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Chapitre I. GENERALITES ET REVUE DE LA LITTERATURE

I.1. Définition des concepts

            Certains concepts dans ce travail méritent une initiation pour une qualité compréhensive sans équivoque. Puisqu’il importe d’en faire état pour ne pas rompre le fil de notre résonnement, nous envisagerons d’y faire une étude documentaire et sémantique suivant l’ordre ci-après :

  • ONG : c’est préparer dans un but et selon un plan précis, donner une structure en vue de faire fonctionner un service, sans l’exercice ou l’intervention de l’autorité politique. C’est une action d’organiser, de diriger sans l’aide du gouvernement.
  • Création d’emploi : est appréhendée comme une action de créer un travail salarié, rémunéré.

I.2. Généralités sur la création de l’emploi par les ONG

            Actuellement, l’emploi a le plus tragiquement subis les conséquences des difficultés de l’Etat caractérisé par la mauvaise gestion des entreprises publiques et par l’absence de politique de partenariat et d’incitation aux investissements. La crise sociopolitique des années 1990 et les conflits n’ont fait que précipiter cette tendance négative au point que la crise de l’emploi et de la formation professionnelle constitue une des causes majeures d’une situation sociale extrêmement difficile.

La conséquence est l’aggravation de la pauvreté et l’accroissement de la vulnérabilité des populations et l’exacerbation du chômage urbain.

            D’où, l’économie nationale est dominée par l’informel, le secteur formel est caractérisé par des salaires et des prestations dérisoires ainsi que par une de motivation généralisé. C’est en fait la déshumanisation des conditions de travail, plus particulièrement dans le secteur où les salaires mensuels moyens conséquent qui puissent couvrir les besoins essentielles et permettre de nouer sans accroit les deux bouts du mois relève du rêve. Dans ce contexte, la situation des chômeurs sans emplis stable reste préoccupante tant qu’elle constitue une menace sociale évidente.

            C’est ainsi que plus d’une personne cherche l’emploi là où elles ont des rémunérations adéquates et régulières. Cette réalité augure un lien direct qui existe entre le niveau d’employabilité et la formation professionnelle. Ce niveau d’employabilité est inférieur dans le chef des employeurs ; alors que nous assistons à une hausse demande d’emploi qui arrive dans le service ou les rémunérations et ou salaires sont cohérente.

            A la suite d’une rémunération juste est régulière selon le travail fourni, les organisations non-gouvernementales semblent être un lieu propice. 

C’est alors que bon nombres de gens déposent leurs demandes d’emplois aux services de recrutement de ces organisations non-gouvernementales.

            D’où la nécessité de services, ces organisations non-gouvernementales de favoriser et adapter une politique de création d’emploi soit directement en finançant d’autres organisations locales.  Il sied dans notre réflexion de développer ces quelques énoncées ci-haut envie d’avoir une idée claire à notre thématique.  

            Généralement, dans ce modeste travail, nous aurons pour tacher, d’épingler le problème de l’emploi, le recrutement et l’auto-prise en charge de l’employé au terme de son contrat de travail. Et aussi nous tâcherons de vérifier si l’emploi crée dans les zones poste-conflits contribue au développement sociaux-économico sanitaire de la population ou différents ONG sont à pied d’œuvre. Ceci sera faisable suite à une enquête que nous allons mener sur terrain en rapport avec notre thématique.

            En fin, « la province du Sud-Kivu présente une image sombre malgré ses potentialités économiques existantes. Son marché de l’emploi acquise un taux d’activité de 52,4%, taux nettement en dessous de la moyenne nationale. De plus, le chômage y est plus important qu’au niveau national (3,7%).

            En fin, le Sud-Kivu est la deuxième province ou le taux de chômage est le plus élève[1] ». Cette situation socio-économique que connait la RDC en général et la province du Sud-Kivu en particulier justifie le développement des ONG dans la ville de Bukavu qui est victime depuis longtemps de conflits de tous genres.

I.3. REVUE DE LA LITTERATURE

Deepa Narayan (sous la direction) Autonomisation et réduction de la pauvreté, Le travail étant pour l’homme une réalisation dans l’amélioration des conditions de vie en société, à l’opposé du chômage, synonyme d’absence de revenu et de d’échéance sociale, d’où le travail permet à l’homme de savoir comment réduire la pauvreté et dans ce dernier que l’homme trouve son statut ; (Deepa Narayan, Ed. Nouveaux Horizons, paris 2004, p7).

Ministère du plan, le travail comble le malheur, près de la moitié de la population mondiale, soit 2,8 milliards des personnes disposent de moins de deux dollars par jours pour vivre, chaque pays du monde fait participer ses habitants à la réduction et à la jouissance de ses richesses ; premier et grand pour voyeur d’emplois, l’Etat devrait offrir opportunités et facilités à sa population dans l’acquisition d’un travail décent et formel. (Document de stratégie de réduction de la pauvreté DSCRP (Version intérimaire), Kin, février 2004, p5)

            Professeur RUDY CIZUNGU, L’emploi a le plus stratégiquement subi les conséquences des difficultés de l’Etat caractérisé par la mauvaise gestion des entreprises publiques et par l’absence de politique de partenariat et d’incitation aux investissements ayant comme résultats :

  • Développer le secteur de la micro-finance et du micro-crédit
  • Soutenir l’entreprenariat féminin, mais aussi les entreprises d’économie sociale

Elaborer des stratégies innovatrices de réinsertion ou marché du travail. (Livre vert « Le Debout Congolais, PCP, Kinshasa, 2009).

  • Marché du travail et de création de l’emploi

            La création de l’emploi est la réduction de la pauvreté, la province du Sud-Kivu, présente une image sombre malgré ses potentialités économiques que connait le RDCF en général et la province du Sud-Kivu en particulier justifie le développement des ONG dans ville Bukavu qui est victime depuis longtemps de conflit de tous genres. (DSRP 2012-2015 de la province Sud-Kivu, presse Bukavu, septembre 2011).

 1.2.1. Historique et aperçu géographique de l’institution

1.2.1.1. Historique

Laissez l’Afrique Vivre est une ASBL de droit congolais qui a été créé par un groupe des jeunes professionnels le 15 mars 2000 et reconnue officiellement par l’Etat de la RDC par l’autorisation de fonctionnement Numéro JUST. GS. 112/S-K/948/2001 du 19 mars 2001, dans un contexte particulier des conflits armes à l’Est de la RDC aux ramifications sous régionales, avec comme ambition de mobiliser le peuple congolais en général et les jeunes particulier en commençant par la province du Sud-Kivu, autour de la thématique « Paix et Développement Durable » afin d’aider a comprendre que son avenir ne réside pas à servir les intérêt des acteurs politiques mais plutôt dans le travail de lutte contre l’impunité et la restauration de la bonne gouvernance et s’impliquer activement dans le processus de paix en cours dans le pays, en particulier, dans la sous régions des pays de grands lacs en général, non plus comme partisan de la violence mais comme pacificateur et impulser de droits humains dont le pays a besoin pour son décollage.

1.2.1.2. APERCU GEOGRAPHIQUE

             L’organisation « LAISSEZ L’AFRIQUE VIVRE » en sigle « LAV » est situées eu N°315 de l’avenue P.E Lumumba en commune d’Ibanda, ville de Bukavu, province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

1.2.2.2. ORGANISATION STRUCTURELLE ET FONCTIONNELLE

             Une organisation est un ensemble ou groupe de personnes qui se constituent de façon délibérée œuvrer ensemble de manière ordinaire et structurée pour la suite d’un ou plusieurs buts spécifiques. Cette organisation sert à expliquer par l’organigramme, qui est une représentation graphique de la structure d’une unité économique faisant apparaitre les organes et leur liaison hiérarchique.

  1. ORGANIGRAMME
  2. Explication de l’organigramme

LAISSEZ L’AFRIQUE VIVRE est administré par les organes suivant :

L’Assemblée Général (AG)

$*Le Conseil d’Administration (CA) ;

La Commission de Contrôle (CC) ;

Le Secrétariat Général (SG)

  1. L’ASSEMBLEE GENERAL DE LAV

             L’Assemblée Générale se compose de tous les membres effectifs. Cependant, les membres sympathisants peuvent y être invités s’ils en expriment le souhait ou s’il y a nécessite, mais avec voix délibérative seulement. Les principales attributions de l’Assemblée Générale sont les suivants :

  • Déterminer et élaborer la politique de LAV/ASBL
  • Veiller à la réalisation et l’atteinte des buts et objectifs assignes à l’organisation LAC ;
  • Engager et révoquer les membres du CA, de CC et du secrétariat général
  • Statuer sur l’exclusion des membres et régler les conflits entre eux ;
  • Sanctionner les rapports de l’activité de SE par l’entremise du CA ;
  • Adopter, mander, réviser le budget ainsi que le programme d’activités ;
  • Approuver ou modifier le statut et règlement d’ordre intérieur sur proposition du CA ;

Le conseil d’administration est l’organe de conception, d’orientation et de gestion de l’organisation.

Les décisions recommandations de l’AG des membres sont prises de manière démocratique en privilégiant le conseil d’Administration.

  1. CONSEIL D’ADMINISTRATION (CA)

            Le conseil d’administration est l’organe de conception, d’orientation et de gestion de l’organisation.

  1. LA COMMISSION DE CONTROLE

            La CC est l’organe charge de contrôler la gestion des ressources. Elle constitue l’œil du conseil Administration et établie ses rapports en toute indépendance. En cas de besoin, l’organisation peut recourir au contrôle externe (audit externe), pour appuyer le contrôle interne fait par cette CC ; la CC a pour tache également d’effectuer périodiquement le diagnostic organisationnel et institutionnel de l’association, afin de proposer des mesures nécessites et des relations avec les partenaires locaux et extérieurs.

  1. OBJECTIF POURSUIVI

« LAV » a pour objectif principal d’amener les jeunes à être plus actif, en entreprenant dans le processus de paix et de développement durable en RDC en particulier et dans la région de grands lacs en général, en améliorant leurs capacités d’accès aux décisions et au moyen qui leurs permettant d’êtres capables de promouvoir leurs propres intérêts (droit) et ceux des générations futures.

  • DOMAINE D’INTERVENTION
  • Paix, réconciliation et lutte contre les violences ;
  • Droits Humains
  • Prévention du VIH/SIDA et éducation à la santé sexuelle et reproduises ;
  • Appuyer la création des emplois : formation professionnel artisan micro entreprise en faveur des EAFGAA et autrui en situation particulièrement difficile des jeunes vulnérables et handicape ;
  • Alphabétisation
  • Autonomie socio-économique et micro crédit aux filles mères, femmes vulnérables et orphelins ;
  • Urgences humanitaires pour les déplacés des guerres et des catastrophes naturelles ;
  • Promotion du genre et de la résolution 1325 du conseil de Nations Unies.
    • RAYON D’ACTION

« LAV » œuvre en RDC en général et l’Est du pays en particulier. Mais pour être efficace, nous allons d’abord dans la province du Sud-Kivu (Bukavu, Kalehe, Luhwinja, Kavumu, Walungu, Bideka,…).

  • RESSOURCES DE LAV

                  « LAV » travail avec un personnel qualifié, expérimenté et motivé. Elle dispose actuellement de 19 agents repart comme suit :

  • Au bureau : 5 personnes à temps plein dont 2 femmes et 3 hommes
  • Au centre de formation des enfants soldat démobilisés (TEGEO TRAINING CENTER) : 8 agents à temps plein, dont 2 femmes.

« LAV » dispose d’une ressource matérielle composée de :

  • Un bureau qu’est suffisamment équipé pour effectuer un travail de qualité.
  • Des outils informatique (ordinateur, imprimante, camera, numérique, scanneur,…) ;
    • SOURCES DE FINANCEMENT

 Pour son financement, LAV tire son financement au près des différents partenaires dont :  

  • NORWEGIANN CHURCH AID/NCA ;
  • AFRICA LIVE/NORVEGE ;
  • WAR CHILD/HOLLAND
  • CORDAID/HOLLAND
  • PNUD/POOLED FUND/RDC
  • PNMLS

Mais aussi à l’aide des ses contributions locales, par des unités de production,

1.10. VISION DE LAV

  • Jeunesse pour la paix et le Développement Durable

1.12. GROUPES CIBLES

LAV à comme groupe cible :

  • Enfants soldats des forces et groupes armés (garçons et filles) ;
  • Jeunes vulnérables en situation particulièrement difficiles (orphelins, victimes des guerres, et VIH/SIDA ;
  • Jeunes hommes et femmes victimes des violences sexuelles.

Chapitre II. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

Présentation du milieu

I.1. GENESE

            Vers le début du XXème siècle, un champ militaire fut installé dans la partie Sud de la presqu’île de Muhumba. La population autochtone était alors déplacée et installée vers l’actuelle localité de Kasha[2]. Cette population est composée de Bashi, ce qui fait que le problème d’intégration au sein de la nouvelle localité ne se pose pas, car Kasha était déjà peuplé des Bashi.

Quant au champ militaire de Muhumba, il devra chercher reguge à la « Botte » au cours de la première guerre mondiale.

La presqu’île faisant face au Rwanda alors colonie allemande, était très exposée aux tirs des canons en provenance de Cyangugu au Rwanda. La ville va connaitre son expansion à partir de ce noyau de Labotte. La nécessité de construire une clinique pour européens et un hospital pour autochtones à la périphérie de la nouvelle ville, va obliger aux autorités urbaines de l’époque d’annexer une partie de la sous localités Nkafu à la ville. Ce sont les nouvelles limites de 1948.

            Vers 1951, la ville de Bukavu comprend une circonscription et une zone limitrophe dans laquelle sont inclus : le centre extra coutumier de Kadutu, la chefferie de Kasha et le domaine de Bagira Diereke[3].

            Vers 1956, la ville s’agrandit avec l’annexion du domaine de Panzi et la création du centre du centre extra coutumier de Kanoshe à Kasha.

En 1958, les travaux de construction de nouvelle commune de Bagira ont commencé. L’ordonnance n°21/396 du 26/9/1958 fixe les nouvelles limites administratives de la ville en  y incluant le domaine de Panzi.

L’année 1971 est marquée par l’agrandissement de la commune de Kadutu et le détachement du village de Cahi de la chefferie de Kasha.

            Vers 1974, les communes prennent les noms de Zone. Celle d’Ibanda se prolonge vers le Sud pour englober Panzi. Une année plus tard, 1975, la zone de Kadutu s’est étendue au détriment de la zone d’Ibanda qui perd des sous localités de Nkafu et de Nyakaliba, et au détriment de celle de Bagira qui, à son tour perd les sous localités de Buholo et de Mulwa.

            Le projet de 1976 prévoyait la création d’une quatrième zone urbaine, la zone de Kasha qui a vu les jours sous la rébellion du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) de 1998-2005 et, qui a été ré-annexée à la commune de Bagira avec la réunification du pays.

I.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE

            La ville de Bukavu, chef lieu de la province du Sud-Kivu, autre fois Constermansville est une ville de la République Démocratique du Congo (RDC) la plus élevée avec une altitude moyenne de 1600m. Elle est située à 2°30’ de latitude Sud et à 28°30’ de la longitude Est.

La température à l’ombre reste normalement comprise entre 12 et 30°. La température journalière moyenne de 14°C[4].

Très souvent, les mois de septembre et octobre sont les plus chauds au début de la saison pluvieuse. La saison sèche (juin, juillet, août) connait d’habitude des fortes diminutions des températures nocturnes accusent cependant une descente.

            Donc, la saison pluvieuse est plus longue à Bukavu que la saison sèche qui ne s’étend que de juin à Août. Il est à noter que certains auteurs affirment que les pluies de Bukavu seraient dues à l’effet des vents alizés du Sud-est dont la provenance est l’océan Indien. Ces pluies sont généralement violentes. Elles tombent dans l’après-midi.

I.3. ASPECT POLITICO-ADMINISTRATIF DE LA VILLE DE BUKAVU

            Chef lieu de l’ex-Kivu, la ville de Bukavu est pour le moment le siège de l’administration de la province de Sud-Kivu. Elle situe au bord du Lac Kivu et elle a une superficie de 60,1km². Elle se trouve à 207km de la province du Nord-Kivu, 851km de Kisangani[5]. 128km du territoire d’Uvira, 145km de Bujumbura et 50km de Parc National de Kahuzi Biegat (PNKB).

            Sur le plan administratif, Bukavu est dirigée par un maire (commissaire urbain). Ce dernier, a sous sa juridiction tierce commune à savoir :

  • La commune de Bagira qui a trois localités subdivisées en onze sous localités.
  • La commune de Kadutu qui a cinq localités subdivisée en treize sous localités
  • La commune d’Ibanda a trois localités subdivisées en onze sous localités. Ces dernières abritent l’administration publique et se trouvent dirigées, chacune, par un bourgmestre de commune qui est aidé par un bourgmestre adjoint.

Voici la subdivision administrative de la ville de Bukavu dans le   tableau ci après :

Commune

Quartier

Cellules

Ibanda

Ndendere

Panzi

Nyalukemba

-        Nyamoma, Maniema, Ruzizi, Muhungu

-        Major-vangu, Bizimana, Mulengeza et Kazaroho

-        Nyawera, Muhumba et Nguba

Kadutu

Kasali

Nyamugo

Mosala

Kalehe

Cimpunda

-        Rukumbuka, Ulindi

-        Biasi, Lomami, Utu,

-        Buholo, Funu, Karhunva (gare ou round)

-        Nkafu, Nyakaliba

-        Sake, Elila, Nyamulagira

Bagira

Lumumba

Nyakavogo

Kasha

-        Kajangu, Bobozo, Cinyamuzige

-        Fariala, Potopoto

-        Mulambula, Cikonyi, Igoki Mulwa, Cahi, Ciriri

Source : Rapport annuel de la mairie de Bukavu de 1996 ainsi que M.S CHAMAA et alii, Atlas de la ville de Bukavu, ISP/Bukavu, 1981 p4.

            L’analyse de ce tableau nous révèle que la commune de Kadutu a un nombre plus important des cellules et des quartiers à cause de la forte concentration démographique.                    

I.4. ASPECT DEMOGRAPHIQUE

            La ville de Bukavu est dans l’ensemble habitée par des populations qui composent les ethnies de l’ex-Kivu dont : Balega, Bashi, Bahavu, Batembo, etc. A cette population autochtone de l’ex-Kivu s’ajoute les populations originaires d’autres provinces venues pour diverses raisons : services militaires, commerce, mutations administratives,…

            Hormis la population congolaise, la ville de Bukavu comprend également la population étrangère venue soit pour des raisons économiques, soit pour des raisons diplomatiques soit comme refugiés.

Signalons qu’en tenant compte de l’origine des habitants, la ville de Bukavu est habitée en grande majorité par les Bashi car elle est construite sur le territoire du Bushi. De toutes les façons, d’autres tribus s’y trouvent représenter mais en minorité.

Tableau n°2 : Représentation de la population par commune en 2005

Communes

Superficie km²

Nombre d’habitant

%

Ibanda

12,40

186.175

31

Kadutu

11,00

157,561

29

Bagira

37,60

149,921

21

Kasha

---

103,221

19

Total

60,10

596,876

100

Source : Mairie de Bukavu de l’administration du territoire.

Commentaire  

            D’après ce tableau, nous remarquons qu’en 2005, c’est la commune de Kadutu, Bagira et enfin Kasha.

  • Effectif de la population

Ce tableau ci-après fait ressortir la répartition de la population de Bukavu à travers ses trois communes en 2005.

Tableau n°3 :                                                                                                      

Communes 

Superficie/km²

Densité

Population

Bagira

37,60

67

253,142

Ibanda

12,40

150

186,175

Kadutu

11,00

143

157,561

Total

60,10

360

596,878

Source : notre enquête en prenant en considération les éléments du tableau n°2 sur la représentation de la population par commune en 2005.

Commentaire  

Le tableau ci-haut nous montre qu’en 2005 c’est la commune d’Ibanda qui avait une forte densité que toutes les autres communes de Bukavu. Suivie de la commune de Kadutu suite à l’exode rural et enfin celle de Bagira. Signalons que dans ce tableau n°3 la population de Bagira a été additionnée à celle de Kasha car elles sont de même communes.

              Néanmoins, la faible densité dans la commune de Bagira est due du fait que dans la localité de Kasha, nous trouvons beaucoup d’espèces non habités et servent à l’agriculture. C’est une cellule à des quartiers semi-ruraux.

Toutes, actuellement cette cellule semi rurale a tendance à être trop peuplée et des nouvelles constructions s’y érigent.  

              On notera que la commune d’Ibanda a une densité plus élevée par rapport à d’autres communes à cause de morcèlement des parcelles qui se constate ce dernier temps. Et aussi la commune de Kadutu a une densité voisine de celle d’Ibanda à cause de l’exode rural ; c’est donc dans les cellules de Kadutu que l’on rencontre une forte concentration suite à l’exode rural. Ceci suite à de multiple raison : commerce formel et informel par exemple.

I.5. ASPECT SOCIO-ECONOMIQUE DE LA VILLE DE BUKAVU

              Nous pouvons définir l’aspect socio-économique comme l’ensemble d’amélioration des conditions de vie humaine relative à la distribution et à la consommation des richesses.

              L’économie de la ville de Bukavu est prédominée par le commerce. Le manque de l’emploi entraine le chômage de plusieurs personnes. Le taux de chômage est donc plus élevé dans plusieurs localités constituent en zone temporaire entre la ville et la campagne ; plusieurs personnes fuyant les villages viennent à Bukavu dans l’espoir de trouver un emploi en ville et ne l’ayant pas trouvé elles se plongent dans l’informel. Toutefois, nous pouvons citer quelques activités dans la ville.

I.5.1. ACTIVITE COMMERCIALE ET INDUSTRIELLE

              Les infrastructures des voies de communication à Bukavu se trouvent dans un état de vestuté ; ce qui occasionnent des sérieuses difficultés dans les échanges commerciaux avec d’autres milieux.

En dépits de ces difficultés, la ville de Bukavu parvient tout de même à s’approvisionner produits des premières nécessités en provenance de Butembo,  Goma, Rwanda, Burundi via Uvira : ce sont surtout des produits manufacturés et quelques produits alimentaires. Les denrées alimentaires proviennent des territoires périphériques de Walungu, Kabare, Kalehe, Tshivanga, Shabunda,…

              Les industries sont représenter par quelques usines telles que Bralima, Pharmakina, Ginki,…d’autres petites entreprises comme es savonneries, maroquineries, boulangeries,…

I.5.2. Les voies de communication

              Pour le transport terrestre, plusieurs axes routiers, malgré leur état de délabrement, lient la ville de Bukavu à d’autres milieux. Il s’agit de l’axe Bukavu-Goma, Bukavu-Uvira, Bukavu-Bunyakiri, etc.

              Aussi, nous avons des liaisons par les voies lacustres avec plusieurs bateaux : particuliers et l’Etat, des pirogues motorisées et non motorisées pour des courtes distances.

L’aéroport de Kavumu relie Bukavu à l’extérieur par voie aérienne. Signalons que cet aéroport ne se trouve pas dans la ville de Bukavu mais plutôt à 32km² au Nord dans le territoire de Kabare.

[1] DSRP 2012-2015 de la province du Sud-Kivu, Kivu Presse Bukavu, Septembre 2011,p1q

[2] Mohamed SAMIR CHAMAA, Atlas de la ville de Bukavu, 1981/Bukavu , p.6-7

[3] Gouverneur Gihihal, ordonnance n°97/147 du 21 mai 1959

[4] MOHAMED SAMIR CHAM, op.cit p8

[5] Idem

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