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CHAPITRE IV. LES STRATEGIES DE REINSERTION EFFECTIVE ET DURABLE DES ENFANTS SORTIS DES FORCES ET GROUPES ARMES DANS LA CITE D’UVIRA

IV.1. APPLICATION ET GROUPES ARMES DANS LA CITE

D’UVIRA

DE LA MATRICE MOFF

Selon GILLES BRESSY et CHRISTIANT KONKUYT, management et économie des entreprises, Siery, 2014.  Les éléments d’analyse MOFF ne doivent pas dépasser 7 éléments soit donc 3 à 5,  tout au plus 6.[1]

L’application de la matrice MOFF consiste d’abord a identifier les forces et les faiblesses que l’Ajedi-ka présente, les opportunités et les menaces de l’environnement.[2] Tableau 4

FORCES (Facteurs endogènes)

FAIBLESSES Facteurs endogènes)

1.     Bon programme d’intervention   

2.     Appréciation des activités et présence des enfants sortis des forces et groupes armés au sein de l’association. 

3.     Réception du kit de réinsertion 

1.     Manque de suivi des enfants réinsérés  mais aussi absence d’une structure d’accompagnement de ces  enfants après la réinsertion

2.     Encadreur non qualifiés qui occasionne une faible mobilisation des acteurs les plus concernés

3.     Courte durée de la formation 

OPPORTUNITES (Facteurs exogènes)

MENANCES (Facteurs exogènes)

1.     Collaboration avec le pouvoir public 

2.     Existence des APE dans le milieu 

3.     Les ressources naturelles(telles que les lacs, rivières, fleuves  et la fertilité du sol) 

1.     Présence des mouvements et recrutement des enfants par  les forces et groupes armés opérationnels dans le milieu 

2.     Retard de financement 

3.     Détournement de fonds 

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IV.2. MATRICE D’ORIENTATION STRATEGIQUE

Matrice d’orientation stratégique

Légende : XXX fortement

Xx : moyennement

X : faiblement

-         : pas de rapport

OPORTUNITES

MENACES

TOTAL

0.      Collaboration avec le pouvoir public

1.      Existence des APE

2.      Les ressource s naturelles

1.      Présence des mouvements et recrutement des enfants par  les forces et groupes armés opérationnels dans le milieu

2.      Retard de financement

3.      Détournement de fonds 

Forces

1. Apport de la population aux actions de l’Ajedi-ka 

XXX

XXX

XXX

XX

X

X

13

2.      Appréciation des activités et présence des enfants sortis des forces et groupes armés au sein de l’association.

XXX

XXX

XXX

XXX

-

-

12

3.      Réception du kit de réinsertion

XX

XX

XX

-

XX

XXX

11

FAIBLESSES

6

1.      Manque de suivi des enfants réinsérés  mais aussi absence d’une structure d’accompagnement de ces  enfants après la réinsertion

-

-

-

-

XXX

XXX

0

2.      Encadreur non qualifiés qui occasionne une faible mobilisation des acteurs les plus concernés

-

-

-

-

-

-

0

3.      Courte durée de la formation

-

-

-

-

-

-

42

Total

8

8

7

5

7

7

IV.3. ORIENTATION STRATEGIQUE

On prendra les combinaisons  qui ont le plus grand score :

  • Par rapport aux forces 
    • Bon programme d’intervention
    • Appréciation des activités et présence des enfants sortis des forces et groupes armés au sein de l’association.
    • Réception du kit de réinsertion
  • Par rapport aux faiblesses

-    Manque de suivi des enfants réinsérés

  • Par rapport aux opportunités
    • Collaboration avec le pouvoir public
    • Existence des APE dans le milieu
  • Par rapport aux menaces 
    • Détournement de fonds
    • Retard de financement

IV.4. STRATEGIES D’INTERVENTIONS 

Rappelons en passant qu’une stratégie, est la traduction de la mission de l’organisation en but de fournir des idées sur la façon de poursuivre ces but. Tout comme il peut y avoir plusieurs manières en fonction de l’environnement, le développement des stratégies permet de faire un choix  parmi les alternatives.[3]

Pour ce qui est de nos stratégies pouvant aider l’Ajedi-ka à assurer l’efficacité de ses interventions sur le terrain, il se dégage ce qui suit :

  1. Renforcer la sensibilisation et le suivi des enfants réinsérés dans la communauté afin de s’assurer de leur évolution
  2. Susciter les initiatives locales de développement et mettre en place un comité de suivi-évaluation des activités de réinsertion des enfants sortis des forces et groupes armés
  3. Accéder le processus d’éradication des groupes armés résiduels encore opérationnels dans le milieu et faciliter leur intégration dans le FARDC et ou dans démobilisation (mettre fin à l’activisme des forces et groupes armés résiduels encore opérationnels dans le milieu)

IV.5. LES PRINCIPALES PARTIES PRENANTES

Les principaux acteurs suivants faciliteront l’opérationnalisation  des stratégies proposées 

  1. Le pouvoir public : maintenir la sécurité de la population et de leurs biens dans la cité d’Uvira, créer de l’emploi en faveur des ESFGA  et les empêcher de retourner dans les forces et  groupes armés 
  2. La population : d’accepter et de considérer l’intégration des ESFGA dans leur communauté, de cesser à pointer du doigt aux ESFGA comme semeur de l’insécurité et de les intégrer dans leurs activités économiques
  3. ONG et Bailleurs de fonds : d’être disponible et d’accepter d’envoyer le fonds destinés à l’encadrement des ESFGA au moment opportun et de faire régulièrement le suivi et l’évaluation de fonds envoyé et des activités prévues et réalisées
  4. ESFGA : d’accepter de s’intégrer et de vivre en harmonie avec la population, d’accepter d’apprendre les différents métiers proposés, participer aux activités économiques de la communauté et s’adhérer dans les associations de développement de la communauté.

IV.6. HYPOTHESES IMPORTANTES ET MESURE DE RECHANGE

Ici il est question d’analyser les différentes hypothèses qui peuvent nous empêcher à arriver aux objectifs que nous nous sommes assignés et chercher les voies et moyens pour les contourner.

Les différentes hypothèses sont :

  • Détournement de fonds
  • Mauvais choix des métiers a apprendre aux ESFGA
  • Indisponibilité des formateurs compétents dans les centres d’apprentissage des métiers professionnels
  • Insuffisance d’outils d’apprentissage approprié

En ce qui concerne les mesures de rechange, il fait qu’il est un accord en commun entre les différentes parties prenantes et ce la nous pousse à suggérer aux dernières ce qui suit :

  • Le gouvernement de sécuriser la population et ses biens et d’assurer l’intégrité territoriale, faire de plaidoyer aux différents bailleurs de fonds en faveur des ESFGA
  • Aux bailleurs de fonds d’accepter de financer au moment voulu
  • A la population d’accepter de vivre en harmonie avec les ESFGA et de les intégrer dans la communauté

Les ESFGA de manifester la volonté d’apprendre les différents métiers qui leurs ont proposés

[1]GILLES BRESSY et CHRISTIANT KONKUYT, management et économie des entreprises, Siery, 2014.  Les élements d’analyse MOFF

[2]BAREGA LOMBE Recherche-action en planification : notes de cours première année de licence 2005 ISDR/BUKAVU  

[3] KABOBYA Godefroid, Séminaire sur le cours de la planification, inédit L1/ISDR, BUKAVU, 20072008

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