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UNIVERSITE CATHOLIQUE DE BUKAVU
Présenté par IRENGE GAHUNGA Faustin
Pour l'obtention du diplôme de Ingénieur Agronome

ANALYSE DE LA GESTION PAYSANNE DES VARIETES LOCALES ET CLONES DE MANIOC CAS D'IRHAMBI-KATANA,BUSHUMBA ET LUGENDO

Publication : 01 Novembre 2017
La production agricole traditionnelle accuse une tendance générale à la baisse depuis 1998 pour les racines et tubercules. Le cas le plus frappant est celui du manioc qui est la culture de base des habitants du territoire de Kabare. Mais si le manioc est l’une des plantes alimentaires les moins exigeantes et peut aller jusqu’à tolérer des conditions écologiques parfois marginales pour l’agriculture, c’est de sa gestion par les agriculteurs que dépend la durabilité de sa culture, objectif de nous permettre d’analyser la gestion paysanne de variétés locales et clones de manioc dans les groupements d’IRHAMBI-KATANA,BUSHUMBA et LUGENDO. Pour réaliser ce travail, un questionnaire d’enquête a été élaboré et administré à 60 ménages cultivateurs de manioc en raison de 20 ménages par groupement. Ainsi au terme de notre enquête les résultats suivants ont été obtenus : Les variétés de manioc sont gérées en majeure partie   par les femmes soit 66,6%, une petite portion est gérée par les hommes soit 28,3%, tandis qu’une petite partie est gérée par les deux. Le mélange des variétés se fait sans ordre ni rangs précis. Les variétés m’baila et m’bisembe sont des variétés que les paysans cultivent n’importe où et représentent 76% de choix des  variétés que les paysans cultivent sur  n’importe quel terrain et dans tous les champs, que ça soit les champs lointains ou les champs se retrouvant plus proches de la maison, certains les cultivent plus loin de la maison car représentant un danger pour les animaux et les enfants. Toutes les variétés possèdent un seul nom à l’exception de m’baila qu’on appelle nabuziru et deux variétés dont sawasawa et liyayi appelées milibwa. On remarque en suite que, 71,7% des agriculteurs pratique la culture du manioc avec un double but, une partie est consommée par le ménage et le surplus est destiné à la vente. Par contre 26,7% pratique la culture de manioc uniquement pour la seule finalité l’autoconsommation, un petit pourcentage soit 1,7% pratique la culture pour la vente seulement. Pour ce qui est du régime foncier c’est le système de location de terre occupe un pourcentage élevé soit 30% du total de tous les systèmes d’acquisition des terrains, cela montre que c'est le système le plus usité par les paysans, ce contrat foncier locatif entre cultivateurs, donne droit d’usage d’un terrain pour une  courte  période  allant  d’une a deux saisons. Du fait de cette courte durée de location, les racines de manioc sont souvent prématurément récoltées.

Année académique 2016

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