Table de matières
Le choix de notre étude se justifie par le fait qu’actuellement nous assistons dans la ville de Bukavu à un phénomène qui prend de l’ampleur à savoir la multiplicité des Eglises.
En optant pour ce sujet, nous cherchons à comprendre ce qui est à la base de cette multiplication des Eglises dans la ville de Bukavu et analyser le comportement de l’administration publique devant ce phénomène.
Cette étude revêt un triple intérêt : scientifique, pratique et personnel.
Lorsqu’on entame une analyse, il est nécessaire de passer en revue la littérature existante autour de la question que l’on veut étudier. C’est pour cette raison que Raymond Quivy et Luc Van Campenhoudt disent : « qu’il est normal et nécessaire qu’un chercheur prenne connaissance des travaux antérieurs qui portent sur ses objectifs comparables et qu’il soit explicite sur ce qui rapproche et sur ce qui distingue son propre travail de ceux des autres [1]
C’est dans cette perspective que nous avons parcouru certains ouvrages et travaux qui ont le plus attiré notre attention, eu égard à notre sujet de recherche.
Ainsi, Chabo Byake[2] montre que l’Eglise joue un rôle important dans le développement de la ville de Bukavu suite à ses activités socioéconomiques et éducatives, en encadrant les jeunes dans différents métiers, agriculture et élevage, la formation professionnel, construction des centres de santé. Il affirme que la CELPA est passée d’un rôle purement spirituel à un rôle économique en créant les projets économiques et sociaux. Sur le plan spirituel et moral, elle défend et promeut les valeurs spirituelles et morales dans la vie des hommes à savoir l’importance de la dignité humaine, de la fraternité universelle, de la liberté, de la responsabilité, de la justice, d’amour et la solidarité entre citoyens.
Anyenyola Welo [3]se pose, quant à lui, la question de savoir combien de sectes ou des communautés religieuses dissidentes voire non dissidentes, y a-t-il en République Démocratique du Congo à l’heure actuelle ? Il y répond en disant qu’aucun chiffre fiable n’a été avancé jusqu’à présent. Néanmoins, poursuit-il, à titre purement illustratif, et avec toutes les réserves d’usage, suivant ses estimations basées sur le recensement administratif organisé par l’hôtel de ville de Lubumbashi en 1997-1998, en espace d’environ 15 ans (1983-1998), le nombre des sectes religieuses ou des communautés religieuses dissidentes serait passé du minimum de 100 en 1983 à celui de 300 en 1998 dans cette ville Lubumbashi, chef-lieu de la province de Katanga.
Cette croissance aurait été observée, mutatis mutandis, pendant la même période, dans la plupart des villes congolaises (ex-zaïre) pour diverses causes dont les principales sont: le déviationnisme doctrinal (mauvaise ou fausse interprétation humaine de la parole de Dieu) ; la cupidité et la mégestion continuelle des fonds communs ; le clanisme, le tribalisme, le régionalisme (le provincialisme), le népotisme, le clientélisme et d’autres mécanismes de division pourtant prohibés sur le plan doctrinal ; le soutien juridico-politique accordé à de nombreuses sectes religieuses par certains responsables.
Et partant, l’auteur relève les conséquences de ce sectarisme religieux en ces termes : il y a au sein de chacune des communautés religieuses dissidentes et entre celles-ci et leurs communautés religieuses mères, faute de compromis ou de réconciliation, le renouvellement et l’aggravation des sentiments de haine, de jalousie, de mésentente, de désunion, d’antagonisme irréductible, etc. (liés aux principes sataniques, par exemple, à celui de diviser pour régner). Bref, le renforcement des clivages sociaux.
En effet, pour les sectaires ou séparatistes religieux désemparés, la reconstruction du pays est plutôt l’affaire de l’Etat avec tous ceux qui lui sont favorables en l’occurrence les communautés religieuses agréées officiellement par lui. Ces séparatistes religieux, plaintifs et découragés, généralement considérés comme des « brebis égarées » par leurs communautés mères sont souvent, sinon toujours forcés d’évoluer dans la semi-clandestinité. D’où leur sous-développement mental, spirituel et moral susceptible de les rendre manipulables politiquement, donc aptes à se rebeller contre l’autorité établie. Pour parachever sa réflexion sur cette question d’actualité, l’auteur pose la problématique de la maîtrise du nombre de sectes fonctionnelles en RDC, et met l’accent sur les relations que ces sectes entretiennent avec leurs communautés mères.
Quant à Adrien Cifende Materanya[4] dans son étude « la prolifération des Eglises dans la ville de Bukavu », il parle des éléments générateurs et des manifestions dérivant de ce phénomène. D’après lui, malgré la promotion de certaines organisations d’intérêt social par des grandes et anciennes églises, certaines entre elles sont des matérielles sur lesquelles s’articule la discrimination basée sur les appartenances tribales (ethnique) et se comporte en suite comme une entreprise génératrice des recettes, car beaucoup des gens recourent à la vie de l’église pour réaliser le revenu pouvant leur permettre de satisfaire leurs besoins.
La faculté d’Economie et Développement de Kinshasa stigmatise la gravité des méfaits des Eglises de réveil sur l’homme et sur la société.
Pour cette faculté, bien qu’il y ait des points positifs qu’on peut déceler dans les Eglises de réveil, on ne peut s’empêcher de constater que le sens commun de l’observateur attentif épingle à leur passif les dérives suivantes : la manipulation mentale, l’altération de la personnalité, le rétrécissement des champs de connaissances extérieures à la secte, l’adepte accuse une alimentation carencée, la régression des capacités communicationnelles,
L’animosité totale envers le système global de la société, rupture de la relation entre membres d’une même famille, destruction de la société, l’escroquerie,…[5]
Pour cela, William Zartman[6], note qu’on a vu dans bien des pays, l’Etat lui-même s’écrouler. Un tel effondrement est un phénomène bien plus considérable qu’une simple rébellion, un coup d’Etat ou une émeute. Dans une telle situation, la structure, l’autorité, l’ordre public et le droit se décomposent ; il faut alors les reconstituer sous une autre forme quelconque nouvelle ou ancienne. Mais tout n’est pas nécessairement livré à l’anarchie et la conjoncture n’est pas non plus un simple sous-produit de la montée du nationalisme, seul reste l’identité fiable. En fait, si l’Etat s’effondrait, l’ordre et le pouvoir tombent entre les mains des groupes fragmentaires ou sont la proie de qui veut le prendre. Ces vicissitudes du pouvoir s’opposent aux tentatives centrales de reconstitution de l’autorité. Mais pendant certains temps, l’Etat lui-même, dans sa fonction d’ordre et de légitimité disparait.
Tous ces travaux parcourus soulèvent les problèmes de la prolifération des Eglises et l’impact desdites Eglises sur le développement d’une entité.
Quant à notre étude, son originalité est liée au fait que nous voulons , non seulement, dégager les aspects fonctionnels et dysfonctionnels de la multiplicité des Eglises de Réveil dans la ville de Bukavu, mais aussi, analyser la responsabilité de l’administration publique devant l’émergence presque spontanée des Eglises de réveil dans la ville de Bukavu.
Un double mouvement affecte aujourd’hui les phénomènes religieux dans les sociétés contemporaines. Il s’agit de la dissidence interne des Eglises reconnues anciennes et des jaillissements corrélatifs d’autres nouvelles Eglises. C’est ainsi que les Eglises sont utilisées et réutiliser sous des formes nouvelles donnant naissances à des multiples groupes et mouvements religieux. Cette question de multiplicité ou de prolifération des mouvements religieux occupe aujourd’hui une place importante dans le débat scientifique. Beaucoup s’accordent que le mouvement de dissidence est le reflet de la crise socio-économique qui caractérise aujourd’hui les Etats Africains. S’interrogeant sur le pourquoi de ces mouvements religieux, Max Bouderlique pense que les agissements de ces mouvements détruisent les individus en le robotisant et en les dépouillant de leur autonomie personnelle[7].
Quant à Jean François Mayer, voulant montrer le rôle social que présentent les nouveaux mouvements religieux qui caractérisent l’humanité entière, il dit qu’ils sont sources génératrices de plusieurs malentendus dans différentes institutions sociales.[8]Les Eglises issues des sociétés missionnaires et qui ont été les premières à instaurer la culture chrétienne, connaissent ces derniers jours des situations d’opposition et des scissions internes qui génèrent la création d’autres Eglises filiales différentes de l’Eglise mère sur le plan doctrinal.
En dépit de la contribution que ces nouvelles organisations religieuses apporteraient à la société congolaise en quête permanente de stabilité, certaines de leurs activités se sont révélées incompatibles avec le régime juridique garantissant l’ordre public congolais.
La ville de Bukavu n’est pas épargnée de ce phénomène, la création des Eglises de réveil reste un phénomène réel dans cette entité et des atteintes à l’ordre public de la part des Eglises sont légion.
Partout poussent et croissent des maisons, qui nuit et jour rassemblent les fidèles et autres adhérents autours des enseignements bibliques, les prières et autres cérémonies religieuses. Le mouvement prend tellement de l’ampleur qu’il est toujours utile de l’appréhender dans un contexte du milieu en question. Beaucoup d’entre elles n’ont pas même de programme de culte, elles fonctionnent comme et quand elles veulent, la nuit comme la journée avec une grande sonorisation produite par des tambours, des lances voix, des sifflets,… pour dire que quand on loue le seigneur on chante avec vivacité pour qu’il entende les problèmes, tout en mettant en danger l’ordre public au vu et au su des autorités publiques ; et c’est la population environnante qui en souffre comme si, on dirait, qu’elle n’a pas droit à la tranquillité publique que les services publics sont censé assuré.
Le programme d’activités de certaines Eglises de réveil couvre tous les jours de la semaine et s’accompagne des nuits de veillée. Cette programmation ne semble pas se soucier du respect de l’obligation de travail. Sans être à l’origine du chômage de la population, les Eglises de réveil contribuent à son aggravation. Comme si cela ne suffisait pas certaines de ces Eglises de réveil parviennent même à envahir les différents lieux publics: (marchés, rues, parkings,…) pour y passer leurs activités des prédications, et cela entraîne de l’embouteillage qui favorisant des vols, des accidents de circulation, etc.
Nous avons voulu ainsi attirer une attention à ces phénomènes en vue d’en déceler les manifestations, les tenants et les aboutissants. Comme le précise R. Bourdon[9], toute étude de la société doit au premier plan se doter d’un effort de déterminer les facteurs à la base d’un tel ou tel autre fait social, sa signification ainsi que ses conséquences sur la société concernée.
Eu égard à ce qui précède, notre étude va s’articuler au tour des questions suivantes :
L’hypothèse de travail considérée comme un fil conducteur visant à guider l’esprit du chercheur dans son travail est d’une utilité indéniable dans toute recherche scientifique C’est ainsi que Luc Albarello[10] définit l’hypothèse comme une conjecture douteuse mais vraisemblable par laquelle l’imagination anticipe sur la connaissance et qui est destinée à être vérifiée ultérieurement. En guise d’hypothèses et conformément aux exigences épistémologiques, nous estimons que:
En vue de fournir une explication à cette étude, nous avons recouru à une méthodologie qui nous a permis d’atteindre ou d’aboutir à des résultats tangibles.
Selon B. Verhaegen, c’est l’ensemble des règles et principes qui organisent les mouvements de connaissances, c’est-à-dire des relations entre l’objet de recherche et le chercheur, entre les informations concrètes rassemblées à l’aide de technique et le niveau de la théorie et des concepts[11]. Pour M. Grawitz, il s’agit des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre une certaine fin, découverte, preuve d’une vérité, une tentative d’explication rattachée à une théorie appliquée à la réalité[12].
En effet, étant donné qu’il n’existe pas un travail scientifique sans méthode, il nous a été utile dans ce travail de recourir à la méthode Fonctionnelle de Robert King Merton, cette dernière nous permettra de miroiter les problèmes inhérents à la multiplication des Eglises de réveil dans la ville de Bukavu.
En effet, la méthode fonctionnelle nous parait la mieux indiquée pour cette étude d’autant plus que selon cette dernière, dans un système social, la fonction d’un élément est assimilée à ses conséquences positives qui contribuent à l’adaptation du système.
La méthode fonctionnelle comporte des lois qui méritent d’être manipulées et appliquées à l’objet de ce travail. Il s’agit de :
Le recours à cette méthode nous a conduits à considérer la multiplicité des Eglises de réveil comme un aspect qui est important, parce qu’elle permet à la population de Bukavu d’avoir accès libre sans beaucoup de peines à la bonne nouvelle pour la conversion de leurs âmes. Mais aussi, elle permet aux différentes personnes qui exercent les activités religieuses dans ces églises d’avoir une occupation ou boulot pour subvenir aux besoins quotidiens.
La présence à foison des Eglises de réveil peut favoriser la cohésion sociale au regard même des fonctions régaliennes de l’Eglise entre autres la communion entre adeptes et la vie communautaire. Ceci conduit au maintien de l’équilibre social et à la stabilité du système social d’appartenance des adeptes (croyants)
La multiplicité des Eglises de réveil à Bukavu peut aussi avoir un aspect négatif : car l’on observe des Eglises qui sont implantées dans des sites impropres, qui exposent la population aux dangers, comme les tapages nocturne et diurne causé par les activités religieuses de ces Eglises. Tout ceci explique la dysfonction.
De plus, l’on note que certaines Eglises de réveil sont la source et les lieux même de la perturbation de l’ordre public en ce sens que les pasteurs et/ou initiateurs de ces Eglises de réveil finissent par se bagarrer pendant les heures de culte chaque fois qu’ils sont en désaccord consécutivement à un différend relatif au partage des gains générés au travers de la dime ou toute forme de contribution (offrande par exemple) des chrétiens pour la survie de leur Eglise
La multiplicité des Eglises de réveil à Bukavu aide beaucoup de gens, surtout les jeunes à se convertir, donc changement positif du comportement en mettant de l’avant les valeurs et bannir les antivaleurs, car il y a l’absence de centre d’éducation à la citoyenneté que l’Etat devrait maitre en place pour s’occuper des citoyens en matière de l’éducation civique. En ce sens, il s’agit de dire que les Eglises participent à la socialisation citoyenne.
Quant aux dysfonctions, nous relevons que la multiplicité des églises ne favorise pas la promotion tant au niveau de tranquillité qu’au niveau d’assainissement de la ville. Ces Eglises remplissent aussi les fonctions latentes à savoir le business, la manipulation citoyenne, la divulgation des messages divisionnistes à soubassement tribaliste et/ou régionaliste, etc.
Dans sa 5ième édition des méthodes des sciences sociales, M. Grawitz[13] estime que les techniques sont des outils aux services d’une méthode.
Selon G. Lappassade et Bureaur[14], les techniques sont les procédées destinés à recueillir des données, des matériaux.
Cette technique a été d’une grande importance car rien ne peut remplacer un contact direct de l’enquêteur avec son terrain. Il est donc difficile d’imaginer une étude de comportement sérieux où l’observation ne jouerait aucun rôle.
L’observation directe nous a permis de sillonner quelques quartiers de la ville de Bukavu pour s’imprégner de la manière dont la multiplicité d’Eglises de réveil est un phénomène réel. . Grâce à l’observation, nous avons inventorié les Eglises de réveil œuvrant dans les différentes communes de la ville.
Cette technique nous a permis de faire des lectures et de nous référer aux connaissances scientifiques existantes .Ceci nous a poussé à chercher l’accès aux documents divers susceptibles de nous fournir des informations nécessaires à notre étude portant sur l’Administration publique face à la multiplicité des Eglises dans la ville de Bukavu. Parmi ces sources, nous avons les ouvrages, les mémoires, les Revues et les documents officiels.
Grâce à cette technique, nous sommes entrés en contact avec nos enquêtés qui ont répondu à nos questions préalablement établies sur le guide d’entretien. Nous leur avons laissé une petite marge de liberté pour préparer leurs réponses. Cette technique privilégiée, nous a permis de réunir des données suffisantes sur les facteurs qui influencent la multiplication des Eglises dans la ville de Bukavu et ses différentes conséquences sur le maintien de l’ordre public. La catégorie des personnes interrogées est composée des pasteurs, les fidèles des églises, les agents et fonctionnaires de l’Etat, des étudiants et autres.
Cette technique nous a permis d’administrer un questionnaire à notre échantillon en vue d’obtenir des informations relatives à notre étude.
Cette technique nous a permis de prélever l’échantillon, c’est-à-dire les unités ou le nombre d’individus à enquêter, sur ceux, nous avons enquête 200 personnes rencontrées dans différents quartier de la ville de Bukavu et quelques autorités publiques.
Elle nous a permis d’interpréter la valeur intrinsèque des données recueillies à travers le questionnaire d’enquête.
Un sujet bien délimité, disons-le avec H.P. Man, permet à l’auteur de mener sa recherche avec suffisamment d’efficacité et de lucidité. ([15]) C’est le souci de travailler en profondeur et de ne pas papillonner qui nous a poussé à délimiter notre sujet dans le temps, dans l’espace et dans la matière.
Sur le plan temporel, nos investigations portent sur la période allant de l’année 2005 à l’année 2015soit 10 ans.
Cette période est caractérisée non seulement par l’avènement de la 3ième République en RDC, des crises économiques mais aussi à la multiplication des Eglises de réveil en quête de fidèles et adeptes. Ces derniers, paupérisés et traumatisés se sont retournés vers les Eglises de réveil où ils pensaient trouver des solutions à leurs multiples problèmes sociaux, économiques et psychiques.
Sur le plan spatial, nos investigations couvrent toute la ville de Bukavu. Cette ville connaît, des Eglises traditionnelles (l’Eglise Catholique, protestantes) et nouveaux mouvements religieux où nous trouvons l’évangélisation de tout genre car certaines Eglises sont en compétition pour avoir le plus grand nombre Des fidèles.
Les difficultés étant liées à toute œuvre humaine, la réalisation de cette étude était entourée de nombreuses contraintes dont les plus saillantes se présentent dans l’ordre ci-après :
Le manque d’ouvrages qui traitent spécifiquement de notre sujet de recherche, le refus total de certains de nos enquêtés de nous fournir des réponses à nos questions de recherche en nous confondant avec les agents de l’Etat venant les espionner.
Reports de programmes avec certaines autorités publiques.
L’insuffisance des moyens financiers pour ne citer que cela, serait d’énormes difficultés auxquelles nous nous sommes heurtées pour l’aboutissement de ce travail.
Ce travail comprend trois chapitres outre l’introduction et la conclusion
Le premier chapitre porte sur le rapport entre l’Eglise et l’Etat. Ce chapitre est subdivisé en sections, dont la première est de définir les concepts de base et le cadre théorique alors que la deuxième section parle de rapport entre l’Etat et l’Eglise.
Le deuxième chapitre quant à lui, se penche sur la multiplicité des Eglises dans la ville de Bukavu : ce dernier est constitué de trois sections ; la première section de ce chapitre fait l’état de lieux des Eglises de réveil dans la ville de Bukavu, la deuxième analyse les facteurs qui influencent cette multiplicité et la troisième les conséquences sur la situation socioéconomique de la population Bukavienne
Le troisième Chapitre porte sur l’analyse des mécanismes que l’administration publique met en marche face à la multiplicité des Eglises dans la ville de Bukavu. Ce chapitre comprend deux sections ; la première est focalisée sur les réalisations de l’administration publique et les limites et la seconde propose les pistes de solution pour palier à la multiplicité des Eglises de réveil dans la ville de Bukavu.
[1] R. QUIVY et L.V.CAMPENHOUDT, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Bordas, 1988, P.38.
[2] CHABO BYAKE, Le rôle des Eglises dans la bonne gouvernance en RDC, Mémoire inédit, FSSPA, SPA, CUB, Bukavu, 2003.
[3]ANYENYOLA WELO cité par HABAMUNGU BASHWIRA, Les Eglises et leurs incidences sur le développement de la ville de Bukavu, Mémoire, D.E.S sociologie, UOB, Bukavu, 2012-2013, p.8
[4] A. CIFENDE MATERANYA, La prolifération des églises dans la ville de Bukavu. Cas de la commune de Kadutu, Mémoire de Sociologie CUB, Inédit, 2001-2002.
[5] FACULTE D’ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT cité par HABAMUNGU BASHWIRA, op cit p.5
[6]ZARTMAN, W., L’effondrement de l’Etat, désintégration et restauration du pouvoir légitime, Manille, Nouveaux Horizons, 1995.
[7] Max BOUDERLIQUE, Comportement et l’action des sectes, Réagir face à la secte, LYON, 1995, p.97
[8] J.F. MAYER, Les sectes et vous, petit manuel d’information pratique, Paris, éd saint pierre, 1989, p. 53.
[9] R. BOUDON, Des méthodes en sociologie, Paris, PUF, 1970, p.190.
[10]ALBARELO., Apprendre à chercher : l’acteur social et la recherche scientifique, 2e édition, De Boeck, Bruxelles, 2003, P44.
[11] B. VERHAEGEN, « Méthodes et techniques dans la recherche en sciences sociales » in Analyses sociales de Kinshasa, n°2, 1998, p.32.
[12]M. GRAWITZ, Lexique des sciences sociales, Paris, Dalloz, 3ième édition, 1999, p. 58
[13] M. GRAWITZ, Méthodes des sciences sociales, Paris, Dalloz, 5ième édition, 1976, p.58.
[14] G. LAPPASSADE et BUREAUR, cité par G. ROCHER, Introduction à la sociologie générale, tome2, l’organisation sociale, Paris, HMH, 1968, p.173,
[15] H.P. MAN cité par HABAMUNGU BASHWIRA, Op cit, p.29