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CHAP.III. ANALYSE DES DONNEES ET INTERPRETATION DES RESULTATS

Ce chapitre s’articule autour de 4 sections. La première sera consacré à la présentation des données sur la production de mais au Nord-Kivu, la seconde section présente les usines de transformation de mais en semoule, la troisième section présente le calcul de la valeur ajoutée et de la rentabilité et la dernière section présente les discussions des résultats.
III.1. Présentation des données
Dans cette section, nous allons présenter les différentes productions de maïs et cela dans chaque territoire du Nord-Kivu et les échanges avec le reste du monde (Rwanda et Ouganda)
III.1.1. Production de maïs dans les territoires du Nord-Kivu
Ici, nous présentons les différentes quantités de maïs produites dans les 5 territoires du Nord-Kivu. Dans ceux-ci, la production a évolué presque de manière similaire et à des quantités suffisantes, bien qu’à des degrés divers.
Ce tableau ci-après montre la production (en tonnes) du maïs par territoire (pour les années 2009-2013).
Tableau n°4 : Production du maïs par territoire, 2009-2013
Production(en tonne)
Territoire
2009
2010
2011
2012
2013
Total
Beni
8326
7356
6406
8050
9230
39.368
Lubero
21910
18826
16215
21505
24610
103.066
Masisi
11350
10807
8683
10833
11701
53.374
Rutchuru
12708
8568
11005
13987
16088
62.356
Walikale
2537
1212
1505
4862
5445
15.561
Total
56831
46769
43814
59237
67074
273.725
Moyenne
54.745
Source : Service National des Statistiques Agricoles, Rapport, 2009-2013.
Ce tableau nous montre que la production totale dans tous les territoires du Nord-Kivu est de 273.725 tonnes. La moyenne annuelle est de 54.745 tonnes par territoire.
29
De ce tableau, nous constatons aussi que le territoire Lubero occupe la première place avec 103.066 tonnes, suivi du territoire de Rutchuru, Masisi et Beni respectivement avec une production de 62.356 tonnes, 53.374 tonnes et 39.368 tonnes. Le territoire de Walikale occupe la dernière position avec 15.561 tonnes.
Graphiquement, ces données peuvent être représentées de la manière suivante :
Figure n°1 : L’évolution de la production du mais
Source : Nos analyses des données
Au regard de ce graphique, nous pouvons constater d’une part que la production du maïs a subi une diminution en 2010 et 2011 et cela est dû aux guerres perpétrées dans la province du Nord-Kivu pendant cette période. Cette situation n’a pas permis aux paysans de vaquer à leurs occupations et d’autre part, en 2012 et 2013, la production a subi une évolution positive.
Nous pouvons dire que le problème de production du maïs ne cause pas problème. Ce produit peut donc faire l’objet de valorisation.
III.1.2. Des relations commerciales avec le reste du monde
Dans ce point, nous allons analyser les échanges commerciaux que la province du Nord fait avec les pays voisins tels que le Rwanda et l’Ouganda et la part de ces échanges.
2009
2010
2011
2012
2013
Production
56831
46769
43814
59237
67074
30
Figure n°2 : évolution des exportations des graines de maïs
Source : Notre analyse des données
Il ressort de cette figure que la partie de la production du maïs qui va à l’extérieur est, en moyenne, de 23.496,8 tonnes (presque la moitié de la production annuelle) et l’écart type de maïs exporté est 1161,6 tonnes pour le Rwanda et 2676,88 tonnes pour l’Ouganda. Par la suite, nous constatons que l’Ouganda à elle seule exporte 60,2% de la production totale.
Figure n°3 : Evolution des importations du maïs
2009
2010
2011
2012
2013
Moyenne
Ecart type
Rwanda
9926
7442
8362
9198
11583
9302,2
1161,84
Ouganda
15298
8715
16752
12862
17046
14134,6
2676,88
2009
2010
2011
2012
2013
Moyenne
Ecart type
Rwanda
1800
1540
1732,5
2160
2268
1900,1
251,12
Ouganda
2200
2310
2425,5
2640
1618
2238,7
263,76
31
Source : Notre analyse des données
Nous constatons à partir de cette figure que la plus grande partie des graines de maïs provient de l’Ouganda. La quantité de maïs importée est, en moyenne, de 7991,2 tonnes/an. C’est une partie de la quantité exportée que le Nord-Kivu importe en cas de baisse de la production.
Figure n°4 : Evolution des importations de la farine de maïs
Source : Notre analyse des données
En lisant ce graphique, nous remarquons que les quantités de la farine de maïs exportées évoluent dans le sens positif au courant de notre année d’étude sauf au courant de l’année 2013 où il y a eu une diminution des exportation et cela était dû à l’instauration de la paix qui a permis les agriculteurs de produire plus. Par la suite, nous remarquons aussi que la province du Nord-Kivu exporte du Rwanda en moyenne 1900 tonnes de la farine de maïs par an et de l’Ouganda 2238,7 tonnes. En plus, nous constatons que les données sont concentrées autour de la moyenne.
Enfin, la province du Nord-Kivu produit le maïs dans tous ses territoires ; cette production occupe une place de choix dans l’alimentation de sa population.
2009
2010
2011
2012
2013
Moyenne
Ecart type
Rwanda
1800
1540
1732,5
2160
2268
1900,1
251,12
Ouganda
2200
2310
2425,5
2640
1618
2238,7
263,76
32
Quelle que soit la quantité exportée ou importée, la province du Nord-Kivu n’a pas de carence en production du maïs. Le vrai problème est le manque des infrastructures de stockage. Ce qui oblige les paysans à vendre ce produit à moins cher.
Ainsi, malgré toutes les difficultés ci-haut citées poussant les producteurs à vendre leurs produits à moins chers à l’étranger, la province du Nord-Kivu détient certaines usines qui transforment les graines de maïs en farine fine. Ainsi, nous allons analyser dans le paragraphe qui suit les différentes données sur les usines de transformation des graines de maïs en semoule.
III.2. Les usine de transformation du maïs
L’industrie est l’un des facteurs d’une économie forte. Elle épanouit l’économie par la transformation des matières premières (ayant un caractère périssable) en produits finis (susceptible d’être conservés très longtemps). La province du Nord-Kivu qui produit des quantités suffisantes du maïs est censée avoir un grand nombre d’usines pour favoriser ou encourager la transformation de ce produit. Celui-ci est valorisé du fait de son caractère périssable et de la valeur ajoutée dégagée.
Dans cette section, il sera question de connaitre aussi la capacité de production de chaque minoterie et de voir aussi si l’implantation de nouvelles minoteries constitue un besoin réel pour cette ville.
II.2.1. Les minoteries au Nord-Kivu
Depuis un temps, il y a eu implantation de minoteries pour la transformation du maïs qui sont toutes implantées dans la ville de Goma.
Nous référant au tableau n° 3 de ce travail, nous avons constaté que la ville de Goma compte 4 minoteries dont 2 sont opérationnelles et deux autres sont non opérationnelles. En plus de ces minoteries, nous comptons un nombre de moulins qui sont éparpillés sur l’ensemble de l’étendue de la province.
Les 2 minoteries opérationnelles sont minoteries de l’Etablissement « Bon Marché » (celle-ci compte 4 machines) et celle de l’Etablissement Maman NASONGA qui compte à son tour 5 machines, la minoterie Serufuli et AKIPHAR ne fonctionnent plus.
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III.2.2. La capacité de production de semoule
Tableau n°5: la capacité productive de ces deux minoteries
Minoteries
Nombres des machines
Capacité productive par machine en tonnes
Production journalière
Production Annuelle
Bon marché
1
50
50
18000
3
30
90
32400
Maman Nasonga
5
15
75
27000
Source : Nos confections sur base des données d’enquête
A partir de ce tableau, nous remarquons que la production annuelle de la minoterie Bon marché est de 50.400 tonnes et celle de la minoterie Maman Nasonga est de 27.000 tonnes par an. Ceci nous permet de dire que la plus grande partie de la production du Nord-Kivu est transformée par la minoterie Bon marché.
Vu la présence de ces deux minoteries dans la ville de Goma et leurs capacités de production comme signalé dans ce paragraphe, ceci nous permet de voir qu’il y a un besoin relatif de production de maïs et que cette production pourrait stimuler les producteurs et les investisseurs à investir dans le secteur agricole.
Dans le cadre de ce travail, nous allons seulement nous intéresser à la minoterie bon marché vu sa capacité productive et la disponibilité des données.
III.2.3. Investissement dans la valorisation par transformation du maïs au Nord-Kivu
Dans cette section, nous allons nous appesantir sur la méthode des effets pour calculer la valeur ajoutée afin de voir si la valorisation par transformation du maïs pourrait stimuler les producteurs et les investisseurs.
III.3. Calcul de la valeur ajoutée par la méthode des effets
Ces données proviennent de la minoterie de l’établissement « Bon Marché » implantée actuellement dans la commune de Goma au quartier Himbi.
L’étude porte essentiellement sur le calcul de valeur joutée (VA) totale. Celle-ci est la somme de VA directe créée par la transformation (A). VA indirecte créée par les entreprises auprès
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desquelles l’activité de transformation a acheté des biens et services (B), la diminution de la VA résultant de la suppression des activités de transformation se substitue et VA transférée à l’étranger (VA=A+B-C-D).
III.3.1. Calcul de la VA directe créée par la transformation
Ici, nous allons calcul la valeur ajoutée directe créée par la transformation au sein de la minoterie bon marché.
1. Graines de maïs utilisées (Quantité)
Tableau n°6 : Consommation de maïs

Désignation
Quantité (en tonnes)
P.U ($)
P.T ($)
01.
Maïs local
18600
435
8.091.000
02.
Maïs importé
4200
581,5
2.442.300
Total
22.800
10.533.300
Source : Nos calculs
Ce tableau nous renseigne que 18600 tonnes de graines de maïs utilisées sont produits à l’intérieur de la province du Nord-Kivu et 4200 tonnes provient des pays limitrophes tels que le Rwanda et l’Ouganda. De même que le prix varie selon le milieu de provenance.
Nous constatons en plus que la quantité totale est 22.800 tonnes et le coût total des graines de maïs que la minoterie utilisées est de 10.533.300$.
2. Charge du personnel (salaires)
Tableau n°7: Tableau récapitulatif des salaires annuels.
Agents
Effectif
Salaires/pers/mois
Salaire total/an
Administration
1 Gérant
550
6600
1 Comptable
450
5400
1 Caissière
350
4200
2 Superviseurs
300
3600
Total 1
19800
Techniciens
4
220
10560
Ouvriers
25
120
36000
35
Journaliers
30
100
36000
Total 2
64
82560
Total 1+Total 2
102.360
Source : Nos calculs
Au regard de ce tableau, nous remarquons le salaire minimum que la minoterie paye à son personnel est de 120$ mensuellement et le salaire maximum est de 550. Le montant annuel des charges du personnel est de 102.360$.
Dans le paragraphe qui suit nous allons nous focaliser sur le calcul du chiffre d’affaire ou la production vendue.
Le tableau ci-dessous nous donne les amples informations concernant la production vendue ou le chiffre d’affaire réalisé annuellement.
Tableau n° 8: la récapitulation des chiffres d’affaires annuels

désignation
Semoule
Tourteau
Tot. Prod.
Qté(T)
P.U($)
P.T($)
Qté (sacs)
P.U($)
P.T($)
1.
Semoule I (1ère qualité)
2252
1250
2815000
715
54
38610
2853610
2.
Semoule II (2ème qualité)
14191
700
9933700
1450
45
65250
10037560
Total
12748700
103860
12.871.170
Source : Nos calculs sur terrain
La lecture de ce tableau nous montre que le chiffre d’affaires ou la production vendue provenant de la vente de la semoule est de 1.2748.700$ et celui de tourteau ou déchets se dégage lors de la décortication de mais est de 103.600$. Donc la production vendue ou le chiffre d’affaires réalisé par cette minoterie est 12.871.170$.
Ainsi, La valeur ajoutée directe issue de la transformation de maïs en semoule se calcul de la manière suivant :
VA= Production-Consommation intermédiaire.
Nous référant au tableau n°6 et au tableau ci-haut présenté, la valeur ajoutée directe sera de
36
VA (A)= 12.871.170-10.533.300=2.337.870$. Ceci représente la valeur ajoutée directe liée à
la transformation du mais en farine.
Ainsi, le taux de la VA par rapport aux matières premières utilisées est de
*100 22,2%
10.533.300
2.337.870
 . Ceci signifie que ce taux représente 22,2% des matières
premières utilisées.
Vu l’importance du chiffre d’affaire réalisé, cette VA est nettement suffisante car elle permet
de couvrir toutes les charges liées à la production.
III.3.2. Calcul de la partie de la VA transférée à l’étranger
La partie de la VA ajoutée transférée à l’étranger est calcul au niveau des charges
d’imposition que l’entreprise supporte. Une partie des impôts (70%) reste au niveau local et le
reste soit 30% des impôts est transférée au reste du monde.
Le tableau ci-dessous nous les amples informations quant à ceux concernes les charges
supportent :
Tableau n°9 : Répartition des charges
Charges Montant
Amortissement 395510
Dividende 66605,7
Droits de licence 27200
Frais financiers 272253,6
impôts 130999
Salaires du personnel 102.360
Réserves 241500
Total 1.176.483,3
Source : Nos calculs sur basés des états financiers
Ce tableau nous donne les différentes charges que la minoterie supporte pour son
fonctionnement.
Quant à ce qui nous concerne, la valeur ajoutée transférée à l’étranger est calculé au montant
des impôts que la minoterie supporte. Cette valeur représente 30% du montant des impôts et
70% reste au niveau local (l’Etat).
37
D’où, nous avons 39299,7
100
130999*30
 $
Ceci représente la partie de la valeur des importations qui est la valeur ajoutée transférée à
l’étranger. Cette valeur des importations diminue la valeur ajoutée du fait que cette portion
représentant la valeur des importations est transférée à l’étranger. La valeur ajouté directe sera
diminue de 39.299,7.
III.3.3. Calcul de la valeur ajoutée indirecte
La valeur ajoutée indirecte est calculé au niveau des producteurs auxquels la minoterie
s’approvisionne les matières premières.
Quant à ce qui concerne des approvisionnements des matières premières, la plus grande partie
provient des territoires du Nord-Kivu.
La minoterie s’approvisionne aux exploitations agricoles qui cultivent sur un hectare (1ha),
15 kg de semence et y récoltent 3 tonnes.
Pour 18.600 tonnes utilisées par la minoterie, on a utilisé 93000 kg de semence.
1kg de semence est acheté à 0,7$ et ces exploitatants vendent la tonne à 255$.
Ceci implique que toute la semence utilisée est de 65100$ et la production totale réalisée est
de 4.743.000$
Il en découle une VA= 4.743.000-65100 =4.677.900$
C’est la valeur ajoutée indirecte.
II.3.4. Calcul de la valeur ajoutée totale
Notons que la valeur ajoutée totale (VAT) dans l’économie du milieu donné est la somme de
la valeur ajoutée créée par le projet et de la VA indirecte diminue de la VA résultant de la
suppression des activités économiques auxquelles le projet se substitue et la partie de la VA
transférée à l’étranger (les importations).
Nous savons que :
- La valeur ajoutée directe : 2.337.870$.
- La valeur ajoutée indirecte : 4.743.000$
- La partie de la VA transférée à l’étranger est de 39.299,7$
38
- Les ventes ont été effectuées à l’intérieur de la province.
La VAT= 2.337.870$  4.677.900$39.299,7$  6.976.470,3$
Comme l’on vient de trouver la valeur ajoutée totale, ceci nous amène à calculer le ratio de la
valeur ajoutée qui mesure la part de la production dans la valeur ajoutée.
Ce ratio est obtenu par la formule suivante :
Ratio de la VA
oduction
VAT
Pr

Ainsi, le Ratio de la VA 66,2%
10.533.300
6.976.470,3
 
Elle représente 66,2% de la production annuelle de la minoterie et dépasse de loin le taux de
VA exigée par le code des investissements en RDC qui est de 35%.
Au vu de ces résultats, nous pouvons dire que la valorisation par transformation des graines
de maïs en semoule permet d’améliorer non seulement la valeur ajoutée mais aussi la
rentabilité des investisseurs dans le domaine agricole car celle-ci peut stimuler la production
agricole de maïs. En effet, lorsque le maïs est de plus en plus transformé, la demande des
matières premières (maïs) par les minoteries augmente, augmentant artificiellement la
production du maïs.
III.2. Calcul de la rentabilité
Cette section sera subdivisée en deux points. Dans le premier point, nous calculer le résultat
net de la minoterie bon marché et le second point porte sur le calcul de ratio de la rentabilité.
III.2.1. Calcul du résultat net d’exploitation
Le résultat net5 c’est la capacité d’une entreprise à générer la rentabilité. Il se compose des
résultats d’exploitation, financiers, et exceptionnels auxquels il faut retirer les impôts. Le
résultat net ce qui reste de la valeur ajoutée diminue de l’ensemble des charges (charges du
personnel, contribution et taxes, charges financières, dotation aux amortissements et
provisions) que l’entreprise supporte.
5 WWW. Zonebourse.com
39
D’où le RN = VA- charges du personnel + Contributions et taxes+Intérêts payés + dotations
aux amortissements et provisions.
Le tableau ci-dessous nous permettra de calculer le résultat net
Tableau n°10: Calcul du résultat net
Rubriques Montant
VA 6.976.470,3
-Charges du personnel 102.360
-Charges financières 272.253,6
-Dotations aux amortissements et
provisions
395.510
-Impôts 130.999
Résultat net 6075347,3
Source : Tableau n°9 et calcul de la VAT
De ce tableau, nous trouvons un résultat positif de 6075437,3$. Ceci nous permet de dire
que la transformation de mais en farine est rentable.
III.2.2. Calcul du taux de rentabilité nette
Le taux de rentabilité6 nette exprime la rentabilité de l’entreprise en fonction deb son volume
d’activité, c’est un indicateur de profitabilité de l’entreprise. Il permet d’estimer le résultat
futur de l’entreprise en fonction de la variation de son volume d’activité mesure par son
chiffre d’affaire.
Il se calcule de la manière suivante :
Taux de rentabilité nette = *100
chiffred 'affaire
Résultatnet
Ainsi, le taux de rentabilité sera égal à :
Taux de rentabilité= *100 47%
12.871.170
6.075.347,3

6 WWW. Zonebourse.com
40
Le taux de rentabilité est 47%. Ceci signifie que si le chiffre d’affaire augmente de 100%, la rentabilité aussi augmente de 47%
Au vu de ces résultats, nous pouvons dire que la valorisation par transformation des graines de maïs en semoule permet d’améliorer non seulement la valeur ajoutée mais aussi la rentabilité des investisseurs dans le domaine agricole car celle-ci peut stimuler la production agricole de maïs. En effet, lorsque le maïs est de plus en plus transformé, la demande des matières premières (maïs) par les minoteries augmente, augmentant artificiellement la production du maïs.
Elle permet également de fournir de l’emploi à plus de 70 individus ; avec une implication sociale très grande.
Eu égard à ce qui précède, nous pouvons conclure à l’instant que la valorisation par transformation considérée comme investissement du maïs dont il est question dans ce travail est socialement, économiquement et financièrement, rentable et utile.
III.5. DISCUSIONS DES RESULTATS
Dans cette dernière section, nous allons discuter les résultats trouvés par rapport aux hypothèses formulées pour mener notre recherche et aux autres études en rapport avec notre thème de recherche.
Après analyse de nos résultats, nous avons trouvé que la production totale dans tous les territoires du Nord-Kivu est de 273.725 tonnes avec une moyenne annuelle est de 54.745 tonnes par territoire. Quant aux échangées avec le reste du reste (Rwanda et l’Ouganda), ces résultats nous ont montré la quantité moyenne exportée est en moyenne de 23.498,8 tonnes par an équivalant presque à la moitié de la production des maïs et l’Ouganda achète à elle seule 60,2% de la production transféré au reste du monde et l’écart type de maïs exporté est 1161,6 tonnes pour le Rwanda et 2676,88 tonnes pour l’Ouganda. Ainsi, concernant les importations, la province du Nord-Kivu importé en moyenne 7991,2 tonnes/an. Ceci nous permet de dire c’est une partie de la quantité exportée que le Nord-Kivu importe en cas de baisse de la production et suite aux saisons culturales.
En outre, nous avions trouvé aussi que le prix d’une tonne des graines de maïs de 435$ à l’intérieur de la province du Nord-Kivu alors qu’il est de 581,5$ à l’étranger. Ce résultat rejoint celui trouvé par NAMEGABE (2008) selon lequel le prix de maïs importé coûte plus cher que le prix de maïs produite.
41
Ensuite, les résultats de la valeur ajoutée ont montré que la valeur ajoutée directe créée par la
transformation est de 2.337.870$, la valeur ajoutée indirecte de 4.743.000$ et la partie de la
VA transférée à l’étranger est de 39.299,7$. D’où la valeur ajoutée totale était de
6.976.470,3$ avec un ratio de la valeur ajoutée estimée à 66,2% qui était supérieure à celle
exige par le code des investissements (35%) en RDC et enfin nous avions eu un résultat net
positif de 6.075.437,3$ avec un taux de rentabilité de 47%. Ces résultats rejoignent ceux
trouvés par Frans Van Hoof (2012) selon lesquelles les opérations des transformations des
produits agricoles récoltés permettent aux organisations paysannes d’avoir du succès et
cette opération constitue une activité rentable.
III.4.1. Implication des résultats
De ces résultats, les implications suivantes peuvent être tirées aussi bien pour que pour les
opérateurs économiques que les autorités congolaises :
Les opérations économiques devraient investir dans le secteur agricole car ce dernier est
rentable et permet de dégager une valeur ajoutée.
Les autorités congolaises devraient savoir que le développement d’un pays ou des
secteurs dépend en grande partie du secteur agricole. Cela incombe à l’Etat de mettre en
place des mécanismes qui permettraient tout d’abord de soutenir le secteur agricole, car ce
dernier a une part importante et non négligeable dans la formation de la valeur ajoutée d’un
pays. Ces mécanismes sont :
- Distribuer les semences aux producteurs et de vulgariser la culture de maïs afin
d’éviter la pénurie des produits alimentaires sur les marchés ;
- Promouvoir les coopératives agricoles afin que ces dernières accordent de crédit aux
producteurs ;
- Diminuer les taxes car bon nombre des minoteries ne fonctionnent pas à cause de la
taxation.

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