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INTRODUCTION

  • Problématique

L’éducation des filles est l’un des problèmes qui préoccupent actuellement l’humanité toute entière ; la scolarisation des jeunes filles surtout dans les milieux ruraux constitue un problème majeur pour cette catégorie  de la population. On ne peut pas ignorer l’éducation car elle constitue un puissant outil de développement et procure un capital à la ressource humaine compétente.   Il est vrai que la politique coloniale belge basée sur le système « pas d’élite pas d’ennemi » a mis le Congo (RDC)  dans une situation de manque des cadres ou élites intellectuelles en général et de manier particulières les jeunes filles pouvant contribuer au développement de la nation.

Au vu de cette situation, la RDC s’efforce de surmonter cette difficulté par l’ouverture des plusieurs écoles tant primaires, secondaires qu’universitaires avec comme slogan « toutes les filles à l’école »

Dans les années 1960-1970, combattre l’analphabétisme a de plus en plus été considéré comme une condition nécessaire de la croissance économique et du développement national. C’est ainsi qu’en 1965, le congrès mondial des ministres de l’éducation sur l’élimination de l’analphabétisme et du sous développement a mis en avant le lien entre l’analphabétisme et le sous développement.

Comme l’indique le sujet de mon investigation, l’éducation de filles est un casse tête et un tourment dans le monde actuel où la femme qui jadis était déconsidérée voir marginalisée et maintenant elle s’est retrouvée et veut sortir du dernier rang où elle était et se mettre au même niveau social que l’homme.

Le non scolarité des jeunes filles est considéré actuellement comme une bombe à retardement, c'est-à-dire que l’homme et la femme veulent conjuguer les efforts pour mettre fin à ce fléau causant la ségrégation et veulent que la fille par son niveau de connaissance, de ses capacités et de ses potentialités soit mise en compétition et occupe les mêmes places que l’homme et qu’elle soit associée à la prise de décisions dans tous les domaines. C’est le cas pour la collectivité de LWINDI en général et du groupement d’IRANGI en particulier, le fait que beaucoup de filles ont abandonné l’école cause problème. A cause de cela il ne sera pas étonnant que la chefferie de LWINDI ait beaucoup de jeunes filles analphabètes. Avant même l’âge de 15 ans certaines filles abandonnent l’école pour être précocement livrées au mariage.

Signalons que dans le groupement d’IRANGI il y a qu’une seule école secondaire avec moins de filles, approximativement 42 filles contre 96 garçons. Notre ministre du plan (2011) « l’effectif des filles baisse au fur et à mesure que le niveau d’étude augmente ». Signalons que l’indice de la parité dans l’éducation en groupement d’IRANGI est faible. Dans ce contexte il s’est avéré très difficile d’atteindre l’objectif de l’éducation pour tous, tel qu’il était c’est pourquoi le deuxième objectif du millénaire pour le développement(OMD) à l’horizon a mis de l’avant l’éducation des filles.

Au vu de ce qui précède, notre problématique se dégage autour de trois questions principales ci-après : 

  1. Quelles seraient les causes profondes de la non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI ? 2. Quelles sont les conséquences de cette non-scolarisation des filles ? 3. Quelles seraient les stratégies nécessaires pour éradiquer ce phénomène ?

0.2. HYPOTHESES DU TRAVAIL

Nous proposons de manière provisoire les réponses ci-après :

  • La non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI est causée par l’ignorance et        la négligence de certaines filles qui n’ont pas la volonté de se faire inscrire à l’école et aussi à cause de l’ignorance de certains parents qui ne veulent pas que leurs filles étudient parce qu’elles seront mariées après. Les familles pauvres forment aussi un groupe à risque.
  • Cette non scolarisation de fille a comme conséquence ; les mariages précoces, les grossesses indésirables, la discrimination, leur absence quasi-totale sur la place publique dans la gestion de la chose publique.
  • Pour éradiquer ce phénomène, les stratégies nécessaires seraient entre autre la mise en place d’une structure de récupération et d’accompagnement des jeunes filles déscolarisées ainsi que l’encouragement aux parents d’envoyer aussi leurs filles à l’école et en fin, valoriser les filles et les femmes qui ont étudié en leur donnant du travail comme fonctionnaire de l’état ce qui pourra stimuler ceux-là des parents et filles qui sont réticents par rapport à leur instruction ( des filles).

0.3. OBJECTIFS

A. Objectif global : 

Le présent travail a comme objectif global de contribuer à l’encouragement du développement éducatif des jeunes en général et particulièrement des jeunes filles dans le groupement d’IRANGI.

B. Objectifs spécifiques :

  • Dégager les causes à la base de la non scolarisation de la jeune fille dans le groupement d’IRANGI.
  • Ressortir les conséquences du non scolarisation de la jeune fille d’IRANGI dans le territoire et de manière particulière dans son groupement
  • Proposer les stratégies pouvant stimuler les filles à aller à l’école pour leur instruction ou formation.

0.4. DELIMITATION SPATIO -TEMPORELLE

  1. DELIMITATION SPATIALE

Du point de vue spatial, notre travail sur le phénomène de la non scolarisation de fille concerne le groupement d’IRANGIA dans la chefferie de LWINDI, en territoire de MWENGA  province du Sud-Kivu.

  1. DELIMITATION TEMPORELLE

Dans le temps, nos recherches se sont intéressées à la non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI et ses conséquences sur le développement socio-économique et couvrent une période de 3 ans, c'est-à-dire depuis que nous étions inscrits à l’ISDR (2014) jusqu’en ce moment où nous sommes en troisième année (2016).                                                                                 Pendant cette période, nous avons observé la gravité de ce problème et avons finalement décidé d’en faire notre sujet de recherche, travail pour apporter notre contribution résolution de cette problématique.

5. CHOIX ET INTERET DU SUJET

  1. Choix du sujet

Notre sujet se justifie par le souci de vouloir prodiguer certains conseils aux parents sur les retombés négatifs de la scolarisation de leurs filles en groupement d’IRANGI.

  1. Intérêt du sujet                                                                                                                              Quant à l’intérêt du sujet, nous pensons qu’après avoir sensibilisé les parents et leurs montrer les avantages de la scolarisation des filles, le taux de scolarisation de celle-ci augmenterait de 38,1 à 50% pour qu’il y ait l’équilibre. Il nous est encore demandé de reprendre à un appel académique  à la fin d’un premier cycle d’étude supérieure et universitaire.

0.6. DIFFICULTES RENCONTREES

Dans la vie humaine, toute activité a toujours eu ses difficultés. Disons sans doute qu’il n’y a jamais eu des roses sans épines ; lors de notre élaboration de ce travail nous avons parcouru de multiples difficultés dont les principales sont les suivantes ;

  • Moyen financier limité pour atteindre certaines personnes
  • Certains enquêtés nous ont exigé à boire pour se mettre à notre disposition au risque de ne pas répondre à toutes nos questions
  • Difficultés relatives à la documentation nécessaire en rapport avec notre sujet de recherche
  • Certaines personnes analphabètes n’étaient pas disposées à répondre à nos questions lors de l’enquête.

7. SUBDIVISION SOMMAIRE DU TRAVAIL

A l’exception de l’introduction et de la conclusion, notre travail compte quatre grands chapitres qui sont:

  • Le premier chapitre est intitulé généralité et revue de la littérature sur la non scolarisation des filles dans le groupement d’IRANGI. Dans ce chapitre nous avons Présenté la définition de concepts clés, la généralité sur le non scolarisation des filles à IRANGI et revue de la littérature.
  • Le second est celui de l’approche méthodologique dans lequel on a définit la méthode, méthodes utilisées et techniques employées.
  • Le troisième est la présentation et analyse des résultats de l’enquête. A ce qui concerne ce chapitre nous y avons : la présentation de l’enquête, l’univers, objectif, échantillonnage de l’enquête, l’analyse et interprétation des résultats et discussion des résultats.
  • Le quatrième chapitre et dernier est celui de création d’un centre d’alphabétisation
  • dans le groupement d’IRANGI.

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