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CHAP I ETUDE MONOGRAPHIQUE DE LA CITE D’UVIRA

 

I.1 PRESENTATION DE LA CITE D’UVIRA

I.1.1 INTRODUCTION

La cité d’uvira est parmi les 6 cités d’Uvira (la cité d’Uvira, la cité de Kagando, la cité Runingu, la cité de Sange, la cité de Lemera). Ces cités ont été créées le 29 juin 1978 à Gbadolite par le président de la République du Zaire, le Maréchal Mobutu Sese Seko par l’ordonnance loi n°87238 du 29 juin 1987, portant création et délimitation de cités de l’ancienne région du Kivu[1]

Mais suite aux contestations et aux refus des chefs coutumiers, trois seulement de ces cités sont opérationnelles : la cité d’Uvira, la cité de Kagando et la cité de Sange.

I.1.2 ASPECT PHYSIQUE

I.1.2.1 SITUATION GEOGRAPHIQUE

La cité d’Uvira est située dans le territoire d’Uvira, la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo, elle est comprise entre le mlac Tanganyika et les chaînes de montagnes de Mitumba (spécialement Munanira), elle a une superficie estimée à 16km2.

Nous remarquons que la cité d’Uvira se trouve à 13°15’ de latitude nord et 28°10’ de longitude Est ou elle peut se situer à plus ou moins 750m d’altitude[2]

Elle est limitée :

  • Au nord ; par les eaux thermales de Mazuza ;
  • Au sud : par la rivière Ruzizi ;
  • A l’Est : par le lac Tanganyika ;
  • A l’Ouest : par la chaîne de montaignes Munanira.

I.1.2.2 RELIEF ET CLIMAT

I.1.2.2.1 RELIEF

Le relief de la cité est dominé par une surface plane variant entre 780 et 900m dessus du niveau de la mer.

I.1.2.2.2 CLIMAT

La cité d’Uvira connaît deux saisons à savoir :

  • La saison de pluie qui dure environs 8 mois allant d’octobre à mai ;
  • La saison sèche allant de juin à septembre inclus. Les températures varient suivant les saisons et le relief ; elles sont minima pendant la saison sèche et sont l’ordre 20° à 30° dans la plaine et de 15°à 25° dans les hauts plateaux[3]

I.2.2.3 LES SOLS, LA VEGETATION ET L’HYDROGRAPHIE

I.2.2.3.1 LES SOLS

On rencontre une diversité des sols dans la cité d’Uvira. C’est le cas notamment des sols argileux abondants dans la partie montagneuse et les sols alluvionnaires très abondants dans les bas fonds. Généralement ces alluvions sont de deux types à savoir les alluvions lacustres et les alluvions fluviales. Les géologues des considèrent comme les alluvions ayant été déposées pendant les périodes glaciaires et fluviales du quaternaire[4]

Les alluvions lacustres sont de deux types : il y a celles qui forment les terrassées et celles qui couvrent les fonds du lac Tanganyika. Ce sol étant sableux sa valeur agricole est fortement réduite. Ce sont donc des sables épais-parfois couverts de calcaire.

Selon ajoulaux et Alin (1969) « le sol d’Uvira fait partie des sols fourageux moins profonds. Riches en oxydes de fer sableux en surface et argileux en profondeurs »[5]

I.1.2.3.2 LA VEGETATION

La végétation est du type de « végétation d’altitude et est essentiellement dominé par les savanes herbeuses à faibles couvert végétales ». Dans le bas fond, on trouve les terrains marécageux, tandisque sur les montagnes on trouve des arbustes.

I.1.2.3.3 L’HYDROGRAPHIE

Marqué par la présence de plusieurs cours d’eaux et ruiseaux. L’hydrographie de la cité d’Uvira est riche dominée par la présence du lac Tanganyika du Nord Est et du Sud-Est ; de l’Ouest du lac Tanyika du Nord par des cours d’eau suivants Kambukulu, Kabinda, Kalungwe, et Kamvinvira.

A part ces cours d’eau d’autes aynant un débit isignifiant occasionnant pendant la saison de pluie des graves crues causant ainsi des pertes en vies humaines et matérielles. Tous ces cours d’eau déversent leur eau dans le lac Tanganyike.

L’aspect non négligeable d’hydrographie reste l’étang Nyangara forme jadis essentiellement de la rivière RUZIZI n’ayant plus réussi à se déverser complétement dans le mac Tanganyika.

I.1.3 ASPECT SOCIAUX ET CULTURELS

I.1.3.1 SITUATION DEMOGRAPHIQUE ET SOCIALE

Dans cette partie nous parlerons des populations autochtonnes et étrangers mais aussi des activités des infrastructures sociales (sanitaires et scolaires).

La cité d’Uvira compte 14 quartiers et 182 avenues. Les habitants actuels d’encadrement d’uvira sont venus des différentes collectivités. Cités postes d’encadrement administratifs des territoires voisins et des pays voisins. La population de la cité d’Uvira s’élève à 137782 habitants dont 136751 congolais et 1012 étrangers au 31 décembre 2011[6]

I.1.3.1.1 LA POPULATION AUTOCHTONE

  1. a) Les Bavira

Les bavira occupent la chefferie de bavira qui s’étant du makobola jusqu’à kawizi. Celle-ci couvre entièrement la cité d’Uvira que par ailleurs est du domaine extra coutumeir qui est la cité. Ils sont caractérisés par : la langue (Kivira) le nom (Kalanzi)

  1. b) Les Bafuliru

Ils  vivent généralement sur les régions montagneuses sur la bande oueest de l’axe routier Uvira-Bukavu comprise entre les rivières Kawizi et Luvimvi. Nous les trouvons éparpiller à travers les dhefferie de buvira et bafuliru et dans la pleine. Notons qu’ils sont caractérisés par la langue (Kifuliru). Le nom (Lemera pour appeler Dieu).

I.1.3.1.2 LES AUTRES TRIBUS CONGOLAISES

Il existe dans la cité d’uvuria également d’autres tribus qui ne sont pas originaires qui contribuent au gonflement démographique de notre aire d’étude. C’est comme par exemple les babembe, les balega, les bashi, les Bakongo, les balaba, les bangala, les bangupangu, les bazimba…

I.1.3.1.3  LA POPULATION ETRANGERE

La grande partition des habitants actuels de la cité d’uvira sont les autochtones, les autres tribus congolais. Ainsi qu’une faible portion des étrangers avec une prédominance des Burundais venus de la plaine de la Ruzizi et du Burundi. Néamoins nous signalons ainsi la présence des banyamulenge qui sopnt une population de souche Tutsi vivant dans mes hauts plateaux d’uvira et ceux  qui ont immigré de vyura (nord Katanga) et qui sont installés en masse dans la cité d’uvira et dans la plaine de Ruzizi fuyant les exactions dont ils sont l’objet à cause de la guerre que connait notre pays depuis Août 1998. Arrivés vers le début du 20ème siècle en province du Rwanda[7]. Ils sont étrangers selon la loi régissant la nationalité du Congo. Ils sont arrivés pour la recherche du pâturage, leur culture et leur coutume sont apparentées à celles du Rwanda car même leur langue c’est le (Kinyarwanda). La même morphologie, etc….

Nous signalons une influence des militaires Rwandais et Burundais qui contribuent au gonflement dmographique de la cité d’uvira en cette période de guerre.

I.1.3.1.4 RELATRION INTERTRIBALE DANS LA CITE D’UVIRA

Suite à cette multitude de tribus nous remarquons des relations entre les tribus telles que :

  • Le fuliru considère les Rwandais comme appartenant leurs tribus à blague
  • Les babembe consièrent les bazimba comme appartenant à leur tribu à blague de même ces premiers considèrent les balega comme issu d’une même parenté
  • Les balega prennent les bangubangu comme leur oncle. Ainsi cette relation les unit et favorise leur collaboration et une bonne cohabitation dans cette cité.

I.1.3.2 REPARTITION DE LA POPULATION ET DENSITE

Cette cité est peuplée de 137737 habitants sur 16km2 elle a une desité estimée à 8611 hab/km2 nous présentons ci-dessous ma répartition des populations congolaise et étrangère dans les différents quartiers de la cité d’uvira.

Tableau n° 1 Effectifs de la population congolaise et étrangère de la cité d’uvira 3ème trimestre exercice 2011

Subdivision administrative

POPULATION CONGOLAISE

POPULATION ETRANGRE

TOTAL GENENRAL

Hom

Fem

Garc

Fille

Tot

Hom

Fem

Garc

Fille

Tot

15130

1

KALUNDU

2681

3470

4502

4459

1512

6

9

1

2

18

3957

2

KILIBULA

705

820

1144

1261

3930

5

6

7

9

27

10881

3

NYAMIANDA

1973

2524

2983

3376

10856

11

7

4

3

25

7684

4

KABINDULA

1562

1778

1813

2526

7679

0

2

0

3

5

9477

5

KIMANGA

1761

1936

2774

2974

9445

2

1

16

13

32

14676

6

SONGO

3528

3563

3515

4054

14660

3

6

3

4

16

16595

7

MULONGWE

2499

2838

56069

5658

16595

0

0

0

0

0

11943

8

ROMBE I

2704

3046

3073

3105

11928

7

3

3

2

15

8867

9

ROMBE II

1417

1668

2751

2969

8805

10

19

19

19

62

14240

10

KAKOMBE

2706

3156

4331

4039

14232

3

14

0

0

8

3011

11

KIBONDWE

500

520

949

949

2911

10

5

18

33

70

14240

12

KASENGA

1083

1395

1690

1690

6075

35

9

49

49

178

3011

13

RUGEMBE

784

1089

1189

1189

4251

5

45

2

3

16

6263

14

KAMVIVIRA

1777

2454

2790

2790

10242

74

6

159

137

540

4276

TOTAUX

2568

3025

39751

41033

136721

171

283

281

277

1012

10782

Source : Rapport annuel de la cité d’Uvira, décembre 2011

I.3.3 HABITAT

Les maisons dans la cité d’uvira sont généralement construites en bloc, de ciment, en brique cuites, en brique à daubes et sont presque toutes couvertes de tôles endulées, galvonisées.

I.3.4 ENSEIGNEMENT

La scolarisation des enfants demeure un investissement social capital car même les gens de faible revenu s’efforcent aussi à envoyer leurs enfants à l’école, malgré des conditions vitales très précaires. Il convient de mettre d’accent sur ce point car c’est un secteur clé qui cadre avec les visées d’éducation envoronnementale et qui font cadre avec autre l’objet de la lutte contre l’analphabétisme, l’ignorance et ses incidences en favorisant l’épaouissement de l’être social.

La cité d’uvira regorge d’énormes infrastructures scolaires pour la scolarisation des jeunes. Il est important de signaler aussi que les écoles de la cité d’uvira sont réparties en quatres niveaux (maternel, primaire, secondaire, universitaire). Elles sont groupées en xis reseaux à savoir les écoles conventionnées (ECC) les écoles conventionnées protestantes (ECP), les écoles non conventionnées (ENC) ou les écoles officielles gérées par l’Etat et les écoles privées ( EP)

Tableau n°2 Statistique des écoles de la cité d’uvira pour l’année scolaire 2011-2012

Reseau

Niveau

Total

Garçon

Fille

Total

Maternelle

Primaire

Secondaire

Suppérieur

Catholique

0

17

6

0

23

5277

4308

9585

Protestante

0

24

13

0

37

13689

8300

21989

Kimbangistes

0

1

2

0

3

1988

865

2855

Islamiques

0

14

2

0

3

309

207

516

Privées

18

22

20

3

63

4937

3726

8663

Etat

1

3

4

0

8

2722

1072

3794

TOTAL

19

68

47

3

137

28922

1878

47400

SOURCE/ Bureau de planification et statistique sous division de l’enseignement primaire, secondaires et professionnel (EPSP)

Nous remarquons qu’ à part les écoles primaires et secondaires nous avons trois institut supérieurs qui fonctionnent déjà dans la cité d’uvira qui sont :

  • L’institut supérieur de gestion et management (ISGM) qui forme de gradués enb droit privé appliqué et en santé communautaire
  • L’institut supérieur de technique commerciale et en gestion administrative et financière
  • L’université de CEPROMAD/UNIC-ISGEA, institut Supérieur de développement Rural ISDR/Uvira qui forme les licenciés et gradués en managment et sciences économiques en organisation scientifique du travail et gestion financière et comptable.

Notons  également qu’il y a des centres de formation et instituts techniques à savoir :

  • Institut technique médical (ITM/Uvira) qui forme des infirmiers A. et A2 depuis 1979
  • Un centre de formation de la croix rouge qui forme des secouristes
  • Deux centres de formation en mécanique automobile
  • Deux centres de formation en coupe et couture

Pour l’enseignement informel, celui-ci est assuré par les ONGs au moyen des séminaires et réunions de formation selon le besoin de la population. Cette entité par exemple : CADI, qui organise des séminaires portant sur le droit de l’homme, la cohabitaion pacifique et la résolution des conflits, l’équilibre entre l’homme et la femme (gender)etc, l’association ELIMU a déjà organisé des sessions de formation sur l’alphabétisation des jeunes et adultes, le développement communautaire, etc.

D’une manière il ressort de nos observations qui actuellement le territoire d’uvira connait une nette prolifération des écoles privées dont la plus part d’entre elle se trouvent concentrées dans la cité d’uvira.

I.1.3.5 SITUATION SANITAIRE

Dans cette cité la santé est beaucoup ménacées par des diverses maladies surtout les maladies tropicales telles que le paludisme, la diarrhée etc. ces maladies existent sous forme endemique, épidemique et pandémique. Signalons l’existence de quelques infrastructures sanitaires dans la zone de santé rurale d’uvira à laquelle appartient la cité d’uvira.

Tableau n°3 Statistiques des formations sanitaires de la zone de santé d’uvira

Désignation

Nombre

Appartenance

Hôpital général de référence

1

Etat

Polycliniques

3

Privée

Centre de santé

29

Etat-Eglise

Dispensaires

100

Privé

Pharmacies

81

Privé

Source : Rapport annuel de la zone de santé d’uvira décembre 2011

Nous remarquons les 29 centres et cet hôpital général de référence ne conviennent pas même à la population de la cité d’uvira (137782 habitants) selon l’OMS un centre de santé en milieu rural doit regrouper 5000 habitants et un hôpital doit regrouper en moyenne 10.000 personnes.[8]

A part l’hôpital et les centres de santé cités ci-haut, on y rencontre encore 4 auitres nutritionnels et thérapeutiques financés par l’union europeenne et autres ONGS internationales qui sont supérieur par la Caritas/Uvira, l’ACF et d’autres associations locales.

I.1.3.6 CONFESSION RELIGIEUSE

La majorité de la population de la cité d’uvira pratique la religion chretienne. Les principales religions étant :

  • L’Eglise catholique avec un diocèse dont 4 paroisses sont dans la cité d’uvira
  • L’Eglise protestante avec plusieurs communautés dont : les pentecotistes, les méthodistes libres et unis, CBK, FEPACO, CELPA et MINEVAM
  • L’Eglise Kimbanguiste.
  • L’Eglise universelle de Jusus Christ (NENO)

A part  ces Eglises chretienne, il existe des confessions non chretiennes qui occuepent une minorité de la population. On peut citer :

  • La confession musulmane
  • L’Eglise de Dieu « poisson »
  • L’Eglise des ‘Domineurs » (mayelo)
  • Etc

Ces églises ont des centres de santé et des dispensaires quelques fois il y a des anomalies de lutte contre l’insalubrité qui se font dans les centres de santé

I.1.4 ASPECTS ECONOMIQUES DU MILIEU

Les activités économiques de la cité d’uvira reposent sur plusieurs facteurs notamment l’agriculture, le commerce, l’élevage, la pêche et la pisciculture.

L’industrie et l’artisanat prennent aussi part importante.

I.1.4.1 L’AGRICULTURE

L’agriculture fournie la nourriture permettant d’alimenter non seulement le monde paysans mais aussi tous les travailleurs de secteur secondaire et tertiaire, elle produit également les matières qui sont transformées par l’industrie[9]

L’agriculture est l’une des activités économiques qui occupent 65% de la population d’uvira. La population de la cité d’uvira pratique l’agriculture traditionnelle reposé sur des méthodes et des techniques culturales traditionnelles en mileiu coutumeirs, et leurs outils restent rudmentaires : la houe et la machette sont des outils principaux[10]

Les ventes de la production agricole qui s’y opèrent c’est pour juste suppléer aux besoins familiaux, car le paysans d’uvira est incapable d’épargner comme tout les paysans congolais en général.

Les principales cultures pratiquées dans le territoire d’uvira sont :

  • Les tubercules fécules (manioc, patate douce, pomme de terre, igname, colcase) ;
  • Les légumineuses (haricots, arachides, petit poids, soja et vendjou)
  • Les céréales (riz paddy, maÑ—s, sorgho et le blé). On cultive ausse des bananes.

Tableau n°4 Statistique de la production agricole en territoire d’uvira

Cité et chefferie

Manioc

Bananes

Patat douce

Pomme de terre

Colcase

Igname

Riz

PT

CP

PT

CP

PT

CP

PT

CP

PT

CP

PT

CP

PT

CP

Chefferie de bafuliru

278951

56717

270

148

3682

1767

5358

2085

187

116

40

22

1769

968

Chefferie de bavira

1588

500

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0

0,3

0,5

Chefferie de la plaine

25619

7250

52

31

322

150

0

0

23

15

0

0

751

108

Cité d’uvira

13280

6071

0

0

938

575

0

0

5

15

0

0

217

0

Cité de kagando

14868

11123

0

0

3192

4429

0

0

0

0

0

0

2917

1656

Cité de sange

8857

4313

11

11

1582

1106

0

0

0

0

0

0

259

325

TOTAL

343163

82092,3

190

190

9716

8027

5358

2058

146

146

40

22

5913,3

3057,5

Source : Rapport annuel de l’inspection de territoire de l’agriculture et développement rurale territoire d’uvira 2011

Commentaire : la faible production est liée à la perturbation climatique qui a longtemps duré en saison « B » 2010 dans la cité d’uvira en particulier et dans le territoire d’uvira en général. Mais aussi l’instabilité que connait sans cesse la population d’uvira à cause de la guerre. Le non maîtrese des éléments climatiques observés en agriculture et la faiblesse des services étatiques d’agriculture dont les agents ne sont pas motivés.

I.1.4.2 L’ELEVAGE

Les peuples autochtones de la cité d’uvira ne sont pas des éleveurs traditionnellement mais par les influences avec des banyarwanda des hauts plateaux, ils sont arrivés à pratiquer l’élevage des gros bétails.

Principalement les types d »élevages pratiqués dans la cité d’uvira sont l’élevage de basse cours, le petit bétail et d’agrement.

Tableau n°5 Relevé statistiques des animaux de basse cours, petit bétail et d’agrément dans la cité d’uvira

Catégorie

Espèce animal

Production

0.    Petit bétail

Caprine

1321

Ovine

71

Suine

870

1.    Basse cours

Poule

5670

Pigeons

2007

Pintades

1451

Dindons

27

Oies

6

Lapin

0

Cobaye

347

2.    Animaux d’agrément

Ruche

521

Canidés

4

Felidés

207

Psittacidés

164

Primates

9

Source : Rapport annuel du bureau de l’inspection territoriale et de développement rural à uvira 2011

Commentaire : Le petit élevage risque aussi de connaitre une diminution sensible à cause d’instabilité que connaît sans cesse la population d’uvira. Nous remarquons que les statistiques des gros bétails n’étaient pas fournies car les animaux ont été transferés dans groupement de kawizi cité de kiliba.

Tableau n°6 Evaluation comparative sur l’évolution des élevages de 2008 à 2011

Catégorie

Espèce

2008

2009

2010

2011

Gros bétail

Bovin

27258

16001

17485

16965

Petit bétail

Caprine

21209

9543

5543

10610

Ovine

5814

1321

1163

1146

Suône

4344

3455

2124

2050

Basse cours

Poule

42595

25002

16470

16911

Canard

7549

4599

4399

4185

Oie

0

0

0

0

Pigeons

5051

2568

5046

3781

Pintades

676

612

386

444

Lapin

2013

891

840

1032

Cobaye

0

1056

1462

1847

Animaux de compagnie

Chiens

0

972

806

992

Chats

0

703

7

604

Perroquets

0

1

14

9

0

4

18

Source : Rapport annuel du bureau de l’inspection territoriale et de développement rural d’uvira 2011

Commentaire : A cause des facteurs ci-haut, nous remarquons sensiblement la diminution progressive des statistiques des élevages de 2008 à  nos jours :

  • Les animaux sont vendus massivement à cause des voleurs à mains armés
  • A certains endroits où persiste l’insécurité, la population est dispersée le bétail et d’autres animaux domestiques étant quasi exterminés le prélèvement des statistiques n’ a pas été possible aux moyens plateaux nous pourrons citer les groupement de Kigoma, de Lemera, Itara et Muhungu en chefferie de Bafuliru, il en est de même pour les chefferie de la plaine et de bavira.

I.4.3 L’ARTISANAT

Il est aussi source de revenu non négligeable du milieu pour les artisants quelles que soit les concurences sur le marché. Il concerne surtout la poterie, le tissage, la forge, la sculpture, la menuiserie, la vannerie, la maçonnerie, la réparation des radios, vélos…

I.4.3.4 ECHANGE COMMERCIAUX

Les activités sont assurées à la fois par l’homme et par les femmes et se font à la fois à l’intérieur et l’extérieur du pays. Le commerce ambulant, navette et transitoire sont en grande partie effectués par des femmes qui luttent pour la survie de leurs familles. Ces femmes font la navette Bujumbura-uvira-baraka ; uvira-beni, uvira- bukavu, uvira-rwanda, uvira-kalemie.

Les principaux marchés publics de la cité et des environs sur lesquels les commerçants évoluent leurs produits sont : Kalundu, zone (maendeleo), kalimbange, zaÑ—rois (Mulongwe,) Kasenga et Kilomoni.

I.1.4.5 TRANSPORT ET COMMUNICATION

Une route ouvre et relie la cité d’uvira avec la ville de Bukavu, le rwanda (Bugarama) et la ville de Bujumbura la capitale du Burundi. Cette route favorise l’évacuation et l’écoulement des produits agricoles vers les centres de consommation, facilite les déplacements des gens et leurs biens.

Il est important de signaler qu’il y a une autre route uvira-Fizi-Kalemie qui part de part de Kalundu qui n’est pas en bonne état et par conséquent praticable avec beaucoup de difficultés. Le transport est assuré par les camionnettes, les camions, les bus, les voitures, les vélos et les motos.

Le lac Tanganyika est navigable et relie la cité d’uvira avec la province du Katanga (parts de Kalemie, Kabimba et de Mosa) et les pays voisins à savoir la Tanzani (ports de Kigoma), le Burundi (ports de Bujumbura), et de la Zambie (ports de Mpulungu) à partir du port de Kalundu au moyen des Boats et des bateaux.

Voici les statistiques de principaux bateaux, leurs capacités, appartenance et leurs horaires qui accostent dans le port de Kalundu.

Tableau n° 7 Les bateaux qui ont des immatriculations de la RDC

Bateaux

appartenance

capacité

Horaire

M/V Angela

CRH

120T

Pas d’horaire fixe

M/V Ankoro

Maison salim

25T

Pas d’horaire fixe

M/V Anuarite

Diocèse d’uvira

150T

Pas d’horaire fixe

M/V Baraka

Diocèse d’uvira

85T

Pas d’horaire fixe

M/V Emmanuel

Ets kidoge majagira

8T

Pas d’horaire fixe

M/V Fizi

Maison salim

400T

Pas d’horaire fixe

M/V Kabambare

Sojelki

75T

Pas d’horaire fixe

M/V Kasenga

Kivu-Lux

25T

Pas d’horaire fixe

M/V Kashombwe

Particulier

350T

Pas d’horaire fixe

M/V Lukuga

SNCC

170T

Pas d’horaire fixe

M/V Lukuga

Ciment-lac

35T

Pas d’horaire fixe

M/Vmanungu

Kivu-lux

170T

Pas d’horaire fixe

M/Vmpala

Ciment lac

35T

Pas d’horaire fixe

M/V Moliro

Kirirako

600T

Pas d’horaire fixe

M/Vpromba

Ets Emay

75T

Pas d’horaire fixe

M/Vrafiki 2

Kivu-lux

180T

Pas d’horaire fixe

M/V Raya

SNCC

Pétrolier

Pas d’horaire fixe

M/V Sendwe

SNCC

75T

Pas d’horaire fixe

M/V Tembwe

Socodefi

350T

Pas d’horaire fixe

M/V Ushirika

SNCC

120T

Pas d’horaire fixe

M/V Yungu

SNCC

Courier

Pas d’horaire fixe

M.V Zongwe

500T

Pas d’horaire fixe

25 bateaux

Source : Commissariat maritime, RVF (regie des voies fluviales et lacustres Kalemie) et chantier de construction navale de Kivovo

Tableau n°8 les Bateau qui ont les immatriculations étrangères

Bateaux

Pays

capacité

Horaire

Amolac

Burndi

-

Pas d’horaire fixe

Batralac

Burundi

-

Pas d’horaire fixe

Ziemba

Tanzanie

750T

Pas d’horaire fixe

Mwogozo

Tanzanie

500T

Pas d’horaire fixe

Sangar

Tanzanie

Pétrolier

Pas d’horaire fixe

Source : Commissariat maritime uvira

La SNCC exploite la cargaison à l’aide des barges de grosse capacité telles que :

  • Mvua pétrolier 900 tones
  • Mwila barge de 600 tonnes
  • Kalonda de 600 tonnes
  • Batabwa de transport de bétail

Commentaire : suite à ces différentes guerres qui paralyse notre pays la RDC notamment depuis 1996 jusqu’à nos jours certains bateaux ont fuit en Zambie et d’autres en pannes. Enfin d’autres activités sont frainées par soit le Raia Mutomboki, soit par l’armée burundaise, soit par les FDD ou les mayi-mayi sur le lac Tanganyika

I.4.6 EPARGNE ET INVESTISSEMENT

La population trouve la possibilité d’épargner à la coopec/Kalundu, coopec/Zone, coopec/kanvinvira, CADECO, la banque Commerciale et la banque du peuple qui facilitaiet l’épargne, malheureusement toutes ces institutions financières sont  en reforme monétaire de 1993, les guerres dites de libé&ration, mais pour le moment la coopec/kalundu est en marche, elle donne des crédits à la population de la cité d’uvira.

Pour ce qui concerne l’investissement, la cité d’uvira a des muni usines d’extration d’huile palmiste et de production des savons de lessive éparpillés dans presque tous les quartiers de la cité d’uvira. Il y existe également l’hôtellerie constituée de plusieurs hôtel dont les plus importants sont : hôtel de la côte, Mangwa hôtel, hôtel Lumamba, hôtel Munanira, tchikoma hôtel, mwamu hôtel, hôtel mane, hôtel du lac etc…

I.4.7 INDUSTRIES ET PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES

Pour le secteur industriel, nous disons les usines et d’autres entreprises réunissant les caractéristiques d’une industrie avec des installations fixes et utilisant une mains d’œuvre d’aumoins dix unités stables et salariés dans les cnditions légales du travail[11]

C’est notamment le cas de la SNCC, SNEL, REGIDESO,… nos enquêtes une seule dans la cité c’est l’ESTAGRICO, elles exploitent du coton, emplacé par la COTONNIER du LAC avant la guerre de 1996. Cette unité de production a fait faillite aux différents pillages et sa destruction s’en est suivi.

I.1.5 ASPECTS ADMINISTRATIVES ET POLITIQUES

La cité d’uvira est dirigée par un chef de cité celui-ci reçoit les rapports des quartiers données par le chef des quartiers et fait à son tour à l’administeur du territoire.

Elle est divisée en 14 quartiers ; Kalundu, Kilibula, Songo, Mulongwe, Rombe I, RombeII, Nyamianda, Kibindula, Kasenga, Rugembe et Kanvivnvira.

[1] Ordonnance –loi du 29 juin 1987, portant création et délimitation des cités de l’ancienne région du Kivu

[2] Rapport annuel de la cité d’Uvira 2011

[3] Rapport annuel du bureau de l’environnement conservation et du tourisme zone rural d’Uvira, 2011

[4] Ajuomaux et Alin, Géographie de l’Afrique, Ed. Hatier, Paris 196,

[5] Ajuomaux et Alin, Op.Cit, 14

[6] Rapport annuel de la cité d’Uvira 2011

[7] MIZOSANE NYUNGA, Activités 2conomiques des femmes gagnent petit dans la cité d’Uvira, TFV ISDR/Bukavu 1995

[8] Bilubi Olengabo, Cours de santé publique, G2 ISDR/Bukavu 2010

[9] CT. MUHINDUKA DIKURUBA, Cours de l’Economie rurale G2/ISDR/Bukavu 2000-2001

[10] M’SABWE MILUNDU, Problématique de l’intégration de la medecine traditionnelle en soins de santé primaire dans la zone de santé rurale d’uvira, TFC, ISDR/Bukavue, 2000

[11] Kalulu Maisha, le Petit commerce informel comme mécanisme du survivance dans la cité d’uvira ISDR/TFC, 2001

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