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Le viol comme tactique de guerre n’ a pas de frontière géographique nio culturelle, il n’est pas lié ni au sexe, ni à l’âge. Cette tactique de guerre correspond à une stratégie politique qui vise à traumatiser, stigmatiser et exile systématique des populations entières en brisant leurs liens communautaires, de filiation et de transmission de leur patrimoine[1].
C’est dans ce cadre que Fernis Elisabeth rappelle que la plupart des guerres sont en général faites par des hommes armés, mais les victimes sont de plus en plus des civils, surtout des femmes et des enfants.
Durant la seconde guerre mondiale, ce chiffre a augmenté jusqu’à 50-70%. Dans les guerres plus récentes, les pertes civiles se sont élevées à plus de 90% cela implique que les femmes courent aujourd’hui plus de risques que les hommes de faire partie des pertes. Pour les femmes toutefois, échapper aux combats ne veut pas dire échapper à la violence[2].
L’Afrique étant le continent le plus touché par les guerres, elle subit aujourd’hui un taux élevé des femmes victimes des violences sexuelles, c’est le cas par exemple du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda, du Soudan, de la Côte d’Ivoire, du Congo Brazza, de la RDC, celle-ci a été une proie à une geuree meurtrière pendant 6 ans (de 1998-2003). S’agissant de la RDC, tout recement en 2005, Humain Rights Watch a radiodiffusé que 40.000 femmes ont été violées en RDC[3] mais aussi selon le point de presse tenu à Bukavu au Restaurant Bodega, le 24 novembre 2006 pour l’UNFPA ; l’UNICEF et le CPULS, il a été publié que 42.260 femmes ont été violées en RDC[4].
Les conflits armés ont touché toute la partie Est de la RDC, surtout la province du Sud-Kivu où ils ont tous commencé surtout dans la cité d’Uvira.
Les statistiques détenues par l’Inspection Provinciale de la Santé mentionne que : « plus de 25000 femmes ont été violées dans la cité d’Uvira[5]
Dans cette période de six ans ; la CARITAS Uvira rélève en outre que : « en 1996-1998, les femmes de ma cité d’Uvira éprouvent une augmentation des actes de viols et violences y compris les exactions des droits humains ; les femmes enterrées vivantes, pillages, assassinats, prise en otage, empoisonnements multiples, des viols en masses représailles de toutes sortes. En conséquence il y a la mort, la contamination des MST/SIDA, le traumatisme et la sésintégration sociale, la honte, le sentiment de deshonneur, la peur, toute sorte des maladies et des grosses indésirables, les pertes des enfants, des maris, des proches, mais aussi la méfiance de sa prorpe famille et de voisins, bref l’insécurité sur tous les victimes des viols et violences à mener une certaine vie digne[6]
Suite à ces actes de violences sexuelles, certaines femmes ont conçu d’une manière indésirable et donné ainsi naissance aux enfants qui seront victimes à leurs tours des différents et multiples problèmes comme : la sous-alimentation, les maladies récurentes, les problèmes d’habillement, la paternité non assurée qui conduit à l’exclusion sociale, la non scolarisation, plus tard le problème de nationalité, d’où leur survie n’est pas garentie.
C’est dans ce souci que l’ONG CARITAS a cherché des voies et moyens pour venir en aide à ces femmes victimes de ces actes ignobles de viols et violences sexuelles se trouvant dans la cité d’Uvira en vue de voir comment les encadrer sur le plan socio-pyschologique, voir même économique à travers plusieurs activités et sensibilisation sur les viols et violences sexuelles faites aux femmes en vue de retablir leur Etat physchologique afin de leur montrer que être violenté n’est pas synonymes de subir les différents au sein de la société où on se retrouve.
Sur le plan culturel, les femmes développent un sentiment de marginalisation, de non acceptation des étrangers, il yn a aussi la rupture des mariages avec comme conséquence ; l’irresponsabilité familiale qui à son tour engendre la croissance des nombreux enfants de la rue.
Sur le plan psycholo social, la CARITAS/Uvira, vient en aide à ces femmes en organisant des séances de détraumatisation à leur faveur, par des discussions, débats, des échanges,… car il est prouvé que plus le traumatisé s’exprime plus il reprend la guérison.
Sur le plan économique, 650 femmes ont bénéficié de micro-crédits, d’autres sont encadrées dans l’élevage et pour cela, les autres ont bénéficié les intrants agricoles pour leur champs collectifs.
Sur le plan juridique la CARITAS/Uvira fait le suivi de 20 femmes qui ont été violées par des personnes bien connues. D’où la mission de référence juridique que s’est fixée la CARITAS.
Malgré toutes ces interventions, la CARITAS se heurte à certaines difficultés qui ne lui permettent pas de bien réaliser ses objectifs. Les bénéficiaires non couverts à 2/3 ; certaines FVVS ont honte et peur de se montrer au grand jour.
Elles préfèrent cacher leur situation, les moyens matériels et financiers sont insuffisants étant donné que la CARITAS obtient le financement de ses partenaires qui la contraint de réduire les activités. Elle se heurte au manque de politique d’auto-prise en charge des victimes car ces femmes ne savent pas comment s’auto-prende en charge à travers leurs activités qu’elles exercent car développer encore le principe de main tendue c'est-à-dire de partérnalisme.
Eu égard à tout ce qui précède, quelques questions de recherche nous apparaissent en vue d’approfondir notre étude :
L’hypothèse est une proposition des réponses aux questions que l’on se pose à propos de l’objet de la recherche formulée en des termes tels que l’observation et l’analyse puissent fournir une réponse[7]
Partant de notre problématique nous pouvons émettre l’hypothèse selon laquelle ; la prise en charge psycho sociale et l’octroi des micro crédits à ces femmes associés à un suivi systématique et régulière contribueraient à l’intégration sociale des femmes victimes dans leurs milieux de vie.
Les femmes victimes de viols et violences sexuelles une fois accompagnées dans leurs activités génératrices de revenus, seront à meure de se prendre en charge, afin de mieux vivre dans la société et subvenir elles-mêmes à leurs besoins. Telle approche leur permettrait de reconcérir l’estime de soi, la sécurité et l’espoir de continuer la vie grâce à cette assistance assurée.
Ce présent travail dans sa réalisation poursuit les objectifs ci-après :
Les viols et violences sexuelles à l’égard des femmes sont des pratiques inacceptables et inadminissibles mais malheureusement très répandues dans notre province du Sud-Kivu en particulier et dans notre pays en général.
Toutes les femmes sont exposées aux viols et aux violences sexuelles, sans discrimination de race, de culture, de situation socio-économique et d’âge. Le risque de violences sexuelles est plus élevé chez les adolescents, les jeunes femmes et les femmes vivant avec handicap.
Etant que fille et femme en devenir nous devons soutenir ces femmes VVS en les aidant à s’intégrer dans la société et à reprendre le goût de vivre. Nous devons aussi lutter pour notre propre honneur, notre dignité, notre développement et notre avenir car dit-opn « la femme est l’avenir de l’homme ».
Ce travail servira aussi d’une source d’information à l’égard d’autres cherceurs qui pourront envisager travailler dans le même domaine en vue d’approfondir leurs études
Notre recherche sera focalisée dans la province du Sud-Kivu et plus particulièrement dans le territoire d’Uvira où la CARITAS/Uvira œuvre dans le cadre de faire une étude sur la prise en charges des femmes VVS.
Notre étude va couvrir une période allant de 1996 à 2011, période au cours de laquelle notre pays la RDC a été en proie à des guerres sucessives et meurtrières qui ont netrainé plusieurs actes d’humiliations chez les femmes avec des conséquences néfastes.
L’année 2011 clôture notre étude car nous voulons nous référer aux cas dont les stratistiques sont déjà disponibles et aussi, c’est l’année de l’élaboration de ce travail qui utilise certaines données actualisées.
Selon Madeleine GRAWITZ ; la méthode est un ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une disciplines cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontrer, les vérifier[8]
Cette méthode nous a permis de comparer et de gégager la situation des femmes VVS de 1996 jusqu’à nos jours.
La technique est un moyen d’atteindre un but, mais qui se situe au niveau des faits ou des étapes pratiques.
Nus étions beaucoup fatigué et nous avons dépensés une grande somme d’argent pour la réalisation de notre recherche sur la partie introductive.
Outre l’introction et la conclusion notre travail sera subdivisé en quatre chapitres :
[1] Charte de l’observation internationale de l’usage du viol comme tactique de guerre, Rapport mensuel cité par le Centre OLAME/Bukavu 2011
[2] FERRIS Elisabeth ; Femme, Guerre et Paix, Ed. Life and Peace institute, Rapport, npp Sale( Suède), 2005, Page31-32
[3] BUHENDWA Germaine et Alii, Viol et violences sexuelles au Sud-Kivu ; une tentative d’anéantissement des communautés, Ed. CRAF ; Bukavu 2005, P19
[4] Point de Presse tenu à Bukavu le 24 novembre 2006 pour UNFPA, UNICEF et CUPULS
[5] BuHENDWA Germaine et Alii, Op.Cit., P25
[6] Activités et CARITAS Uvira sur les viols et violences sexuelles, Rapport annuel 209
[7] PINTO Roger et GRAWITZ Madeleine, Méthodes des sciences sociales 4ème Edition, Ed. Dalloz, Paris 1971, P.20
[8] GRAWITZ M, Méthodes des Sciences sociales 11ème édition, Dalloz Paris 2001, P.351
[9] BUJIRIR KATEMBERA Gabriel ; Les causes de la non productivité du sol dans le groupement de Bushwira territoire de Kabare ; Inédit TFC/ISDR-Bukavu, 2004-2005, P.28