Arrow Table de matières
9663598

INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE DU TRAVAIL

L'eau  est la chose la plus rependue et offerte au choix de l'individu. Aucune autre des décisions qui affectent les relations de l'homme avec son milieu naturel n'est aussi simple, répétée universelle et indépendante[1].Les océans sont le véritable réservoir du globe, mais seulement la plus petite partie, 0,3% des réserves globales en eau, sont utilisables comme eau potable, et c’est juste cette petite partie qui est aujourd'hui en danger.

Les gens ont besoin de l'eau consciemment, pour vivre, se laver, pour l'industrie, mais elle représente aussi un mystère qui s'entrelace avec les hommes dans une osmose indestructible.[2]Les besoins de la population en eau sont de plusieurs ordres: les usages artisanaux, industriels, domestiques, etc. Concernant les usages artisanaux et industriels, ils sont relatifs aux restaurants, hôtels, aux petites industries manufacturières, aux imprimeries, etc. Les usages domestiques sont ceux relatifs aux ménages. Ils correspondent donc aux quantités d'eau indispensables à l'ensemble de la population pour les différents usages à domicile.

La consommation domestique d'eau potable est la seule utilisation pour laquelle l'on peut établir un seuil minimum pratique. «Pour rester en bonne santé, l'être humain a besoin d'environ 100 litres d'eau par jour pour boire, cuisiner et se laver». Le seuil tolérable pour la consommation d'eau par jour et par personne est estimé par la Banque Mondiale à 100 litres.Si l'eau est abondante, elle n'est pas répartie uniformément sur la Terre. Neuf pays se partagent ainsi 45 % du débit annuel mondial. L'eau est, en outre, irrégulièrement répartie d'une année sur l'autre ou d'une saison sur l'autre (plus de 60 % du débit annuel mondial étant généré lors d'inondations suivies de sécheresses, parfois pluriannuelles). Outre ces variations saisonnières, les ressources mondiales se caractérisent par une importante variation géographique, par exemple :

En Amérique du Sud, il existe un très fort contraste entre la zone géographique couverte par l'Amazone, qui draine 15 % de la ressource mondiale en eau douce, et le nord-est du Brésil qui souffre de sécheresse ;

En Inde, il existe de très fortes différences entre les plaines de l'Himalaya (traversées par de grands fleuves), les zones désertiques, et les moussons du sud du continent indien ;

En Chine, l'eau est gelée plusieurs mois par an au nord, l'ouest est caractérisé par la désertification et le sud par un climat tropical ;

Dans la région méditerranéenne, l'eau douce est rare et irrégulièrement répartie. Les pays les plus riches en eau (France, Turquie, Italie, ex-Yougoslavie) cumulent les deux tiers des ressources (825 sur 1 189 km3 par an). D'autres pays, tels que Malte, Gaza, la Jordanie, la Libye, sont en dessous du seuil de pénurie (500 m3 par an et par habitant.[3]Ainsi, l’Océanie et l’Afrique Subsaharienne ne sont pas en voie d’atteindre la cible de l’eau potable fixée par les OMD qui se fixe de réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable.

La couverture des points d’eau améliorée n’est que de 61 % en Afrique Subsaharienne. C’est la plus faible de toutes les régions du monde. Près de la moitié des deux milliards de personnes ayant accédé à des points d’eau améliorés depuis 1990 vivent en Chine ou en Inde. Des disparités existent également entre les zones urbaines et rurales. 96 % de la population urbaine utilise des points d’eau améliorés en 2010, contre 81 % de la population rurale. La plupart des personnes sans accès à des points d’eau améliorés vivent en zone rurale.[4]

La consommation réelle individuelle par jour est souvent en deçà de cette estimation dans les pays du tiers monde en général.L'objectif du Millénaire pour le développement (OMD) relatif à l'eau (objectif 7 Cible 4) est aussi loin d'être atteint en RDC.[5]La RDC fait face à des difficultés pour desservir sa population en eau potable bien qu'elle dispose d'énormes potentialités hydriques pouvant approvisionner toute l'Afrique.

A ce jour, beaucoup de villes et territoires sont confrontés à une pénurie d'eau potable. Suivant les statistiques publiées par le ministère de l'Energie et le programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE), le taux national de desserte, qui était de 69 % en 1990, est tombé à 22 % en 2005, avant de remonter à 26 %.[6]Bien que la République Démocratique du Congo (RDC) soit le pays d'Afrique possédant les ressources hydrologiques les plus importantes, elle doit aujourd'hui faire face à une crise aiguë de l'approvisionnement en eau potable. En effet, seuls 26 % de la population congolaise ont accès à une eau potable salubre, une estimation bien en dessous de la moyenne des 60% pour l'ensemble de l'Afrique subsaharienne. Cet approvisionnement faible en eau potable peut permettre une faible mobilisation des recettes ressortant de la fourniture en eau potable en RDC.

En raison des infrastructures endommagées et fragilisées par des années de sous-investissement, de conflit et de la croissance rapide de la population, le taux de couverture de l'approvisionnement en eau a décliné jusqu'à récemment. Les conséquences sociales et sanitaires de la rupture des services d'eau sont considérables.Les tranches les plus pauvres de la société sont touchées de façon disproportionnée par le déclin de la prestation des services et la hausse des prix de l'eau, cette situation a été observée dans les zones rurales mais également de façon croissante dans les villes connaissant une expansion rapide.[7] La situation sur l'approvisionnement en eau potable sur toute l'étendue de la République reste la même : la pénurie et le coût élevé de l'eau.

Dans certaines villes, la majorité de la population n'a pas accès à l'eau potable. A Kananga, au Kasaï Occidental, le responsable provincial du service d'hydraulique rural affirme que 70% de la population sont privés d'eau potable. Au Bas Congo, la situation est pire : 6% seulement de la population boit de l'eau potable.Les responsables de Régie de distribution d’eau (REGIDESO) à Bukavu redoutent que cette entreprise publique tombe en faillite. Ses abonnés lui doivent jusqu’à 3 milliards de francs congolais (3 260 000 dollars américains) de factures impayées.

Parmi les abonnés insolvables, on compte notamment des ménages et des institutions publiques.[8]Au bureau de la REGIDESO à Bukavu, on explique que les plus grosses factures impayées sont celles des services de l’Etat.Les écoles et les hôpitaux publics ainsi que les camps militaires sont cités parmi les premiers services de l’Etat insolvables.Pour recouvrer cet argent, la REGIDESO a lancé mercredi une opération de coupure d’approvisionnement en eau de tous les abonnés insolvables.Certains abonnés totalisent jusqu’à 48 mois de factures impayées.Si la mesure de priver l’eau aux abonnés insolvables ne produit pas les résultats escomptés, LA REGIDESO envisage de recourir à la justice.Vous trouvez des gens qui détiennent de l’argent de l’entreprise comme ça pendant plusieurs mois, plusieurs années sans payer. Au 31 décembre 2014, la REGIDESO/Bukavu a clôturé avec une enveloppe d’impayés qui s’élevait à 2, 890 milliards  de francs congolais ou 3,1 millions USD, explique le directeur provincial intérimaire de la REGIDESO.Interrogés sur leur insolvabilité, plusieurs ménages indiquent ne pas payer leurs factures parce que la REGIDESO  ne les approvisionne pas régulièrement en eau potable.

La ligue des consommateurs du Sud-Kivu demande à la REGIDESO d’offrir un service de qualité à ses abonnés pour que ces derniers paient leurs factures. Les quartiers situés en altitude sont les moins bien desservis en eau potable à Bukavu. Départ les problèmes que connait la RDC dans l’approvisionnement de l’eau potable par la REGIDESO en générale et la ville de Bukavu en particulier pour la mobilisation de recettes par rapport au politique de recouvrement fixée au sein de cette institution nous nous sommes posés des questions suivantes :

  • Quelle est l’incidence de la politique de recouvrement sur la mobilisation de recettes au sein de la REGIDESO ?
  • La politique de recouvrement de la REGIDESO est-elle efficace ?

0.2. HYPOTHESE DU TRAVAIL

Etant une réponse possible à la question posée, l'hypothèse cherche à établir une vision provisoire du problème soulevé en évoquant la relation supposée entre les faits sociaux.

L'hypothèse est donc une proposition de réponse anticipée et qui doit être vérifiée par les faits[9]. Sous réserve de l'infirmation ou de la confirmation à la fin de notre étude, nous posons comme hypothèses de travail :

  • La politique de recouvrement de la REGIDESO/Sud-Kivupourrait avoir une incidence négative sur la mobilisation de recettes au cours des années étudiées ; car nepermettrait pas une mobilisation raisonnable des recettes au sein de la REGIDESO pour couvrir différentes charges et soutenir sa pérennité suite aux plusieurs menaces de faillites que subit la REGIDESO/Bukavu à cause des factures impayées et différentes réalités qui sont liées aux problèmes d’approvisionnement en eau potable;
  • Cette politiquene serait pas efficace ; du fait que par cette politique, la REGIDESO/Bukavu n’arriverait pas à recouvrer toutes les créances auprès de clients.

0.3. ETAT DE LA QUESTION

L'Etat de la question s'engage dans une démarche à deux dimensions consistant d'une part, à prendre connaissance des travaux qui ont été réalisés sur le thème spécifique qui fait l'objet de sa recherche et d'autre part, à se forcer de mettre la main sur des ouvrages de synthèse qui font le point sur les grandes questions qui encadrent l'état de la question retenue[10].

MUFUNGIZI SAFARI Pascal ; dans son mémoire intitulé « Recouvrement des créances et son impact sur la mobilisation des recettes dans une régie de distribution de l’eau, cas de la REGIDESO/Bukavu »[11] ses questions dont : Existe-t-il des factures impayées et quelle serait leur origine à la REGIDESO Agence de Bukavu ? ; Existe-t-il une politique efficace de mobilisation et recouvrement des recettes à la REGIDESO/Bukavu ? et Comment la politique de recouvrement et ces questions de mobilisation influence-t-elle à l’efficacité financière de la REGDESO/Bukavu ? l’ont permis de formuler les hypothèses ci-après : Il existerait des factures impayées et leur origine serait le taux de facturation, le nombre insuffisant des agents recouvreurs, le nombre d’abonnés, la rémunération des agents commerciaux ; Il n’existerait pas une politique efficace de recouvrement et de mobilisation des recettes à la REGIDESO/Bukavu du fait que cette dernière ne parviendrait pas à recouvrer toutes ses créances malgré sa politique de recouvrement et La politique de recouvrement et de mobilisation influencerait négativement à l’efficacité financière de la REGIDESO du fait qu’elle ne recouvrerait pas toutes les créances ce qui conduirait à la non mobilisation des recettes dans leur intégralité ; montre que les théories qu’il avait utilisées expliquent le taux de recouvrement des créances à la REGIDESO pour autant que chacune contribue à une meilleur contribution pour la réalisation, on peut dire que ses résultats sont confirmés d’une part ce qui précède et d’autre part, il pourrait conclure que ses résultats ne sont pas du tout vérifiés par la première hypothèse parce que il y a des variables qui n’ont pas expliqué le recouvrement des créances, seulement trois l’ont expliqué, alors il est possible de nuancer cette hypothèse.

Ce travail a une ressemblance au notre du fait que tous voulant analyser la politique de recouvrement et son impact sur la mobilisation des recettes au sein de la REGIDESO dans la ville de Bukavu ; le nôtre a une spécialité au niveau de vouloir comprendre l’effort de cette politique sur la mobilisation de recettes et y tirer des conclusions.

MABIALA NGIMBI Christiandans son travail « L'analyse de la politique tarifaire de la société nationale d'électricité (SNEL) de 2005 à  2010 »[12]montre que laSNEL repartit ses clients en plusieurs catégories auxquelles elle applique des bases tarifaires différentes.Il faut signaler que dans certaines catégories, la tarification varie en fonction de tranches de consommation devant cette situation conflictuelle entre la SNEL et ses clients, son analyse relève quelques questions à savoir :Le revenu est-il un facteur à prendre en ligne de compte pour fixer le prix de vente de l'électricité ?Le coût de revient est-il un facteur explicatif pour fixer le tarif ?Est-ce que le tarif suit une évolution au niveau de consommateur ? De ces questions l’auteur soulève ses hypothèses en disant qu’en étant une entreprise de l'Etat, le prix appliqué est le prix social pour le secteur domestique ; les tarifs de l'électricité sont fixés en fonction de catégories des clients ; la SNEL n'applique pas un principe universel de fixation des prix de l'électricité. Les recours à ces méthodes et techniques l’ont permis d'aboutir aux résultats ci-après : Les tarifs appliqués par la SNEL sont élaborés par le ministère de l'économie qui les fixe de manière à ce que l'Etat puisse jouer pleinement son rôle qui est la satisfaction des besoins de la collectivité en tant que le garant de la solidarité collective. Suivant l'évolution de ces tarifs pendant la période sous étude, l’auteur a observé que l'écart était faible comme l'a démontré par un écart-type insignifiant soit 0,0094.Pour dire que, le tarif appliqué par la SNEL est un tarif social qui ne tient pas compte du revenu.La SNEL étant un monopole pratique la discrimination du 3ème degré pour facturer ses abonnés suivant leurs catégorisations en vue de gérer ses recettes. Il ressort de son étude que cette pratique crée des distorsions au niveau de l'économie dans la mesure où la tarification élevée que l'Etat fait subir aux entreprises pour compenser les tarifs faibles appliqués aux ménages qu'il est censé protéger étant donné que ces ménages sont appelés à consommer la production de ces entreprises, l'Etat les tarifie indirectement plus car ces entreprises intègrent dans leur calcul de prix de vente tous les coûts occasionnés par l'utilisation de l'énergie qui occupe une place importante dans la structure de leurs prix. Donc l'Etat en tarifiant plus les entreprises, il tarifie également les ménages plus sans le savoir.

Ce travail s’apparente au notre par le fait que les mécanismes de tarification permettent de prendre des mesures propres dans le recouvrement de ses abonnés pour la mobilisation plus efficace de recettes et se différencie de notre par le fait que l’auteur montre les mécanismes de tarification de la SNEL, pour nous, nous cherchons à expliquer la politique de recouvrement que se fixe la REGIDESO/Bukavu dans la mobilisation de  recettes auprès de ses abonnés.

LUMAMBO KANGE Micheline dans son travail du fin de cycle « Essai d’évaluation de la mission de la REGIDESO : analyse des problèmes de distribution et de gestion des créances commerciales »[13] les questions posées sont : Existe-t-il des possibilités de financement de l’investissement en recouvrement des créances ? La politique de gestion des créances commerciales permet-t-elle d’avoir une liquidité nécessaire ? de ces questions, elle a proposé les hypothèses : en tenant compte de potentiel et de la vétusté des dispositions de distribution se trouvant sur son réseau, la préoccupation de financement constitue une obligation de réorganiser ses ressources financières internes, de recourir aux crédits si nécessaire d’une part et de renouer la coopération avec les organismes internationaux de financement d’autre part ; utiliser la méthode de la  balance âgée secondée par l’information de la gestion des créances pour prévenir l’effritement du pouvoir d’achat des créances abonnés. Ses résultats énumérer tels que la distribution de l’eau connait une difficulté d’approvisionnement en produits chimiques de traitement de l’eau, en pièce de rechange pour les équipements électromécaniques ; la distribution connait également les pertes d’eau survenues aux réseaux suite à des cassures des tuyaux. Elle estime en suite que la REGIDESO éprouve des difficultés de la vallée du taux de change et du moins de l’inflation, cette dernière vendant son produit à crédit et monnaie locale.

Son travail ressemble au notre dans le sens de vouloir élucider la mission de la REGIDESO qui est la livraison de l’eau potable et la mobilisation des recettes y relatives à travers une politique de recouvrement mise place par cette entreprise publique et la différence existe au niveau de se focaliser uniquement sur la politique de recouvrement engagée par la REGIDESO/Bukavu en fin de comprendre son impact sur la canalisation de recettes.

TRESOR NDJADI dans son mémoire intitulé « Appréciation de la politique de classification des emplois et rémunérations à  la SNEL »[14], avance que les conséquences sont subies par le personnel qui assiste uniquement aux mauvaises conditions de travail, l'insuffisance des salaires et d'autres avantages sociaux. A cet effet, il a décidé dans le cadre de l'élaboration de son mémoire de mener ses recherches sur la politique de classification des emplois et rémunérations .En optant pour son sujet, l’objectif était de dégager le rapport entre la classification d'emplois et la rémunération des agents de la SNEL.Pour y parvenir, il a proposé la question principale suivante :La gestion des ressources humaines à la SNEL sur le plan de classification des emplois et de la rémunération du personnel est-elle efficace ? Au regard de la question soulevée, il est parti de l'hypothèse selon laquelle la gestion des ressources humaines sous l'angle de la classification d'emplois et de rémunération présenterait quelques faiblesses dues à la situation financière difficile que traverse la SNEL. Eu égard à toutes les données ci-dessus développées, il sied de dire que, la classification des emplois est un outil très important pour les gestionnaires d'entreprise car débouchant par la détermination rationnelle de la rémunération du personnel. Il a également ressorti l'importance de cette politique à travers son efficacité dans la mise au point des méthodes visant à établir une hiérarchie des valeurs de différents emplois (ou postes) d'une manière plus rationnelle et plus objective. Il s'agit en fait d'un moyen propre à assurer une rémunération égale pour un travail de valeur égale, tenant compte dûment des efforts physiques et intellectuels, des responsabilités assurées, des qualifications exigées, des risques encourus, voire des sacrifices imposés à ceux qui occupent tels ou tels emplois. Et la SNEL entant qu'une entreprise publique de classification qui est un impératif à toutes gestions des ressources humaines.A cet effet,  il pourrait confirmer son hypothèse de la manière que la politique de la classification des emplois et de rémunération au-delà de ses biens faits présente aussi quelques écueils. Puis il a préconisé des pistes des solutions à tous ces problèmes.

Cette politique de classification des emplois  et de rémunération au sein de la SNEL permet de se tailler aussi une politique de recouvrement qui explique une mobilisation de recettes plus efficace en évitant des lacunes dans l’encadrement des agents chargés à faire le recouvrement favorisa une mobilisation de recettes plus raisonnable et qui donne une apparence plus claire pour notre travail et la différence existe au niveau duquel nous voulons analyser la politique de recouvrement et son impact dans la collection ou mobilisation de recettes pour une maximisation de recettes au sein de la REGIDESO dans la ville de Bukavu en intégrant toutes les options d’une politique de recouvrement non seulement le nombre d’agents affecté au recouvrement et son niveau salarial à la REGIDESO de la ville de Bukavu.

BADIALA IYOKO Tholy Oscar dans son mémoire « l'analyse des ratios et son impact dans la gestion d'une entreprise publique (cas de la REGIDESO) »[15], a permis à comprendre que l'analyse des ratios d'une entreprise permet aux responsables financiers de suivre le progrès de celle-ci et situer l'image qu'elle offre aux tiers intéressés. Pour voir cela ; il est partis de la problématique : Comment la REGIDESO procède-t-elle pour analyser ses ratios ?Quel est l'impact de cette analyse dans la gestion de ladite entreprise ?

Pour répondre à cette problématique, il a émis les hypothèses selon lesquelles :La REGIDESO procéderait par un diagnostic financier pour analyser ses ratios afin de dégager les points forts et les points faibles de l'entreprise qui serviraient des clignotants pouvant l'aider à porter un jugement sur sa gestion ;Son impact serait de rétablir l'équilibre pour assurer une gestion adéquate et saine.

A l'issue de cette analyse, il est arrivé au résultat selon lequel la REGIDESO ne procède pas par un diagnostic financier pour analyser ses ratios afin de dégager ses points forts et ses points faibles qui lui serviraient de clignotants pouvant lui permettre d'établir l'équilibre pour s'assurer d'une gestion adéquate et saine. D'où, ses hypothèses sont infirmées. Ceci s'explique par les ratios négatifs trouvés durant sa période considérée. Elle se trouve par ailleurs dans un état critique susceptible à conduire à une faillite. Au regard de ses observations, il suggère aux dirigeants de cette entreprise ces quelques pistes de solutions : Réduire les charges d'exploitation et maintenir par conséquent les prix de ventes des produits si c'est possible;Chercher l'intervention de l'Etat (subvention) ;Exiger les délais de remboursement plus longs auprès des créanciers (rééchelonnements) ;Envisager la privatisation de cette entreprise.

Ce travail s’apparente au notre dans le souci d’analyser la politique de recouvrement de la REGIDESO/Bukavu  et son impact sur la mobilisation des recettes pouvant jouer sur la situation financière de l’entreprise et la différence existe au niveau de se focaliser seulement sur la politique de recouvrement au sein de la REGDESO dans la ville de Bukavu.

0.4. CHOIX, INTERET ET OBJECTIF DU TRAVAIL

Le choix de ce sujet ne provient pas du fait hasard. En effet, il a été motivé par la place et le rôle que joue la REGIDESO au sein de la vie économique dans la ville de Bukavu.

Ce travail revêt un triple intérêt :

  • Intérêt scientifique: ce travail va constituer une base de données pour les futurs cadres qui seront intéressés sur la politique de recouvrement dans une entreprise publique et son impact sur la mobilisation de recettes.
  • Intérêt social: il permettra à la REGIDESO de la ville de Bukavu de revoir sa politique de recouvrement et prendre de mesure propre si nécessaire dans l’approvisionnement et le recouvrement de recettes plus efficaces et aux clients de se rendre compte des toutes les activités de la REGIDESO pour l’accompagner dans le paiement de ses factures pour une mobilisation plus raisonnée de recettes.
  • Intérêt personnel : ce travail va améliorer notre connaissance dans la bonne gestion de l’entreprise tant publique que privée en se fixant l’idée sur une bonne politique de recouvrement dans la mobilisation de recettes afin de couvrir certaines charges au sein de l’entreprise.

Ainsi ce travail poursuit un objectif global qui est d’analyser l’impact de la politique de recouvrement sur la mobilisation de recettes dans une entreprise publique et les objectifs spécifiques sont :

  • Evaluer le niveau des recettes de la REGIDESO/Bukavu;
  • Evaluer la politique de recouvrement de la REGIDESO/Bukavu.

0.5. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

Selon PINTO et GRAWITZ, la méthode est l'ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle fournit, les démontre et les vérifie[16].Dans le souci de la réalisation de ce travail, nous allons nous servir de la méthode analytique et comparative, la technique documentaire et de la technique d'interview.

0.5.1. Méthodes

Afin d'arriver au résultat escompté, les recours à une ou plusieurs méthodes et techniques s’avèrent indispensables dans toute démarche scientifique. De ce fait les méthodes descriptive, statistique, comparative et analytique sont employées.

  • La méthode descriptive : Elle nous a permis de décrire la REGIDESO de la ville de Bukavu ;
  • La méthode statistique :nous a facilité à quantifier et à chiffrer les résultats de la recherche. En outre, elle nous a aidé à représenter les résultats sous forme des tableaux en s’intéressant sur les facturées livrées payées et non payées par les abonnés à travers la politique de recouvrement mise en place par cette institution de l’Etat;
  • La méthodes analytique: elle nous a permis de procéder à une étude détaillée de différentes données et les divers tableaux en vue d'en dégager les évidences c’est-à-dire l’évolution de créances des abonnés de la REGIDESO/Bukavu;
  • La méthode comparative : est celle qui nous a permis de rapprocher les principaux résultats et données des investigations tout en décrivant les caractéristiques essentielles, les causes et contreperformance de cette politique de recouvrementdans années considérées et d'en donner une interprétation logique.

0.5.2. Techniques

Afin de rendre pragmatique ces méthodes, nous avons recourus aux techniques suivantes :

  • La technique d'interview : elle nous a permis de récolter les informations de différentes personnalités de la REGIDESO dans la ville de Bukavu.
  • La technique documentaire : elle nous a aidés de consulter les documents relatifs à la mobilisation des recettes par la politique utilisée dans une entreprise de l’Etat, il s’agissait aussi de s’informer sur le rapport journalier de la REGIDESO/Bukavu en s’acquérant certains éléments sur la mobilisation des recettes de cette institution publique.

0.6. DELIMITATTION DU TRAVAIL

Notre travail est une œuvre scientifique circonscrite et délimitée dans le temps et dans l'espace. Notre étude porte sur la REGIDESO située en RDC, province du Sud-Kivu et plus particulièrement dans la ville de Bukavu. Nous allons mener nos étude sur une période de 5 ans soit de 2011 jusqu’en 2015.

0.7. SUBDIVISIONS DU TRAVAIL

Notre travail est subdivisé en trois chapitres hors-mis l'introduction et la conclusion. Le premier chapitre décrit les généralités sur le sujet, le deuxième porte sur la politique de recouvrement de la REGIDESO/Bukavu et le troisième traite l’impact de la politique de recouvrement sur la mobilisation de recettes de la REGIDESO/Bukavu.

0.8. DIFFICULTES RENCONTREES

Comme tout travail scientifique ; ce travail s’est soldée à plusieurs difficultés durant l’activité des recherches :

 Les  responsables de la REGIDESO/Bukavu ont refusé de nous livrer certaines données intéressées à notre sujet pour la ville de Bukavu.

Le temps et le moyen financier pour la réalisation de ce grand travail scientifique était insignifiant.

[1]G.F. WHITTE D.J. Bradley et A.V. WHITE, doawars et water: domestic water use in East Africa, Chicago, university press

[2]WWW.Planète corps humain.com publié le 19 juillet 2015.

[3]Marc Laimé, Pénurie Pollution Corruption. Le dossier de l'eau, Seuil, 2003.

[4] WWW.Suez-Environnement.com

[5]http://www.kfwentwicklungsbank.de/EN_Home/LocalPresence/SubSahara62/Office-Congo,_D.R./Activities/Eaupotable pour quinze villes de la RDC. jsp

[6] http://reliefweb.int/node/370819

[7] PNUE: Problématique de l'eau potable en RDC, défis et opportunités (Rapport Technique 2010)

[8]Rapport semestriel de la REGIDESO/Sud-Kivu, 2015

[9]MWILO WATUTA : Méthodes de Recherche en Science Sociale, cours dispensé en G2 économie, UOB, Bukavu, Inédit.

[10]J.P. FRANGIER, Comment réussir un mémoire, Dunod, Paris, 1986, P. 17.

[11]MUFUNGIZI SAFARI Pascal, Recouvrement des créances et son impact sur la mobilisation des recettes dans une régie de distribution de l’eau : cas de la REGIDESO/Bukavu, mémoire, Economie, UOB, 2014

[12]Christian MABIALA NGIMBI,L'analyse de la politique tarifaire de la société nationale d'électricité (SNEL) de 2005 à  2010, TFC, G3 Economie, UNIKIN, Kinshasa, 2010inédit

[13] LUMAMBO KANGE Micheline, Essai d’évaluation de la mission REGIDESO/Bukavu : analyse des problèmes de distribution et de gestion des créances commerciales, TFC, UCB, inédit, 1998-1999.

[14]TRESOR NDJADI, Appréciation de la politique de classification des emplois et rémunérations à  la SNEL, Université Protestante au Congo, Mémoire de Licence, 2009, inédit

[15]BADIALA IYOKO Tholy Oscar, L’analyse des ratios et son impact dans la gestion d'une entreprise publique (cas de la REGIDESO),Institut supérieur de commerce d'Ilebo RDC, Mémoire de Licence, Inédit, 2011

[16]R. PINTO et GRATWITZ, Les méthodes des sciences sociales, DALLOZ, Paris, 1971, P.2.

Partager ce travail sur :