Table de matières
Ce travail a porté sur l’Administration publique et les conflits ethniques en territoire d’Uvira, « cas de la chefferie plaine de la Ruzizi ». Hormis l’introduction et la conclusion, ce travail est subdivisé en trois chapitres.
En effet, le premier chapitre porte sur les considérations générales dans lequel deux sections ont été développées, la définition des concepts et la présentation de la chefferie plaine de la Ruzizi, le deuxième chapitre parle sue l’Administration publique en RDC. dans ce chapitre, trois sections sont présentées, la première section porte sur l’historique, structure, organisation et état de lieux de l’Administration publique, la deuxième analyse les missions, fonctions et la gestion de l’Administration publique et enfin le troisième section montre l’entrée et la sortie dans la fonction publique et la réforme de 2008 de l’Administration publique et le troisième chapitre traite sur la résolution de la résolution des conflits ethniques dans la chefferie plaine de la Ruzizi par l’Administration publique.
Ce chapitre est scinde en deux parties, dont la première partie parle de mécanismes inefficaces utilisés par l’Administration publique dans la résolution des conflits ethniques en chefferie plaine de la Ruzizi, avec deux sections, dont la première section parle des mécanismes traditionnels et la deuxième section parle des mécanismes modernes, et la deuxième partie porte sur les mécanismes efficaces utilisés par l’Administration publique dans la résolution des conflits en chefferie plaine de la Ruzizi avec trois sections, dont la première analyse la transformation de la chefferie en secteur, la deuxième section porte sur l’identification et la condamnation des agents générateurs des conflits ethniques et la troisième section porte sue la participation de toutes les communautés à la gestion de la chefferie.
L’objet de cette étude va essayer de montrer comment l’Administration publique arrive à gérer les conflits ethniques dans la chefferie plaine de la Ruzizi et les contraintes auxquelles cette dernière se heurte pour restaurer la cohésion nationale et le bon fonctionnement de l’Administration publique dans cette entité. Il sera question de montrer aux dirigeants que l’application effective de la décentralisation peut contribuer à démarrer le développement de cette entité.
Enfin, les autorités doivent être d’une part à mesure d’identifier les agents de conflits ethniques et d’appliquer les sanctions selon les dispositions prévues par la loi et d’autre part, montrer à la population que la résolution de conflits ethniques n’est seulement une question gouvernementale, mais une préoccupation qui demande la participation de tout le monde.
Dans la réalisation de notre travail, nous nous proposé la question suivante :
Cette question, nous a permis de parcourir un long chemin pour vérifier nos hypothèses. Dans la première hypothèse nous avons estimé le changement de la chefferie en secteur, la deuxième hypothèse identification et condamnation des agents de conflits ethniques et enfin la troisième hypothèse la participation de toutes les communautés dans la gestion de la chefferie.
Dans le cadre de notre travail, nous avons utilisé la méthode fonctionnelle telle que développée par Jeef MUDIMBI et la théorie structuro – fonctionnelle de Talcott Parsons appuyée par les techniques documentaire, d’entretien, de l’observation directe et la participation observante.
Dans nos recherches sur le terrain, nous avons abouti aux résultats selon lesquels que, les mécanismes utilisés par l’administration publiques dans la résolution de conflits ethniques sont défaillant. Cette défaillance s’explique par le fait que, dans la chefferie plaine de la Ruzizi il n’y a pas le bon fonctionnement des institutions locales, la présence de groupes armées et une duplicité administrative ou dédoublement de chef de Groupement dans cette entité sous le commandement de chef de chefferie. Cette situation anarchique s’explique par le fait que ce nouveau chef de chefferie avait désigné d’autres nouveaux chefs de Groupement en remplacement de ceux qui travaillaient. Aucun chef de Groupement présentement en fonction dans cette entité n’est reconnu par arrêté Ministériel du ministère national de l’intérieur, sécurité ; décentralisation et Affaires coutumières, ni installé par l’Administrateur de Territoire telque stipulé par l’article 8 de la loi organique n010/011 du 18 mai 2010 portant fixation des subdivisions Territoriales à l’intérieur des provinces.
Malgré l’utilisation de la palabre Africaine, de la médiation, de la négociation secrète et de la facilitation au dialogue intercommunautaire, la situation reste la même et aucune résolution efficace de conflits ethniques dans cette chefferie.
Voilà comment de notre de notre part, notre première hypothese a été confirmée à suffisance du fait que la chefferie plaine de la Ruzizi depuis sa création en 1928 jusqu’à ce jour a toujours été gérée de façon extra coutumière par les dirigeants issus de différentes tribus et ethnies de la République Démocratique du Congo.
Outre, les Barundi population d’origine Burundaise, les Bafuliiru majoritaire, Bashi, Bangungu de Maniema, les Kasaiens et les Rega, jusqu’à la preuve du contraire, nul autre chefferie de RDC n’a jamais été administrée de cette façon extra coutumière. C’est celui prouve à suffisance que l’exercice du pouvoir dans cette chefferie cadre bien avec le secteur en élisant un chef de leur choix et non celui imposé par la population. La situation démographique actuelle et le statut juridique de cette entité territoriale ne cadrent pas avec la définition légale de la chefferie mais plutôt avec celle du secteur. Le changement de la chefferie en secteur pourrait résoudre plusieurs problèmes.
Notre deuxième hypothese a été également confirmée du fait que les agents générateurs des conflits ethniques dans la chefferie plaine de la Ruzizi sont connus. Il s’agit des agents directs, les agents indirects et les politiciens. Les agents directs sont souvent ouvertement dans les conflits vécus, il s’agit de la population locale, de la société civile, les Bami et les autres leaders locaux qui sont impliqués directement dans la manifestation au moment de réhabilitation du pouvoir du chef coutumier.
L’implication des agents interne résulte dans la tenue des réunions locales sur la contestation du pouvoir, collaboration entre les Bami qui veulent se maintenir au pouvoir, les intellectuels dans la rédaction de mémorandum et leur dépôt à toutes les instances concernées par les affaires coutumières, manifestation pacifique et non pacifique contre l’autorité coutumière. Quant aux agents externes, ils s’impliquent dans la contestation, mais vivant en dehors de la chefferie plaine de la Ruzizi, tels que les intellectuels et d’autres natifs résident en dehors de l’entité.
Ces agents jouent le rôle important dans la communication des stratégies pour contester et maintenir le pouvoir, par ailleurs il faut aussi signaler que certains politiciens insultent la population à la haine pour déstabiliser cette entité par de financement et soutiens de plusieurs qualités lorsqu’ils soutiennent le chef de telle ou telle autre communauté. Ceci montre à suffisance que ces agents sont connus, mais le problème se pose au niveau de l’administration qui ne sanction pas ces agents sévèrement, qui provoquent beau coup d’enjeux suite à ces conflits ethniques comme par exemple le territoire et la nationalité avec nature conflits entre groupes éthiques, contrôle du pouvoir et leader ship avec comme nature conflits d’accès au pouvoir et la terre.
Mais également, ces agents générateurs des conflits ethniques causent plusieurs conséquences matérielles, économiques, (destruction des infrastructures et abandon des activités économiques), humaine (tueries et massacres), sécuritaires (création des milices et groupes armés à caractère tribale – ethniques, sociale (cohabitation difficile des communautés).
En plus notre troisième hypothèse a été confirmée parce que la participation de toutes les communautés les communautés dans la prise de solution de ce conflit est le premier pas pour résoudre les conflits ethniques dans la chefferie plaine de la Ruzizi. La chefferie doit, par ailleurs réfléchir sur la mise en place des près requis nécessaires (climat favorable des affaires) pour une vie harmonieuse et dans le concorde. Si la loi de la majorité qui prendra toujours les postes de responsabilité au détriment des minorités, qui risquent de ne pas adhérer aux politiques communes. Cette participation devrait permettre d’éviter une solution conflictuelle entre les contribuables et les pouvoir public en cas de paiement des différentes taxes.
Ainsi de notre part, nous estimons n’avoir pas achevé l’intégralité du champ de cette étude et que nous restons très ouvert aux autres chercheurs qui s’intéresseront à ce sujet de bien vouloir approfondir beaucoup plus d’avantage. De ce fait, étant donné que la science est un apprentissage par essaie erreur, nous restons plus attentifs aux remarques qui seront données par nos ainés scientifiques favorables à la solidité de ce travail.