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D. Classification des maladies mentales d’après le DSM-IV

Le DSM-V cité par H.I.KAPLAN et B.J.SADOCK (1998, p.p.2-10) définit dix-sept grandes catégories de troubles mentaux, décrites ci-dessous.

D1.Troubles habituellement diagnostiqués pendant la première enfance, la deuxième enfance ou l’adolescence

  1. Retard mental :

fonctionnement intellectuel anormal débutant pendant la période de développement associé à une maturation insuffisante, un retard des acquisitions et une mauvaise adaptation sociale ; classé en fonction du quotient intellectuel en retard mental léger  (Q.I : 50-55) , moyen (35-40 à 50-55) , grave (20-25 à 35- 40) et profond ( inférieur à 20-25)

  1. Trouble des apprentissages

Perturbations du développement associées à des difficultés dans certaines acquisitions spécifiques : la lecture (dyslexie), le calcul et l’expression écrite (dysorthographie).

  1. Trouble des habilités motrices

Perturbations dans le développement de la coordination motrice (trouble de l’acquisition de la coordination‹‹ apraxie››). Les gestes des enfants présentant ce trouble sont souvent maladroits et mal coordonnés.

  1. Troubles de la communication

Perturbations du développement portant sur le langage, se traduisant par des capacités d’expression inférieures à celles attendues pour l’âge ( Trouble du langage de type expressif) , des difficultés à utiliser et à comprendre le langage ( Trouble du langage de type mixte réceptif- expressif) , une incapacité à utiliser correctement les phénomènes ( Trouble phonologique et des perturbations de la fluidité, du débit et du rythme de la parole( Bégaiement).

5.   Troubles envahissant le développement

Ils sont caractérisés par : comportement autistique, Isolement atypique, Immaturité globale, développement inadéquat et incapacité à développer une identité distincte de la mère ; Classés en trouble autistique ( aspect stéréotypé du comportement et absence de langage), Syndrome de Rhett ( perte du langage   et de la motricité associée au ralentissement du développement crânien) , Trouble dés intégratif de l’enfance ( perte des performances acquises antérieurement , langage et motricité, avant l’âge de 10 ans) , Syndrome d’Asperger ( aspect stéréotypé du comportement sans retard du langage) et Trouble envahissant du développement non spécifié ( NS).

6. Déficit de l’attention et comportement perturbateur

Ils sont caractérisés par : inattention, agressivité excessive, délinquance, comportement destructeur, hostilité, sentiments de rejet, négativisme ou impulsivité. Généralement les patients n’ont pas connu de réelle autorité ou tolérance parentale. Ils sont divisés en Déficit de l’attention/ Hyperactivité (faible capacité d’attention, impulsivité), troubles des conduites (délinquance) et trouble oppositionnel avec provocation (négativisme).

  1. Troubles de l’alimentation et troubles des conduites alimentaires de la première ou de la deuxième enfance

Ils sont caractérisés par une alimentation ou des habitudes alimentaires étranges ou anormales, débutant habituellement pendant l’enfance ou l’adolescence et pouvant se prolonger à l’âge adulte. Ils sont divisés en pica (ingestion de substances non nutritives) et Mérycisme (régurgitation).

  1. Tics

Ils sont caractérisés par des mouvements ou des vocalisations soudaines, involontaires, récurrentes et stéréotypées. On les divise en syndrome de Gilles de la Tournette (tic vocal et coprolalie), Tic moteur ou vocal chronique et Tic-transitoire.      

  1. Troubles du contrôle Sphinctérien

Incapacité à maintenir le contrôle intestinal (Encoprésie) ou mictionnel  (Enurésie) en raison d’une immaturité physiologique ou psychologique.

  1. Autres troubles de la première enfance, de la deuxième enfance ou de l’adolescence

Mutisme sélectif (refus volontaire de parler),  Trouble réactionnel de l’attachement de la première ou de la deuxième enfance (problèmes relationnels Sévères débutant avant l’âge de 5 ans), Mouvements stéréotypés (sucer son pouce, se ronger les ongles, se gratter, s’écorcher la peau) et anxiété de séparation (anxiété excessive quand l’enfant doit quitter la maison).

D2. Delirium, Démence, Trouble amnésique et autres troubles cognitifs

Troubles caractérisés par des modifications des fonctions cérébrales entrainant des troubles d’apprentissage, d’orientation, du jugement, de la mémoire et des fonctions intellectuelles.

  1. Delirium

Caractérisé par une perturbation transitoire de la conscience et une altération des fonctions cognitives. Plusieurs étiologies sont retrouvées ; Delirium dû à une affection médicale générale (par exemple infection) ; induit par une substance (par exemple cocaïne, opiacés, phencyclidine PCP) ; dû à des étiologies multiples (par exemple traumatisme crânien et maladie rénale) et Delirium non spécifié (par exemple privation de sommeil).

  1. Démence

Caractérisée par une altération sévère de la mémoire, du jugement, de l’orientation et de la cognition. Démence de type Alzheimer- débute généralement avant 65 ans, se manifeste par une détérioration intellectuelle progressive, une démence, des idées délirantes ou une dépression ; Démence vasculaire-provoquée par une thrombose ou une hémorragie des vaisseaux cérébraux ; Démence due à d’autres affections médicales générales, par exemple, maladie due au virus de l’immunodéficience acquise(VIH), traumatisme crânien et un groupe disparate de maladies, maladie de pic, maladie de Creutzfeld Jacob ( due à un virus lent transmissible) ; induite par une substance, substance toxique ou médicaments, par exemple, solvants volatils, atropine ; due à des étiologies multiples ou non spécifiée  (NS).

  1. Trouble amnésique

Caractérisé par une perturbation de la mémoire et une altération de la capacité à apprendre des informations nouvelles. Trouble amnésique dû à une affection médicale générale (hypoxie) ou induit par une substance, par exemple, marijuana, diazépam.

D3. Troubles mentaux dus à une affection médicale générale

Les signes et symptômes des troubles psychiatriques observés sont liés directement à une affection médicale générale. On retrouve : syphilis, encéphalite, abcès, maladie cardio-vasculaire, traumatisme, épilepsie, tumeur intracrânienne, troubles endocriniens, pellagre, avitaminose, infections systémiques (par exemple typhoïde, malaria) et maladies dégénératives du système nerveux (par exemple sclérose en plaques). Peuvent entrainer un trouble catatonique ou une modification de la personnalité (par exemple due à une tumeur cérébrale), mais aussi un delirium, démence, trouble amnésique, trouble psychotique, trouble de l’humeur, trouble de l’anxieux, dysfonction sexuelle et trouble du sommeil.

D4. Troubles liés à une substance

  1. Troubles liés à l’utilisation d’une substance

Dépendance ou abus de toute substance psychoactive (appelé auparavant toxicomanie). Certains patients peuvent présenter une dépendance a des substances telles que l’alcool, la nicotine ( tabac) et la caféine ; être dépendant ou abuser de l’opium, des alcaloïdes de l’opium et leurs dérivés ; les alginiques de synthèse ayant des effets similaires à la morphine tels que le PCP ; les barbituriques ; les autres hypnotiques, sédatifs ou anxiolytiques, la cocaïne, le cannabis ( bakchich , marijuana) ; les psychostimulants, tels que les amphétamines ; les hallucinogènes et les solvants volatils.

  1. Troubles induits par une substance

Ils peuvent se traduire par une intoxication , un sevrage, mais aussi par un delirium, démence persistance, trouble amnésique persistant, trouble psychotique, trouble de l’humeur, trouble anxieux, dysfonction sexuelle et trouble du sommeil.

  1. Troubles liés à l’alcool

Sous-groupe des troubles lies a une substance comprenant l’intoxication alcoolique (ivresse pendant plusieurs jours) , sevrage alcoolique, delirium du sevrage alcoolique (delirium tremens DT) , trouble psychotique induit par l’alcool ( présence d’hallucination mais se distingue du DT par l’absence de confusion) , trouble amnésique persistant induit par l’alcool ( syndrome de korsakoff- souvent précédé par l’encéphalopathie de Wernicke associant ataxie, troubles de l’oculomotricité et confusion , les deux syndromes peuvent coexister) et démence persistante induite par l’alcool ( qui se distingue des syndromes de korsakoff et de Wernicke par des déficits cognitifs multiples). Les troubles de l’humeur, troubles anxieux et troubles du sommeil induits par l’alcool peuvent aussi survenir.

D5. Schizophrénie et troubles psychotiques autres

 Ensemble de troubles se manifestant par des troubles de la pensée et une altération de l’appréhension de la réalité, souvent associes a des idées délirantes et des hallucinations.

  1. Schizophrénie

Caractéristique par des distorsions de la pensée (altération de l’appréhension de la réalité avec parfois des idées délirantes et hallucinations), des affects (réponses affectives inappropriées, ambivalentes et émoussement affectif, altération des performances sociales) et du comportement (retrait, agressivité, bizarrerie). Cinq sous- types sont définis : ⁽1⁾ Type désorganisé (hébéphrénie) – pensée désorganisée, fous rires discordants, affects abrases et inappropriées, comportement niais et régressifs avec maniérisme, plaintes somatiques fréquentes et parfois idées délirantes et hallucinations fragmentaires et transitoires ; ⁽2⁾ Type catatonique – forme caractérisée par une perturbation psychomotrice importante pouvant aller d’un extrême à l’autre : activité motrice excessive et parfois violente ou inhibition, stupeur, mutisme, négativisme , flexibilité cireuse et dans certains cas étant végétatif ; ⁽3⁾ Type paranoïde –caractérisée par des idées délirantes de persécution ou mégalomaniaques et parfois des hallucinations ou une religiosité excessive ; le patient est souvent hostile et agressif ; ⁽4⁾ Type indifférencié – comportement désorganisé avec au premier plan des idées délirantes et hallucinations ; ⁽5⁾ Type résiduel-patients présentant des symptômes Schizophréniques, après un épisode psychotique répondant aux critères de la schizophrénie , mais sans symptômes psychotiques manifestes. (Trouble dépressif post-psychotique de la schizophrénie peut survenir pendant la phrase résiduelle).

  1. Trouble délirant (paranoïaque)

Trouble psychotique par la présence d’idées délirantes persistantes érotomaniaque mégalomaniaque, de jalousie, de persécution, somatique et non spécifiée.

La paranoïa est une affection rare caractérisée par l’élaboration progressive d’un système délirant associe a des idées de grandeur ; l’évolution est chronique.

  1. Trouble psychotique bref

Trouble psychotique persistant moins de quatre semaines, provoqué par un facteur de stress.

  1. Trouble schizophrénie forme

Répond aux critères de la schizophrénie (idées délirantes, hallucinations et incohérence), mais durée inférieure à 6 mois.

  1. Trouble schizo-affectif

Caractérisé par la coexistence de symptômes schizophréniques et maniaques (type bipolaire) ou dépressifs (type dépressif).

  1. Trouble psychotique partagé

Idées délirantes (primaires ou induites) partage par deux personne dans un contexte particulier ou l`une personne et dans une situation de dépendance par rapport à l`autre (trouble paranoïaque partagé, folie a deux).

  1. Trouble psychotique due à une affection médicale générale

Hallucinations ou idées délirantes provoquées par une affection médicale générale, par exemple, épilepsie temporale, avitaminoses, méningite.

  1. Trouble psychotique induit par une substance

Symptômes psychotiques survenant pendant ou après la prise d’une substance psychoactive, par exemple, hallucinogènes, cocaïne.

  1. Trouble psychotique non spécifié (psychose atypique)

Symptomatologie psychotique liée à : - une culture spécifique (Koro-rapporte dans le sud et l’Est de l’Asie, peur de la rétraction du pénis), - une certaine période ou évènement particulier (psychose du post-partum 48 à 72 heures après l’accouchement) ou – un syndrome unique (syndrome de cap gras –les patients croient avoir un double).

D6. Troubles de l’humeur

 (Dénommés auparavant troubles affectifs). Ils sont caractérisés par un trouble dépressif qui domine la vie psychique du patient et entraine une diminution de son fonctionnement. Les troubles de l’humeur peuvent être provoques par une affection médicale générale, induits par une substance psychoactive (cocaïne) ou un médicament (anticancéreux, réserpine).

  1. Troubles bipolaires

Marques par des variations importantes de l’humeur entre dépression et délation avec des remissions et récidives. Trouble bipolaire I – épisodes maniaque ou mixte, généralement avec majeur et épisode hypomaniaque ou mixte ; trouble cyclothymique- type le moins sévère du trouble bipolaire.

  1. Troubles dépressifs

Trouble dépressif majeur-humeur dépressive, ralentissement psychomoteur, crainte, malaise, perplexité, agitation, sentiment de culpabilité, idées suicidaires, habituellement récurrent. Trouble dysthymie-forme moins sévère de dépression, généralement secondaire a un évènement particulier ou une perte (dénommée aussi dépression névrotique). Dépression du post-partum apparait un mois après l’accouchement.

Dépression saisonnière (dénommée aussi trouble affectif saisonnier) se manifeste le plus souvent pendant les mois d’hiver.

D7. Troubles anxieux

  Ils sont caractérisés par une anxiété excessive et persistante (trouble anxiété généralisé), allant jusqu’à l’attaque de panique (trouble panique) et la peur de sortir de la maison (agoraphobie), peur de certaines situations spécifiques ou objets (phobie spécifique) ou peur de se confronter à  certaines situations sociales , de s’exprimer en public ( phobie sociale) ; irruption de façon répétitive  et obsédante dans la conscience du sujet  de pensées, désirs , impulsions ou actions ( trouble obsessionnel- compulsif). Ils comprennent aussi l’état de stress post-traumatique –secondaire a des événements de vie hors du commun (guerre, catastrophe) et caractérisé par anxiété, cauchemars, agitation et parfois dépression ; l’état de stress aigu- même symptomatologique clinique mais évolution inférieure à 4 semaines. Ils peuvent aussi être dus à ⁽1⁾ une affection médicale générale, par exemple hyperthyroïdie, ou ⁽2⁾ induits par une substance, par exemple cocaïne.

D8.Troubles somatoformes

  Ils sont caractérisés par des préoccupations concernant le corps et la peur de la maladie. Classes en trouble de somatisation- nombreuses plaintes somatiques sans pathologie organique ; trouble de conversion (hystérie , syndrome de briquet) –trouble avec atteinte du système nerveux volontaire se traduisant par une cécité, surdité, anosmie, anesthésies, paresthésies, paralysies, ataxie, akinésie ou dyskinésie, les patients affichent souvent une certaine indifférence vis-à-vis de leurs symptômes et peuvent retirer des bénéfices secondaires ; hypocondrie (névrose hypocondriaque) – préoccupation concernant le corps et crainte persistante d’être atteint d’une maladie présumée ; trouble douloureux – douleur au centre du tableau clinique ou interviennent des facteurs psychologiques ; peur d’une dysmorphie corporelle – préoccupation concernant un défaut imaginaire ou réel , mais excessivement majore, de l’apparence physique.

D9. Troubles factices

 Ils sont caractérisés par la production intentionnelle ou feinte de symptômes psychologiques et ou physiques, pour jouer le rôle de malade (appelés aussi syndrome de Münchhausen).

D10. Troubles dissociatif

  Ils sont caractérisés par une modification soudaine, transitoire de la conscience de soi ou de son identité. Amnésie dissociative (psychogène) – perte de la mémoire sans étiologie organique ; fugue dissociative (psychogène) –départ inattendu du domicile avec errance ; trouble dissociatif de l’identité (personnalité multiple) – présence de deux ou plusieurs personnalités distinctes ; trouble de dépersonnalisation – sentiment d’irréalité qui affecte la perception de soi et du monde environnant.

D11.Troubles sexuels et troubles de l’identité sexuelle

 Ils sont divisés en paraphilies, troubles de l’identité sexuelle et dysfonctions sexuelles.

Les paraphilies concernent les sujets dont les intérêts sexuels sont en premier lieu dirigés vers des objets autres que les êtres humains, vers des actes sexuels qui ne sont généralement pas associes au coït ou vers une activité sexuelle accomplie dans des circonstances bizarres. Elles comprennent l’exhibitionnisme, le fétichisme, le frotteurisme, la pédophilie, le masochisme sexuel, le sadisme sexuel, le transvestisme fétichiste et le voyeurisme.

Les dysfonctions sexuelles comprennent les troubles du désir (trouble: baise du désir sexuel, trouble: aversion sexuelle) , de l’excitation( trouble de l’excitation sexuelle chez la femme, trouble de l’érection chez l’homme , impuissance), de l’orgasme(trouble de l’orgasme chez la femme , anorgasmie ; trouble de l’orgasme chez l’homme, absence ou retard de l’orgasme , éjaculation précoce) et les troubles sexuels avec douleur( dyspareunie, vaginisme). Elles peuvent être dues à une affection médicale générale (sclérose en plaque) ou induites par l’abus d’une substance (amphétamine).

Les troubles de l’identité sexuelle (comprenant le transsexualisme) sont caractérisés par un sentiment de malaise envers son sexe anatomique et le désir de se débarrasser de ses caractères sexuels, par exemple, par la contraction.

D12.Troubles des conduites alimentaires

   Ils sont caractérisés par des perturbations graves du comportement alimentaire. Ils comprennent l’anorexie mentale (perte de poids par refus de s’alimenter) et la boulimie (crises de boulimie associées ou non à des vomissements).

D13. Troubles du sommeil

 Ils comprennent : -les dysomnies se traduisant par des difficultés d’endormissement (insomnies), un sommeil excessif (hypersomnie) ; - les parasomnies telles que les cauchemars, le somnambulisme ou les terreurs nocturnes (le sujet se réveille, hagard , en proie à un sentiment de terreur) ; -la narcolepsie ( attaque de sommeil avec une perte du tonus musculaire) (cataplexie) ; -les troubles du sommeil lies a la respiration (refoulement, apnée) et – les troubles du sommeil lies au rythme circadien ( somnolence diurne, jetage). Ils peuvent aussi être dus à une affection médicale générale (par exemple maladie de parkinson) et induits par l’abus d’une substance (alcoolisme).

D14. Troubles du contrôle des impulsions (non classés ailleurs)

 Ils regroupent des troubles caractérisés par l’incapacité de résister à l’impulsion et le passage à l’acte. On distingue le trouble explosif intermittent (agressivité), la kleptomanie (vol), la pyromanie (allumer des feux), la trichotillomanie (tendance à s’arracher les cheveux) et le jeu pathologique.

D15. Troubles de l’adaptation

 Réactions inadaptées a un facteur de stress identifiable classes en fonction de la symptomatologie en trouble de l’adaptation avec anxiété et humeur dépressive, à la fois anxiété et humeur dépressive, perturbations des conduites et perturbations à la fois des émotions des conduites.

D16.Troubles de la personnalité

 Troubles caractérisés par des modalités de comportement profondément enracinées, responsables d’une mauvaise adaptation tout au long de la vie apparaissant habituellement dans l’adolescence voire plutôt.

  1. Personnalité paranoïaque

Caractérisée par une méfiance injustifiée, hypersensibilité, jalousie, envie, rigidité, hypertrophie du moi et tendance à blâmer les autres, dont les intentions sont interprétées comme malveillantes.

  1. Personnalité Schizoïde

Caractérisée par un détachement, sensibilité excessive, isolement, évitement des relations intimes ou de rivalité, excentricité, maintien de l’appréhension de la réalité, rêverie diurne et incapacité à exprimer l’hostilité et l’agressivité.

  1. Personnalité schizotypique

Similaire à la personnalité schizoïde mais altération du sens de la réalité, croyances bizarres, comportement distant et retrait.

  1. Personnalité obsessionnelle –compulsive

Caractérisée par un conformisme excessif et le respect scrupuleux des valeurs morales ; le patient peut être rigide, trop consciencieux, scrupuleux, inhibe et incapable de se détendre. (Les trois p- ponctualité, parcimonie, précision).

  1. Personnalité histrionique

Caractérisée par une instabilité émotionnelle, excitabilité, suggestibilité, vanité, dépendance et dramatisation des affects pour attirer l’attention et séduire.

  1. Personnalité évitant

Caractérisée par une fatigabilité importante, un manque d’enthousiasme, une incapacité a éprouvé du plaisir et une hypersensibilité au stress.

  1. Personnalité antisociale

Caractérisé par une transgression des normes sociales. Personnes incapables de loyauté, égoïstes, insensibles, irresponsables, impulsives, incapables d’éprouver de la culpabilité ou tirer un enseignement des expériences. Intolérance a la frustration et tendance à blâmer autrui.

  1. Personnalité narcissique

Caractérisée par des sentiments des grandeurs, sentiment ‹‹ d’avoir droit››, manque d’empathie, envie, comportement manipulateur et besoin d’attention et d’admiration.

  1. Personnalité borderline

Caractérisée par une instabilité, sexualité chaotique, passages à l’acte suicidaire, automutilation, problème d’identité et sentiment de vide et d’ennui.

  1. Personnalité dépendante

Caractérisée par un comportement passif et soumis, manque de confiance en soi et dépendance extrême à l’égard des autres.

D17. Atres situations qui peuvent faire l’objet d’un examen clinique.

   Cette catégorie regroupe des situations, ou les problèmes rencontres justifient un examen clinique ou un traitement sans qu’il soit nécessaire de porter le diagnostic de trouble mental.

  1. Facteurs psychologiques influençant une affection médicale

Troubles caractérisés par des symptômes physique provoques ou influencés par des facteurs psychologiques, généralement ces troubles concernent seul appareil sous contrôle du système nerveux autonome. On peut citer comme exemple, dermatite topique, dorsalgie, asthme bronchique,  hypertension, migraine, ulcère, côlon irritable et colite.

  1. Troubles des mouvements induits par un médicament

Troubles provoqués par des médicaments et plus particulièrement par les antagonistes de la dopamine, par exemple chlorpromazine (Largactil). Ils regroupent le parkinsonisme, le syndrome malin des neuroleptiques (rigidité musculaire, hyperthermie), la dystonie aigue (spasme musculaire), l’akathisie aigue (incapacité de rester en place, impatience), la dyskinésie tardive (mouvements cholériformes) et le tremblement d’attitude.

  1. Problèmes relationnels

Ils se traduisent par une altération des interactions sociales au sein d’un groupe défini, par exemple, problème parent-enfant, problème avec le partenaire et problème dans la fratrie. Ils peuvent aussi survenir quand l’un des membres  de la famille présente un trouble mental ou une affection médicale générale, dont les conséquences touchent l’ensemble de la famille.

  1. Problème lie à l’abus ou la négligence

Cette catégorie inclut les abus physiques et sexuel d’un enfant ou d’un adulte.

D18. Situations supplémentaires qui peuvent faire l’objet d’un examen clinique

        Les problèmes observes ne sont pas suffisamment sévères pour justifier un diagnostic psychiatrique mais perturbent le fonctionnement. Classes en comportement antisocial de l’enfant ou de l’adolescent et de l’adulte (actes criminels), fonctionnement intellectuel limite( Q.I entre 71 et 84), simulation ( production volontaire des symptômes), non observance du traitement, problème scolaire ou universitaire, problème en rapport avec une étape de la vie ( devenir parent, chômage), deuil, déclin cognitif lie à l’âge ( perte normale de la mémoire liée au vieillissement) , problème d’identité ( choix de carrière, orientation sexuelle), problème religieux ou spirituel et problème lie à la culturation (immigration).

D19. Autres catégories

     Concernent des troubles que nécessitent des études et des recherches supplémentaires pour préciser les  critères diagnostiques avant d’envisager leur entrée officielle dans le DSM-IV.

Comportent:

  1. Trouble post-commotionnel

Altération des fonctions cognitives, céphalées, troubles du sommeil, vertiges et modifications de la personnalité apparaissant à partir d’un traumatisme crânien.

  1. Trouble neurocognitif léger

Apparition d’une altération du fonctionnement neurocognitif (trouble de la mémoire, de l’attention, de la compréhension) due à une affection médicale, par exemple troubles hydro électrolytiques, hypothyroïdie, sclérose en plaques.

  1. Sevrage a la caféine

Fatigue, dépression, anxiété après l’arrêt de la prise de caféine.

  1. Trouble dépressif post-psychotique de la schizophrénie

Episode dépressif apparaissant pendant la phase résiduelle d’une schizophrénie.

  1. Troubles détériora tif simple (schizophrénie simple)

Caractérisés par la bizarrerie des conduites, l’appauvrissement des relations sociales, un émoussement affectif, la perte de la volonté et isolement. Les idées délirantes et hallucinations ne sont pas au premier plan.

  1. Trouble dépressif mineur, trouble dépressif bref récurrent et trouble dysphorique prémenstruel

Le trouble dépressif mineur est défini par une perturbation de l’humeur mais sévère que dans l’épisode dépressif majeur ; par exemple, ce traduit par une préoccupation centrée sur des symptômes neurovégétatifs mineurs  tels que tremblements et palpitations.

Le trouble dépressif bref récurrent se caractérise par la survenue récurrente d’épisode de dépression, dont la durée est inférieure à deux semaines (classiquement deux à trois jours) et qui évoluent vers une guérison totale. Le trouble dysphorique prémenstruel apparait une semaine avant les menstruations (phase lutéale) et se traduit par une humeur dépressive, anxiété, irritabilité, léthargie et trouble du sommeil.

  1. Trouble mixte anxiété –dépression

Caractérisé par la présence des symptômes de l’anxiété et de la dépression, sans que l’un d’entre eux prédomine (appelé aussi neurasthénie).

  1. Trouble factice par procuration

Appelé aussi syndrome de Münchhausen par procuration ; les parents stimulants une maladie chez leur enfant.

  1. Etat de transe dissociative

Caractérisé par la perte transitoire de la conscience de sa propre identité et la conservation de la conscience du milieu environnant ; le patient agit comme s’il était habité par une autre personnalité, un esprit  ou une force.

  1. Hyperphagie boulimique

Caractérisé par la survenue répétée des crises de boulimie mais sans recourir aux vomissements et à l’abus de laxatifs.

  1. Personnalité dépressive et personnalité passive- agressive

Ces troubles de la personnalité sont classes dans la catégorie trouble de la personnalité non spécifié.

I.3. PRESENTATION DES BAFULIIRU

I.3.1. HISTORIQUE DU PEUPLE ET DE LA LANGUE FULIIRU

I.3.1.1. L’ORIGINE DES BAFULIIRU                                         

   Selon M.BEATTIE et A.WILLIAMS (2008, p.p. XIII, XV), Le peuple Fuliiru est un tribut du Congo Démocratique qui habite le territoire d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Ce peuple bantou parle la langue appelée ‹‹ Kifuliiru››.

    Le peuple Fuliiru est originaire de la région de l’Ulindi (que l’on appelle ‹‹ Rwindi››) qu’il aurait quittée vers 1350. Toutefois, certains historiens disent que ce peuple serait parti du soudan vers les années 1010 et arrivé en Ouganda en 1090 en passant par le centre Afrique. Les Bafuliiru et d’autres peuples tels que les nande, les hunde, les Lega et les bashi seraient partis de Bunyoro en Ouganda et auraient traversé la frontière Est du Congo. Les Bafuliiru se sont installés dans l’Ulindi en 1130 et ont occupé le pays d’Uvira, alors habité par les Batwa (pygmées), en 1350.

      Les Bafuliiru occupent tout le territoire d’Uvira : dans la plaine, les montagnes et les plateaux. Ils y habitent avec d’autres tributs. Dans les territoires voisins habitent les bashi (walungu), les banyindu, les barega (mwenga) et les Babembe (fizi).

Le territoire d’Uvira est historiquement connu comme étant la porte d’entrée des arabes, des colons et des missionnaires évangélistes au Kivu. Ce fut la route des esclaves, pendant la traite des noirs, en 1800. En 1790, les premiers blancs arrivèrent au pays d’Uvira. Apres 1885, pendant la colonisation belge, la position de ce territoire  s’avéra d’une grande importance pour l’Est du Congo. Les colonisateurs construisant alors le port de kalundu, le chemin de fer, la sucrerie de kiliba et la cotonnière. Ces investissements profitèrent économiquement aux Bafuliiru et les ouvrirent à d’autres cultures. Mais, malheureusement, la colonisation avait réduit l’autorité et le pouvoir du bwami (roi) en créa deux autres bwami dans ce pays de Bafuliiru : le bwami de baviira et le bwami de  la plaine de la Ruzizi (en 1928). Tout ceci, conjugue à la rébellion de 1964 provoqua des mutations dans la vie de Mufuliiru.

I.3.1.2. CLASSIFICATION LINGUISTIQUE

 La langue Kifuliiru (ou ‹‹ kifulero›› pour les colons belges) est parlée par plus de 350 000 hommes. Cette langue bantou appartient à la classe  Niger- Congo, au groupe des langues des pays des grands- lacs, identifie par la lettre J. Dans ce groupe, le Kifuliiru appartient au sous-groupe J50 qui comprend un total de 7 langues (Kifuliiru, kinyindu, kihavu, kijoba ou kiviira, kibwari, mashi et kihunde). Elles sont toutes très proche : le Kifuliiru, le kinyindu et le mashi ou le kiviira (kijoba) sont très similaires, à tel point que les étrangers n’arrivent pas à les distinguer.

     Le Kifuliiru est la langue principale sur tout le territoire. Mais c’est une langue à déperdition car elle a demeurée plusieurs années au stade oral uniquement. Maintenant, fort heureusement, il y a des écrivains locaux qui produisent des livres en Kifuliiru. C’est une nouvelle activité dans la culture du peuple Fuliiru.

I.3.1.3. LA VIE DU MUFULIIRU

Traditionnellement, les Bafuliiru vivaient de l’agriculture, de l’élevage et du travail du fer. Ils pratiquaient aussi le petit commerce. Leur aliment de base est le fufu, de la viande et les poissons. La boisson qu’ils utilisaient pour les fêtes et dans d’autres circonstances est la bière de banane.

Le Mufuliiru vit en famille, avec les siens, en un même lieu. Il construit sa maison près de celles des autres. Sa maison type est circulaire, construite en bois et en terre et recouverte des chaumes. Il s’agit d’une case à deux pièces : une chambre à coucher, ‹‹Ibanda››, et une salle de séjour, ‹‹ bululi››.

 Les Bafuliiru sont pacifiques et ne sont pas agressifs, mais ils ne tolèrent pas l’humiliation ou l’affront. Ils  ne discriminent pas les autres tributs. C’est ainsi que les Bafuliiru sont des voisins pacifiques pour les autres communautés.

L’organisation politique des Bafuliiru est fondée sur le bwami. Les Bafuliiru ont un mwami (roi) qu’ils respectent beaucoup. Sa cour et les notables jouissant aussi du respect du peuple. Il n’y a qu’un mwami chez les Bafuliiru et jamais une femme ne peut devenir reine.

I.3.1.4. LA CROYANCE DU MUFULIIRU

Le Fuliiru est un monothéiste, c’est-à-dire croyant à un seul Dieu créateur du ciel et de la terre. Néanmoins, le Mufuliiru ancien adorait aussi les esprits, notamment Nabingi, Nyamuririma, Lungwe etc.

  I.4. ETUDES ANTERIEURES

Nous ne sommes pas le premier à mener une investigation sur les maladies mentales. Les travaux ci-après étaient menés avant le nôtre:

  • Travail de AMANI BUCHEKABIRI (2012- 2013) Intitulé ‹‹ Etiologie des maladies mentales au sein du centre psychiatrique SOSAME de Bukavu››

Dans sa problématique, ce chercheur s’est posé la question suivante :

  • Quelles sont les causes des troubles mentaux chez les malades qui fréquentent le centre psychiatrique SOSAME

De cette question l’auteur a formulé l’hypothèse suivante:

  • Les causes des maladies mentales dans la ville de Bukavu, notamment chez les patients soignes au centre psychiatrique SOSAME serait une origine génétique ou héréditaire, environnementale (alcoolique, toxicomaniaque, etc.)

Pour  atteindre son objectif et vérifier son hypothèse, l’auteur à utiliser la technique documentaire pour la récolte des données. Apres analyse et interprétation des données, l’auteur est arrivé à la conclusion selon laquelle :

  • Son hypothèse est confirmée dans le sens que la majorité des malades mentaux ont réellement comme causes les facteurs héréditaires et environnementaux, l’alcool, les chanvres ainsi que d’autres facteurs inconnus. Les maladies qui sont généralement causes sont généralement la toxicomanie, l’épilepsie, le trouble du comportement, le syndrome de stress post-traumatique, les psychoses, etc.
  • Travail de Raoul ZIHINDULA BISIMWA (2015-2016) Intitulé ‹‹ Analyse de la représentation mentale de la psychose par la population du groupement de kamanyola››

Dans sa problématique  ce chercheur s’est posé les questions suivantes :

  • Comment est- ce que la population du groupement de kamanyola se représenté la psychose ;
  • Quelle considération cette population accorde-t-elle à la personne souffrante de la psychose ;
  • Quels sont les mécanismes de la prise en charge que la population de kamanyola proposé devant un cas de psychose.

De ces questions l’auteur a formulé les hypothèses suivantes :

  • La population du groupement de kamanyola penserait que la maladie mentale est une malédiction divine ou humaine, une maladie non naturelle, un problème de la sorcellerie, un problème de la magie, un châtiment des ancêtres aux vivants ;
  • La population du groupement de kamanyola présenterait une attitude négative vis- avis de la personne souffrante de la psychose en le rejetant, en cherchant a tout pris son isolement, en ne comprenant pas les actes qu’il pose.

Pour prendre en charge la personne souffrante de la psychose, la population du groupement de kamanyola proposerait l’envoi du malade dans les chambres de prière, chez tradipraticiens  et en cas d’échec au centre psychiatrique SOSAME.

Pour vérifier ces hypothèses, l’auteur a élaboré un questionnaire qui lui a permis,  de recueillir les données auprès de sa population d’étude. Après analyse et interprétation des données, l’auteur est arrivé à la conclusion selon laquelle :

  • Sa première hypothèse est confirmée dans le sens que la population du groupement de kamanyola présente la maladie mentale comme une malédiction divine ou humaine, une maladie non naturelle, un problème de la sorcellerie, un problème de la magie, un châtiment des ancêtres aux vivants. Néanmoins, ces enquêtes ont montré que les défunts n’ont pas de puissance sur les vivants pour les rendre malades mentaux, cela se justifie par le christianisme qui règne dans son milieu d’étude. Ces résultats ont montres que les habitants du groupement de kamanyola croient fermement à la sorcellerie comme facteur principal de la maladie mentale en évoquant la magie, la jalousie et la pauvreté dont sont responsables les personnes qui  l’utilisent pour rendre les autres malades mentaux.
  • Sa deuxième hypothèse est confirmée dans le sens où la population du groupement de kamanyola présente une attitude négative vis-à-vis de la personne souffrante de la psychose en le rejetant, en cherchant à tout pris son isolement, en ne comprenant pas ses actes qu’il pose.
  • Sa troisième hypothèse est aussi confirmée car pour prendre en charge la personne souffrante de la psychose, la population du groupement de kamanyola propose l’envoi du malade dans les chambres de prière, chez les tradipraticiens et en cas d’échec au centre psychiatrique SOSAME.
  • Travail de Raphael MULONDA WAKILONGO (2015-2016) Intitulé ‹‹ Approche ethno psychiatrique chez les lega du territoire de mwenga››.

Dans sa problématique, ce chercheur s’est posé les questions suivantes: 

  • Comment les lega de mwenga découpent-ils les champs des maladies mentales ?
  • Comment en donnent –ils un sens aux maladies mentales ?
  • Comment réagissent-ils face aux troubles psychiques?

      De ces questions l’auteur a formulé les hypothèses suivantes :

  • Il existerait une classification de la maladie mentale chez les lega de mwenga.
  • Les lega de mwenga ne sont jamais en désarroi face à une maladie mentale, ils cherchent à définir les troubles et en découvrir l’origine ou les causes.
  • Il existerait chez les lega de mwenga une thérapie approprie qu’ils appliquent après avoir élaboré une typologie.

Pour vérifier ces hypothèses, l’auteur s’est servi de l’interview, l’observation directe et participative. Après l’analyse et l’interprétation des données, l’auteur est arrivé à la conclusion selon laquelle :

  • En face de la maladie, le mulega de mwenga cherche toujours à définir le trouble, en découvre l’origine ou les causes et à élaborer une typologie (nosologie) en vie d’appliquer une méthode appropriée. La causalité naturelle des troubles psychiques n’est pas tellement admise dans la conception lega. Les processus de l’existence humaine, les véritables connexions causales et les lois naturelles n’existent pas au gré du hasard, car chaque événement de la vie, la santé, la maladie et la mort représentent des actes de reconnaissances ou de vengeance des invisibles.
  • Travail de KAYAYA KAMUGOKO (2013- 2014) Intitulé ‹‹ problématique de la psychothérapie des malades mentaux du centre psychiatrique SOSAME de Bukavu face aux services thérapeutiques locaux ››.

Dans sa problématique ce chercheur s’est posé les questions suivantes :

  • Le traitement des malades mentaux du centre psychiatrique SOSAME de Bukavu serait-il efficace face aux services thérapeutiques locaux étant donné l’existence de nombreux cas de rechute observés l’année 2013 ?
  • Si tel en est le cas, existerait-il de nombreux malades mentaux traités au dit centre psychiatrique?
  • Quels sont en fait les facteurs qui seraient à la base, de rechutes des malades mentaux soignés déjà au centre psychiatrique SOSAME de Bukavu ?
  • Enfin, quelles pistes des solutions pouvons-nous proposer en vue de traiter efficacement les malades mentaux du centre psychiatrique SOSAME ?

      De ces questions, ce chercheur, a formulé les hypothèses suivantes :

  • Les soins apportés aux malades mentaux du centre psychiatrique SOSAME de Bukavu ne seraient pas efficace de la part des services thérapeutique en place compte tenu des multiples cas des rechutes observés l’année 2013 à l’ endroit des patients.
  • Tel en est étant le cas, il existerait des nombreux malades mentaux ainsi soignes au dit centre psychiatrique.
  • A ce sujet les facteurs à la base des rechutes des malades mentaux soignés au centre psychiatrique SOSAME seraient d’ordre exogène, tels que la guerre, les vols, le chômage, le divorce, ainsi que d’autres endogène comme l’insuffisance de moyen financier, l’hérédité, la non prise des médicaments, le facteur psychologique lié à l’individu.

Pour vérifier ces hypothèses, l’auteur à utiliser, élaboré un questionnaire d’enquête. Apres analyse et interprétation des données, l’auteur est arrivé à la conclusion selon laquelle :

  • Sa première hypothèse est confirmée le sens où les soins apportés aux malades mentaux du centre psychiatrique SOSAME de Bukavu ne seraient pas efficace de la part de services thérapeutiques locaux.
  • Sa deuxième hypothèse est infirmée dans le sens qu’il existerait de nombreux malades mentaux soignés au dit centre.
  • Ses résultats obtenus par rapport à sa troisième hypothèse montrent que la majorité reconnaît que les non prise des médicaments prescrits par le médecin psychiatre demeurent la cause de rechute des malades mentaux des patients déjà soignés au centre psychiatrique.

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