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CONCLUSION GENERALE

Avec pour objectif de  mesurer le niveau des inégalités de gains en RDC et ressortir les facteurs qui leur sont sous-jacents, ce travail est subdivisé en en trois chapitre, en plus de l’introduction et de la conclusion.

Après le premier chapitre qui fait la revue des théories sous-jacentes à l’explication des inégalités, le chapitre deux présente la méthodologie adoptée. La question d’endogénéité est globalement expliquée ici et la manière dont elle est résolue de manière à atteindre l’objectif de ce travail. 

Le dernier chapitre fait la présentation et la discussion des résultats. Ceux-ci permettent globalement de conclure qu’il y a de fortes inégalités des gains en RDC, avec un coefficient de Gini et un indice de Theil  1 ou un coefficient de variation largement supérieur aux  30% retenus dans la littérature.  

La décomposions d’Oaxaca-Blinder a permis de découvrir l’origine de ces inégalités des gains. Celle-ci révèle qu’entre les travailleurs à gain élevé et ceux à gain faible, la différence de gain s’établit à 1.84 et à 1.83, respectivement en 2005 et en 2012. Cependant, la part expliquée de cet écart, associé à la dotation et qui reflète  l’augmentation du gain moyen des travailleurs à gain faible si ceux-ci avaient les mêmes caractéristiques productives que celles des travailleurs à gain élevé, c’est-à-dire si les caractéristiques des travailleur à gain faible  et des travailleurs à  gain élevé étaient valorisées identiquement. Donc l’écart qui subsisterait en l’absence d’inégalité n’a représente que 0,1756 soit 9,5% de la différence totale en 2005 et 0.304 soit 16.56% en 2012. Une légère amélioration par rapport à 2005. Cet écart montre que les différences dans le nombre d’années d’éducation, l’expérience, genre, âge, état civil, la catégorie socioprofessionnelle productives que celles des travailleurs à gain élevé, c’est-à-dire si les caractéristiques des travailleur à gain faible  et des travailleurs à  gain élevé étaient valorisées identiquement. Donc l’écart qui subsisterait en l’absence d’inégalité n’a représente que 0,1756 soit 9,5% de la différence totale en 2005 et 0.304 soit 16.56% en 2012. Une légère amélioration par rapport à

  1. Cet écart montre que les différences dans le nombre d’années d’éducation, l’expérience, genre, âge, état civil, CSP, milieu de résidence, heures de travail comptent pour 9,5%. La part inexpliqué, a représenté 1,703, soit 92,45% de la différence totale en 2005 et 1,711, soit 93,3% en 2012. Ce gap, le plus élevé, reste injustifié, il peut être lie a un avantage des caractéristiques qu’on les travailleurs a gain élevé et une sous estimations des caractéristiques des travailleurs a gain faible. Ce dernier peut être attribue a l’inégalité.  Ainsi, l’inégalité des gains est beaucoup plus expliquée par les coefficients, que par les caractéristiques individuelles des travailleurs  pour les deux périodes. 

En considérant cette décomposition entre les salariés et les non salariés, on a remarqué une certaine hyper inégalité entre ces 2 groupes s’établissant à 0.64 en 2005 et 0.92 en 2012.

Cependant, pour les 2 périodes la grande partie de l’écart est expliquée par les caractéristiques individuelles des travailleurs. En 2005 les caractéristiques ont expliqué la différence à concurrence de 238.8% l’écart alors qu’en 2012 l’explication a été de 87%. Ainsi, on voit que les caractéristiques de l’autre groupe se sont un peu améliorées.

Considérant celle faite entre les hommes et les femmes, en remarque que l’écart était de 0,34 en 2005 et de 0,58. Cependant, seulement 19,9% de cet écart est expliqué par les dotations en 2005 et 46% en 2012. On remarque qu’avec le temps les femmes sont entrain de valoriser leurs caractéristiques. En 2005, les coefficients ont expliqué cet écart à concurrence de 77% alors qu’en 2012, on enregistre une baisse jusqu’à 50,9% qui s’explique par l’investissement en éducation que font les femmes. La grande partie de l’écart est expliquée par les coefficients.

Quant aux estimations économétriques, pour la régression linéaire les facteurs explicatifs ont été les variables comme l’éducation, l’expérience, l’expérience2, l’âge…Les variables de contrôle comme le secteur d’activité, l’état civil…ont influencé le gain. Quand au double moindre carré, on a les heures de travail, l’âge, l’expérience, l’expérience au carré…ont été significative  soit en 2005, soit en 2012. Les variables de contrôle  comme le milieu de résidence, le secteur d’activité,... ont influencé soit positivement soit négativement le gain en 2005 tout comme en 2012.

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