Arrow Table de matières
9781117

INTRODUCTION

L’eau est l’un des principaux besoins des végétaux. Cependant, la pluviosité est insuffisante et irrégulière dans la plupart des régions arides et semi-arides (Keulen et Al, 1990, Lindner et Al, 2008). Dans ces régions, le taux d’évaporation est généralement élevé pendant la saison de croissance. Lorsqu’il pleut, les pluies sont parfois torrentielles et la plupart des sols ne peuvent pas absorber l’eau tombée en si peu de temps. Les pluies s’accompagnent  donc d’une grande quantité de ruissellement superficiel. (French, R.J ET Shultz.J.E, 1984).

En raison de ces caractéristiques climatiques, le peu d’eau de pluie disponible doit être +utilisé le plus efficacement possible. Pour cela, soit on utilise le ruissellement superficiel (collecte de l’eau), soit on stimule l’infiltration et la conservation de l’eau de pluie (rétentiondel’humidité du sol) une meilleure expression du rendement s’écarte d’une démarcation idéale. En plus de ce qui est antérieurement soulevé, la plus part des régions chaudes et semis – arides sont caractérisées par une faible capacité de rétention à cause de sa structure dite sableuse, ne présentant  pas des capacités pédologiques considérables susceptibles d’optimiser les faibles quantités des pluies perçues au profit de la plante. En outre, le sol aussi transpire, à cela s’ajoute autant l’effet dessinant des rayonnements solaire ce qui fait que l’intégrale de tous ces contrecoups lui font considérablement perdre une bonne quantité de son eau au moment où les entrées quant à elles paraissent être limitées, correspondance d’une balance hydrique déficitaire (PATECORE/GTZ., 2000).

 (FAO, 1986). La conservation des sols et des eaux est considérée comme un aspect important de l’aménagement durable de l’agriculture. Il fait brièvement le point de connaissance encore fragmentaire-en matière d’hydrologie agricole.

                 Ainsi, dans la plupart de ces régions affectées, l’agriculture est essentiellement pluviale dans son en ensemble, dépendant surtout si pas uniquement des précipitations, à cet effet l’irrigation et autres techniques proches du genre demeurent presque inconnues (Anschutz J, et al, 2004). C’est ainsi que la réussite de la saison des pluies est prédisposée être déterminante, ce qui rend ces régions très vulnérables à l’évolution du climat. L’augmentation de la température et la diminution de la pluviométrie se traduisent  un peu plus souvent par un décalage des saisons ; donc une instabilité climatique se manifestant  par une réduction de la durée des périodes humides, une hausse de l’évapotranspiration et un dessèchement accru des sols, entraînant une perturbation du régime d’alimentation hydrique des plantes   corollaire à une  baisse soutenue de la productivité de ces dernières (Er-Raki, 2004).

 Par ce fait, les humains qui vivent dans ces zones sont amenés à vouloir maximiser les moindres chances de production agricoles pour chacun des cas qui peuvent survenir incertainement tout comme dans son opposé. Il leur faut donc donner un grand nombre de réponses possibles aux situations instantanées et être à mesure de prendre à chaque fois les décisions les plus objectives et efficientes qui se rapprochent de l’acceptable sur le plan agro écologique. Les plus souvent, ces réponses, étant bien conjugués et contrôlés offrent des potentialités non négligeables pour soutenir une bonne issue de la saison dite culturale et cela de manière plus ou moins satisfaisante et ainsi rendre efficace d’autres types d’investissements pouvant être alloués au secteur  (Anschutz J, 1998).

Les avantages des techniques de conservation de l’humidité dans les zones semi-arides se résument comme suit : plus les plantes disposent d’eau, plus les rendements sont fiables et élevés (PATECORE, 1990).

Dans de nombreux pays cependant, des méthodes simples ont été mises au point pour conserver l’eau de pluie dans des buts de production. Le ruissellement est collecté et utilisé au lieu de provoquer l’érosion. Il existe de nombreuses techniques de conservation aux applications différentes (MIETTON M, 1986).

L’agriculture pluviale est assujettie à la disponibilité de l’eau dans le sol. Une pluviométrie irrégulière ou insuffisante peut constituer un frein à la production et engendrer des rendements faibles, voire une mauvaise récolte. C’est le cas en particulier dans les zones arides où les niveaux de productivité sont souvent assez bas (Zungore et al, 2007, vanlauwe et al, 2006) Toutefois, cette situation provient d’une pluviométrie irrégulière mais également d’une mauvaise utilisation de l’eau disponible. Par conséquent, la gestion de l’humidité du sol est un facteur essentiel lorsque l’on essaye d’augmenter la production agricole. Dans la plupart des cas, il est tout à fait possible d’améliorer l’efficacité de l’utilisation des eaux de pluies.          La couverture végétale (vivante ou morte) en agriculture de conservation permet, notamment, de mieux gérer l’humidité du sol (Pypers et, al, 2010).

Cette végétation a un effet important sur le taux d’infiltration d’un sol. Un couvert végétal dense protège le sol contre l’impact des gouttes de pluie, réduit le colmatage du sol et augmente le taux d’infiltration. Le système radiculaire et les matières organiques présentes dans le sol augmentent aussi la porosité du sol et donc son taux d’infiltration. Sur les pentes douces surtout, la végétation ralentit le ruissellement, ce qui laisse davantage de temps à l’eau pour s’infiltrer (Collinet et al, 1979).

Dans la Plaine de la Ruzizi, une des régions semi-aride de l’Est de la RD Congo, la culture du maïs, principale plante de la région pose problème à cause du déficit hydrique, baisse du rendement de la culture, insécurité alimentaire mais aussi cette culture est très important dans la plaine précisément dans le groupement de Luvungi du fait qu’il contribue à la consommation humaine, à  la fabrication de la bière locale telle que le kanyanga, la mandale, la semoule, notamment cette culture est mieux adaptée dans ce milieu et comme atout nous pouvons signaler qu’il s’agira de la perturbation climatique qui entraine le changement sur les ressources hydrologique dans la région et qui avaient déjà affecté la quantité et la qualité de l’eau à notre disposition, ce qui risque de créer des demandes  concurrentielle venant de nombreux utilisateurs dans la région(Kulimuchi Ntirenganya Lucien,2010).

                 Par contre l’utilisation d’une couverture végétale vivante composée uniquement des légumineuses, haricot HM21 et soja Var impérial choisies pour leur forte biomasse pourront  présenter certains effets intéressants dans le sens où, semées à des écartements réduits, leur biomasse couvrira le sol à un taux convenable et ainsi protéger l’eau contenu dans ce dernier contre l’insolation et l’évapotranspiration ce qui serait favorable pour le maintien de l’humidité du sol facteur déterminant dans la biochimie du sol.     

                    Mais également, dans notre milieu, le paillage a toujours été utilisé comme couverture végétale morte dans bien des cultures maraichères les plus souvent et cela pour diverses raisons agronomiques. Dans le cadre de la présente étude, nous pensons que suite à une maximisation extrêmement  large de la couverture au niveau du sol dans une approche de maintien de l’humidité du sol, elle serait efficace pour éviter au fondamental support végétal, les aléatoires risques de dessèchement qui pourront compromettre ses potentialités hygrométriques  remarquables auxquelles s’attachent certaines  interactions nobles qui favorisent l’amont de la culture sous son support.

                      L‘identification des techniques agricoles de conservation de l’humidité du sol susceptibles d’être l’expression approuvée d’un bon rendement à la culture du maïs dans les conditions de stress hydriques sévères dans une zone chaude l’utilisation de la couverture végétale pour la conservation de petites quantités de pluies reçues (Reij,1996). Les besoins en eau du maïs étant les plus élevées, varient entre 500 et 800 mm d’eau au cours de son cycle cultural. Mais ses besoins varient d’un cultivar à l’autre et suivant les régions (ROUANET, 1994).

L’eau et la température étant les conditionneurs de la production agricole en milieu tropical, la présente étude présente l’intérêt particulier de mettre à la portée de producteurs la manière de contourner le problème de déficit hydrique dans la région.

C’est pourquoi le présente travail se fixe l’objectif global, d’étudier la réponse de cinq génotypes de maïs dans les conditions d’utilisation des techniques de conservation de l’humidité du sol (paillage comme couverture morte et la culture de soja et celle haricot comme couverture vivante).

Il se fixe comme objectifs spécifiques :                                                                                        

  • Identifier la technique qui permet une meilleure conservation de l’eau du sol au profit de la productivité de la culture du maïs dans  plaine de la Ruzizi.
  • De comparer l’évolution des paramètres de croissance végétative pour les cinq génotypes mis en étude.
  • De comparer les composantes de rendement pour cinq génotypes selon les techniques de conservation de l’humidité du sol.

Toutefois, nous nous sommes posé ces quelques questions pour cette recherche :

Parmi ces techniques de conservation de l’humidité du sol, y aura-t-il celle à laquelle  les cinq génotypes de maïs peuvent s’adapter mieux?

Que seraient le comportement de la croissance végétative et du rendement pour les cinq génotypes soumis à ces différentes techniques de conservation de l’humidité du sol ?

Au vue de ces questions, les hypothèses suivantes peuvent être formulées :

  • L’une des techniques permettrait de bien conserver l’humidité du sol en vue d’une bonne production de cinq génotypes de maïs cultivés dans la région semi-aride qu’est la Plaine de la Ruzizi.
  • La croissance végétative et le rendement pour les cinq génotypes mis en étude varieraient selon la technique de conservation de l’humidité du sol utilisée.

Outre l’introduction et la conclusion, l’étude comprend trois chapitres à savoir :

 Première chapitre  traite sur la revue de la littérature reprenant le changement climatique, sa production agricole, suivie des différentes techniques de conservation de l’humidité du sol  et l’exigence hydrique de la culture du maïs. Le deuxième chapitre traite sur la méthodologie (milieu d’étude, matériels et méthodes) et enfin le troisième chapitre traitera sur la présentation des résultats et la discussion.

Partager ce travail sur :