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CHAP I : REVUE DE LA LITTERATURE

1.1. DEFINITION DES CONCEPTS CLES ET CONNEXES

1.1.1. La perception

Selon le petit la rousse la perception c’est un recouvrement des impôts par le percepteur. Fonction, emploi de percepteur. Bureau du percepteur.

Selon les psychologues, c’est le fait de percevoir par les sens, par l’esprit. Présentation consciente à partir des sensations.

1.1.2. Débrouillard

Qui sait se débrouiller, malin; C’est un nom féminin qui signifie habileté à se tirer d’affaire.

1.1.3. Revendeur

C’est une personne qui achète pour revendre dans le but d’en tirer un bénéfice.

1.1.4. Carte téléphonie ou carte d’appel

C’est un moyen prépayé de passer des appels à longue distance. Relatif au téléphone.

1.1.5. Epargne

C’est la mise en réserve d’une somme d’argent, économies ainsi réalisées. Fonction du revenu individuel ou national qui n’est pas affectée à la consommation (petit la rousse 2013).

Keynes, estime que l’épargne est déterminée par le niveau du revenu des agents économiques. Il attribue motif cinq motifs à l’épargne à savoir faire une réserve de monnaie pour éviter  des dépenses imprévues : prévoir ses besoins futurs, comment préparer sa retraite, conserver une somme pour investir en suite, percevoir des revenus par dividendes ou les intérêts ; C’est-à-dire accroitre le stock de capital aux descendants et avoir une capacité d’action qui ne dépend que des revenus immédiats (Malherbe, F, s.d.).

L’épargne, c’est le fait de dépenser moins dans ce que l’on gagne. C’est conservé ou dépenser avec mesure de façon à garder une réserve.  L’épargne c’est un acte de renonciation à une consommation immédiat au profit d’une consommation future. Il est utile de différencier l’épargne de la thésaurisation, en ce sens que la thésaurisation est une épargne non investie.

L’épargne se présente sous quatre formes : épargne de courte durée ou de précaution. Il dépend du risque de la liquidité et du rendement, l’épargne longue constituée des biens immobiliers et /ou d’objets de valeurs ; les placements financiers et en fin, la thésaurisation qui n’est pas rémunérée. L’épargne figure parmi les fonctions essentielles de l’analyse microéconomique. Elle permet de constituer  le capital nécessaire à l’investissement, qui lui-même sert à la création des richesses par accumulation des biens, des services et au maintien de la croissance (MUTABAZI A ,2013).

1.1.6. Ménage

Selon le dictionnaire économique, un ménage est une personne célibataire ou marié (ensemble des personnes, couples, famille, communautés) occupant un même logement, vivant dans une même institution et considérées dans leur fonction économiques de consommation (dictionnaire la rousse version 100ème édition, 2005).

1.1.7. Revenu

Une somme perçus par quelqu’un en rémunération d’une activité ou un travail.

1.1.8. La micro-finance

Est définie comme un outil de lutte contre l’exclusion, la pauvreté et les inégalités. Elle devient un phénomène de plus à plus important, aussi bien dans les pays du sud que dans les pays du nord. Elle désigne l’activité de collecte d’épargne et le financement des petits producteurs ruraux et urbain. Elle offre des services financiers à des individus ou de groupes d’individus pauvres, qui n’ont pas accès aux services financiers formels. C’est une entreprise financière qui doit, à terme couvrir ses dépenses et dégager une marge sans appui extérieur pour être viable et continuer  à offrir ses services. Par ailleurs, les clients des institutions de micro-finance ont besoin des services financiers pour, entre autre, sécuriser leurs disponibilités et  mener principalement des activités économiques, guide de l’épargne et des finances solitaires, « Lauren KESNER ».

1.2. LA PERCEPTION DE L’EPARGNE

L’histoire de la micro-finance en République Démocratique du Congo remonte de l’année 1970. Cette histoire s’est forgée autour de trois vagues, La première vague remonte de la colonisation avec le crédit du roi belge du 24 mars 1956 jusqu’à 1970. Elle regroupe les coopératives agricoles et paysannes.

La deuxième est celui qui va de 1970 à 1990 et en fin la troisième vague, va de 1990 à nos jours. Toute cette histoire relève que deux catégories d’agent économiques essentiellement offrent de services de micro-finance dans le pays. Il s’agit des COOPEC ET les IMF proprement dite qui se sont développées depuis des années 90 d’abord dans l’informel puis, depuis 2003 dans le secteur formel (Kikala 2004)

Selon Marshall, trois idées essentielles motivent le comportement de l’épargne des individus : La rationalité et la prévoyance, l’investissement humain et la recherche du gain (Intérêt). Marshall note que le facteur de l’épargne le plus puissant est l’investissement humain ; l’éducation, préparation de retraite, développement de la famille…l’épargne non investie dans le capital l’est dans les placements financiers. L’épargne n’est pas seulement un choix entre consommation et prévoyance il est également le fruit de l’intérêt. Le taux d’intérêt  est l’un des facteurs incitatifs à l’épargne. L’épargne est donc une somme d’argent n’est pas affectée à la consommation mais employée : Soit sous forme d’épargne liquide (espèce, compte courant, compte rémunéré), afin de rester disponible ; on parle alors de thésaurisation, Soit sous forme d’investissement dans des  moyens de production ou des placements (compte d’épargne, livret de l’épargne, valeur mobilisée). Un placement est le fait de bloquer pendant un certain temps  un montant d’épargne       dans une opération financière pouvant rapporter un gain. La notion de placement comporte donc un espoir de gain (rentabilité) couplé à une prise de risque. (Bruno lasnier)  « Nature, sens et utilité de l’argent ». Guide de l’épargne et des finances solitaire P14.

Généralement dans les pays en voie de développement  il y a une diversité d’activités rémunératrices de petits commerces. La RDC étant l’un de ces pays où il y a cette diversité tell que ; détailla marchandises et divers, vendeurs de téléphones, vendeurs et revendeurs de cartes téléphoniques etc. Nous allons prendre le cas de revendeurs de cartes téléphoniques dans la ville de Bukavu ; nous chercherons à comprendre comment ces derniers aperçoivent-ils l’épargne à leur niveau négatif ou positif, est-ce qu’ils épargnent ou non bien que leur revenu soit médiocre. Alors que ces personnes n’ont pas où vendre, ils se pointent au bord de toutes les routes, rues et avenue avec leur parapluie de la ville et qui parfois sont chassé à ces endroits, ils n’ont pas une place spécifique pour effectuer leurs ventes, et quand ils revendent l’argent est utilisé pour la satisfaction de besoins du ménage donc la consommation. Si nous rentrons dans les définitions de l’épargne, à prenant celle de Keynes qui prétend que seul les riches peuvent épargner car on ne peut pas préparer sa retraité ou investir pendant qu’on manque à manger. Tout au de but de sa définition il précise que l’épargne est déterminé par le niveau du revenu des agents économiques. Pour lui,  il faut avoir beaucoup d’argent pour épargner, mais qu’est serait donc les pauvres. Il montre que les revenus de ménages sont utilisés pour la consommation et la satisfaction de besoins physique, pour l’épargne. Pour lui l’épargne c’est tout ce qui reste après avoir consommé donc  épargne=revenu-consommation. Alors que le revenu des pauvres se termine après la consommation, il ne lui reste plus rien. MOUHAMED  YUNUS vient lui contre dire en disant que l’épargne est tout comportement ou effort de conserver quelque chose de son revenu, pour dire que même les pauvres peuvent épargner et il ne suffit pas d’avoir beaucoup d’argent pour  épargner, tout le monde peut épargner s’il a le comportement ou s’il fournit d’effort riche ou pauvre. C’est pour quoi dans notre société nous ne pouvons pas sous-estimer  les petits commerçants suit à leur médiocre niveau de revenu mais plutôt les aident pour qu’ils adoptent  le comportement  de conservation pour préparer  son avenir.

1.3. LA REVUE DELA LITTERATURE

La question des jeunes abordées  avec une diversité de qualification telles que ; jeunes intellectuels désœuvrés, les intellectuels revendeurs des cartes,… est un questionnement qui a beaucoup intéressé différents chercheurs.

Le domaine des NTIC et plus particulièrement celui du téléphone portable a intéressé nombre de chercheurs. Tout d’abord certains auteurs ont mis l’accent sur les NTIC en général l et le téléphone mobile en particulier ont fait leur apparition en Afrique (Annie chéneau LOQUAY dans « les NTIC en comptabilité avec l’économie informelle en Afrique » annuaire de relations internationales, vol 5, BRUYALONT, paris 2009 P44).

C’est ainsi que BYAMUNGU BIRINGANINE Valentin Audry a soulevé sa question de recherche sur les caractéristiques de la ville de Bukavu et le niveau socio-économique des ménages des revendeurs des cartes téléphonique ; et de savoir quels sont les problèmes aux se heurte l’activité économique des ménages des revendeurs des cartes téléphoniques dans la ville de Bukavu en suite comment améliorer le budget  des ménages de revendeurs des cartes dans la ville. Il finit par une hypothèse qui stipule que « le renforcement socio-économique des ménages des revendeurs dépend du marché de vente et de leur  capacités des bénéfices en réduisant leurs dépenses au cours d’une période donné ». (BYAMUNGU BIRINGANINE V.  AUD « vente des cartes téléphoniques et budget des ménages des revendeurs dans la ville de Bukavu de 2003 à 2013 » ISDR/BUKAVU, mémoire 2012-2013.)

MBALA LUMANGU a parlé de la politique des entreprises de télécommunication face aux stratégies marketing des concurrents : VODACOM face à Celtel (2002-2005). Son objectif est d’analyser la réaction de VODACOM face aux stratégies de Celtel. Il aboutit à la conclusion que VODACOM l Celtel supporter les couts des innovations et imite, et améliore celle-ci SEYDOU MAGASSA : il établit un parallèle entre les pays occidentaux et les pays africains en matière d’infrastructure et a conclu qu’au moment où l’information traduit l’emprise croissante des réseaux sur les individus et sur les territoires en occident, en Afrique les réseaux qui structurent les territoires sont mal contrôlés, discontinus. Il ajoute son argumentaire sur le retard de l’Afrique dans l’accès aux progrès techniques par manque d’infrastructures, la pauvreté et le chômage d’un nombre élevé d’actifs dus en partie à l’ajustement structurel. Il soutient que le téléphone portable s’est installé dans un contexte socio-économique caractérisé par « la paupérisation généralisé », un environnement « sous équipé » ou« installations électriques ou télégraphiques qui sont indispensables au fonctionnement du téléphone portable ».

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