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CHAP I GENERALITES

 

Dans ce chapitre, nous voudrions parler sur le cadre géographique de la commune de Kadutu, du programme officiel de la statistique et quelques notions de la statistique.

I.1. CADRE GEOGRAPHIQUE DE LA COMMUNE DE KADUTU[1]

I.1.1. DE LA CREATION

La commune de Kadutu a été créée par le décret loi du 13 Octobre 1959, ses limites ont été déterminées par l’arrêté N°25/252/1355/74 de monsieur le commissaire de région du Kivu

I.1.2. SITUATION GEOGRAPHIQUE

  1. Limites territoriales

La commune de Kadutu est l’une de trois communes de la ville de Bukavu. Les deux autres communes sont Bagira et Ibanda.

Cette entité administrative communément appelée commune mère est limitée de la manière suivante :

  • Au Nord par la rivière WESHA qui la sépare de la commune de Bagira ;
  • A l’Est et au Sud par la rivière KAWA qui la sépare de la commune d’Ibanda et celle de Bagira/Kasha ;
  • A l’Ouest par la commune de Bagira/Kasha ;
  • Au Nord-Est par le Lac Kivu.
  1. Coordonnées géographiques

La température moyenne est de 25° C tandis que le pluviomètre moyen est de 90ml.

  1. La population

Selon les statistiques 2012 de la commune, la population de la commune de Kadutu est entièrement diversifiée à tel point que toutes les ethnies, toutes les tribus et tous les clans y vivent en symbiose. Cette population est constituée par les nationaux et étrangers trouvés dans le tableau ci-après :

Tableau I. Population de la commune de Kadutu

Hommes

Femmes

Garçons

Filles

Total

1.      Nationaux

65247

65900

86930

89034

307111

2.      Etrangers

95

125

101

164

485

Total général

65342

66025

87031

89198

307596

Il se dégage de ce tableau que 99,8% de la population soit 307111/307596 sont des nationaux.

D’où la population de cette commune est majoritairement formée des nationaux

  1. Subdivision administrative

La commune de Kadutu est une entité territoriale décentralisée au même titre que la ville, le secteur et la chefferie. Sa subdivision administrative se présente de la manière suivante dans le tableau :

QUARTIERS

NOMBRES DE CELLULES

NOMBRES D’AVENUES

01

CIMPUNDA

3

8

02

KAJANGU

2

6

03

KASALI

2

8

04

MOSALA

3

10

05

NKAFU

3

11

06

NYAKALIBA

3

6

07

NYAMUGO

3

8

TOTAL

19

57

Il s’observe que la commune de Kadutu est composée de sept quartiers, dix-neuf cellules et cinquante-sept avenues.

I.2. PROGRAMME NATIONAL DE LA STATISTIQUE[2]

Tableau III. Programme pour la classe de première secondaire

OBJECTIFS SPECIFIQUE

CONTENU

INDICATIONS METHODOLOGIQUES

Définir les concepts

-          Variable, individus ;

-          Echantillon ;

-          Population ;

-          Effectifs

On partira des situations simples pour définir ces concepts

Interpréter, représenter les séries statistiques

Représentation des données

 On représentera des séries statistiques sous forme des diagrammes en bâtons, en bandes ou circulaire

Tableau IV. Programme pour la classe de deuxième secondaire

OBJECTIFS SPECIFIQUES

CONTENU

INDICATIONS METHODOLOGIQUES

-          Définir les concepts de base ;

-          Interpréter et analyser les données

-          Vocabulaire ;

-          Traitement des données statistiques et leurs graphiques

On explicitera les vocabulaires suivants : individu, caractère, population ; fréquence, étendu, échantillon. On représentera les données statistiques sous formes des tableaux, de diagramme à bâton, à bande et circulaire.

I.3. NOTIONS DE LA STATISTIQUE

I.3.1. HSITORIQUE[3]

La statistique est une discipline scientifique plutôt récente, mais des traces d’une activité statistique régulière peuvent être retrouvées à des périodes plus lointaines. Les Babyloniens et les Romains sont connus pour avoir organisé des recensements de la population. Selon le « Dictonary of Scientific Biography », le  mot statistique tire son origine du mot Allemand « Statistik » qui fut imprimé pour la première fois en 1672 et qui signifiait « staattswisens chaft », c'est-à-dire la science des affaires de l’Etat. C’est aussi vers la même époque (1660) que furent publiées les premières études scientifiques de John GRAUNT sur la mortalité des habitants de Londres. Plus tard le mot « statist » a été utilisé dans les pays Anglo-saxons pour désigner une personne chargée de collecter et d’analyser l’information dont l’Etat avait besoin pour lever les impôts, planifier l’utilisation des sols et résoudre les conflits fonciers.

Au  IIè millénaire déjà, les chinois étudient les chiffres de leurs productions agricoles, tandis que les Egyptiens organisent des recensement de leur population.

La Bible mentionne également de la livre des Nombres et dans le livres des chroniques des travaux statistiques. Ainsi peut-on lire dans l’Evangile de Luc les lignes qui suivent (Luc 2,1-5) :

« Or, en ce temps-là, parut un décret de César AUGUSTE pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinus était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ; Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appel Bethléem en Judée, parce qu’il était de la descendance de David pour se faire recenser avec Marie, son épouse, qui était enceinte ».

Le gouverneur de Rome procède en particulier au premier recensement de l’histoire à grande échelle, répertoriant aussi la richesse de ses territoires. Le Moyen-âge connait peut de recensement.

Au VIIIe siècle, Charlemagne commande des relevés des propriétés ecclésiastiques. Quelques trois siècles plus tard, Guillaume 1er le conquérant ordonne en 1086 le recensement des toutes les terres anglaises.

Les informations recueillies à cette occasion sont consignées dans un recueil cadastral, le Domesday Book.

Ces observations sont les préludes aux développements du XVIIIè siècle qui voient les statistiques servi de base à des prévisions. Mais c’et seulement au XIXè siècles qu’on découvre que la théorie des probabilités constitué une aide précieuse à la méthode statistique. Ce rapprochement, déjà perçu par LAPLACE est l’œuvre d’Adolphe QUETELET, statisticien Belge qui est à l’initiative du premier congrès international de statistiques en 1853. Dès lors, la statistique se développe dans la plupart des sciences, donnant notamment naissance à la mécanique statistique.

Soucieux de contribuer à l’amélioration de l’efficacité de l’administration des territoires, les hommes de sciences s’engagèrent vers le début du 19ème siècle dans la recherche sur les problèmes démographiques dans les pays d’Europe et aux Etats-Unis d’Amérique, posant ainsi les premiers jalons de la statistique descriptive. La statistique Mathématique est une discipline beaucoup plus récente dont l’émergence a été favorisée par le développement de la théorie de probabilité dus le 19ème siècle.

 Les Pères de la statistique Mathématique sont Karl PERSON (1857-1936) et Sir RONALD AYLMER FISCHER (1890-1962).

Co-fondateur du journal scientifique Biométrika, Karl PEARSON est à l’origine d’importants concepts statistiques tels que : l’écart-type et le test de chi-carré. Ronald FISHER, assisté par quelques associés, à développé les méthodes appropriées pour l’étude de petits échantillons.

Il a aussi découvert les distributions théoriques de plusieurs statistiques, formulés les principes logiques utilisés dans les tests d’hypothèses et intenté l’analyse de la variance.

Aujourd’hui, les statistiques sont considérée comme des outils fiables qui peuvent fournir une représentation et une interprétation de données et de les analyser, le travail  du statisticien ne se limite pas en effet, à recueillir des données et à les présenter sous formes de tableaux ou de graphiques comme autre fois. Désormais, il consiste principalement à interpréter l’information.

Pour le décideur, l’homme de science, le chef d’entreprise, l’entreprise, l’autorité politique et administrative, et le praticien en général, il est donc indispensable de saisir les faits, de découvrir les lois qui guident leur comportement et l’utiliser cette connaissance  pour prendre de meilleurs décisions. Ainsi par exemple, le chef d’entreprise d’un certain pourcentage à certains pourcentages à certaines périodes de l’année. Il pourra ainsi éviter de constituer des stocks supplémentaires en planifiant le volume de production en tenant compte de cette information.

I.3.2. Définitions

Commençons par préciser que donner une définition de la statistique n’est pas chose facile. Les définitions de la statistique évoluent en fonction de l’époque ou de son utilisation.

Donnons quelques définitions et précisons que toutes ces définitions évoquent le même contenu. Voici quelques unes : 

  • La statistique est le domaine Mathématique qui consiste à recueillir, traiter et interpréter un ensemble de données.
  • Une statistique (des statistiques au pluriel) est une quantité calculée à partir d’un certain nombre d’observation (ou échantillon) ;
  • La statistique « Mathématique » est la branche des statistiques où le défi est de trouver des estimateurs judicieux ;
  • Le dictionnaire petit Robert donne à la statistique comme premier sens « étude méthodologique des faits sociaux, par des procédés numériques destinées à renseigner et aider les gouvernements ».

I.3.3. Sortes ou branches de la statistique

On distingue deux sortes de statistique :

  1. La statistique descriptive ou déductive : elle se limite à décrire ou à analyser un ensemble d’éléments donnés sans titrer des conclusions pour une population plus grande incluant cet ensemble.

Exemples : le nombre des orphelins parmi les élèves d’une classe, les résultats obtenus par les élèves de première année C.O  à une interrogation, le nombre d’objets achetés…

  1. La statistique différentielle (statistique inductive, analyse statistique, statistique Mathématique).

Elle permet d’étendre ou de généraliser dans certaines conditions les conclusions obtenues à partir de l’échantillon sur la population où l’on a tiré cet échantillon.

Exemple : conclure que s’il ya 20 élèves orphelins dans cette classe, il en serait de même dans toutes les autres classes.

La statistique Mathématique est l’ensemble de méthodes visant à tirer des conclusions sur une population à partir de l’information obtenue sur un échantillon.

En résumé, la statistique descriptive se donne comme tâche de décrire les données, tout d’abord en les groupant systématiquement en des tableaux de fréquences et en les représentant par des diagrammes ou graphiques, ensuite en les réduisant à quelques valeurs ou mesures caractéristiques.

La statistique inductive ou différentielle se donne comme tâche de déterminer le degré de confiance avec le quel nous pouvons passer des caractéristiques d’un échantillon aux caractéristique de la population dont il est extrait.

I.3.4. Importance de la statistique[4]

La statistique est d’une importance capitale par le fait qu’elle nous permet de dénombrer et de grouper d’une manière raisonnée des faits nombreux.

A titre d’exemple, nous pouvons citer de faits sociaux, comme : la natalité, la mortalité, des maladies, des accidents, des criminalités, des visites ou audiences dans différents services (aux ambassades, aux aéroports, etc.).

Elle est aussi importante par le fait qu’elle permet de découvrir des anomalies, des fournir des explications ou des excuses et d’établir des prévisions.

[1]

[2] Programme national des Mathématique, EDIDEPS, 2005, Pp-9-15

[3] Emmanuel ZIULU, Cours de statistique descriptive, G3, 2012-2013.

[4] Emmanuel ZIULU, Cours de statistique, 3ème Graduat (2012-2013)

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