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Chapitre II. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

2.1. PRESENTAITON DU GROUPEMENT DE KAMANYOLA

                    L’actuel poste d’encadrement administratif de Kamanyola est un non d’un vaillant de Bavira et qui signifie arracher avec force.

Son vrai non est Kamanyula issu de la famille de Muganda Ngwansiku. Kamanyola est un groupement du territoire de Walungu, province du Sud Kivu en RD Congo.  

Il fait partit de la plaine de Ruzizi ; il se trouve à la frontière avec le Rwanda et la Burundi. Il s’étend sur une superficie de 800Km² au Sud de la ville de Bukavu. Il est situé à 29° de longitude Est et 242° de latitude Sud. Son altitude est 900 à 100m par rapport au niveau de 0m de l’atlantique. Sa station géographique et stratégique quant à sa position entre Bukavu et les pays voisins le Rwanda et la Burundi[1]. Le  groupement de Kamanyola est limité par :

  • Au Nord-Est par la rivière Ruzizi qui sépare la préfecture de Cyangugu en République Rwandaise
  • Au Nord Ouest par le massif montagneux de la chine de Mitumba qui sépare du groupement de Karhondo du territoire de Walungu.
  • Au Sud par la rivière Luvinvi qui le sépare du groupement d’Itara/Luvungi en territoire d’Uvira.
  • Au Sud-est par la rivière Ruzizi qui le sépare de la commune de Rugombo, province de Cibitoki au Burundi.

 II.2.2. LE RELIEF

                   Les basses terres se localisent dans la vallée de la rivière Ruzizi dont les altitudes varient entre 73 m et 1000, mais au niveau de Kamanyola, ses basses terres constituent un obstacle aux voies de communication. Les hautes terres formants la partie Nord et Ouest montagneux de la rivière Ruzizi avec les altitudes supérieures à 1000m. Le plus haut sommet de la montagne Kanshala atteint 1750m d’altitude.

II.2.3. LE SOL

                   Le relief de Kamanyola comprend deux parties : à Kamanyola, le sol est diversifié et différencié d’une localité à l’autre du type alluvial de la plaine au type sablo-argileux rouge de haut plateau et des versants.

  • Type argilo-sableux : se localise généralement dans les dépressions et les longs des rivières.
  • Type graveleux (Raguli) : composé de galet se trouve les longs des flancs des collines.
  • Type sablo-argileux rouge : se trouve dans les hautes terres et les versants.

II.2.4. CLIMAT

                   Le climat du groupement de Kamanyola est tropical sec, situé partant entièrement au Sud à moins de 3°de latitude Sud. Cette région connait deux grandes saisons à savoir : une saison sèche qui va du début du mois de juillet jusqu’en octobre. La moyenne des précipitations varie entre 800 et 1000mm par an avec une température variant entre 15 et 28°C.

II.2.5. VEGETATION

                   La végétation est du type savane herbeuse la où le climat est sec et savane boiseuse la où le climat est humide.

II.2.6. HYDROGRAPHIE

                   L’hydrographie de la plaine  de Ruzizi est dominée par la rivière Ruzizi ; Kamanyola un groupement qui compte un nombre insuffisant des cours d’eaux, parmi ces cours d’eaux, on trouve : la rivière Luvinvi, au Sud qui prend sa source dans les hautes montagnes de Kaziba et se déverse dans la rivière-ruzizi sitée à c’est et qui provient du Kivu, se déverse dans le lac Tanganyika.

II.2.7. ASPECTS SOCIO-ECONOMIQUES

II.2.7. LA DEMOGRAPHIE

                   Selon les opérations d’indentification effectuée en 2010 et 2011 le groupement de Kamanyola comptant 56040 habitants avec une densité 208 habitants/km² dont les femmes et les enfants sont majoritaires soit 2/3 de la population. Ce groupement est composé de 14 localités dirigées chacun par un chef de localité, toutes dirigées par un chef de groupement répondant au non de Cubaka Migabo peuple.  

  Tableau n°1 : de répartition de la population selon les localités

N°

Localités

Chefs de localité

Nombre d’habitants

01

KASHENYI

BISHIKWABO KADUGURU

4991

02

BUSAMA

NGINGI  NYAMUHIRWA TOTWA

8878

03

KAMBARA

MUGOBOZI MPARANYI

3890

04

RUGENGE

RUSANGA OMAR

2966

05

KABOYA

MAKAMBO RHWANGANO

1226

06

IROHERO

KAFADARHE MASTAKI SADIKI

1784

07

KAYANGE

FILS SOGOTI NABUHUKA

6936

08

RUGUMBA

MURHULA KALIKERA

8980

09

NYARUBALE

MASUMBUKO MUZALIWA

1945

10

KAFUNDA

NTABASHWA LUSHUMBO

1200

11

BUGANO

KASHANVU MANDEVU

1077

12

MISHIMUMU

MWANDAZA NTABONERA

704

13

MIGINA

SABUNI MUSHEMALIRWA

7814

14

IHINDIRO

NYARUKEMBA KAJANGALA

3649

Total

56040

Source : Bureau de poste d’Etat civil de Kamanyola, exercice 2015

Les données de ce tableau montrent que certaines localités sont plus peuplé par rapport à d’autres comme BUSAMA et RUBUMBA et d’autres sont moyennement peuplées.

II.3. LA CULTURE

III.3.1. LES DIALECTES PARLEES

                   Comme dans le Bushi en général, les dialectes portés dans le groupement de Kamanyola sont : Le Mashi, Kirega, Kifuliru et Kinyarwanda qui sont les dialectes riches en vocabulaire et inspirent une certaine sagesse. D’autres langues également de ce groupement comme Kiswahili, par la majorité pour faciliter la transaction commerciale. Le français quant à lui est parlé dans les écoles et l’administration, elle est aussi la langue d’élite intellectuelle. Le village n’est pas regroupé en ethnie mais ils sont tous mélangés au sein de ce village.

II.3.2. RELIGION

                   Le groupement de Kamanyola compte trois grandes Eglises à savoir :

  • Eglise catholique
  • Eglise protestante subdivisée en plusieurs communautés et
  • L’Islam.

II.3.3. EDUCATION

 Dans le groupement de Kamanyola au cours des décennies passées, il n’y avait que des écoles primaires et quasi pas d’écoles secondaires. Actuellement, les écoles secondaires s’y développent aussi : la première école Kanshala a été crée en 1922 par la chapelle catholique. Aujourd’hui, il y des écoles catholiques et publiques à Kamanyola voir des écoles des particuliers.

Enfin notons que le groupement de Kamanyola compte 14 écoles primaries et 11 écoles secondaires qui sont reparties de la manière suivante :

Ecole primaire : 14 écoles

  • Ecoles privées : 2 écoles
  • Ecoles conventionnées : 12 écoles
  • Catholique : 2 instituts
  • Protestantes : 6 instituts et un lycée
  • Musulmane : 0

II.3.4. DONNEES SANITAIRES

                   Kamanyola se trouve dans la zone de santé de Nyangezi. Nous pouvons affirmer sans crainte qu’une grande partie d’activités ayant trait aux soins de santé primaire y sont assurées. La population y est dotée d’une adduction d’eau qui a quatre bassins et une source d’eau potable aménagée, en guise de prévention dit-on « eau saine égale santé meilleure ».

Tableau n°2 : Différentes institutions sanitaires

N°

Centre de santé

Gestion

Bâtiment 

01

C. de santé de Kamanyola

Etat

Durable

02

C. de Kashenyi 8è CEPAC

CEPAC

Durable

03

C.S. de Kalunga

Catholique

Semi-durable

04

Hôpital Saint Joseph

Catholique

Durable

Source : nos enquêtes sur terrain (2015-2016)

A ce centre de santé s’ajoute l’hôpital Saint Joseph, dix huit pharmacie et 13 postes de santé curatif, la consultation prénatale, une campagne de vaccination, les accouchements y sont effectués, etc, les soins restent partout conditionnés par de l’argent que la population a du mal à trouver alors que les mutuelles de santé n’y existe pas.

II.3.5. ONGD ET ASSOCIATION DE DEVELOPPEMENT

Le groupement de Kamanyola compte plusieurs associations de développement dont en titre.

  • ACEPKA : Association des Consommateurs d’Eau Potable de Kamanyola
  • GRENIER : Groupe d’Eleveurs en Milieu Ruraux
  • IPLCI : Initiation Paysanne pour la Lutte Contre l’Ignorance et la Faim
  • CFK : Collectif des Femmes de Kamanyola
  • AVOCD : Association des Veuves et Orphelins Congolais pour le Développement

II.3.6. L’AGRICULTURE ET L’ELEVAGE

                   L’agro-pastoral à Kamanyola est bien pratiqué, elle est l’activité primordiale est prédominante du secteur primaire à Kamanyola. Les animaux sont observés dans différentes localités, composant le groupement de Kamanyola. Les guerres dites de « Libération » à décimé un grand nombre de bétail.

                   La divagation des bêtes dans le champ entraine le ravages des plantes et des conflits entre agriculteurs et éleveurs même jusqu’à aller à la justice.

                   Plus de 80% de la population vivent de l’agriculture. De toutes les cultures, la culture de tomate, du manioc, du sorgho et de maïs sont les plus préférés par la population de ce milieu à cause du revenu élevé et l’habitude alimentaire de la population.

II.4. LA PECHE

                   Elle est pratiquée sur les rivières Ruzizi et Luvinvi cependant la production est faible et ne satisfait pas aux besoins de la population locale. Les espèces capturée sont les fougons « Ndugu » vendu au marché de Kamanyola.

II.4.1. COMMERCE

                   A part les petits marchés, Kamanyola à un grand marché qui fonctionne chaque vendredi où les commerçants de Bukavu, Nyagezi, Uvira et du Rwanda et Burundi s’approvisionnent et vendent leurs marchandises comme par exemple les habits pour hommes, les femmes et enfants différentes produits manufacturées étalés dans les petites boutiques des Kiosques installés le long de la route. A leurs tours, ils achètent auprès de la population des produits consommables : Haricot, Maïs, Manioc, etc.

II.4.2. TRANSPORT ET COMMUNICATION

Le groupement de Kamanyola compte une route macadamisée mais dont la maintenance n’est pas régulière, c’est la voie routière nationale n°5 qui monte vers Bukavu en passant par ces escarpements de Ngomo. Pour la communication, deux radios locales sont à signaler : la radio communautaire de Kamanyola (RCKA) et la radio Flash Fm, travaillent avec la RTNC Bukavu et le centre Lokolé à nouvelles ères.

Le téléphone est d’usage courant dans le groupeùent de Kamanyola, la population a aussi compris le bien fondé de la mondialisation, cependant son usage est rncore réduit car la population n’a pas assez de moyens pour s’en acheter, ainsi les réseaux Airtel, Vodacom, et parfois MTN sans oublier les réseaux Burundais (ECONET, TEMPO, YAGA, LEO) y sont et gagnent le marché en cette contrée.

II.4.3. ARTISANAT

C’est un secteur le plus négligé

    Dans le groupement de Kamanyola. Certain produits artisanaux et œuvre d’art sont réalisée en menuiserie, les métiers chez les femmes et les filles n’existent quasi pas à part certaines femmes qui fabriquent des Kwanga bien réputés et grillent de la viande ) la douane de Kamanyola.

II.4.4. APPROCHE METHODOLOGIQUE

METHODES UTILISEES

Nous nous sommes servis d’un nombre d’outils.

  1. Questionnaire d’enquête

Dans ce travail, nous nous sommes servi de questionnaire que nous avions adressé aux différentes personnes dans toute la population du groupement de Kamanyola y compris les jeunes de ce contré.

  1. Visites sur terrain

Elles nous ont permis de nous entretenir avec les jeunes et autres couches sociales qui se trouvent dans le groupement de Kamanyola.

II.5.4. LES TECHNIQUES

Les techniques sont des procédés utilisés au service de la méthode et avec les quelles nous avons récolté les données d’enquête pour un bon aboutissement  de notre travail, nous nous sommes servis des techniques suivantes :

II.5.5. INTERVIEW DIRECTE

Cette technique nous a permis de savoir directement ce que les sujets enquêtés pensent au chômage des femmes et leur impact sur les conditions socio-économique dans le milieu.

II.5.6. ANALYSE DOCUMENTAIRE

Elle consiste à exploiter les différents ouvrages en vue d’y tirer les informations avérées. Cette technique nous a facilité l’exploitation de quelques ouvrages en rapport avec notre objet

Elle consiste à exploiter les différents ouvrages en vue d’y tirer les informations avérées. Cette technique nous facilité l’exploitation de quelques ouvrages en rapport avec notre objet de recherche en vue d’en dégager les différentes statistiques et autres informations ayant trait à notre population d’étude.

II.5.7. OBSERVATION PARTICIPATIVE

                   Elle consiste à observer directement ce qui se passe dans le milieu ou à vivre avec la population cible afin de récolter les données.

                   L’observation directe est la technique qui nous a permis de nous rendre compte des faits qui ont inspiré le présent.

A l’aide de cette technique, nous sommes arrivés à nous imprégné des réalités du milieu  et de nous intégrer dans la vie de la population afin de pouvoir relever les difficultés aux quelles cette dernière est heurtée.

II.5.8. L’ECHANTILLONAGE

Cette technique consiste à prélever un ou plusieurs sous groupes de jeunes. Comme il est difficile d’interroger toute la population de Kamanyola, nous avons recouru à cette technique.  Elle nous a permis de recueillir les données facilement sur terrain.     

[1] Bureau : poste d’Etat de Kamanyola, 2015, p11.

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