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CHAP I : REVUE DE LA LITTERATURE

               Au terme de ce travail dans cette partie de notre chapitre il s’agit d’expliciter les mots clés qui peuvent prêter la confusion et qui permettront à notre lecteur de bien comprendre ces derniers .    

Accessibilité: Caractère de ce qui est accessible. Pour des bâtiments administratifs ou résidentiels des véhicules de transport en commun.[1]     

Population :est l’ensemble des personnes qui habitent dans un territoire donné à un moment donné.ces personnes ont des caractéristiques communes.la langue, la morphologie (forme du corps) le mode dévie, facon de s’abiller ,régime alimentaire)   

Service: Action de servir ; ensemble des obligations qu’ont les citoyens envers l’Etat une communauté, travaillé déterminé effectué pour le compte.    

Base : selon le cours de développement communautaire, la Base c’est l’unité fondamentale sur la quelle se 

  • La santé
  1. L’accès aux soins de santé

Les sociétés développées font de la réduction des inégalités un souci permanent. Dans le cadre particulier de la santé et plus particulièrement de l’accès et de l’accessibilité aux services sanitaires les acceptions qui sont communément usitées en  la santé sont discutées dans un objectif global d’améliorer la santé des populations[2].

  • Un concept théorique entre Economie, Sociologie.

Les différentes écoles de santé ont contribué à sa diversité et à construire sa capacité d’explication et de description en particulier sur le concept d’accessibilité dans son sens de mise à disposition de ressources potentielles. Confrontée à la santé,   l’inaccessibilité devient une étude des inégalités et transformations du monde vers plus de justice, l’inaccessibilité est alors double aux soins et à la bonne santé, une inaccessibilité  phénoménologique attitudes et perceptions de groupes humains, l’accessibilité n’étant qu’une des conditions de l’accès et du recours  mais aussi comme une  inaccessibilité appliquée utilisée comme aide à la décision.

Elle est alors un outil des politiques d’aménagement dans la mesure où l’objectif à atteindre est la réduction des inégalités d’accès aux ressources sanitaires pour servir en fin de compte la réduction des inégalités de santé  aux populations[3].

Concernant l’usage des ressources sanitaires  dans secteur de Tanganyika en territoire de Fizi, on remarque que l’accès aux soins de santé est très difficile. Parmi ces difficultés nous pouvons citer :

  • Insuffisance des centres de santé et hôpitaux, (un seul hôpital dans tout le secteur)
  • Insuffisance de zone de santé (une seule zone dans tout le secteur),
  • Insuffisance de la main d’œuvre sanitaire qualifiée dans la zone de santé,
  • Insuffisance ou presque absence des intrants médicaux (3 médecins dans toute la zone de santé),
  • Bâtiments des centres de santé on réhabilités,
  • Centre de santé et hôpitaux éloignés de ménages voir même 12km à pied,
  • Absence de pharmacies dans le milieu,
  • Moyens limités
  1. Facteurs d’accessibilité aux soins de santé

Le modèle de recours d’Andersen et Adey conçu pour l’étude de l’accessibilité des soins peut être affilié au modèle antérieur d’Andersen et Newman qui décrit des facteurs d’utilisation d’un service sanitaire[4]. Les facteurs y sont groupés en trois catégories : facteurs prédisposant, facteurs de capacité, facteurs déclenchant.

- facteurs prédisposant (variables démographiques : âge, sexe, statut marital, morbidités passées; indicateurs de la structure sociale : race, niveau d’éducation, occupation, ethnie, mobilité résidentielle, taille de la famille ; indicateurs de valeurs et croyances : santé et perception des maladies, attitudes face au risque maladie, connaissance des maladies et de leur impact),

- facteurs de capacité (indicateurs familiaux : revenu, assurances, source régulière de soins, accès aux sources ; indicateurs communautaires : densité et disponibilité des ressources sanitaires dans le lieu de vie, prix des services, région géographique, habitat rural versus urbain),

- facteurs déclenchant (besoins face à la maladie exprimés par le niveau perçu de besoins , conséquences attendues de la maladie, symptômes, diagnostic effectué par l’individu, état général concomitant ou niveau de besoin évalué ou mesuré par un tiers, symptômes et diagnostic établi par les experts).

Parmi ces facteurs des recours certains traitent directement de la notion d’accessibilité aux ressources en fonction de variables sur le demandeur ou l’offreur de soins.

On y attribue alors un soin particulier à la vérification de l’égalité de l’accès aux soins, et à la mise en évidence de facteurs de disparité telles que les difficultés de paiement des soins, le caractère de l’assurance santé utilisée, l’utilisation de services caritatifs comme ultime solution à un problème d’accès.  L’accessibilité n’est plus alors un concept découvert lors d’un épisode de maladie mais déterminé à l’avance par le type de contrat et les droits qui lui sont inhérents. On a alors l’obligation de souscrire un contrat d’assurance qui donne droit à l’utilisation d’un certain nombre de services en des lieux définis qui constituent une vision des services couplées à l’économie de l’assurance et des contrats . Dans ce cadre l’accessibilité est alors d’abord l’accessibilité à ces contrats (capacité de payer, éligibilité), avant d’être un problème d’accessibilité au réseau de services offert par ce contrat qui est en général limité dans l’espace (limites légales du contrat, rationnement).

  1. Des mentions de l’accès aux soins.

En complément de nos remarques sur Meade , nous utiliserons un article de Powell  utile pour sa revue récente de l’emploi des notions d’accès et d’utilisation des services sanitaires et sa revue des citations des auteurs géographes en politique sanitaire, ou en sociologie médicale.

Powell aborde l’utilisation d’indicateurs spatiaux dans des articles de référence de ces domaines disciplinaires en comparaison avec une sélection d’articles écrits par des géographes de la santé. A ce titre il montre que peu d’auteurs font mention d’auteurs de la santé, ce qui serait une preuve du manque d’interdisciplinarité de certains auteurs vis à vis de ces concepts mais aussi une preuve du manque de force dans ce domaine. Malgré tout les mots les plus cités pour traduire des problèmes d’accès et d’inégalités sont : région (notion d’échelle d’observation), distance (une variable de mesure) mots éminemment géographiques. Certains articles de sociologie médicale insistent aussi sur la loi « inverse care law » qui rend compte d’inégalités de répartition des ressources sanitaires vis à vis des besoins[5].

Ces facteurs peuvent être étudiés à partir des territoires et de leurs caractéristiques physiques (difficultés d’accessibilité dues au relief) ou socio-économiques (existence de frontières spatiales entre des communautés, entre un groupe social et un service). Ainsi l’identification spatiale d’un groupe ayant une faible propension à utiliser des services de santé et vivant en un lieu commun donné (regroupement spatial démontrant une concentration spatiale et une marginalité sociale à la fois) est une clé de la réduction des inégalités devant l’accès aux soins.

En conclusion Powell prêche pour l’interdisciplinarité synergique entre disciplines abordant l’accessibilité et l’accès aux soins plutôt que la multidisciplinarité additive. Il propose de renforcer les travaux sur les consommations médicales (utilisation du système de santé, déterminisme explicatif ) plutôt que les études sur les ressources (capacité du système de santé, desserte, densité médicales) afin de mieux traduire les inégalités de traitement et de travailler plus sur les besoins individuels qui traduiront mieux la dimension opérationnelle (tournée vers l’action) de l’accessibilité et de la notion d’équité à terme. Enfin il réaffirme la nécessité d’intégrer la variable distance mais sous une spécification de coût de déplacement, proche des notions de coûts de transaction des économistes institutionnels. Dans ce cadre les études devraient aussi privilégier la notion d’accessibilité en cas d’urgence là où le résultat est très sensiblement influencé par la rapidité d’intervention.

  • Education

Le développement de l'enseignement primaire et secondaire universel dans le secteur de Tanganyika  est loin d’atteindre l’optimum des objectifs du millénaire. Selon l'UNICEF, 67 % des enfants au Sud Kivu ne reçoivent aucun enseignement officiel[6]. Même lorsque l'établissement scolaire leur est accessible, nombre d'enfants en demeurent exclus. En effet, il n'est pas rare que les parents craignent que leur enfant ne parvienne pas à s'adapter ou que la révélation de l'existence d'un enfant  ne jette l'opprobre sur toute la famille et ne compromette les perspectives des autres membres de la fratrie.

Parmi les causes de l’inaccessibilité à l’éducation dans le territoire de Fizi, secteur de Tanganyika nous citons :

  • La présence de carrés miniers,
  • Les jeunes se soumettent aux drogues,
  • Le mariage précoce,
  • La modicité des frais payé par l’Etat,
  • Main d’œuvre local non qualifié,
  • Population avec revenu faible.

Parmi ceux qui suivent un enseignement, nombreux sont les enfants qui sont moins bien traités que les autres, de qui l'on attend peu et qui attendent peu d'eux-mêmes et qui ne reçoivent pas le soutien dont ils ont besoin pour pouvoir participer pleinement en classe.

Toutefois, la difficulté d'accès à l'enseignement ne se résume pas à un problème d'obstacle culturel à surmonter. Il faut également prendre en compte d'autres aspects, tels que le comportement des enseignants, l'accès aux établissements scolaires, les transports et l'accès à du matériel et à un équipement orthopédique. Pour développer un enseignement intégrant efficacement tous les enfants, il est nécessaire d'investir dans le développement d'un environnement accessible à tous. Il faut pour cela dispenser aux enseignants une formation appropriée, élaborer des programmes d'études et fournir aux enfants et l'aide dont ils ont besoin. Il est également nécessaire de développer des programmes éducatifs spéciaux, dans lesquels les enfants  bénéficient d'une attention particulière et adaptée.

  • L’accès à l’eau

La RDC est traversée par le deuxième plus grand fleuve du monde de par son débit, le Fleuve Congo (débit moyen : 40.000 m³/sec). A cheval sur l’Equateur, le pays est également bien arrosé, puisque la pluviométrie moyenne est de 1.500 mm d’eau par an. Cette pluviométrie abondante permet une recharge permanente des nappes phréatiques. L’eau de surface (rivière, étang, lac…) est plus facile à capter, mais nécessite systématiquement des traitements de potabilisation parfois très lourds, et donc onéreux. Pour la province  du sud Kivu, particulièrement dans le territoire de Fizi, secteur de Tanganyika ; on rencontre plusieurs rivières ; diverses sources d’eau mais le grand défis de l’inaccessibilité est lié à manière dont ces cours d’eau sont gérés.

La problématique de l’eau potable figure au cœur des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à savoir réduire de moitié, d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et à un assainissement de base. Les estimations pour 2006 révèlent que la population qui dépend de points d’eau non améliorés s’élève à 884 millions de personnes[7].

Les captages de source

Une source est une émergence de la nappe phréatique. La technique utilisée dans le secteur de Tanganyika,  consiste à capter le maximum de ses filets d’eau, et de les rassembler dans un bac de départ. En fonction de la topologie du terrain, cette eau alimente par gravité ou par pompage le réseau de distribution.

Afin de maintenir la qualité de l’eau et le débit de la source, un périmètre de protection est installé tout autour du captage. Actuellement, on remarque que les sources qui étaient captés sont toute en pleine destruction.la population ne se contente que de l’eau coulante, sale et exposée  ainsi à plusieurs microbes.

Les forages profonds

La technique du forage permet d’aller puiser l’eau potable directement dans la nappe phréatique, parfois à plus de 100 mètres de profondeur. Une pompe électrique est immergée dans la nappe, et refoule l’eau vers un

 d’eau qui, à son tour, distribue l’eau par gravité dans tout le réseau.

En captant l’eau déjà potable, ces deux systèmes permettent de se passer de toutes techniques de traitement, de simplifier leur fonctionnement et donc de réduire au minimum les charges d’exploitation du réseau.

Le secteur de Tanganyika  étant une région montagneuse, les réseaux sont alimentés par gravité car les sources sont toujours situées en altitude par rapport aux villages à desservir.

Cela fait qu’on trouve même des personnes qui vont puiser à plus de 10km. Une multitude de cours d’eau mais non aménagé.

Le coût du service de l’eau est donc réduit à sa plus simple expression. Lorsque le dénivelé entre la source et les zones alimentées est trop grand, des brises-charges sont construits afin de diminuer la pression de l’eau.

 Cette section traite de la question de la préservation de l’environnement, de la qualité de l’assainissement et de l’accès à l’eau potable, correspondants au 7ème OMD. Globalement, les  conditions de logement sont déplorables dans le secteur de Tanganyika  comme on peut le juger à travers les indicateurs .16 CONDITIONS

Types de points d’eau

Les principales sources d’eau utilisées pour la boisson et la cuisine sont :

  • la rivière,
  • les sources non aménagées,
  • les robinets ou sources d’eau captées.

 En effet, la zone couverte comprend de nombreuses rivières et la partie littorale à la particularité de posséder des robinets dans les villages. Ces robinets sont en fait des sources captées, canalisées possédant des robinets. Dans les autres zones, ces sources captées ne possèdent pas de robinet.

Il existe une classification des points d’eau pour la consommation15 :

  • eau potable : eau minérale, source protégée, eau de pluie ;
  • eau moyennement potable : puits couverts ;
  • eau non potable : puits non protégés, source non protégée ;
  • eau à hauts risques : rivière ;

On remarque donc qu’une grande partie de la population consomme de l’eau non potable voir une eau à risque (rivières, sources non aménagées et lac), ce qui peut entraîner des maladies hydriques. La plaine et la cuvette sont les zones les plus concernées puisque 78% de l’eau de boisson provient de points d’eau à risque dans la plaine et 70% dans la cuvette.

[1]Encyclopédie sdu

[2] Commission européenne, Note d’orientation sur le handicap et le développement, juillet 2004, p12

[3] OXFAM & partenaires, L'accès aux services sociaux de base, Mozambique 2001, téléchargé le 20 février 2014 sur www.oxfamsol.be, rubrique « Partenariat »

[4] OXFAM & PARTENAIRES, Opcit.p23

[5] Banque Mondiale, L’innovation technologique au service des populations à la Base de la Pyramide, Revue Secteur Privé & Développement (n°4), 2009, p 65

[6] UNICEF, promouvoir le bienêtre des enfants congolais, Kinshasa, 2011,p 14

[7] CTB, Enjeux et perspectives de la gestion de l’eau potable en milieu rural ;inedit, 2007, p 34

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