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Néanmoins, la proclamation de ce droit par les différents textes n'a pas empêché ses violations par les uns comme par les autres. Dans la plupart des législations, le droit à la liberté de manifestation est prévu. Il est aussi restreint en vue du maintien de l'ordre public et des bonnes mœurs. Mais il se révèle que dans des États tyranniques, ces restrictions ne sont pas simplement imposées en faveur de la démocratie. Elles servent, en effet, à protéger un régime en étouffant l'opposition et la société civile.
En RD Congo, le droit de manifestation se heurte à l'opposition des impératifs du maintien de l'ordre public et des bonnes mœurs. Sa proclamation à l'article 26 de la Constitution de la RD Congo et sa forte répression dans la pratique, surtout au cours des processus électoraux, nous ont conduit à chercher à comprendre pourquoi il y a un contraste entre le prescrit de la loi et la pratique administrative.
Au cours de nos recherches et analyses, il ressort clairement que le droit de manifestation pose problème dans l’interprétation de la loi : on enregistre plusieurs interdictions et répressions de manifestation publique à cause d’abord, du déficit démocratique de la part des autorités censées encadrer et sécuriser celles-ci ; ensuite, du manque criant de tolérance entre autorités et organisateurs…
Aussi, disons que c’est le manque de professionnalisme de la part de la police qui favorise les échauffourées lors des manifestations publiques. L'emploi disproportionné de la force ainsi que l'intention manifeste de vouloir protéger un régime au détriment des libertés publiques sont à la base de la violation de cette liberté en RD Congo.