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CHAPITRE III : PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS DE L’ENQUETE

III.1.   objectif  de l’enquête

Notre   enquête   avait  comme  objectifs :

  • Analyser les effets socio-économiques de la réinsertion des ESFGA dans leur milieu d’accueil
  • Envisager de possibilités de création d’emploie pour les ASFGA
  • Proposer une stratégie visant à améliorer les interventions de l’Ajedi-ka dans la réinsertion socio-économique des ESFGA.

III.1.2   méthodologie  d’enquête

 L’enquête   que nous  avons  menée  a été   constituée   par  3 catégories   au sein   desquelles   nous  avons tiré notre échantillon d’étude :

  • Les enfants sortis  des  forces et groupes  armés
  • Les responsables  d’ ONG  œuvrant   dans le   domaine   de la  réinsertion   des  ESFGA (Ajedi-ka)
  • Les familles   d’accueil   des  enfants   sortis   des forces et groupes armés.

III.1.3  échantillon d’étude

Selon le prof : ADIL EL MARHOUM de la nationalité marocaine dans son cours d’échantillonnage et estimation de l’université MOHAMED V, Rabat.

La détermination de l’échantillon ; le nombre n’est pas une garantie absolue de représentativité. La détermination de la taille de l’échantillon dépend essentiellement de deux facteurs :

  • La précision souhaitée : plus on souhaite des résultats précis, plus l’échantillon nécessaire et important
  • Le budget disponible : plus on augmente la taille, plus le cout de l’enquête s’accroit.[1]

Etant donné   que les  enfants   sortis  des forces et groupes armés , les  responsables   d’ONG   œuvrant   dans la réinsertion   des ESFGA   ainsi que   les  familles  d’accueil   des  enfants   sortis  des forces et groupes  armés   sont  nombreux   et qu’il est souvent impossible de  les  atteindre  tous ;  nous   avons   recouru   à l’échantillon   aléatoire simple stratifié  qui nous  a  permis   de  cibler   un effectif   constituant  un échantillon   pour  chaque   catégorie, mais aussi nous avons fait usage de l'approche à boule de neige qui nous a aidé à découvrir, grâce aux informations qui nous a été fournis par nos enquêtés, là où pourraient se trouver d'autres sources d'informations.

 Ce pendant, pour atteindre nos objectifs, nous avons  enquêté 206 personnes  présentant notre échantillon, dans une population   de la cité d’Uvira, estimée à 199046. Cet échantillon est constitué de 90 ESFGA ,20 responsables  d’ONG   œuvrant   dans la   réinsertion   d’enfants   sortis   des forces et groupes armés   et 96 membres   des  familles   d’accueil   de  ces  enfants.

Tableau 2 : Répartition de l’échantillon d’étude

N°

Catégorie des personnes à interroger

Effectifs

%

1

ESFGA

90

43.68

2

Familles d’accueils

96

46.60

3

Personnels Ajedi-ka

20

9.70

TOTAL

206

100

Source : nos enquêtes de 2015

La lecture de ce tableau montre les catégories des personnes à interroger ainsi que leur nombre total qui a constitué notre échantillon d’étude. Il s’agit d’un total de 206 personnes reparties dans trois catégories dont : 90 ESFGA, 96 membres de la famille d’accueil et 20 membres du personnel de l’Ajedi-Ka.

3.4. Résultats de l’enquête

3.4.1. Caractéristiques des enquêtés

Tableau 3 : Notre échantillon est reparti selon l’âge, le sexe ; l’état civil, et la profession.

Variables

Famille d’accueils

ESFGA

Personnels de l’Ajedi-ka

Effectifs

%

Effectifs

%

Effectifs

%

Effectifs

%

Tranche d’age

12-15ans

26

27.08

46

51.1

5

25

77

37.37

16-18ans

28

29.16

12

13.3

9

45

49

23.7

18-40ans

12

12.5

32

35.6

3

15

47

22.81

40 et plus

30

31.25

-   -   -   -

-  -

3

15

33

16.01

Total

96

100

90

100

20

100

206

100

Sexe

Masculin

35

36.45

71

78.9

16

80

122

59

Feminin

61

63.54

19

21.1

4

20

84

40.77

Total

96

100

90

100

20

100

206

100

Etat civil

Célibataire

33

34.37

71

78.9

5

25

109

52.91

Marié

63

65.62

19

21.1

15

75

97

47

Total

96

100

90

100

20

100

206

100

Profession/Activité

Coupe et couture

23

23.95

19

19.79

-

-

42

20.58

Menuiserie et charpenterie

17

17.70

16

16.66

-

-

33

16.17

Coiffure

17

17.70

12

12.5

-

-

29

14.24

Agriculteurs

22

22.91

32

33.33

-

-

54

26.47

Eleveurs

10

10.41

12

12.5

-

-

22

22.91

AGR

11

11.45

9

9.37

-

-

20

9.80

Total

96

100

96

100

0

100

200

100

Source : enquête personnelle, 2015

D’après ce tableau, l’intervalle d’âge compris entre 12 et 15ans a le plus grand effectif équivalant à 46 personnes soit 51,1%, ceci s’explique par le fait que cette tranche d’âge correspond avec l’âge des enfants mineurs utilisés dans les forces et groupes armées.

Par contre, 12 personnes ont un intervalle d’âge compris entre 16 et 18 ans l’écart étant significatif  s’explique  par le fait que les enfants soldats  qui sont notre cible n’appartiennent pas totalement à cette tranche d’âge. En fin soulignons que la tranche d’âge qui varie entre 18 et 40 ans est représentée par 32 personnes soit 35,6%  vient en deuxième position. Pour l’Ajedi-ka la majorité des personnes interrogées est constituée des personnes se trouvant dans la tranche d’âge entre 16 et 18ans soit 45%. Ajoutons que parmi ces personnes interrogées les une faisaient parti du personnel de l’Ajedi-ka pendant la période de l’apprentissage des métiers professionnels aux ASFGA et les autres sont toujours agents de l’Ajedi-ka

Du point de vu sexe des enquêtés, les hommes sont nombreux que les femmes dans l’échantillon. Nos enquêtés masculins sont d’un effectif de 71 personnes soit 78,9% tandis que nos enquêtés féminins sont 19 soit 21,1% ces chiffres traduisent la faible utilisation des enfants mineurs féminins dans les forces et groupes armées.

En outre, ces mêmes chiffres expliquent encore les faibles taux des femmes qui ont répondues à notre questionnaire telles que les femmes sorties des forces et groupes armée, femmes œuvrant dans la défense de protection de l’enfance et des femmes responsables des familles d’accueils. D’un autre angle, de la part de nos enquêtés des familles d’accueils nous observons que les enquêtés du sexe féminin ont été majoritaires avec un pourcentage de 63.54%. Celles ci sont les femmes exerçant l’activité champêtre et qui étaient plusieurs fois victimes des actes d’atrocités des enfants ex-combattants tels que le viol et violence sexuelle, vol, intimidation et pillage.  De même pour le personnel de l’ajedi-ka, 80%  de nos enquêtés ont  été de sexe masculin, l’écartement des personnes du sexe féminin dans cette association selon nous pendant l’enquête est du à la non occupation des femmes à des postes importants pouvant nous fournir des renseignements fiables dont nous aurions besoins.   

A partir de ce tableau, nous constatons dans les familles d’accueils les mariés sont nombreux plus que les célibataires avec une proportion de 71 personnes soit 78,9%  contre 33 personnes  soit 34.37% de célibataires. En ce qui concerne la profession exercée par nos enquêtés, nous voyons que dans son ensemble 23.95% de nos enquêtés ont une activité de coupe et couture, 22.91% exercent comme activité d’agriculture, néanmoins 33.33%, des ESFGA s’occupent de la coiffure dans la cité d’uvira est due par cette recette journalière qu’elle apporte d’une manière rapide.

3.4.2. QUESTIONS ADRESSEES AUX ESFGA

Figure 1 : Durée pendant laquelle les enquetés ont été sensibilisés

A travers la figure 1 ci-dessous nous observons que 71enquetés, soit 78.9% de l’échantillon de l’étude de nos enquêtés, ont étés sensibilisés entre l’intervalle d’1 à 5ans, 10 enquêtés soit 11,1 % de nos enquêtés ont été sensibilisés entre 6et 10 ans, 4 enquêtés soit 4.4% de nos enquêtés ont été sensibilisés dans moins d’une année et en fin  5 enquêtés soit 5.6% ont été sensibilisés dans plus des 10ans. Ces résultats nous ramènent à dire que la majorité des ESFGA ont été sensibilisés entre 1 et 5 ans, 6 et10ans,  plus de 10ans et moins d’une année.  Figure 2 : Motivation de prise des armes

Les résultats de cette figure 2 nous montrent que, la plus part des enfants ont été motivés de prendre les armes à cause de l’auto défense. Cet avis est partagé par 66 enquêtés soit 73.3%, 18 soit 20% disent que ce qui a été à la base de leur motivation de prise des armes dans les forces et groupes armés était l’esprit de vengeance, 6 enquêtés soit 6.7%  manque d’occupation.

Figure 3 : Type de groupe d’appartenance

A la question de savoir le type de groupe armé  dans lequel nos enquétés opéraient, nous constatons à partir de ce tableau  que, 21 enquêtés sur 90 soit 23.3% de l’échantillon d’étude ont répondu qu’ils opéraient dans l’armée régulière, 8 soit 8.9% faisaient leurs activités dans un groupe armé étranger et 61 soit 67.8% disent operer dans une force de défense.

Figure 4: Milieu de vie après être sortis des groupes armés

La figure 4 révèle que 72 % de notre échantillon d’étude vivent dans leurs propres familles, 21 % habitent dans le CTO et 7% dans les familles d’amis.

Figure  5 : Types d'assistance bénéficié de l'AJEDI-KA

Partant de la figure, sur 90 enquêtés soit 100% d’effectif total de nos enquêtés, 7.8% de nos enquêtés disent oui d’avoir bénéficiée une assistance psycho sociale de la part de l’Ajedi-ka, 26.7%   de nos enquêtés acceptent d’avoir reçu une assistance économique et 65.6%  assistance socioprofessionnelle.

Figure  6 : Du programme d'apprentissage des métiers

En observant la figure, nous constatons que sur  90 de nos enquêtés, 68 soit 75.6%  disent oui d’avoir  bénéficiés le programme d’apprentissage des métiers. Quant aux 22 autres enquêtés soit 24.4%  de l’échantillon d’étude, ils avaient refusés de n’avoir pas bénéficiés ce programme d’apprentissage des métiers.

Figure  7 : Filière de formation

Partant de la figure, nous remarquons que 12  personnes soit 13.3% de l’échantillon disent de faire la coupe et couture, 29 enquêtés soit 32.2% de notre population d’étude parlent d’avoir pratiqués la menuiserie et la charpenterie, 13 personnes soi 14.4% de l’échantillon confirment la coiffure, 30 enquêtés soit 33.3% des enquêtés affirment l’agriculture et l’élevage et en fin 6 personnes soit 6.7% les AGR.

Figure  8 : De liberté ou imposition de la filière

Sur un échantillon de 90 personnes qui correspond à 100%, 30 personnes  soit 33% de notre population d’étude disent d’avoir choisi librement la filière, 16 personnes  soit 18% de notre univers d’enquête nous précisent d’être imposés la filière et 44 personnes soit 49%  affirment  une orientation de la part des agents de l’Ajedi-ka.

Figure  9 : L'apprentissage a-t-il été bénéfique

Il en découle que la formation que les ESFGA avaient reçue en plusieurs domaines n’était pas bénéfique car cette formation n’a pas répondu aux exigences du marché. Ce la se constate clairement dans la figure ou sur 90 personnes enquêtés, 61 soit 67.8%  ont dit que cette formation n’était pas bénéfique et nous avons constaté sur terrain que la majorité des ESFGA vivent  chacun en se débrouillant d’une autre manière au lieu de vivre au dépend de la formation apprise. Ce la nous ramène à soutenir Douglas qui a dit la formation doit répondre aux exigences du marché.

D’après l’auteur ajoute en donnant un exemple du programme de la réintégration Ethiopie et au Mozambique en montrant le cours de formation ont un effet positif, car ils permettent entre autres aux ESFGA  de trouver des « emplois temporaires » interroger a ce sujet, ces ESFGA disent n’avoir eu aucun cours de formation ni certificat pouvant le garantir un emploi dans les milieux.[2]

Figure  10 : De la réception ou non du kit

Il convient de dire que 57 enquêtés soit 63.3%  de nos enquêtés affirment avoir reçu le kit de réinsertion de la part de l’Ajedi-ka contre 32 enquêtés soit 35.6% qui ont dit le contraire. D’après les renseignements recueillis auprès de nos enquêtés, le kit de réinsertion était composé de 2 houes, un vélo,  1 machine de couture, 10Kg de semences arachide, 10Kg de semences de riz, 10Kg de semences de haricot. Tout ce la nous a poussé à confirmé ce que l’Ajedi-ka nous dit a travers son programme dans l’étape achat et distribution des kits de réinsertion.

figure 11 : Le kit de réinsertion reçu permet-il l'auto-prise en charge

A l’issu de ces  résultats, il importe de noter que : 25.6%  des enquêtés ont dit  que le kit reçu leurs permettent de se prendre en charge, tan disque 60 enquêtés soit 74.4%   soutiennent l’idée contraire.

Figure 12 : Suggestions à l'AJEDI-KA pour l'amélioration des conditions de vie des ESFGA

A la lumière de la figure, il convient de dire que 33 enquêtés soit 36.7% de nos effectifs suggèrent à l’Ajedi-ka de prendre en compte les capacités des ESFGA avant formation et apprentissage des métiers, 33 enquêtés soit 36.7% de nos effectifs suggèrent à l’Ajedi-ka de penser à une durée plus ou moins longue de prise en charge, de faire de suivi des activités des ces derniers. En fin 24 enquêtés soit 26.7% de nos effectifs suggèrent à l’Ajedi-ka d’initier des projets locaux de développement intégrant les ESFGA.S

3.4.3. QUESTIONS ADRESSEES AUX MEMBRES DU PERSONNEL DE L’AJEDI-KA

Figure  13 : Temps occupation des ESFGA

A travers la figure ci-dessous nous observons que 7enquetés, soit 35.0% de l’échantillon de l’étude de nos enquêtés, ont étés sensibilisés entre l’intervalle d’1 à 5ans, 9 enquêtés soit 45.0 % de nos enquêtés ont été sensibilisés entre 6et 10 ans, 2 enquêtés soit 10% de nos enquêtés ont été sensibilisés dans moins d’une année et en fin  2 enquêtés soit 10% ont été sensibilisés dans plus des 10ans. Ces résultats nous ramènent à dire que la majorité des ESFGA ont été sensibilisés entre 6 et 10 ans, 1 et 5 ans,  plus de 10ans et moins d’une année. 

Figure  14 : Métiers appris aux ESFGA

Partant de la figure, nous remarquons que 5  personnes soit 25.0% de l’échantillon disent de faire la coupe et couture et la menuiserie, 5 enquêtés soit 25.0% de notre population d’étude parlent d’avoir pratiqués la maçonnerie et la charpenterie, 5 personnes soit 25.0% de l’échantillon confirment la coiffure, 5 enquêtés soit .25.0% des enquêtés affirment l’agriculture, l’élevage et l’AGR.

Figure  15 : De la liaison des métiers aux aspirations des ESFGA

Sur un échantillon de 20 personnes qui correspond à 100%, 7 personnes  soit 35.0% de notre population d’étude disent qu’il y a liaison des métiers aux aspirations des ESFGA, tan disque 13 personnes  soit 65.0% de notre univers d’enquête  affirment  qu’il y a pas des liaisons aux aspirations des ESFGA par ce que ces métiers sont préalablement discutés avec les bailleurs dans le cadre de projet, ce qui exige une orientation de la part des agents de l’Ajedi-ka aux ESFGA.

Figure  16 : Approche utilisée

Il ressort de nos résultats  d’enquêtes, 20% des enquêtés reconnaissent l’existence  de  l’application de l’approche CTO; 0 % des enquêtés ne reconnaissent pas l’approche FAT.

Figure  17: Les forces de l'approche utilisée

  Il ressort de la figure, 25% de la population enquêtée ont confirmé que cette approche a comme force encadrement facile et suivi permanent des ESFGA tandis que 5.0% disent que cette approche doit avoir comme force d’ Offrir aux ESFGA un cadre d'échange d'expérience ;10% disent qu’il y a découverte des autres aspirations des ESFGA, 2% ont répondu  qu’ à partir de cette approche il ya surveillance facile des ESFGA et en fin 45% démontrent que cette approche offre aux ESFGA une formation socioprofessionnelle pour l'auto prise en charge.

Figure 18 : Faiblesse de l'approche utilisée

Il convient de nos résultats que  25% de nos enquêtés disent une de faiblesse de l’approche FAT serait une  longue période avant familiarisation de l'enfant à la FAT ; 15%, confirme le manque de liberté qui conduit souvent les enfants  à la fuite ; 40% précisent que cette approche a comme faiblesse, faible capacité à la réintégration familiale et 20% longue période de réintégration effective. 

Figure  19 : Des mécanismes de suivi

Il ressort de nos résultats que 45% de nos enquêtés affirment qu’il  y a des mécanismes de suivi entre autre vérification  des enfants dans les groupes armés et familles, 35% démontrent le suivi des activités des enfants, tandis que 20% disent aucune mécanisme de suivi mis en application.

Figure 20 : Des stratégies efficaces de réinsertion

Au regard de la figure, nous remarquons que, 3 sur 20 de nos enquêtés soit 15% disent que pour une bonne efficacité des interventions de l’Ajedi-ka, il faut mettre en applicabilité la combinaison de l’approche  FAT et FO, 6 sur 20 soit 30% commentent de mise en place des initiatives locales de développement et 11 sur 20 soit 55% proposent de Créer des Comités locaux de réinsertion (CLR).

3.4.4. QUESTION ADRESSEES AUX FAMILLES D’ACUEIL

figure 21 : Des difficultés rencontrées dans l’accueil des enfants sortis.

Après traitement des données grâce au logiciel SPSS, la figure nous montre que parmi les 20 membres de famille d’accueil 17 sur 20 soit 85% disent qu’ils ont connu de difficultés d’avoir accueilli des enfants sortis des forces et groupes armés. Ces derniers diésaient qu’avant la réinsertion familiale ces enfants volés, violés, et pratiqués l’enlèvement répétitifs aux paisibles population pour une destination inconnue. Quant aux 3 membres de familles d’accueil soit 15% ont dit qu’ils n’ont pas connus de difficultés, sauf que l’adaptation et./ou l’intégration leur étaient un peu difficile.

Figure  22 : De l’appréciation du comportement des enfants pendants le processus de leur intégration.

Nos enquêtes sur terrain 2015 concernant l’appréciation des comportements de ces enfants 5  membres de familles d’accueil soit 25 % ont dit que ces enfants ont un excellent comportement, 7 membres de ces familles soit 35% ont dis que ces enfants ont un très bon comportement, Quant aux 8 membres de familles d’accueil soit 40% ont dis que ces enfants ont un bon comportement. D’après IAD Douglas dans son ouvrage intitulé « désarmement, démobilisation et réinsertion » les programmes démobilisation et réintégration peuvent aussi avoir un impact négatif sur la coopération, particulièrement lorsque les mesures de réintégration connaissent, ou semblent connaitre un peu de succès. Si la société tient les ESFGA/ Ex-combattants à l’écart sur les plans économique, social et culturel, ces derniers pourraient avoir recours à la violence et à la criminalité pour subvenir a leurs besoins et assurer leur survie.

3.5. DISCUSSION DES RESULTATS

La majorité et la catégorie de la population que nous avons enquêté était constituée des   familles   d’accueils des enfants sortis des forces et groupes armés, enfants sortis  des  forces et groupes armés et les  responsables  d’ONG œuvrant   dans le   domaine   de la  réinsertion   des  ESFGA (Ajedi-ka).

Après analyse et interprétation des données du terrain, nous avons vérifié nos hypothèses de départ conformément aux résultats suivant :

En ce qui concerne la première hypothèse, à la lecture de la figure 2, il ressort que la présence de l’activisme des forces et groupes armés opérationnel dans le milieu, et la manque d’occupation, la vengeance et l’auto-défense sont à la base de l’enrôlement des enfants dans les forces et groupes armés. Par contre, les conflits interethniques ont constitué l’une des raisons majeures de l’adhésion aux groupes armés dans le Nord-Kivu et Sud-Kivu. Prenons le cas du Sud-Kivu précisément dans le territoire de Fizi avec la décision politique prise par la rébellion RCD le 09 Septembre 1999 d’ériger Minembwe en territoire ne fit que radicaliser l’hostilité de la population locale vis-à-vis du mouvement rebelle.

En ce qui concerne la deuxième hypothèse : l’acceptation ou des difficultés des ESFGA par la population ou familles d’accueil, à la lecture du graphique 21, il ressort que la majorité interrogé  disent de n’avoir pas les accepter. Le taux élevé du refus des enfants  ex-combattants par la communauté s’explique par le fait que les ex-combattants ont commis plusieurs  exactions à l’endroit de la population et cette dernière les ont considérés comme les antivaleurs.

Pour la troisième hypothèse : au regard de la figure20 , nous remarquons que, 15% disent que pour une bonne efficacité des interventions de l’Ajedi-ka, il faut mettre en applicabilité la combinaison de l’approche  FAT et FO, 30% commentent de mise en place des initiatives locales de développement, assurer les AGR aux familles des ESFGA, et 55% proposent de Créer des Comités locaux de réinsertion (CLR), suivi et la sensibilisation communautaire.

En rapport avec la satisfaction ou non des activités de réinsertion de l’Ajedi-ka il en découle que la formation que les ESFGA ont  reçue n’était pas bénéfique car cette formation n’a pas répondu aux exigences du marché. Ce la se constate clairement dans la figure 9 ou sur 90 personnes enquêtés, 61 soit 67.8%  ont dit que cette formation n’était pas bénéfique et nous avons constaté sur terrain que la majorité des ESFGA vivent  chacun en se débrouillant d’une autre manière au lieu de vivre au dépend de la formation apprise.

C’est ainsi que nous avons pensé initier une stratégie pouvant améliorer les conditions de vie socio-économique de ces enfants ex-combattants en fin de permettre aux derniers de vivre en harmonie avec la communauté d’accueil.

 

CONCLUSION PARTIELLE

Nous venons de présenter les trois premiers, chapitre de notre  travail intitulé : « Analyse critique des stratégies de réinsertion des ESFGA développées par les agences de protection de l’enfance dans la cité d’Uvira, cas de l’Ajedi-ka »

A cet effet, nous avons présenté la partie introductive et ses sous points (état de la question, problématique, hypothèse, choix et intérêt du sujet.)

Egalement nous avons jugé utile de parler de la généralité et revu de la littérature. Nous avons pu parler de la méthodologie du travail.

En fin, nous avons présenté les résultats de l’enquête menée dans la cité d’Uvira afin de relever les stratégies de réinsertion développées par les APE à la faveur des enfants sortis de force et groupe armés.

[1] Prof : ADIL EL MARHOUM,  ’échantillonnage et estimation, cours inédit,  l’université MOHAMED V, Rabat 2009.

[2] Douglas, la formation positive. Paris harmathan 2002 .

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