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CHAP IV DISCUTION DES RESULTATS

IV.1. Données floristiques des sous-bois du reboisement à Eucalyptus spp. de Mr BIRATO

IV.1.1 Familles et espèces

La comparaison de nos résultats avec ceux de nos prédécesseurs ayant travaillé dans différents sites du Sud-Kivu est reprise dans le tableau n°8.

Tableau 8. Comparaison floristique de certains sites

Sites et Auteurs

Nombre d’espèces

Familles les mieux représentées

1ère famille

2ème famille

3ème famille

1

Butembo (Kataomba et al, 2008)

72

Asteraceae

Poaceae

Fabaceae et Rubiaceae

2

Lwiro et Miti (Cirhuza, 2010)

147

Poaceae, Fabaceae et Rubiaceae

Asteraceae et Malvaceae

Acanthaceae

Panzi-UEA, Bwindi et Karhale (Kadorho, 2011)

133

Asteraceae

Fabaceae

Poaceae

5

Plantation à Cupressuslusitanica  à BURHINYI (CHISHIBANJI, 2016)

86

Asteraceae

Fabaceae

Malvaceae

4

Kalambo (NZIGIRE, 2016)

87

Asteraceae et Fabaceae

Poaceae

Malvaceae

En analysant  le tableau n°8, on remarque très clairement que les espèces de la famille Asteraceae s’adaptent  mieux au sous-bois à d’Eucalyptus spp dans l’ensemble des reboisements. Nous y retrouvons aussi fréquemment les Fabaceae, les Poaceae, les Rubiaceae et les Malvaceae. Ces résultats ont été démontrés aussi par Chishibanji (2016) qui a travaillé dans une plantation de Cupressus lusitanica à Burhinyi.

IV.1.2 Comparaison des résultats selon les types morphologiques

Tableau  n°9 : comparaison des types morphologiques

Chercheurs et milieu d’étude

Plantes herbacées

Pourcentage (%)

Plantes ligneuses

Pourcentage (%)

CIRHUZA (2010)  LWIRO et MITI

Herbes annuelles

8,78

Arbustes 

31,08

Herbes vivaces 

34,46-

Sous arbustes

14,20

Lianes 

11,49

Total

43,24

Total

56,76

KADORHO (2011), PANZI UEA, BWINDI et KARHALE

Herbes annuelles

36,09

Arbres 

4,51

Arbustes

6,02

Herbes vivaces

30,83

Sous arbustes 

20,30

Lianes

2,25

Total

66,92

Total

33,08

Plantation à Cupressus lusitanica  à BURHINYI (CHISHIBANJI, 2016)

Herbes annuelles

16,28

Arbres

5,81

Arbustes

11,63

Herbes vivaces

33,72

Sous-arbustes

25,58

Lianes

6,98

Total

50

Total

50

NZIGIRE (2016) KALAMBO

Herbes annuelles

26,44

Arbres

8,07

Arbustes

3,45

Herbes vivaces

35,63

Sous-arbustes

22,99

lianes

3,45

Total

62,07

 

37,93

Dans le tableau n°9, nous comparons les résultats de types morphologiques observés dans notre site d’étude avec ceux des autres auteurs.

Dans les reboisements à Eucalyptus spp de Kalambo, les espèces herbacées sont les plus dominantes (62,07%) avec prédominance des vivaces (35,63%). Kataomba et al (2008) confirme le même résultat avec 85 % dans l’étude sur les plantes adventices du peuplement à Eucalyptus spp de Butembo. A Bukavu, dans les reboisements d’Eucalyptus spp.,Kadorho (2011) l’a également démontré avec 66,92%.  Quant à Burhinyi dans les plantations de Cupressus lusitanica Cishibanji (2016), a trouvé une codominance des plantes ligneuses et plantes herbacées de 50 % chacune.

Cependant, ces résultats sont contraires à ceux de Cirhuza (2010) qui prouve la dominance des plantes ligneuses (56,76 %) sur les plantes herbacées (43,24%), et dont les herbes vivaces tiennent le ténor (34,46 %) sur les annuelles dans son étude sur les sous-bois d’Eucalyptus spp Miti et Lwiro. Ceci se justifie par le fait que, son site se trouve déjà à un stade très avancé de la reconstitution vers un stade de reforestation.

IV.1.3 Comparaison des résultats selon les types biologiques

Tableau  n°10 : comparaison des types biologiques

Chercheurs et milieux d’étude

Types biologiques

Nombre d’espèces

Pourcentage (%)

CIRHUZA (2010)  LWIRO et MITI

Phanérophytes (Ph)

82

55,40

Chaméphytes (Ch)

33

22,29

Thérophytes (Th)

15

10,14

Géophytes (G)

15

10,14

Hémicryptophytes

03

2,03

Total

148

100

KADORHO (2011), PANZI UEA, BWINDI et KARHALE

Phanérophytes (Ph)

36

27,07

Chaméphytes (Ch)

32

24,06

Thérophytes (Th)

47

35,34

Géophytes (G)

10

7,52

Hémicryptophytes

08

6,01

Total

133

100

Plantation à Cupressuslusitanica  à BURHINYI (CHISHIBANJI, 2016)

Phanérophytes (Ph)

39

45, 35

Chaméphytes (Ch)

17

19,77

Thérophytes (Th)

22

25,58

Géophytes (G)

6

6,98

Hémicryptophytes

2

2,33

Total

86

100

NZIGIRE (2016) KALAMBO

Phanérophytes (Ph)

28

32,18

Chaméphytes (Ch)

31

35,63

Thérophytes (Th)

19

21,84

Géophytes (G)

4

4,60

Hémicryptophytes

5

5,75

Total

87

100

Il ressort de nos résultats, que les Chaméphytes sont plus nombreux, tandis que chez Kadorho (2011), les Thérophytes dominent ; Cirhuza (2010) a de son côté observé une dominance des Phanérophytes. Les conditions édaphiques de ces terrains, jadis à haut risque, ne favorisent pas la prolifération abondante des Hémicryptopytes et des Geophytes terrestres.

De ces résultats, nous pouvons avancer l’hypothèse selon laquelle, les parcelles de Kadorho étaient plus jeunes c’est à dire les Eucalyptus spp étaient à peine d’être plantés et par contre celles de Cirhuza étaient plus mature vers le stade de forestation.

IV.1.4 Comparaison des résultats selon les types de biotopes

Tableau  n°11 : comparaison des types de  biotopes 

Chercheur et milieu d’étude

Types de biotopes

Nombres d’espèces

Pourcentage (%)

CIRHUZA (2010)  LWIRO et MITI

Rudérales (Rud)

22

14,86

Cultivée (Cult)

20

13,51

Forêt secondaires (Fos)

40

27,03

Jachère herbacées  (Ja–herb)

28

18,92

Jachère arbustive (Ja-arb)

20

13,51

Semi- aquatiques (S-aqua)

09

6,08

Adventices de culture (Ség)

09

6,08

Total

148

100

KADORHO (2011), PANZI UEA, BWINDI et KARHALE

Rudérales (Rud)

60

45,11

Cultivée (Cult)

09

6,77

Jachère herbacées  (Ja–herb)

20

15,04

Jachère arbustive (Ja-arb)

14

10 ,53

Semi- aquatiques (S-aqu)

04

03,00

Cultivées spontanées (Cult-sp)

26

19,55

Total

133

100

Plantation à Cupressus lursitanica  à BURHINYI (CHISHIBANJI, 2016)

Rudérales (Rud)

45

52,33

Cultivée (Cult)

17

19,77

Jachère herbacées  (Ja–herb)

3

3,49

Jachère arbustive (Ja-arb)

21

24,42

Total

86

100

NZIGIRE (2016) KALAMBO

Rudérales (Rud)

42

48,28

Cultivée (Cult)

10

11,49

Forêt secondaires (Fos)

01

1,15

Jachère herbacées  (Ja–herb)

15

17,24

Jachère arbustive (Ja-arb)

16

18,39

Cultivées spontanées (Cult-sp)

03

3,45

Total

87

100

La flore des sous-bois de la plantation à Eucalyptusspp.de MANU BIRATO étudiée est dominée par les espèces typiquement rudérales (45,11 %) suivies des espèces des jachères arbustives (18,39%) et des jachères herbacées (17,24 %), d’après nos investigations. A Burhinyi dans la plantation de Cupressus lusitanica, CISHIBANJI (2016) confirme ces résultats. Par contre, les recherches de CIRHUZA (2010) ont démontré que les espèces des forêts secondaires (27,07 %) sont celles qui dominent ces concessions à proximité du Parc National de Kahuzi-Biega et, elles sont suivies des espèces de jachère herbacée (18,92 %). Nous constatons que notre plantation est au stade intermédiaire entre l’état jeune et l’état mature.

IV.1.6. Similarité et diversité des parcelles

L’analyse du degré de ressemblance et dissemblance floristique met en évidence une similitude floristique entre les parcelles de KALAMBO d’environ 35 à 68%. Cette ressemblance floristique dans le reboisement à Eucalyptus spp est confirmée par Kadorho (2011) qui démontre une bonne similarité de 50 à 68% entre les relevés de la concession de BWINDI, 25 à 65% de similarité entre les relevés de la concession de KARHALE, 32 à 65% de similarité entre les relevés de la concession de l’UEA. Dans la plantation à Cupressus lusitanica à Burhinyi,  CISHIBANJI (2016) a également démontré une bonne similarité d’environ 33 à 77 %.Le taux élevé de similarité s’explique par le fait  que  ces différents sites dominés par les Eucalyptus créent en leur sein les conditions écologiques plus ou moins spécifiques. Par contre, dans l’ensemble, ces parcelles présentent une ressemblance floristique faible au voisinage de 35 %. Dans les plantations d’Eucalyptus spp à Lwiro et Miti, Cirhuza (2010) a également montré une similarité beaucoup plus faible de 9 à 13%. Cet état de résultat peut s’expliquer par le fait que son site tend déjà à un stade forestier.

La diversité élevée dans nos parcelles a été observée dans les parcelles 8 et 10 avec des valeurs élevées pour chacun des indices utilisés. Cette diversité élevée à l’intérieur des peuplements à Eucalyptus spp a été également observée à Lwiro et Miti par Cirhuza (2010), qui a avec l’indice de Simpson ; a démontré que ses relevés ont presque la même diversité de 0,923 à 0,962. Cela est soutenu également à Burhinyi dans le peuplement à Cupressus lusitanica par Chishibanji (2016).

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