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INTRODUCTION

  • Problématique

Le conflit est naturel et indispensable que la pluie. Il est facteurs de changement. De même que nous nous protégeons des inondations et des érosions par la constriction de canaux, d’élusses et des digues, de  même  nous devons pouvoir canaliser le conflit et le transformer en coopération par le recours systématique à la tierce partie.

Alors qu’il est actuellement prôné la mondialisation par la révolution technologique,  bon nombre de pays (RD Congo, Burundi, Uganda, Soudan, Ethiopie, Érythréen, Cote d’ivoire, Philippines, Cambodge, Irak,.. ;) sont déchirés par de guerres interminables et conflits divers qui causent des dégâts énormes dans l’environnement économique, politique, social, culturel, psychologique, etc.

Par conséquent, ils entravent la paix et le développement des nations qui sont deux facteurs des cohésions sociales.

Depuis l’indépendance du Congo, d’innombrables conflits tribaux et ethniques, souvent  meurtriers ont été observés au Congo. Certaines ethnies et/ou tribus ont profité pendant ces périodes, à secouer les autorités traditionnelles auxquelles elles étaient soumises. Pendant ce temps de revendication de certains groupes ethniques notamment ceux des Kinyonyi, Burundais été enregistrés.

Après l’accession de notre pays à l’indépendance, l’administration coloniale fut remise en question parles Kinyonyi.ils cherchent au moins à se grouper pour retrouver leur autonomie ; leurs tentatives d’unification aboutit à la création de subdivision du groupement Kinyonyi qui fut malheureusement supprimé en 1972. 

Dans la province du Sud-Kivu, le territoire  de Fizi est un foyer de tensions, de multiples heurts et autres événements belliqueux qui ne cessent de causer de graves perturbations politique, économique, sociales et culturelles. Des conflits de tout genre s’y manifestent : conflit entre groupes tribaux, conflit fonciers, conflit de succession au pouvoir, conflit de territoire et de nationalité. C’est pourquoi plusieurs acteurs interviennent pour le transformer[1]

Depuis les années quatre-vingt jusqu’à ce jour, des ONG locales et humanitaires d’urgence fleurissent dans le territoire de Fizi avec des moyens importants pour le développement socio-économique et la gestion  de conflit. En dépit de pléthore des organisations de développement et celle de droit de l’homme et de paix[2]. Le de développement de communauté n’est pourtant pas perceptible. Bon nombre des conflits persistent malgré l’utilisation par les intervenants des approches traditionnelles, modernes, bibliques et des mécanismes juridiques de leur résolution.

Pour les acteurs de la société civile dans le territoire de Fizi secteur de MUTAMBALA, les interventions sont basées sur les convictions que la reconstruction de tissu social par la transformation de conflits pourra contribuer à l’édification de la paix, condition essentielle pour la stabilité et le développement durables.

Au sujet de la gestion des conflits  William Ury souligne que « nous disposons d’au moins trois grands moyens de canaliser le conflit et de transformer son mouvement d’escalade. Le premier moyen et de prévenir au départ le conflit en remédiant les tensions par la satisfaction des besoins, l’enseignement et la consolidation du tissus relationnel. Le second est de résoudre le conflit ouvert dès lors qu’il se développe : par la médiation, l’arbitrage, la réparation et l’égalisation. Le troisième est de contenir l’affrontement en cours d’escalade dès lors qu’il échappe, provisoirement au moins à toute tentative de résolution par la régularisation, le témoignage et le soldat de la paix[3]

Le secteur de Tanganyika par l’arrêté Ministériel n° 15 du 08/1933à CONSTERMANS VILLE par le chef de la province commissaire provincial, Mr J.NOIROT l’ayant subdivisé en cinq chefferies indigènes devenues des groupements, dont Babungwe-Nord, Basimunyaka-Nord, Balala-Nord, Basilocha, Basimukuma-Nord.

Pendant cette période, on a subdivisé les groupements de Basimukuma-Nord à trois localités qui sont : LUSAMBO, KILULBI II et LUUNGU.

L’implication date du 20/08/2012, un chef coutumier de la famille Mamba signe un accord  à KISUNDA avec un commandant de  RAIA MTOBOKI ; Monsieur GASHA, ce  dernier reçoit 250 jeunes garçons pour l’aider à bouleverser le pouvoir de MWECI EBUNGA :ce sont le chose qui ne s’étaient pas réalisé .

La situation politico-sociale, économique et administrative de  Basimukuma Nord-dans le secteur de Tanganyika, reste critique de puis la période coloniale jusqu’aujourd’hui.

L’histoire de  conflits coutumiers et fonciers à créant la perte de  l’autonomie Mweci-Ebunga en plaçant les familles KINYONYI sous  les ordres d’outres chefs de  tribusistance passive aux colonisateurs qui les disposant dans les villages Lusambo, Kilumbi II, Lulungu.

«  Ce que nous héritons peut crée des problèmes aux autre » dit-ont, la succession au pouvoir coutumier crée des conflits parallélisme) au niveau des certain entités coutumières de Basimukuma-nord :

  • Au niveau de localité de Lusambo
  • Au niveau de sous village ; Katungulu I et II,Chonwe
  • Au niveau des individus

Cette situation continue à s’observer jusqu’aujourd’hui et continue à créer des raimons dans cette partie de Tanganyika, surtout en ce qui concerne le développement socioéconomique de la dite région.

Partant des aspects cités, les questions suivantes nous surgissent à esprit :

  • Quelles sont les enjeux autour des conflits coutumiers et fonciers dans le groupement de Basimukuma-Nord?
  • Quelles sont les conséquences directes de ces conflits sur le développement de ledit groupement du secteur de Tanganyika ?
  • Quelles sont les approches à envisager pour résoudre les conflits coutumiers et fonciers de Bashimkuma-Nord ?

Ces questions soulevées meritent des réponses provisoires considérées comme les points de départ du présent travail.

0.2.Hypothèses du travail

Dans le cadre de ce travail, nous formulons les hypothèses suivantes :

  • Les manipulations politiciennes, la faiblesse de l’autorité de l’Etat et la mauvaise gouvernance seraient les enjeux majeurs autour de la recrudescence des conflits coutumiers et fonciers dans le groupement de Basimukuma-Nord.
  • Les bagarres, l’aliénation des actions du développement socioéconomique de la collectivité, la haine entre familles et le développement de stéréotypes seraient les conséquences liées aux conflits coutumiers et fonciers dans notre milieu d’étude.
  • L’implication de l’Etat congolais et la Société civile dans la prévention, la gestion et la résolution des conflits par l’arbitrage, médiation faciliteraient la pacification du groupement de Basimukuma-Nord et l’accélération de son développement.

0.3.Objectifs

Objectif global 

Cette étude s’assigner d’analyser   les  déterminants   des conflits qui entravent le développement socio-économique dans le groupement de basimukuma nord.

Objectifs  spécifiques :

  • Identifier les conséquences des conflits coutumiers et fonciers sur le développement de l’entité du groupement de Basimukuma-Nord.
  • Proposer une  stratégie   à adopter  pour  une gestion durable des conflits  et la promotion du développement  du groupement de basimukuma nord.

0.4.Délimitation spatio-temporelle

  Sur le plan   temporel, notre étude   est circonscrite   dans la période  de 2014 -2015.

Cette période est marquée   par  la  volonté   de l’Etat congolais à la pacification, gestion   et la  stabilisation   des hommes  qui troublent la situation de la paix  situés  à l’Est   du pays , mais aussi en cette en période,   beaucoup   d’ONGs   soucieuses  de la gestion des conflits  ont intensifié  leurs  actions   pour  matérialiser   le programme   du gouvernement .

Sur le plan   spatial, notre  regard   se porte   sur le groupement de masimukuma nord en territoire de Fizi   où ce phénomène  a élu domicile  pendant cette  décennies

0.5. Choix  et intérêt   du sujet

Plusieurs   motifs peuvent être   à la  base   du choix     d’un sujet   de  recherche.  C’est ainsi   que  François   Depleteau   dit  à  ce propos   que pour   choisir   un sujet   de recherche , un chercheur   peut  tenir   compte  de plusieurs   facteurs   dont le  vécu   et les  goûts  personnels ,les intérêts   stratégiques , l’utilité  du sujet   de recherche , le  développement   de la  science   et les   recherches   exploratoires.[4]

En effet, le choix   de cette étude   est le  résultat   de l’observation   des plaintes   soulevées par  les communautés, les  organisations et la société civil en rapport   avec la mauvaise gestion des conflits dans le Territoire de Fizi. Pendant   cette période  où le pays  cherche   à se   reconstruire   et en particulier notre territoire de Fizi   après une longue  période  de désordre   d’ordre politique   qui a affecté  les tissus sociaux.

Il convient   de préciser   que  cette  étude   revêt  un intérêt   qui se   situe à 3 niveaux :

  • Scientifique
  • Social
  • Personnel

Au niveau scientifique : cette étude   constitue un outil   théorique   de  recherche   sur la problématique   de  gestion foncier et coutumier.

Au niveau   social, le  présent TFC   est un  instrument   de  sensibilisation   de  la communauté   à la prise  de   conscience   de  cette   question   épineuse   de  défis   de la gestion de conflit foncier et coutumier comme freins au développement socio-économique car dit-on, il y a pas de développement sans paix..

Au niveau  personnel il convient   de noter que   nous évoluons   dans un cadre   de  vie où les problèmes   d’adaptation   aux    réalités  de la  société  se posent l’heure   est arrivée   pour   chercher les   alternatives   durable.   C’est pourquoi   cette étude   devra   aider   ces  acteurs   qui se  lancent   dans  cette   voie à  s’imprégner   des  forces   et  faiblesses   de leur  intervention  dans la gestion des conflits en faveur de la communauté.

0.6.Subdivision   sommaire   du travail

  Hormis  l’introduction   et la  conclusion générale, notre travail   s’articulera   autour   des quatre    chapitres : le premier   portera  sur les  généralités   et revue   de la littérature  .Dans   ce  chapitre,  nous  aurons  à procéder   à la  définition   des  concepts   clés   et au traitement  de  points  qui permettront  aux lecteurs   de  bien   comprendre  le  sujet    ; le  deuxième  chapitre   intitulé   méthodologie   du travail abordera   4  sections   suivantes :

  • Brève présentation du milieu
  • Approche quantitative  et qualitative  méthodologique
  • Matériels utilisés
  • Procédure de  collecte  des données

Le  troisième  chapitre, quant à lui  portera  sur la présentation des résultats, Ici les   résultats   se présenteront   en fonction   des objectifs   en rapport   avec l’objectif  spécifique  et l’objectif global.

Le  quatrième   et le   dernier   chapitre se focalisera sur l’élaboration d’un projet.

[1] Acte du séminaire de formation sur le droit de l’homme et l’application des lois octobre. 2004 P 19

[2] William Ury, comment négocier la paix. Du conflit à la coopération chez soi, au travail et le monde, Ed. Nouveaux Horizons, paris, 2001, p. 109

[3] William Ury, op cit, p108

[4] F. DEPLETAUX, la  démarche  d’une recherche  en science  humaine Montréal, Ed Buech université 2000, p 100

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