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Teneur en matières sèches et en cyanure

Le tableau 12 reprend les valeurs des teneurs en matières sèches et en cyanure. Ces valeurs sont données uniquement à titre illustratif  car faute de réactifs et de moyen suffisants, une seule observation par variété a été réalisée.

Tableau 12 : Teneur en matières sèches et en cyanure.

Cultivars

Contenu en Cyanure Ppm (µg/mg)

Pourcentage de matière sèche

Cultivars

Contenu en Cyanure Ppm (µg/mg)

Pourcentage de matière sèche

1

100

38,1

24

200

41,3

2

600

37,6

25

100

40,6

3

10

35,3

26

30

38,3

4

20

33,6

27

200

33

5

50

40,4

28

200

29,3

6

105

36

29

100

30

7

100

37,2

30

50

42,1

8

200

32

31

100

32

9

800

37,6

32

105

34

10

30

41,2

33

50

33

11

50

38,2

34

10

31,6

12

100

23

35

200

30,2

13

105

35

36

20

42,2

14

100

31

37

50

41,8

15

50

39

38

105

34

16

200

44,8

39

105

36

17

20

38

40

50

39,2

18

200

40,3

41

105

31

19

50

40,1

42

100

19,4

20

100

44,2

43

105

31

21

50

40,1

44

105

27

22

100

38,1

45

105

34

23

100

40,1

46

100

18

            Le tableau 12 montre que la teneur en matière sèche n’a pas beaucoup varié (de 18 à 44,8 %) et à eu comme moyenne 35,43 %, ce qui est proche de la moyenne généralement connue (Anonyme, 2004).  La variété 30 qui a enregistré le rendement le plus élevé s’est de nouveau distinguée par une teneur en matières sèches de plus de 40% occupant le troisième rang après les variétés 16 et 22.

            D’après les résultats du tableau 12, la teneur en HCN a varié de 10 à 800 ppm.  Les variétés 1, 2, 6, 7, 8, 9, 12, 13, 14, 16, 18, 20, 22, 21, 24, 25, 27, 28,29, 31, 32, 35, 38, 41, 42, 43, 44, 45 et 46 ont montré une forte teneur en HCN(>100 ppm) tandis que les variétés 3, 4, 5, 10, 11, 15, 17, 19, 21, 26, 30, 33, 34, 36, 37 et 40 quant à elles ont montré une teneur faible (< ou = 50 ppm).

4.4.3. Sensibilité à la mosaïque

            Le tableau 13 présente le degré de sévérité de la mosaïque des cultivars manifestés à 6 mois d’âge.

Tableau 13 : Degrés de sévérité de la mosaïque des cultivars en étude

Blocs

Variétés

Bloc I

Bloc II

Bloc III

Mode

1

2

3

2

2

2

3

3

1

3

3

3

3

3

3

4

1

1

1

1

5

4

2

4

4

6

5

3

5

5

7

4

4

4

4

8

1

1

1

1

9

3

3

3

3

10

2

2

2

2

11

2

2

1

2

12

4

3

4

4

13

3

2

3

3

14

2

2

2

2

15

4

3

4

4

16

3

3

2

3

17

4

3

4

4

18

3

4

4

4

19

3

3

2

3

20

1

1

2

1

21

2

2

2

2

22

4

4

3

4

23

4

3

4

4

24

1

1

1

1

25

1

1

1

1

26

3

3

2

3

27

4

4

1

3

28

3

3

3

4

29

3

3

3

3

30

3

3

2

3

31

1

1

1

3

32

1

1

1

1

33

2

1

2

1

34

3

3

2

2

35

4

3

4

3

36

3

4

4

4

37

3

3

4

4

38

4

2

4

3

39

4

4

4

4

40

3

3

3

4

41

2

3

3

3

42

2

4

4

3

43

5

5

5

5

44

4

1

4

4

45

2

4

4

4

46

3

5

5

5

La plupart des variétés ont été sensibles à la mosaïque avec une cote moyenne de 3 sur l’échelle de la cotation de la sévérité de la maladie allant de 1 à 5.  Il a été marqué que presque toutes les variétés issues de l’IITA n’ont pas manifesté de symptômes de maladie, affichant ainsi les cotes de sévérité I.

Toutefois, les variétés locales ont mieux produits malgré leur sensibilité à la virose.  Tel est le cas de Mushikuzi (n° 16, cote 3), de Nakarasi (n° 22, cote 4), Chizunduka (n° 30, cote 3) ou encore Mudibiri (n° 34, cote 3) avec respectivement 54, 30, 82 et 50 tonnes par hectare.  Ces variétés sont tolérantes à la mosaïque.  Cette trouvaille est en dehors de la littérature qui signale qu’à ces cotes de sévérité, il devrait y avoir une importante baisse de rendement.  En effet, d’après Cikuru (données non publiées), à cet âge, le manioc atteint par la mosaïque africaine avec une telle sévérité, accuse une perte de rendement de plus de 60 % dans la plaine de la Ruzizi.  Dans le territoire de Walungu par contre les pertes de rendement vont jusqu’à 68,5 % (Alunga, 2005).  Ces variétés locales peuvent intéresser les sélectionneurs étant donné que nulle part dans la Province, elles ont donné des rendements supérieurs à ceux qui ont été obtenus à Runingu et méritent par conséquent d’être retenues dans la vulgarisation.

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