine, Shaloom, La Prosperité, Espoir d’Afrique, Matumaini, Bethsaida, Eden-Shaloom, Georges Misamo, La Promesse, Matimanyi, Zaka I,

ROUTE D’UVIRA-QUARTIER INDUSTRIEL

Agape, Mont Carmel du Kivu, La relève, Gracia, Kabolwa.

5

TOTAL

56

Source : archive du Collectif des écoles privées du Congo, coordination provinciale du Sud-Kivu (2016-2017)

Dans la première association (ASSONEPA), nous avons identifié en général 58 écoles privées agrées secondaires dans la commune d’Ibanda, Contre 56 écoles privées agrées secondaires membres de CEPACO. Ce qui fait en général 114 écoles privées agrées secondaires dans la commune d’Ibanda. Cependant, cette liste ne concerne pas toutes les écoles privées secondaires de la commune d’Ibanda, mais plutôt les écoles privées agrées secondaires ayant pris leur adhésion au sein de ces deux associations. En d’autres termes, il y en a d’autres qui n’ont pas encore adhéré bien qu’elles existent dans ce même milieu. Selon le rapport du CEPACO portant sur la synthèse des écoles privées agrées, année scolaire 201-207, seule la commune d’Ibanda englobe un ensemble de 140 écoles privées agrées secondaires.

Comme l’indique le tableau de ces deux associations des écoles privées agréées, le quartier Panzi regorge un grand nombre des ces écoles ; il serait  le  plus touché dans la ville de Bukavu. En cherchant les causes de ce phénomène, les enquêtés ont soutenu que cela est dû      par le fait que lors de la création des écoles officielles pendant et après l’époque coloniale, ce milieu social était enclavé, avec une très faible densité.  Cela a poussé les missionnaires et d’autres partenaires en matière de l’éducation à ne pas y implanter de ces écoles suffisantes car tout se fait en marge de la population scolaire. Cependant, les privés se sont lancés dernièrement sur terrain pour mettre en place des écoles privées afin accueillir des enfants en âge scolaire.

Actuellement, le milieu se trouve déjà surplombé par des écoles privées qui, selon nos sources, la plupart d’elles sacrifient la qualité de l’enseignement. Cela est dû  par le fait que les enseignants sont faiblement motivés à cause de la pauvreté  des ménages qui habitent ce milieu. Ces informations paraissent être véridiques en ce sens que dans la plupart des sociétés, les enseignants des milieux urbains sont mieux payés que ceux des milieux ruraux. On pense que ces par ce que les milieux urbains sont habitait par des bourgeois.

Tableau n°4 : motivation de la population à fréquenter les écoles privées à BUKAVU

Facteur relevés par les enquêtés

Effectif

%

Rechercher d’un enseignement de qualité

25

29,4%

l’état de l’école

06

7,1%

Echapper à la lourde prime

34

40%

Fuir la rigueur  des écoles publiques

20

23,5%

Source : résultat de nos enquêtes sur terrain  (2017)

De ce tableau ci-dessus, il ressort que 29,4% de la population apprécient l’enseignement des écoles privées et préfèrent par conséquent y scolariser leurs enfants. D’autre part,  40 % des enquêtés cherchent à fuir la prime exigée dans les écoles publiques et trouvent asile dans les écoles privées où ils trouvent que les frais sont adaptés aux conditions de vie socioéconomique. 23% des enquêtés estiment que les écoles privées sont moins rigoureuses et y cherchent asile. Finalement, 7,1% des enquêtés estiment que les élèves sont attirés par l’état de l’état. En effet à la lumière de ces résultats, on peut estimer que les écoles privées sont les plus adaptées aux conditions de vie socioéconomique des habitants de Bukavu. Elles offrent un enseignement de qualité, sont moins chères et moins rigoureuses. Néanmoins, il sied alors de se demander si ces écoles offrent un enseignement de qualité avec une discipline rigide. Ces raisons fournies par les enquêtés sont repris dans les points ci-après pour plus de détails :

  1. L’enseignement de qualité

L’objectif principal de chaque école étant de fournir une éducation de qualité aux enfants, les écoles privées sont nées juste dans but de dépasser  les limites de leurs prédécesseurs afin d’améliorer le niveau éducatif des enfants congolais. À 40%, nos enquêtés trouvent que les écoles privées fournissent un enseignement de qualité aux élèves, ce qui fait que nombreux  parents préfèrent  envoyer ses enfants dans les écoles.

  1. La recherche de la prime adaptée

Dans l’ancienne période, les écoles privées semblaient être chères que les autres. Certes ce sont des enfants des familles riches qui avaient droit de fréquenter ces écoles.

Depuis que le phénomène de prime a pris une place dans tous les secteurs de l’éducation juste pour recomposer le personnel enseignant avec la force propre des parents, les écoles publiques (officielle et conventionnées n’ont pas aussi échappée à cette dernière (dernier).  

Au fur et à mesure que la prime évolue, les écoles conventionnées commencent à inscrire les enfants selon les niveaux ou critères (les riches et plus riches). C’est le paiement par catégorie. Cette réalité nouvelle n’a plus permise aux enfants congolais, des familles déminiez d’en prendre part au bénéfice des écoles privées qui à leur  tour commencent à chercher à maximiser plus d’enfants.

   Pour être plus spécifique, on estime que  les écoles privées adaptent la prime aux conditions de vie socio-économique de parents d’élèves. En d’autres termes, les élèves paient différemment chacun en fonction du revenu mensuel de son ménage.

  1. Etat de l’école

Dans le souci de bien éduquer la population, la pédagogie insiste sur l’un des éléments importants, capable d’influencer l’éducation de la personne. C’est l’environnement. Les différentes conditions dans lesquelles étudient nos enfants congolais aujourd’hui peuvent en même tant être synonyme dans leur niveau d’instruction. C’est le cas par exemple de la surface d’une salle de classe qui doit être de 8 mètres carrés avec une hauteur de 4m Dans la même les nombres d’élèves ne doivent surpasser 50 élèves au maximum.

A Bukavu, malgré que nombreuse écoles privées ne respectent pas les normes d’un lieu d’apprentissage, certaines d’entre elles sont bien équipées et possèdent des infrastructures qui surpassent même celles des écoles publiques. Dans ce cas-là certains parents d’élèves sont attirés par la beauté de l’établissement et pensent que leurs enfants peuvent y recevoir un enseignement de qualité.

Dans notre perception personnelle, nous remarquons que la ville de Bukavu regorge plusieurs écoles ne respectant pas  les normes d’une école leur salle de classe suivant les aspects géographique d’esthétiques, pédagogiques, économiques et sociaux.

  1. Fuite de la rigueur des écoles publiques

Dans chaque école, les élèves sont soumis à certaines exigences bien avant et que fondent les forces et faiblesses de cette dernière. Les écoles publiques connues les écoles catholiques par exemple élaborent aux enfants de toute une liste des normes à suivre  afin d’une reconnaissance comme élève : se payer une uniforme dans la même école, un examen d’admission accompagné des frais d’un semestre avant qu’on soit reconnu comme élève

Un autre point important que nous pouvons sans doute soulever dans cette allocution concerne le manque de place et /ou l’option de choix du candidat dans des écoles publiques surtout religieuses (catholiques où protestantes). Au cours de notre entretien libre avec les enquêtés, certains nous ont révélé que certaines écoles conventionnées catholiques et protestantes ne reçoivent que seulement les enfants de parents de même croyance religieuse affiliée à l’école. En d’autres termes les écoles catholiques inscrivent les enfants de parents catholiques et les écoles protestantes inscrivent les enfants de leurs correspondants fidèles.

 Certaines écoles vont même au-delà de cela en tenant compte de statut social de chaque parent c’est-à-dire de son niveau de familiarité avec les membres de l’église mais aussi de situation ou ses condition de vie socioéconomique. Outre ces critères précités, certaines écoles publiques n’organisent pas certaines options organisées dans certaines écoles privées. Dans ce cas, le candidat étant à la recherche de l’option qu’il ne trouve pas dans les écoles publiques, il opère le choix de poursuivre sa scolarité dans l’école privée.

 On peut alors observer que certaines écoles publiques ne donnent pas la chance à tous les membres de la communauté d’y scolariser leurs enfants en dépit de leur volonté, suite à ces critères précités. Ce qui pousse les élèves à s’enrôler massivement dans des écoles privées. Pour tirer profit dans ce  phénomène social ; certains individus ou groupe d’individu à la recherche de source de revenu procèdent par créer des écoles privées sous prétexte d’accueillir des enfants qui ne trouvent pas l’opportunité d’étudier dans des écoles publiques. Ce qui entraine la prolifération des écoles sur toute l’étendue de la ville et plus particulièrement dans la commune d’Ibanda qui est notre milieu d’étude.

Section3 : Les facteurs déterminants la création massive des écoles privées à Bukavu

Plusieurs facteurs motivent la création des écoles privées dans la ville de Bukavu. Ces facteurs sont repartis dans le tableau ci-après :

Tableau n°7 : facteurs déterminants  de la création massive des écoles privées à Bukavu

Facteurs

Effectif

%

Augmentation de la population dans la ville

10

11,8

Insuffisance des écoles publiques

22

25,9

Création d’activité rentable

20

23,5

Création d’activité socioéconomique et intégration

25

29,4

Contre l’analphabétisme

08

9,4

TOTAL

85

100

De ce tableau, il ressort que environ 11,8% des enquêtés estiment que l’augmentation démographique serait à la base de la création massive des écoles privées dans la ville de Bukavu. Environ 25,9% des enquêtés pensent l’insuffisance des écoles publiques dans la ville de Bukavu serait à la base de la création des écoles privées. Environ 23,5% des enquêtés pensent que l’existence des écoles privées dans la ville de Bukavu est une  d’une activité rentable. Environ 29,9% des  enquêtés estiment que la création massive des écoles privées dans la ville de Bukavu est un moyen de création d’une activité socio-économique et d’intégration. Afin environ 9,4% des enquêtés estiment que la création des écoles privées dans la ville de Bukavu est un moyen de lutte contre l’analphabétisme car les écoles privées accueillent des élèves qui n’ont pas reçu la place dans des écoles publiques.

On admettrait que les écoles publiques se trouvant dans la ville de Bukavu sont insuffisantes par rapport à la population scolaire. Egalement, les écoles privées donnent des emplois aux enseignants que l’Etat n’a pas engagés en leur donnant un salaire décent. Dans ce cas, les écoles privées jouent une très bonne importance socioéconomique en accueillant des élèves et en engageant des enseignants.

Section 4 : De l’importance des écoles privées à Bukavu

L’importance des écoles privées à Bukavu a été également au centre de notre curiosité pendant notre investigation. Pour avoir des données fiables, nous avons ouvert un entretien libre avec différents partenaires tels que les parents d’élèves des écoles privées, les promoteurs, et les membres des synergies ou des associations des écoles privées. Au cours de notre entretien, nous avons enregistré autant d’importances que nous avons essayé de réduire en trois points majeurs ci-après :

  • Résorber le chômage des enseignants qui ne seraient pas engagés par l’Etat Congolais en leur assurant un salaire décent.
  • Aider l’Etat congolais à encadrer les enfants qui ne seraient pas inscrits dans les écoles publiques du reste débordées par les effectifs.
  • Dispenser un enseignement de très bonne qualité par rapport aux écoles publiques : conventionnées et officielles.

En effet, on peut alors remarquer que les écoles privées jouent un grand rôle dans la production des services publics. Bien que ce ne soient pas toutes les écoles privées du milieu qui remplissent ces trois rôles, à la lumière de ces information, nous pouvons affirmer que ces écoles apportent leurs contributions non seulement  dans la structure socioéducative mais aussi dans la structure socioéconomique, d’où elles seraient alors encouragées et accompagnées par l’Etat afin que les puissent accomplir ces rôles précités.

Section 5 : Du partenariat éducatif des écoles privées de la commune d’Ibanda

La question du partenariat des écoles privées du milieu sous étude n’a pas échappé à notre curiosité pendant notre investigation. Comme on peut l’observe, la structure de l’éducation qui n’exclut pas les écoles privées, nécessite un partenariat assez solide dans le cadre de doter celle-ci d’un appui en vue de renforcer les capacités socioéducatives. Bien avant nous avons montré dans le deuxième chapitre que les écoles privées ne se différencient pas significativement des écoles publiques car toutes les deux catégories d’écoles poursuivent le même programme et sont régies par le même ministère. Bien que cela est vrai, on connait que le fonctionnement des écoles privées est en grande partie assuré par l’Etat selon les textes.

C’est ainsi que nous avons cherché à nous rassurer du partenariat éducatif des écoles privées de la commune d’Ibanda, étant concernées par notre étude. Pour recueillir des informations fiables, nous avons contacté les promoteurs des écoles et les présidents des associations des écoles privées. Au cours de notre entretien, nous avons abouti aux résultants qui montrent que ce partenariat concerne le mode de gestion des écoles par lequel l’Etat associe notamment les comités des parents d’élèves, les promoteurs, des écoles privées agrées, les formations syndicales, les confessions religieuses, les organisations gouvernementales, ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux  pour résoudre le problème d’éducation.

Ainsi, le partenariat en matière d’éducation scolaire est un mode de gestion par lequel l’Etat associe les différents intervenants pour mettre en commun les ressources humaines, matérielles et financières. Bref, les écoles privées sont donc des partenaires fiables de l’Etat congolais.[1].

Il est alors à noter que les écoles privées de la commune d’Ibanda assurent aussi un partenariat avec d’autres partenaires en matière d’éducation, surtout en ce qui le programme de l’enseignement, le mode de gestion et de fonctionnement de l’établissement scolaire, pour ne citer que cela. Fort malheureusement, au cours de notre investigation, nous avons pu découvrir que seuls les parents d’élèves forment l’organe générateur du fonds de fonctionnement des établissements  dans toutes les écoles privées de la commune d’Ibanda. En d’autres termes aucune école du milieu ne reçoit de financement extérieur en permanence ( aucune école privée n’est financée par l’Etat ou par une ONG sauf dans le cas où il y a des informations contradictoires toujours ignorées). Ce qui entrainerait un impact sur l’économie de la population du milieu, et surtout des parents dont les enfants étudient dans ces écoles.

Section 6 : Des critères définis pour la création  d’une école privée

Vu la prolifération des écoles privées de le milieu sous étude, nous avons cherché au cours de notre investigation à nous rassurer s’ils existent réellement des critères bien définis pour la création d’une école privée. C’est ainsi que nous avons contacté différentes parties prenantes en cette matière d’éducation, notamment les promoteurs et les présidents des associations des écoles privées. Lors de notre entretien avec ces différentes personnalités, nous avons réussi à dégager certains critères définis par la loi pour la création des écoles privées. Ces critères concernent à la foi  la personnalité de l’initiateur (promoteur) ainsi que la procédure à suivre pour créer l’école. Ces critères sont développés dans les points ci-après.

  1. La personnalité du promoteur

Le promoteur doit être une personne morale ou physique ayant dans ses attributions les garanties civiques et juridiques, financières et matérielles, environnementales et celles d’encadrement moral, pédagogique, andragogique, académique, et administratif.

Pour ce qui est de la personne physique, elle doit être de la nationalité congolaise ou étrangère présentant ces garanties précitées réjouit de droit de créer un établissement privé d’enseignement maternel ; primaire,  secondaire et professionnel. Ces critères restent les mêmes pour la personne morale.

Par garanties juridiques et civiques, il faut entendre un certains nombre des critères pour la personne morale et la personne physique. Pour la personne morale, celle-ci doit avoir une personnalité juridique, n’avoir pas été condamnée pour crimes économiques les dix dernières années, se conformer aux lois de la République, disposer d’un personnel de gestion qualifié ayant une expérience d’au moins cinq ans dans le domaine de l’éducation. Pour la personne physique, celle-ci doit être âgée d’au moins trente ans, présenter une attestation de bonne conduite, vie et mœurs, se conformer aux lois de la République, disposer d’un personnel de gestion qualifié ayant une expérience d’au moins cinq dans le domaine de l’éducation, n’avoir pas été condamnée pour crimes économiques ou pour toute autre infraction intentionnelle.

Pour ce concernent les garanties financières et matérielles, le promoteur doit remplir les critères ci-après :

  • l’existence des infrastructures viables ainsi que des matériels propres st appropriés
  • Le dépôt à terme de six mois dans une institution bancaire ou financière de la République Démocratique du Congo de la somme nécessaire au fonctionnement de l’établissement de l’enseignement, ainsi que la paie du personnel enseignant et administratif pendant une année au moins.
  • La détention du titre de propriété du site et des bâtiments destinés à accueillir l’établissement d’enseignement ou le cas échéant, d’un contrat de bail d’immeuble dument légalisé d’une durée minimum de six ans.
  • L’attestation indiquant la superficie du site conforme à la norme de 5m carrés au moins par élève.

Pour ce qui est des garanties environnementales, il faut entendre la détention de l’attestation de l’étude de l’impact environnemental et social du lieu de l’implantation de l’établissement.

Pour ce qui est des garanties d’encadrement moral, pédagogique, andragogique, académique et administratif, elles se rapportent aux critères ci-après :

  • A la possibilité d’offrir aux élèves et au personnel, un milieu éducatif susceptible de promouvoir la formation de l’esprit familial et démocratique, la science nationale, la fierté de leur identité culturelle et la dignité humaine.
  • Au dossier du personnel enseignant, andragogue, et administratif permanent, qualifié et compétent.
  • A la conformité aux structures et au programme de l’enseignement national.

Au respect des minima et maxima des effectifs d’élèves, et au personnel administratif répondant aux normes pédagogiques, andragogiques fixées par voie règlementaire.

  1. Procédures pour créer une école privée

Après l’analyse des résultats de notre recherche, nous avons dégagé deux principales procédures auxquelles est soumis l’agrément d’un établissement d’enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel. Ces procédures sont détaillées dans les points ci-après :

  1. une demande écrite adressée au Ministère du gouvernement provincial et/ou national ayant dans ses attributions l’enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel. Cette demande doit comprendre la dénomination et les structures sollicitées, les objectifs et les buts poursuivis par l’établissement, la désignation de l’endroit où l’école est implantée, la description succincte des locaux, la note sur la personne du promoteur, la note sur la personne chargée de la direction de l’établissement, la liste des membres du personnel, les programmes des cours, l’estimation du nombre d’élèves qui vont fréquenter l’école dans tous les cycles, les montants de la participation des parents, une copie des statuts de l’établissement, la liste des matériels didactiques nécessaires à l’exécution du programme, le compte en banque, la et la note démontrant que l’établissement répond aux nécessités géographiques, pédagogiques et économiques.
  2. une enquête dont les conditions sont définies par les lois du fonctionnement d’un établissement d’enseignement, sanctionnée par un arrêté du Ministère du Gouvernement Provincial et/ou central ayant dans ses attributions, l’enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel.

Ces établissements privés sont soumis au contrôle  pédagogique administratif, financier, et sanitaire suivant les  modalités déterminées par voie règlementaire. L’agrément est retiré lorsque les conditions d’ouverture et de fonctionnement ne répondent plus aux normes définies par l’Etat ou s’il est établi qu’il a été obtenu de façon irrégulière. Le retrait de l’agrément entraine la fermeture de l’établissement.

Comme on peut l’observer, ces critères précédemment définis sont fiables et contribuables à l’éducation de qualité. Fort malheureusement, la plupart des écoles privées de la commune d’Ibanda ne remplissent pas ces critères. Non plus, malgré cette déviation des normes, ces écoles ne subissent pas le retrait de l’agrément.

[1] Collectif des Ecoles Privées du Congo, coordination provinciale du Sud-Kivu, Quid de l’école privée, Bukavu 2016, pp 1-7

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