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CHAPITRE PREMIER : GENERALITES ET REVUE DE LA LITTERATURE SUR LA NON SCOLARISATION DES FILLES DANS LE GROUPEMENT D’IRANGI

I.1. DEFINITION DES CONCEPTS CLES[1]

  1. Scolarisation : action de faire scolariser dans une école en vue d’y étudier les élèves
  2. Jeune fille : une personne du sexe féminin qui n’est pas avancée en âge
  3. Développement rural : c’est le développement des campagnes en parlant des leurs activités du secteur primaire ainsi que les routes de desserte agricoles.
  4. Développement : selon J. BERTOME, le terme développement signifie toute démarche de l’homme dans le sens d’équilibrer la société en s’attaquant à toute entrave pour la réalisation de « l’avoir plus » de « l’être plus », bref, du bien être en général.
  5. Conséquence : suite qu’une chose peut avoir.

I.2. DEFINITION DES CONCEPTS CONNEXES[2]

  1. Ecole mixte : école ou les garçons et les filles étudient ensemble
  2. Discrimination scolaire : distinction des filles et garçons devant la chance d’étudier
  3. Classe pléthorique : classe surchargée
  4. Déperdition scolaire : c’est une perte des scolarisés durant le parcours scolaire

I.3. HISTORIQUE DE LA PROMOTION DU GENRE DANS L’EDUCATION[3]

0. INTRODUCTION

Il est vrai que l’éducation de la femme est un facteur de développement communautaire, cependant, l’éducation cherche à libérer les femmes du fléau de l’analphabétisme par la maitrise de la lecture du captage. Le choix du sujet dépend beaucoup chez la femme de son niveau d’instruction. Lorsque son niveau est élevé la femme se dédie au travail professionnel qu’elle considère comme un emploi personnel d’instruction. C’est ainsi que dans le monde entier, les femmes ne sont pas entrées dans les travaux domestiques des familles et dans les usines puisqu’elles ne possédaient pas de bagage intellectuel nécessaire.

C’est regrettable si les activités réservées à la femme peuvent se situer uniquement dans les sphères des usines et de la garde des enfants, de la production agricole ainsi que dans les travaux de ménages. Cette situation retardée de la femme est bien réelle en territoire de MWENGA en général et en groupement d’IRANGI en particulier.

La femme n’arrive pas à négocier, à collaborer, à traiter avec les hommes. Aussi ; elle n’est pas informée sur ce qui se passe dans le monde. De plus en ignorant que d’elle vient la vie, on la considère comme un être sous valeur et inferieur à l’homme. Les femmes, on les qualifie encore faible qui tremblent devant des obstacles et argent. Ont dit encore d’elles qu’elles n’ont jamais dépassé 12 ans pour montrer leur manque d’intelligence et de maturité, l’amélioration de l’éducation des filles s’observe actuellement. Des actions accès timides sont posées notamment par l’UNICEF qui, depuis l’année 2004, a lancé le slogan « toutes les filles à l’école » et qui appuis l’éducation des filles des quelques écoles cibles. Cet appui est essentiellement axé sur :

  • La distribution gratuite des fournitures aux filles
  • Les plaidoyers auprès des parents et responsable scolaire

Les actions devraient cependant être identifiées et faire impliquer tous les partenaires de l’éducation surtout pour les filles ayant abandonné l’école et qui optent pour la reprise des études.

Il serait souhaitable que l’état, les ONG et responsables scolaires leur viennent en aide car leurs problèmes sont essentiellement d’ordre financière. Pour quoi sous estimer ses capacités, ses mérites, ses qualités et pourtant la femme c’est un être qui sait prendre en main sa vie propre et celle de la famille voire la société ?

  1. LA FEMME EST LIBEREE DU COMPLEXE D’INFERIORITE PAR L’ACTION D’ANALPHABETISATION

Voir que dans l’état d’analphabétisme, nous estimons de ce dont nous sommes capables de faire. Dans l’état de l’analphabétisme, le complexe d’infériorité nous fait croire que quelqu’un de supérieur, tout ce qu’il fait est supérieur. L’analphabetisation offre à l’individu une certaine promotion et modifie son appartenance à telle catégorie, puis lui fait des ouvertures, lui ouvre des horizons aux personnes importantes qui lui doivent de la lumière pour qu’il se sente d’avantage heureux. 

Avec l’alphabétisation on sent plus libre de vivre partout dans le monde et dans n’importe quelle société. L’alphabétisation prépare les femmes aux échanges avec ceux qui les considèrent comme inferieures c'est-à-dire qu’elles apprennent le savoir faire, juger, agir dans les circonstances les plus graves de la vie. Elle offre aussi aux femmes des outils pour être plus efficaces dans leur vie quotidienne par cette formation, on sera en mesure de réfléchir sur ses propres problèmes, sa condition de vie et pour sa promotion et aussi elle sera plus ouverte et capable de négocier.  Cette réalité d’ouverture se manifeste chez certaines femmes de MWENGA qui ont pu étudier le fait qu’elles lisent à masse et d’autres enseignent ou sont animatrices. Très souvent les obstacles qui handicapent encore l’évolution de  notre communauté surtout dans les milieux ruraux sont liés à l’ignorance, à la négligence, aux tabous et coutumes, mais pour le moment les mentalités tendent au changement. Nous ne pensons que le gouvernement de la R D Congo qui a adopté la parité entre les deux sexes fera tout pour contribuer à la scolarisation des filles en groupement d’IRANGI.  

  1. HISTORIQUE DE L’EDUCATION DE LA FEMME[4]

L’éducation des filles est l’un de problèmes qui préoccupent actuellement l’humanité toute entière, son impotence a «été prouvée à maintes reprises.

A cet effet, la conférence mondiale sur l’éducation pour tous(EPT) tenue du 5 au 9 Mars 1990 en Thaïlande a reconnu comme priorités, l’accès) certaines opportunités et amélioration des conditions femmes ainsi que l’élimination de préjugés défavorables) leur égard. Au cours de cette conférence, il a été rappelé que 40 années s’étaient écoulées depuis qu’il a été affirmé dans la déclaration universelle des droits de l’homme que « toute personne à droit à l’éducation ».

Aujourd’hui, malgré les efforts considérables déployés pour garantir ce droit, la réalité c’est que la moitie de  110millions des enfants qui ne vont pas à l’école dans ce monde sont des filles.    C’est sur ces chiffres officiels de l’UNESCO que Koffi Annan a ouvert le forum mondial sur l’éducation à DAKAR, en avril 2000, alors qu’il était secrétaire général de l’ONU. Ce forum a adopté un cadre d’action engageant le gouvernement à atteindre le but et objectif de l’éducation pour tous.

Les participent s’étaient engagés d’atteindre l’objectif d’éliminer les disparités entre les sexes dans l’enseignement primaire ou secondaire en 2005 et instaurer l’égalité dans ce domaine en 2005, en veillant notamment à associer aux filles un accès équitable et sans restriction à une éducation de base de qualité avec les mêmes chances de réussite que les garçons.

La RDC, prône elle aussi, la scolarisation des filles et l’élimination des disparités scolaire entre celles-ci et les garçons. C’est pourquoi depuis le forum de DAKAR,  la RDC s’est engagée à améliorer la scolarisation des filles particulièrement avec l’appui de l’UNICEF.

  1. DROIT A L’EDUCATION

Le droit à l’éducation est prôné par nombreuses conférences internationales. C’est le cas de l’intitulé « éducation pour tous », dans les pays en développement plusieurs personnes sont prêtes à accorder le droit d’égalité à la femme instruite, mais non à une illettrée, à condition qu’elle fasse les études.                                                                                                                                                                              D’autres pensent que la RDC n’est pas encore suffisamment développée, si non la femme congolaise serait trop orgueilleuse si on lui prive encore son droit.

L’éducation qui convient aux filles  avec une toile de fond qui met en évidence  le thème de la supposé infériorité intellectuelle de femmes et la question  de la place qui leur revient dans la société sont de plus prohibés. Poulain de barre d’oppose à l’infériorité naturelle des femmes et prône l’idée selon la quelle la culture et l’éducation sont à l’origine de différence de sexe.

En 1989, l’éducation vient rappeler la mission d’égalité devant l’enseignement, tandis qu’un déçut de 1990 affirme que l’orientation se situe dans une perspective de développement de potentialité de l’élève, malgré les efforts des pouvoirs publics et des enseignants, les inégalités en termes d’éducation de parcours scolaire, filles et garçons restent réelles et un problème majeur.

I.3. REVUE DE LA LITTERATURE SUR LA NON SCOLARISATION DES FILLES DANS LE GROUPEMENT D’IRANGI

Nous ne sommes pas le premier à effectuer de recherches sur la non scolarisation des filles, il existe beaucoup d’écrit sur la non scolarisation des filles et au monde, en Afrique, en RD Congo, dans la province du sud KIVU. En voici quelques uns :

  1. CAROL Bellamy et all (2004) dans son article « l’éducation et le développement » publié par la « revue situation des enfants dans le monde » démontre que les filles n’étudient pas parce que leurs parent le considèrent comme une main d’œuvre domestique. Pour ces parents si leurs filles vont à l’école le revenu et la suivie de la famille seront en péril.
  2. NYIRABAGANZA Kabale (2012) dans son TFC «  la problématique de la scolarisation des filles dans la chefferie NTAMBUKA /IGWI sud » signale que faire scolariser une fille égale engager des dépenses inutiles car elle ne  sera que bénéfique chez son marie après le mariage. 
  3. Hilaire SISIKOUNMON(2005) dans son ouvrage « jeunesse et éducation en Afrique noire » relève que les parents n’envoi pas leurs filles à l’école parce que l’école met en insécurité leur fille.
  4. VERMEERCH D’ABDJAN (2010) Dans son ouvrage « femmes, filles congolaises » soutient que les parents analphabètes ou semi-lettrés hésitent de faire scolariser leurs filles parce que les études les exposent aux agressions sexuelles ou autres formes de violences.
  5. ANNAKOFA et all(2004) Dans son article « situation des enfants dans le monde » publié par l’Unicef souligne que l’éducation est trop souvent considéré comme un droit pour chaque, mais tout simplement à cause de nombreux enfants la plus part des parents concluent de scolariser autant d’enfants et surtout les garçons que ses finances leurs permettent et laissent les filles, avec un adage »les études des filles se terminent à la cuisine »
  6. Loris ASHEORD Ashford(2007) Dans son ouvrage « la civilisation des filles dans le tradition Africaines » stipule que les filles s’opposent d’aller à l’école parce qu’elles ont beaucoup de travaux domestiques, en plus elles n’ont pas besoins d’instruction
  7. KIZEBO Jacqueline(2007) Dans son ouvrage «la civilisation des filles dans le tradition Africaines » signale qu’une femme illettrée n’est ni reflet de l’homme, elle ne prouve aucun besoin de l’homme, c’est une esclave.
  8. Emmanuel KANZIE(2013) Dans son ouvrage « la formation des femmes et la scolarisation des jeunes filles. Janvier, 2013, Harmattan, 184p. Engagée dans les processus de la scolarisation des jeunes filles dévalorisées. L’association MUNYU des femmes de la COMOE dont parle l’auteur en disant que celle-ci est jusque là confrontée à un problème de manque d’ouvrages didactique au profit des élèves(les jeunes filles).

Quant à moi, mon originalité concernant ce sujet, en est que la fille d’IRANGI n’étudie pas suite aux mauvaises pensées des parents qui disent que si la fille étudie elle sera bénéfique à son marie seulement.

[1] Dictionnaire universel francophone, paris 1998, P390

[2] J.BERTOME, planification du développement, ministère de la coopération et du développement, paris 1992

[3] CT. François Rostand LINJANJA B. cours de théories et techniques de développement rural, G1-ISDR/BUKAVU, 2013-2014

[4] Unicef, l’education pour tous, 2000 P.74

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