Arrow Table de matières
6759971

CHAP II PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE

 

  1. 1. BREVE PRESENTATION DU MILIEU

II.1.0. HISTORIQUE :

  Le groupement d’IRANGI est opérationnel en territoire de MWENGA dans la collectivité de LWINDI  et sa création a eu lieu en 1889 et avec comme objectif :

  • Etre un organe de l’état et être reconnu officiellement
  • Se référer à la loi

Il était appelé groupement en 1912 suite à la convention de la coutume avec état colonial. Il s’est avéré opérationnel en 19291 et fut confirmé comme activité principale «  collaborer avec la haute hiérarchie ». C’est après cela que sera bien confirmé à la portée de tout groupement et que toutes actuelles ont été libérées à la suivie de la population

II.1.1. FONCTIONNEMENT

  • Le chef du groupement : est situé à la tète et a comme rôle de faire respecter les programmes provenant de la haute hiérarchie
  • Les chefs de villages : sont des agents administratifs, chargés d’exécution des programmes
  • Les Nyumbakumi : agents chargés d’information du groupement et de sécurité
  • Les vieux sages : agents chargés des conseils pour le développement de secteurs.

II.1.2. LOCALISATION ET DELIMITATION DU GROUPEMENT

Le groupement d’IRANGI se situe à l’Est de la RDC, dans la province du Sud-Kivu, territoire de MWENGA. Chefferie de LUINDI. Ce groupement est constitué par 7 localités dont : KATARAKA, NGOLE, KABUKIMBA, KITALE, ILIBO, ILOLO et MULOLE.

Il est limité :                                                                                                                                         -Au nord par : le groupement de MUKANGALA avec la rivière MUSHUTE et KASHIKILONGE                     - Au sud par :  le groupement BATUMBA et la rivière ULINDI                                                                     - A l’Est par :  le groupement KIGOGO avec la limite naturelle appelé MYATATI                                           -  A l’Ouest par : le groupement de KALAMBI avec la rivière MUSHUTE jusqu’à son confluent ULINDI.

Source : Bureau du groupement d’Irangi

II.1.3. ASPECTS PHYSIQUES DU MILIEU

  1. RELIEF: Le relief d’IRANGI est caractérisé par des plaines, des collines et des plateaux. Le sommet le plus élevé arrive jusqu’à 120 m, c’est le cas du mont LWALENGA.
  2. CLIMAT: Le groupement d’IRANGI connait un climat tropical, humide à deux saisons
  • La saison sèche
  • La saison de pluie
  1. HYDROGRAPHIE :

L’hydrographie d’IRANGI est très riche, connaissant des rivières poissonneux comme ILINDI, MUNGWIZI, MUSHUTE, KASHIKILONGE, NYAKAKUNGU, KONGE, et nombreux cours d’eau qui se localisent par ici par là dans l’entité. Il y a également des marins où on trouve plus ou moins 300 étangs piscicoles.   

  1. SOL : Le groupement d’IRANGI a un sol humifère et argilo-sablonneux de couleur noir à certains endroits et d’autre endroits de rouge-jaune.
  2. VEGETATION :

Le groupement d’IRANGI est couvet d’une végétation forestière. Cette végétation est en train de disparaitre aux endroits proches des domiciles à l’action de l’homme sur l’environnement ; déboisement incontrôlé.

II.1.4. ASPECT HUMAIN

La population du groupement d’IRANGI était de 5757 habitants par kilo mètre carré. D’après le tableau récapitulatif de recensement de la population congolaise et étrangère fait le 10/05/2014 à IRANGI sous la proposition est répartie de la manière suivante :

TABLEAU N0 1.   REPARTITION DE LA POPULATION CONGOLAISE ET ETRANGERE 2014

 SUBDIVISION  ADMINISTRATIVE

EN GROUPEMENT

D’IRANGI

POPULATION CONGOLAISE

POPULATION ETRANGERE

TOTAUX

Hommes

Femmes

Garçons

Filles

Hommes

Femmes

Garçons

Filles

790

1206

1710

2051

     _

    _

   _

   _

5757

Source : Recensement annuel de la population congolaise et étrangère en groupement d’IRANGI

 Le 10/ mai / 2014.

TABLEAU No 2. REPARTITION DE LA POPULATION D’IRANGI PAR LOCALITE ET PAR SEXE

LOCALITE

                                       POPULATION

TOTAL

HOMMES

FEMMES

GARCONS

FILLES

BUZINDA

29

41

54

75

199

ILIBO

113

173

179

210

675

ILOWE

51

70

98

122

341

KABUKIMBA

198

250

334

452

1234

KATARAKA

223

401

698

804

2126

KITALE

83

122

152

169

526

MULUMBA

62

105

137

148

452

NGOLE

31

44

58

71

204

TOTAL

790

1206

1710

2051

5757

Source : recensement annuel de la population Congolaise et étrangère en groupement d’Irangi 2014.

Commentaire : partant de ce tableau, nous constatons que le groupement d’IRANGI est parmi les groupements les moins peuplés, à cause de guerre à répétition et l’exode rural.

II.1. 5. RELIGION

A part quelques sectes, le groupement d’IRANGI compte deux grandes confessions religieuses :

  • La confession catholique
  • La confession protestante

II.1.6. EDUCATION

L’aspect éducationnel du groupement d’IRANGI est critique comme nous indique le tableau ci-dessous suite aux raisons évoquées dans la problématique de notre travail tarissant la non scolarisation de filles.

TABLEAU N0 3. SYNOPTIQUE SCOLAIRE PAR ECOLE DANS LE GROUPEMENT D’IRANGI EN 2015

NOMS DES ECOLES

Nombre

de classe 

              Nombre des élèves

TOTAL

Garçons

  %

Filles

   %

Nombre

   %

ECP/EP. ILIBO

  6

83

63,9

 47

36,1

130

100

EC.Cath/ EP. KABUKIMBA

  6

79

64,7

43

35,3

122

100

ECP/ EP. KATARAKA

  6

131

61,2

83

38,8

214

100

ECP/EP. LUSEKE

  6

51

48,1

55

51,9

106

100

ECP/ Inst. KATARAKA

  6

96

69,5

42

30,5

138

100

TOTAL

440

61,9

270

38,1

710

100

Sources : rapport annuel des écoles du groupement d’Irangi, 2015.

Commentaire : Il ressort de ce tableau que dans chaque école il y a plus de garçons que des filles.  Au point que dans le tableau il y a 440 garçons contre 270 filles soit 61,9% de garçons contre 38,1% de filles.  

  1. 1.7. SANTE :

En général le groupement d’IRANGI n’est pas doté d’importantes infrastructures sanitaires. Ainsi pour des interventions de moindre ampleur et non urgent ce groupement dispose d’un centre de santé qui se trouve à IRANGI centre et un poste de santé à ILIBO. Signalons que ce centre de santé d’IRANGI est l’un de centre de la zone de santé rurale de MWENGA qui a un hôpital général de référence à MWENGA centre et centres hospitaliers et 18 aires de santé ou centre de santé.

Départ la superficie qu’à le groupement d’IRANGI l’unique centre de santé ne suffit pas pour la population parce que certaines population marchent jusqu’à 20 km à pied pour aller se faire soigner. 

  1. 1.8. ASPECT ECONOMIQUE
  2. L’agriculture :

Elle est une des plus anciennes activités humaines en RDC, plus de 65% de la population vivent grâce à l’agriculture.                                                                                                                                  Dans le groupement d’IRANGI, l’agriculture reste la seule activité économique principale de la plus part de la population. Elle est pratiquée au moyen d’ancienne technique culturale (culture sur brulis). Un ménage moyen exploite lors de la grande saison culturelle (kilimo) environ 0,26 hectare. Elle est dominée par les cultures vivrières (manioc, banane, arachide, maïs, haricot, igname, etc.), on y pratique également la culture fruitière, les principaux fruits rencontrés ici sont : avocat, goyave, citron, ananas, etc.                                                                                                           En plus de la culture vivrière, on pratique également la culture industrielle telle que le palmier à huile qui bat son record dans l’ensemble du groupement.

  1. L’élevage :                                                                                                                                  Dans le groupement d’IRANGI on pratique l’élevage  de petits bétails ; tel que les porcs, les chèvres, les moutons, on y pratique également l’élevage de volailles comme la poule, le canard, pigeon etc. 
  2. La pêche:                                                                                                                                                            Il est à affirmer que la pêche qui existe dans le groupement d’IRANNGI est celle à ligne, une pêche locale. Cela s’explique par le fait que les petits pêcheurs du milieu capturent des poissons à manger seulement et quelques fois, ils vendent pour se procurer de la farine au satisfaire de petits besoins. Toutes les rivières qui entourent et qui traversent le milieu sont poissonneuses.
  3. Le Commerce : Dans le groupement d’IRANGI ; nous ne pouvons dire du marché proprement dit parce que c’est un marché rural «  LIMANGA » sans aucune structure commerciale. D’où on y pratique seulement du commerce de quelques denrées alimentaires et de petits produits manufacturés.
  4. Transport :                                                                                                     Dans le groupement d’IRANGI, on peut observer l’existence seulement d’un type de transport ; « celui du transport terrestre » qui s’effectue sur route de dessertes agricoles qui relie le groupement d’IRANGI au groupement de KALAMBI suer une distance de 10km.
  5. L’artisanat : Il faut dire que dans le groupement d’IRANGI il n’existe aucune activité artisanale parce que les paysans du milieu ne s’y intéressent pas suite au manque de formateur.

II.1.9.  SUBDIVISION ADMINISTRATIVE DU GROUPEMENT D’IRANGI                                                                      Le groupement d’IRANGI est subdivisé en 8 localités. Ces dernières sont chapeautées par les chefs de localités et ayant au sommet un chef de groupement. Ces localités sont : BUZINDA, ILIBO, ILOWA, KABUKIMBA, KATARAKA, KITALE, MULUMBA, NGOLE.

ORGANIGRAMME  

II.2. APPROCHE METHODOLOGIQUE[1]

  1. METHODES UTILISEES

La méthode est démarche organisée et rationnelle de l’esprit pour arriver à un certain résultat.  Elle nous a permit de décrire les activités ainsi que les conditions et conséquences de la non scolarisation des filles.

  • LA METHODE SYNTHETIQUE

Cette méthode nous permis de résumer le fait de recherche constituant ainsi cette étude.

  • LA METHODE ANALYTIQUE

Elle consiste à détailler le fait à de composition ainsi que les conditions de l’analphabétisme.

  1. MATERIELS UTILISES
  • LA DOCUMENTATION : nous a permis la collecte des informations écrites relatives à notre sujet, nous avons aussi consulté une série de documents dont les ouvrages généraux, les TFC et mémoires ayant traits à notre sujet d’étude.

II. 3. PROCEDURE DE RECOLTE DES DONNEES

RECOLTE DES DONNEES

Pour trouver les résultats de l’enquête, on était obligé de faire une descente sur terrain moyennant un questionnaire d’enquête. Pour cette opération, nous avons utilisé la formule du professeur Alain BOUCHARD, pour trouver l’échantillon à enquêter selon le professeur Alain BOUCHARD, lorsque la population du milieu qu’on étudie ne dépasse pas 100000 habitants on tire l’échantillon aléatoire de 96 individus. Cette étape nous a facilité la  création d’un centre d’alphabétisation des filles et femmes analphabètes pour leur intégration communautaire dans le développement qui est le 4eme et dernier chapitre de notre travail.

  1. TECHNIQUES
  • TECHNIQUES D’OBSERVATION LIBRE :

Nous a permis de vérifier les informations théoriques sur la non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI

  • TECHNIQUES D’INTERVIEW : Cette technique nous a permis de dialoguer avec nos enquêtés dans leur village en vue d’obtenir des informations intéressantes pour notre étude.
  • TECHNIQUE DOCUMENTAIRE:                                                                                             Grâce à elle, nous avons collecté des informations scientifiques pour enrichir notre connaissance en nous référant à des écrits nécessaires. 
  • QUESTIONNAIRE D’ENQUETE : Nous a permis de compléter systématiquement les sources d’information sur la non- scolarisation des filles.
  • PRESENTATION DE L’ENQUETE:                                                                                                                                                                                 Apres avoir écouté systématiquement les sources d’information sur la non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI, nous avons mené des enquêtes sur terrain pour en vérifier nos hypothèses. Cette enquête a été faite auprès de la population, filles, femmes, autorités locales, aux autorités politiques et confessionnelles.
  1. OBJECTIF DE L’ENQUETE Notre enquête avait comme objectif de chercher des informations nécessaires en vue de résoudre les problèmes du non scolarisation des filles. 
  • La perception locale des effets négatifs du non scolarisation dans le groupement d’IRANGI
  • Appréhender les réalités de problème du non scolarisation dans le groupement d’IRANGI.
  • Récolter les données ou les avis des enquêtés face à la non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI
  1. OUTIL D’ENQUETE
  2. QUESTRIONNAIRE D’ENQUETE: C’est l’outil de l’enquête par excellence pour récolter les informations attendues. Le questionnaire est composé d’une dizaine des questions adressées à la population du groupement mais aussi aux chefs locaux de ce groupement, aux  filles et parents.[2]
  3. INTERVIEW : Cet outil nous a permis de mener les verbaux avec nos enquêtes tout en leur expliquant les questions en swahili pour une bonne compréhension.
  4. ECHANTILLONAGE: Au cours de notre enquête, nous avons constitué les questionnaires en rapport avec la non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI, chefferie de LWINDI en territoire de MWENGA.

[1] BOSCO MUCHUKIWA, cours de méthodes de recherche en sciences sociales, G2 ISDR/BUKAVU, 2014-2015

[2] Aimé Jules MURHULA MANEGABE, cours de l’IRS G1 ISDR/BUKAVU, 2012-2013

Partager ce travail sur :