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INTRODUCTION

  • PROBLEMATIQUE

Pendant  la campagne des élections prudentielles de 2006 au Congo, la femme du président Joseph Kabila, tenant deux jumeaux entre ses mains, dit «  Vous devez mettre au monde par ce que la guerre a tué beaucoup  de gens ». Cette parole fut prise  celle de l’évangile et les jeunes se sont mobilisés pour le mariage. (KINSHASA, 2006).

Durant une semaine, Dieu a crée majestueusement, le ciel et la terre. Le dernier jour, il a décidé de créer l’homme selon son image afin qu’il se charge de garder toute cette fortune. Cependant, il vît que l’homme ne devrait pas rester seul. Ainsi, fera-t-il en sorte qu’Adam entra dans un sommeil très profond et créa Eve. Se réveillant Adam trouva en face de lui son semblable et fut content (Genèse   1-28).

En effet, d’aucuns savent bien que bon nombre de chercheurs de notre siècle s’intéressent absolument au problème de mariage.

Selon F.M LUFULWABO (1969,p67) «  le mariage coutilier et le mariage chrétien indissociables… ce chercheur décrit le mariage coutilier en se référant aux coutumes, aux mœurs etc.

S’agissant de mariage chrétien il se réfère bien à la tradition publique. Quand à ce, il estime que les concepts de vie et de fécondité régissent en dehors des rares exceptions n’est capable de supporter un mariage infécond que ni la loi naturelle, ni la coutume ne peut imposer aux chrétiens.

          D’après BESTY BROCK (1983, p13), les jeunes garons et filles doivent comprendre que l’épanouissement sexuel qu’ils veulent atteindre les oriente vers une fécondité tant physique que spirituelle qui leur permettre un équilibre de la personnalité. Il faut donc une véritable éducation de façon qu’ils apprennent comment se comporter en responsable pour leur propre vie te celle d’autrui.

Dans le cadre de l’éducation des filles dont toute notre recherche en rapport avec la scolarisation des jeunes africaines, M. DOWANA HAMMOND (1961, p 29) souligne que ; « quand vous éduquez un homme, vous éduquez un individu, mais quand vous éduquez une femme, vous éduquez une nation.

          Selon Alain BIROU (1966, p 203), le mariage devient un cadre de protection de deux mariés qui gardent les biens étroits avec leurs familles.

Par railleurs, devons-nous savoir que dans toute société l’homme et la femme sont appelés à mener une vie commun une et partant, à se compléter le mariage précoce a plus d’éléments nuisibles c’est-à-dire du sous-développement que du développement.

          En effet, le discours de la première dame du pays est sans doute un discours de la réminiscence et de l’espoir.

Certes, nous devons chercher à reconstruire le pays c’est-à-dire le développer après ces années des guerres et des souffrances sans précédent. Il est évident que tout développement passe par l’homme c’est-à-dire nous devons avoir des enfants, et donc par voie d’inférence, nous marier.

          Quant à ce, toutes les communautés favorisent l’union relativement permanente de deux individus autorisés à vivre ensemble. Néanmoins, nous devons pouvoir nous poser mille une questions pour le moyen et l’âge du mariage.

L’étant  congolais reconnait l’âge de 18 ans de raison c’est-à-dire c’est l’âge de la majorité et de l’obtention de D6.

          Sur le plan juridique, la loi congolaise garantit à tout congolais et à toute congolaise le droit de se marier à la personne de son choix en l’article 40 de la constitution.

Cependant, le code de la famille en son article 310 stipule que le mariage est l’article civil, public et solennel par lequel un homme et une femme qui ne sont engagés ni l’un ni l’autre dans les liens d’un précédent mariage enregistré, établissent entre eux une union légal et durable dont les conditions de formation, les effets et la dissolution sont déterminés par la présente loi.

Du point de vue humain, nous pouvons affirmer que la dissemblance de sexes constitue la différence la plus profonde.

Ainsi, selon Claude BUTATI (2007, p1) chaque sexe de l’être humain étant pris isolement apparaît comme une humanité incomplète.

L’abus de confiance entre les deux conjoints dans le foyer va naître avec son corollaire des problèmes comme : la bagarre, la tendance à se marier à une autre femme pour le garçon croyant que sa femme ne convient plus. Et pour la fille, il y a la tendance à faire le choix autrement créant ainsi la méfiance vis-à-vis de son mari.

          Sur le plan social, la situation est catastrophique, car ses adolescent(e)s sont moins biologiquement aptes pour le mariage mais pas psychologiquement. Ici les adolescent (e)s sont moins préparés sur leur avenir pas d’accès à la terre, l’élevage et à la scolarité négligée.

Il y a aussi pour certains cas, le manque de frais scolaires, ce qui pousse les jeunes à s’occuper autrement quelques parents préfèrent que leurs enfants puissent se marier à l’âge si jeune.

          Ainsi, le mariage précoce est-il à décourager par tut le moyen car il est en toute évidence, un grand frein pour le développement.

En ce qui concerne particulièrement la jeune fille âgée de 14 à 17ans sur laquelle porte la présente recherche dans le groupement de Kashogo/Nyangezi, nous pouvons nous poser les questions ci-après :

  • Quelles seraient les raisons qui poussent les jeunes filles âgées de 14 à 17 ans à contracter le mariage précoce ?
  • Quel est l’impact réel du mariage sur l’avenir des jeunes filles âgées de 14 à 17ans de ka population de Kashogo/Nyangezi ?

0.2 HYPOTHESE DU TRAVAIL

          Certains auteurs définissent l’hypothèse comme étant une réponse provisoire aux questions que l’on se pose à propos de l’objet de l’étude.

Pour NGABO MUTAMBALA, l’hypothèse est définie comme étant un essai d’explication non encore vérifiée par les éléments concrets que le chercheur formule à sa question spécifique de recherche.

          Selon R. QUIVY et L.V, CAMPENT HOUDT cités par Fayol KAMBALE et ALII, les hypothèses sont des propositions des réponses aux questions que se pose le chercheur.

Dans le dictionnaire Larousse (1993, p 40), l’hypothèse est une proposition admise comme données d’un problème ou par démonstration d’un problème.

Comme réponses provisoires aux questions soulignées dans la problématique, nous avons donné ces hypothèses.

  • Les jeunes filles minuteurs seraient incapables de terminer leurs études à cause du mariage précoce ;
  • Les conditions défavorables de vie socio-économique des parents seraient à la base du mariage précoce des jeunes filles adolescentes du groupement de Karhongo ;
  • Le mariage de maturité de jeunes filles mineures perturberait leur foyer au point de divorce.

0.3 CHOIX ET INTERET DU SUJET

          THIMANGA MWANZA, souligne que choisir un sujet d’étude, c’est se fixer un objectif à atteindre, c’est se formuler le problème à étudier.

Nous avons porté notre choix sur ce sujet en vue d’apporter notre contribution au problème de mariage précoce courant chez les jeunes filles adolescentes du groupement de Karhongo/Nyangezi. Cette étude présente un intérêt dimensionnel :

  • D’une part, cette étude est une réponse aux différences préoccupations que l’on se pose sur la question de mariage précoce dans le groupement de Nyangezi ;
  • D’autre part, cette étude est un outil utile qui peut servir les décideurs politiques, administratif, la population et autres chercheurs intéressés par la question du mariage précoce, un outil pratique pouvant susciter à l’organisation de Karhong/Nyangezi.

0.4 OBJECTIF DU TRAVAIL

0.4.1 OBJECTIF GLOBAL

          Au cours du présent travail, nous nous fixons pour objectif principal de diminuer le mariage précoce dans le groupement de Karhongo/Nyangezi.

0.4.2 OBJECTIF SPECIFIQUE

  • Analyser l’impact du mariage précoce sur l’avenir des jeunes filles âgées de 14 à 17ans de la population de groupement de Nyangezi en territoire de Walungu.
  • Proposer la stratégie efficace pour lutter contre ce mariage précoce peut freiner l’avenir des jeunes filles âgées de 14 à 17ans dans le groupement de Nyangezi.

0.5 ETUDES ANTERIEURES   

          En ce qui concerne les travaux antérieurs relatifs aux mariages précoce, nous signalons humblement que nous ne sommes pas le premier à traiter cette thématique, car abordée certes, par d’autres chercheurs.

          Ainsi, le problème de mariage précoce faisant l’objet de notre recherche avait attirée l’attention d’autres chercheurs et partenaires éducatifs.

  1. Sophie MBILIZI MWENDELAPINZI (2007-2008) dont le travail s’intitule « opinion des habitants de la collectivité/ chefferie de Lwindi face au mariage des jeunes filles âgées de 14 à 17ans » (TFC) celle-ci dit : précocement contracté, le mariage engendrerait des conséquences néfastes.
  • Perturbation de la croissance physique de l’adolescence,
  • Manque de stabilité du foyer dû à l’immaturité,
  • Des complications avant le mariage suite à son âge occasionne grandement sa dépendance presque presque totale vis-à-vis du mari, de la belle famille ou celle de sa provenance.

Comme problématique = elle s’est posée  des questions ci-après :

  • Quelle est l’opinion des habitants de la chefferie de Lwindi face au mariage précoce ?
  • Pour quoi les jeunes filles des écoles secondaires de la collectivité –chefferie de Lwindi préfèrent – elles le mariage précoce ?

Pour répondre à ces questions l’auteur formule l’hypothèse de la manière suivante :

  • L’opinion des habitants de la chefferie de Lwindi serait favorable face au mariage précoce.
  • Le mariage précoce des jeunes filles des écoles secondaire de la dite chefferie serait préféré par elles.
  1. Judith TATU ALISMA (2006-2007) dont le travail s’intitule «  Attitude des filles adolescentes des écoles secondaires de la commune de Kadutu face au mariage précoce » (TFC). Elle s’est fixée comme objectif principal :
  • Connaitre les opinions des jeunes filles adolescentes de la commune de Kadutu et l’impact sur l’évaluation de leurs études.

Elle a formulé les questions ci-après :

  • Pour quoi les jeunes filles des écoles secondaires de la commune de Kadutu préfèrent le mariage précoce ?
  • Comment ces filles entravaient leur avenir après avoir contracté ce genre de mariage ?

Une fois dans leur foyer, comment les jeunes époux arrivent à gagner leur vie particulière les difficultés d’ordre financier aux quelles ils se confrontent.

Son hypothèse était formulée de la manière suivante :

  • Quelle sera l’attitude des filles adolescentes âgées de 15 à 17ans de la commune de Kadutu, serait-elle négative face au mariage précoce observé dans leurs milieux.
  • Dans la négativité un tel mariage serait-il dit à un manque de scolarité ou à un autre facteur soit d’ordre intellectuel soit d’ordre matériel et d’autres pour vérifier cette hypothèse, l’auteur avait utilisé la technique de questionnaire d’enquêtes et elle a montré que la majorité des filles des écoles secondaires préfèrent se marier après avoir terminées les humanités comme résultats, elle a trouvée que les facteurs importants qui amènent les filles adolescentes des écoles secondaires au mariage précoce demeure les difficultés des payements de la prime par leurs parents.
  1. Travail de MUHIGIRWA NTERANYA Crispin

          Ce travail avait pour titre « facteur favorisant le mariage précoce des jeunes dans le territoire de Kabare/cas de la collectivité-chefferie de Nindja »

          Dans ce cadre, l’objectif pour suivit consistait à connaitre les facteurs réels des mariages précoce des jeunes dans la collectivité chefferie de Nindja.

A l’issue de la problématique, l’auteur s’est pose des questions suivantes :

  • Les jeunes de la collectivité chefferie de Nindja contractent ils réellement des mariages précoces ? 
  • Dans l’affirmative quels seraient les facteurs à la base de ce genre de mariage ?
  • Quelles seraient les conséquences de mariage précoce sur la vie des conjoints dans leur foyer ?

           Comme résultat, l’auteur a trouvé que les facteurs  à la base du mariage précoce  sont  ceux d’ordre financier et affectif ainsi que la mangue de scolarisation.

Notre travail ne démarque de ces travaux car il porte sur l’impact du mariage précoce sur l’avenir des jeunes filles âgées de 14 à 17ans dans le groupement de Karhongo/Nyangezi.

0.6 L’APPROCHE METHODOLOGIQUE

          D’apres M.GRAWITZ et R.PINTO, la méthode est un ensemble d’opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontre et les vérifie.

          Dans le présent travail, nous avons jugé utile d’utiliser comme approche fondamentale un questionnaire d’enquête pour nous faciliter la récolte des données auprès des sujets.

Quant à notre population d’étude, elle sera constituée certes des habitants du groupement de Nyangezi tous catégories et sexes confondus d’où se tiré note échantillon.

          Par ailleurs, les données d travail seront récoltées au moyen de la technique du questionnaire appliqué au sujet.

0.7 DELIMITATION DU SUJET

          Pour éviter des études générales, tout travail scientifique doit avoir une circonscription dans le temps et dans l’espace.

          Nos recherches concernent le groupement de Karhongo/Nyangezi situé à l’Est de la République Démocratique du Congo, dans la province du Sud-Kivu, dans le territoire de Walungu.

Quant à la limitation temporelle, elle porte sur la période de 2008 à 2014 période durant laquelle la situation de mariage précoce est très prononcée.

0.8 LA SUBDIVISION DU TRAVAIL

          Outre l’introduction et la conclusion, notre étude est subdivisée en trois chapitres.

Le premier chapitre est consacré aux considérations théoriques relatives aux définitions des certains concepts clés et à la présentation de groupement de Karhongo/Nyangezi où se recoule la recherche.

Quant au deuxième chapitre, il porte su le cadre méthodologique où nous abordons la population d’étude, en plus de l’échantillon, la méthode et technique que de récolte des données.

Le troisième chapitre qui est le dernier porte sur la présentation des résultats de notre recherche.

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