Table de matières
I.1.3.4. Principales compagnies pétrolières (Kathérine, 2005)
ExxonMobil est la plus grande compagnie pétrolière mondiale cotée en bourse. Elle résulte d’une fusion de 80 milliards de dollars entre les deux sociétés américaines Exxon et Mobil, en 1999. Cette compagnie possède la plus grande base de ressources énergétiques de toutes les compagnies non nationales. Son immense champ d’intervention, qui va de l’exploration et de la production pétrolière au raffinage et au marketing en passant par la fabrication pétrochimique, lui donne un accès incomparable aux opportunités d’investissement dans le monde entier. Ses activités en aval (vente au détail et raffinage) nécessitent beaucoup plus de pétrole que ce que la compagnie est elle-même capable de produire. Ceci en fait, tout comme les autres supers majors, un acheteur net de pétrole brut sur le marché.
- Capitalisation boursière, novembre 2004 : 316,5 milliards de dollars
- Résultat net pour 2003 : 21,5 milliards de dollars, en progression de 87,7 % par
rapport à l’année précédente
- Production en 2003 : la production est estimée à 4,2 millions de BEP/jr en 2003, soit une baisse de 1% par rapport à l’année précédente.1 Tout comme pour d’autres compagnies pétrolières, la croissance de la production n’a pas répondu à l’attente du marché.
BP a commencé son activité de fusion d’entreprises en s’emparant des sociétés américaines Amoco, en 1998, et Arco, en 1999. En 2003, BP se lance sur le marché russe, en acceptant de payer 6,8 milliards de dollars pour obtenir 50 pour cent des actions de TNKBP, une major récemment créée, regroupant les actifs russes de TNK, Sidanco et BP.
- Capitalisation boursière, novembre 2004 : 215,3 milliards de dollars
- Résultat net pour 2003 : 10,3 milliards de dollars, en progression de 50 % par
rapport à l’année précédente
- Production en 2003 : 3,6 millions de BEP/jr, soit une hausse de 3% par rapport à l’année précédente. La production devrait s’accroître d’encore 22 % en 2004, avec une contribution de TNK-BP de 500 000 BEP/jr supplémentaires.
Royal Dutch/Shell est le regroupement de deux compagnies : Royal Dutch Petroleum, des Pays-Bas, et Shell Transport and Trading, du Royaume-Uni. Bien qu’elle exerce ses activités comme une seule compagnie, la structure de son actionnariat n’est pas la même, par exemple, que celle d’ExxonMobil. Ce géant anglo-néerlandais est la troisième compagnie pétrolière cotée en bourse en termes de valeur marchande. Elle a choqué les investisseurs en 2004 en annonçant qu’elle avait surestimé ses réserves de pétrole prouvées, et qu’elle devait retirer 3,9 milliards de barils équivalent pétrole (BEP) de sa base de ressources. La compagnie a également admis avoir augmenté sa base de réserves depuis 1996, ce qui a obligé son président Sir Philip Watts à démissionner. Ce major a du mal à remplacer ses réserves, qui ont la plus faible durée de vie des cinq géants du pétrole.
- Capitalisation boursière, novembre 2004 : 108,5 milliards de dollars au total
- Résultat net pour 2003 : 12,5 milliards de dollars, en progression de 32,7 % par
rapport à l’année précédente
- Production en 2003 : 3,9 millions de BEP/jr, soit une baisse de 2% par rapport à
l’année précédente.
Connue aujourd’hui sous le nom de Total, la compagnie a été créée à travers deux fusions : la première entre la compagnie française Total et la compagnie belge Petrofina, qui a créé Totalfina, et la seconde en mars 2000, entre Totalfina et la compagnie française Elf Aquitaine. La croissance a été une caractéristique essentielle de la stratégie de l’entreprise.
À la différence de bon nombre de ses concurrents, elle a respecté le volume prévu pour
2003, et a prédit une croissance de la production pendant toute l’année 2005.
- Capitalisation boursière, novembre 2004 : 127,5 milliards de dollars
- Résultat net pour 2003 : 8,8 milliards de dollars, soit une progression de 41 %
par rapport à l’année précédente
- Production en 2003 : 2,53 millions de BEP/jr, soit une hausse de 4% par rapport
à l’année précédente.
Chevron a réalisé une fusion avec Texaco pour créer le deuxième major américain, si l’on se base sur la capitalisation boursière et les réserves prouvées de 12 milliards de BEP. Il s’agit du quatrième major mondial, au vu des réserves pétrolières et la production de 2,5 milliards de BEP. La compagnie n’a pas présenté d’estimations fermes de croissance de la production, mais elle prévoit une production stable pendant toute l’année 2005. (En mai 2005, la compagnie a raccourci son nom pour ne garder que Chevron).
- Capitalisation boursière, novembre 2004 : 112,1 milliards de dollars
- Résultat net pour 2003 : 7,2 milliards de dollars, soit une progression de 539 %
par rapport à l’année précédente
- Production en 2003 : 2,5 millions de BEP/j en 2003, soit une baisse de 3 % par
rapport à l’année précédente.
Après les cinq géants, ConocoPhillips arrive à la sixième place. En 2002, la fusion de Conoco et Phillips Petroleum a permis de créer la troisième major américaine et la sixième compagnie pétrolière mondiale en termes de réserves.
- Capitalisation boursière, novembre 2004 : 57,7 milliards de dollars
- Résultat net pour 2003 : 7,8 milliards de dollars, avec une progression de 83,7 %
par rapport à l’année précédente
- Production en 2003 : 1,6 million de BEP/j, soit une hausse de 49% par rapport à
l’année précédente.
De plus, de nouvelles compagnies russes, telles que Lukoil, Yukos et Sibneft se sont affirmées comme contrepoids significatif face aux cinq géants. Bien que ces compagnies soient relativement sous-évaluées, elles possèdent de grandes réserves et des niveaux de production tout à fait significatifs. Il s’agit de compagnies privées ou partiellement privatisées.
La Russie a exporté 49,19 millions de tonnes (4 millions de b/j) de pétrole brut vers l’Occident au cours du premier trimestre de 2004, soit une hausse de 18,1% par rapport à l’année précédente.
Mais fin 2003, le Kremlin a commencé à exercer des pressions sur Yukos et, dans une moindre mesure, sur Sibneft, deux des sociétés nées du processus de privatisation russe des années 1990. Les actions du Kremlin menacent la croissance de ces compagnies.
Une tentative visant à réduire les pressions à la faillite et à payer les arriérés d’impôts a entraîné en décembre la vente de Yuganskneftgaz, l’unité qui produisait 60 % de la production de Yukos. Quoi qu’il en soit, l’attaque contre Yukos a été largement considérée comme responsable du récent ralentissement économique de la Russie.
I.1.3.5. Pays producteurs de pétrole (Katherine, 2005)
La majeure partie du pétrole échangé sur le marché mondial est produite par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), bien que la part de ce groupe dans la production mondiale soit en baisse, principalement du fait des quotas de production qu’il s’est lui-même imposés. L’OPEP est constituée de onze pays
producteurs de pétrole, qui essaient d’utiliser leur poids de production collectif pour influencer les prix mondiaux du pétrole. Ses membres sont actuellement : l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Indonésie, l’Iran, l’Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar et le Venezuela.
La Russie, le Canada, le Mexique et la Norvège sont les plus gros exportateurs de pétrole non membres de L’OPEP, et les États-Unis sont le troisième plus gros producteur, après l’Arabie saoudite et la Russie.
I.1.3.6. Potentialités, approvisionnement et commercialisation des produits pétroliers en RD Congo
I.1.3.6.1 Les potentialités et les ressources pétrolières en RDC
L’évaluation des potentialités et les ressources pétrolières en RDC est résumée dans des documents du ministère d’hydrocarbure, de l’économie et de la conférence nationale souverain. Il en ressort que le pays est doté des réserves en hydrocarbures solides, liquides et gazeux. Ces réserves sont dans l’ensemble très difficilement connues à cause de l’insuffisance des travaux de prospection.
Toutefois, les réserves déjà connues dépassent. Cependant, très largement celles d’un nombre considérable des pays de l’Afrique subsaharienne.
Les estimations faites à ce jour sont selon les catégories :
- Pour off shore : c’est-à-dire les réserves se trouvant en mer : 84491000 barils des réserves prouvées et 46130000 barils de réserves probables ;
- Pour l’on shore : c’est-à-dire les réserves se trouvant sur terre : 17732000 barils de réserves prouvées et 4571000 barils de réserves probables.
Les estimations au sujet de l’off shore concernant le seul bassin côtier et au sujet de l’on shore la concession FINEREP sur l’ensemble du pays signale que ces réserves sont disséminées dans trois bassins sédimentaires. Le bassin côtier, la cuvette centrale et le graben du Tanganyika :
ü Le bassin côtier
Il est le seul bassin en exploitation. Situé dans la province du Bas Congo, il fait partie du bassin de la marge continentale de la côte atlantique et le Bas Congo. Ce besoin couvre 5992 à 7000 km². Dans ce bassin côtier, on trouve du pétrole brut, des réserves de gaz (évaluées à 24 milliards de m3 en 1986 dont neuf milliard en off shore), ainsi que des gisements de sables et calcaires asphériques contenant respectivement 2,6 à 20% et
11% à 37% de bitume (estimé à 960 millions de tonnes de bitule).
ü Le Graben du Tanganyika
Ce bassin est localisé dans la province orientale, le Sud et le Nord Kivu et le Katanga. Il représente une superficie de 73123 km². On a plus d’information sur le gaz Méthane contenu dans le lac Kivu est estimé près de 50 milliards de m3.
A ce sujet, une station expérimentale au Rwanda et fournit annuellement 500000 m3 à la brasserie limonaderie du Rwanda, BRALIRWA en sigle.
ü La Cuvette Centrale
La cuvette centrale constitue le bassin sédimentaire le plus vaste du pays et l’une de plus vastes zones sédimentaires au monde, avec une superficie de 750000 à 800000 km² et
900m de sédiments. Le gisement des Schites bitumeux y est signalé sur 15000 km² entre
Kisangani et Ubundu.
I.1.3.6.2 Le fonctionnement du secteur pétrolier congolais
La profession pétrolière s’exerce au sein d’une chaîne d’activité, qui comprend la recherche ou l’exploitation, la production, le raffinage et la distribution ainsi que l’importation.
Le pétrole brut congolais n’est produit que dans le bassin côtier, qui est confié à deux groupes de société. Il s’agit de :
- Le groupe GULF (Gulfoïl Congo sarl et Congo Gulf oïl Company): ce groupe s’occupe de la production off shore (en mer) avec comme associé le groupe TEIKOKU (Japan petroleum Congo SARL), Japeco et Congo petroleum
Company Ltd (COPECO), ainsi que le groupe UNOCAL (la société du littoral congolaise oïl company) ;
- Le groupe FI NAREP ex ZAIREP SOREPZA sarl et ZAIREP sprl, est une association de pétrofina et du groupe SHELL ( Shell Corex sarl et Shell Lirex sprl). Ce groupe s’occupe de la production on shore (en terre).
La RD Congo dispose, pour le traitement du pétrole brut, d’une raffinerie d’une capacité installée de 750000 tonnes de brut léger par an. C’est la raffinerie SOCIR (Société mixte appartenant conjointement avec parts égales (50%) à l’Etat congolais et au groupe Italien, AGIP.
Elle livre les produits suivants sur le marché : GPL (Gaz du pétrole liquéfié, Essence super, Kérosène, Gasoil pour moteur Diesel, Fuel (Combustible industriel). Elle est située sur la côte Atlantique, à la l’embouchure de fleuve Congo, à 600 km au Sud Ouest de Kinshasa.
La mission de SOCIR est de raffiner le pétrole brut, de transporter les produits pétroliers entre Banana et Matadi enfin de les stocker à Matadi.
La capacité de raffinage de la SOCIR permet, à sa pleine capacité installée de couvrir les besoins pétroliers de la RDC à concurrence de 100% pour le gasoil, le fuel et le GPL, 88% pour l’essence auto et 86% pour le Jet A1
Cependant, depuis se création, la SOCIR n’a jamais fonctionné au-delà de 30% de sa capacité initiale. C’est pourquoi, la SOCIR ne livre sur le marché que les produits pétroliers à concurrence 10% de la consommation interne, le déficit étant comblé par les importations.
La fermeture de la SOCIR, en 1995, l’a obligée à ne faire les approvisionnements que par les importations.
Trois principales voies servent à approvisionner la RDC, il s’agit de : l’Ouest, l’Est et le
Nord en raison des quantités suivantes exprimées en pourcentage de 1992 à 1997. Nous
donnons dans le tableau suivant un aperçu sur les répartitions en pourcentages l’approvisionnement tel qu’il est réalisé entre les trois voies.
Tableau n°1 : Approvisionnement pétrolier en RDC de 1992 à 1997 (en %)
|
Année |
Voies |
||
|
Est |
Sud |
Ouest |
|
|
1992 |
3 |
7 |
90 |
|
1994 |
3 |
12 |
85 |
|
1995 |
3 |
12 |
85 |
|
1996 |
2 |
13 |
85 |
|
1997 |
6 |
13 |
81 |
Source : Ministère de l’économie : la politique pétrolière de 1998
I.2 Revue empirique
Un certain nombre d’études empiriques ont été réalisées dans l’objectif d’analyser la concurrence entre les firmes, en général, et le secteur pétrolier, en particulier. Dans ce point, nous présenterons les travaux dont les résultats sont proches du cadre de notre étude.
Kambere (2008), dans son travail cherchait à savoir comment la commercialisation des produits pétroliers pouvait-elle contribuer à l’amélioration, surtout à l’accroissement des revenus des opérateurs économiques et faciliter le transport des personnes et des biens. En adoptant la méthode dynamique lui permettant d’étudier les différents dynamismes de la vente du pétrole sur le développement de la ville de Goma, il aboutit aux conclusions selon lesquelles la grande majorité des enquêtés Kadhafi s’approvisionnent
20 à 80 litres pour le gasoil et 50 à 100 litres pour l’essence et les dépositaires des stations s’approvisionnent dans l’intervalle de 42 m3 à 100 m3 par semaine ; la commercialisation des produits pétroliers génère d’énormes revenus aux dépositaires des stations et aux Kadhafi ; au sujet de l’impact socio économique, il y a une amélioration des conditions de vie de ces opérateurs œuvrant dans ce secteur ; la commercialisation des produits pétroliers contribue à l’amélioration du bien être, l’étude a montré que 60%
des Kadhafi habitent leurs propres maisons et 95% des dépositaires de stations sont propriétaires de leurs maisons ; les recettes issues de la commercialisation du carburant contribuent en concurrence de 50% au budget de la province ; la création des nouvelles infrastructures (les stations services modernes et ainsi que les installations corollaires) ; la construction des nouveaux bâtiments à usage commercial, bureaucratique et résidentiel ; les recettes publiques recouvrées sous forme d’impôt et taxes dans ce secteur servent à l’aménagement des routes et autres infrastructures publiques. Ce secteur procure également un revenu aux Kadhafi qui leur permet se subvenir aux besoins de base et quelques secondaires tel que nous a révélé l’enquête effectuée au près des Kadhafi.
Balagizi (2012) a mené une étude portant sur l’analyse stratégique du secteur pétrolier dans la ville de Bukavu, plus spécialement dans la commune d’Ibanda. En adoptant l’approche de cinq forces de Porter et l’analyse de la chaîne des valeurs, elle a abouti à la conclusion selon laquelle le secteur pétrolier à Ibanda, plus précisément le secteur des stations-services, est fortement attractif et l’intensité concurrentielle y est faible. Mais également, les usagers sont, dans l’ensemble, satisfaits des prix à la pompe mais aussi de la qualité des services offerts par les stations-services de la commune d’Ibanda.
Pour Kuvituanga (2006), dans son travail, voulait comprendre le rôle joué par la société congolaise d’entreposage des produits pétroliers (SEP) dans la distribution des produits pétrolières et la façon dont la société SEP Congo distribuait les produits pétrolières aux sociétés partenaires ou à leurs affiliées dans la ville de Kinshasa. Après enquête, il remarque que les sociétés pétrolières importent trois catégories des produits qui sont l’essence, les distillant moyens et le flues lourds. Ces produits sont fournis par Chevron, ENGEN, X-OIL. Les produits sont livrés à Ango Ango pour la voie de l’Ouest et au sud par les frontières Zambie, RDC et Tanzanie. A l’Est, les produits entrent par la frontière du Congo avec le Rwanda. Les activités telles que la manutention, le dédouanement, le transport, le conditionnement et la mise en place de produits de la profession sont assurées par SEP. Arrivée à ses dépôts, SEP gère la distribution pour les clients ; d’une part, le gros clients qui sont des société de coopération, les organismes et d’autres part les petits clients composés des consommateurs qui se procurent dans des stations- services parmi les petits clients ; d’autres achètent par fût pour une consommation ultérieure, soit revendre. Durant son étude, il fait état d’une diminution progressive de
volume des produits livrés à la clientèle dont le cumul donne 518.309,49 ATA en 1999 et 433.546,59 en 2000.
Lauzon, Martine et Hasbani (2008) quant à eux, dans leur travail portant sur
« L’industrie pétrolière mondiale : concurrence ou cartel ? Analyse socioéconomique de six plus grandes pétrolières mondiales » ont cherché à savoir si les six compagnies pétrolières mondiales évoluaient dans une situation de concurrence ou dans un cartel. Les résultats obtenus montraient que les compagnies pétrolières étaient peu nombreuses au sein du secteur et n’avaient pas de concurrence extérieure, elles ne rivalisaient même pas entre elles, ce qui relevait d’une situation monopolistique. Ces compagnies avaient même voulu éliminer, par le passé, les détaillants indépendants par une guerre de prix où seuls les puissants pouvaient survivre. Cette étude empirique fondée sur les chiffres recueillis auprès des états financiers de six plus grandes pétrolières mondiales démontrait clairement qu’il y avait oligopole.
Meunier (2008), dans sa thèse, a abordé à l’aide des modèles de concurrence imparfaite certains aspects de la concurrence et des choix d’investissement. Il trouve que ces modèles permettent de mieux comprendre les effets de long terme du nouveau mode d’organisation du secteur électrique sur les investissements en capacités de production. Plusieurs développements sont envisageables, beaucoup de questions restant encore ouvertes. Il faut souligner que les questions que pose le secteur électriques peuvent être générales, de nombreux secteurs capitalistiques partageant les mêmes « symptômes », les effets peuvent cependant être exacerbés dans le cas de l’électricité.
Michel (1998), dans sa thèse, voulait spécifier et tester un modèle économétrique de réponse des ventes d’essence automobile à partir d’un panel de stations-service (1993-
1997) et à l’aide des estimateurs à distance minimale. Il s’agit de mesurer l’impact à court terme des facteurs sous contrôle et hors contrôle sur les ventes d’essence automobile dans les stations-service.
Il est montré dans cette recherche que le prix affiché de l’essence dans un site, la capacité de service du site, les heures de service et le nombre de sites concurrents au voisinage dans un rayon de deux kilomètres sont les principaux facteurs endogènes et exogènes qui influencent la demande sélective des sites d’essence de façon significative.
Que les fonctions de réponse des stations-service dans les marchés à structure oligopolistique ont des effets spécifiques aléatoires nuls si le prix de détail d’essence s’écarte négativement du prix actuel du marché. Il est montré que la localisation d’une station-service a un impact relativement faible sur les ventes d’essence dans les stations service. Que c’est la conjugaison de la capacité de service, des prix et des heures de service qui confèrent à une station-service un monopole spatial et non sa localisation. Il est clairement établi dans cette recherche que la localisation d’une station-service n’est pas la condition sine qua non de son succès commercial mais sa capacité de service, ses prix de vente, ses heures de service et le nombre de sites concurrents dans son voisinage. La localisation d’un site n’est pas conséquente au potentiel de marché mais à la concurrence.
Il est démontré dans cette thèse que le marché de l’essence automobile est en saturation et que le taux de croissance de la demande dans le marché de Montréal est quasiment stable à 1%. Ce n’est pas un marché de l’avenir avec des rendements moyens annuels par site inférieurs à 4Ml. La restructuration et la diversification que connaît cette industrie depuis les années 80 poussent davantage les gestionnaires des grandes chaînes de stations-service à s’interroger sur la productivité marginale de chaque ressource commerciale.
Bisengimana (2008), a réalisé une étude portant sur la part des produits pétroliers dans la fixation des prix des biens et services dans la ville de Goma, étude qui a couvert une période de 2004 à 2008. Dans cette étude, Bisengimana a voulu savoir si l’augmentation ou la variation des prix du pétrole, de l’essence et du gasoil entraînait une hausse (variation) proportionnelle de prix des produits de première nécessité et des services sur le marché. Il est arrivé aux résultats selon lesquels les variations, tant à la hausse qu’à la baisse, des prix du pétrole, de l’essence et du gasoil n’entraînaient pas une variation proportionnelle de prix des produits de première nécessité.